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(fb) Life goes on. People pass along. Nothing stays the same.┊Astrid.

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() message posté Sam 11 Aoû - 1:38 par Miles Rowena

Astrid & Miles
Life goes on. People pass along. Nothing stays the same.
There are places I'll remember all my life, though some have changed. Some forever, not for better. Some have gone and some remain. All these places have their moments with lovers and friends I still can recall. Some are dead and some are living. In my life, I've loved them all.

Tout ce beau monde devrait adoucir sa peine. Le résultat se fait attendre. Attendre. Miles a l’impression de n’avoir fait que ça de sa journée. Attendre tout un tas de gens. Attendre qu’ils soient prêts, qu’ils suivent le mouvement, qu’ils viennent lui serrer la main, qu’ils lui disent tour à tour « toute mes condoléances », phrase incontournable. Sans aucun doute la phrase du jour. Mais ce n’est pas tout, non, il faut maintenant attendre que tout le monde arrive à bon port, chez lui, et après, peut-être il n’aura plus rien à faire. Il pourra s’assoir dans un coin et espérer ne pas se faire remarquer jusqu’à ce que son salon se vide. Savoir que sa mère, sa soeur et sa fille ainée sont dans la même peine que lui le console un peu. Ils peuvent s’échanger des regards las, incompris parfois, alors l’espace de quelques secondes il se sent soutenu et moins seul. C’est une sensation étrange de se sentir seul entouré de tout un tas de gens. Rien de mieux qu’une veillée funéraire pour vous la faire ressentir. Être seul et se sentir seul sont deux notions totalement différentes. Miles est entouré, ça oui, sa maison est pleine, d’êtres proches autant que de têtes inconnus, certaines qu’il a dû croiser une fois quand il avait quatre ans, d’autres encore ne sont que des noms vaguement familier que sa grand-mère a dû évoquer deux ou trois fois. Pourtant il se sent seul. Démuni. Il pense que c’est normal, que c’est une fatalité à laquelle il ne peut échapper après la perte d’un être aussi précieux que sa meemaw. Ce qui ne l’empêche pas de se sentir également un peu coupable. Parce qu’il lui suffit de tourner la tête une seconde pour voir sa femme se démener, s’occuper de tous les invités pour le soulager de ce que lui voit comme une corvée. Sa soeur, elle, lui fait peur. Il n’est pas encore prêt à aller lui parler. Plus tard, quand la maison se sera vidée, il ira déposer un bras protecteur sur ses frêles épaules. Pour l’instant, Judy a l’air de s’en charger mieux que lui. À deux, elles font extrêmement bonne figure. Faire bonne figure, la mission du jour. Sourire poliment quand il n’a qu’envie de se terrer dans un coin et profiter du silence. Accepter les compliments des plus audacieux qui viennent le féliciter de sa prestation au piano plus tôt pendant la cérémonie alors qu’il aimerait leur répondre qu’elle ne leur était pas destinée. Il a joué pour sa grand-mère. Pas de discours, rien, il est toujours aussi nul pour ça, juste quelques notes joyeuses. Et même s’il était doué… Il n’aurait probablement rien dit. Non plus il y pense plus y en est sûr. Se plier à l’exercice du grand récital public, très peu pour lui. Emma était une femme extraordinaire. C’est un fait. Pas besoin de déblatérer des éloges pendant une heure pour que l’assemblée s’accorde sur ce point. Le traditionnel défilé de gus en costume sur le devant de la scène aux enterrements, c’est quelque chose qu’il n’a jamais compris. Peut-être parce que la religion n’a jamais trouvé sa place dans le coeur des Rowena. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne croit pas. Au contraire, il croit dur comme faire que ce genre de grand discours ne sert qu’à faire mousser l’estime de ceux qui les récitent, à soulager la conscience de ceux qui les écoutent, parce qu’ils ne sont certainement pas destinés aux défuns. Pour cela il faudrait qu’il puisse les entendre, et, allongé raide entre quatre planche de bois, cela semble difficile. Visualiser sa grand-mère s’accorder sur ce point, la répartie bien sentie ne demandait aucun effort à son petit-fils. Alors non. Il n’y avait pas eu d’enterrement. Pas de cérémonie pompeuse. Pas de grands discours. Pas d’hommage larmoyants. Juste une simple crémation, un petit temps de recueillement et d’adieux dans l’intimité pendant que Miles s’occupait au piano. Il avait fixé les touches tout du long jusqu’à oublier momentanément où il se trouvait. La musique apaise l’âme, parait-il. Qu’est-ce qu’elle a pu lui rabâcher les oreilles avec ça, sa grand-mère. Et dans un moment de rêverie, perdu dans ses souvenirs, autre chose attira son attention. Autre chose qui faisait partie des sujets de conversations préférés de la matriarche. Ou plutôt quelqu’un. Il se mit à sourire, tout d’un coup, pour lui-même. Il suivit la chevelure rousse traversant son champ de vision, oubliant aussitôt ses projets de s’effacer dans la masse. Son visage affichait un air complice difficile à déchiffrer. Peut-être à l’intention de sa grand-mère, qui sait, au cas où elle puisse le voir. Peut-être pour lui-même, amusé par cette coïncidence. Ce n’en est pas vraiment une vu qu’il a pris soin d’inviter la personne qu’il se met à suivre. C’est qu’il réalise seulement maintenant qu’elle est venue. Il ne s’y attendait pas vraiment. « Astrid ? » Simple formalité. Les années ne l’ont pas rendu bigleux, il est encore capable de la reconnaitre. Ce n’est qu’un moyen pour qu’elle se tourne vers lui. « C’est toi qui t’aies fait désirer à la sortie du crématorium ou bien c’est moi qui aie échappé aux formalités mieux que je le pensais ? » Pas impossible. La journée a été éprouvante. Pas seulement pour lui. Il s’étonne encore d’avoir raté l’enthousiaste Astrid. « Non ne me dis rien, ta grand-mère a pris peur en voyant Gabrielle, elle a préféré que vous restiez planquées, c’est ça ? » Outre cette plaisanterie sur la jalousie de sa femme et l’amitié indéfectible entre sa meemaw à lui et la grand-mère de la rousse, Miles s’étonne tout autant que cette dernière ne l’aie pas poussée dans ses pattes plus tôt. Il tâtonne un peu. Un « comment vas-tu » aurait sûrement constitué une approche plus formelle, après toute ces années. Il aurait sûrement opté pour une formule de ce genre s’ils s’étaient retrouvés en des circonstances plus réjouissantes. Mais voilà, il devine aisément comment elle va en ce jour particulier. Ainsi que comment va sa grand-mère. Poser la question ferait de lui un idiot.
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