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Somewhere only we know ❧ Amanda.

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Guyliner.

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() message posté Sam 11 Aoû - 2:03 par Ethan I. Hemsworth
somewhere only we know
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Se réjouir des petites choses. Profiter du moment présent. Je me répétais ce mantra depuis des mois. Par moments, je me sentais de nouveau le plus heureux des hommes. Une sensation que je n’avais pas ressentie depuis ce qui me semblait faire une éternité. Chaque fois que je partageais un moment en compagnie d’Amanda, et tout le temps qu’elle était près de moi. Puis quand tout s’arrêtait, quand, pour une raison qui m’était difficile de reconnaitre, il fallait nous quitter, je me demandais ce que je foutais seul dans mon appartement de divorcé. C’était devenu une blague. Souvent, elle fonctionnait bien. Elle faisait rire. D’autres, elle me déchirait le coeur. Il suffisait qu’un évènement extérieur brise notre bulle pour que je chute de dix mètres de haut. Une connaissance croisée par hasard dans la rue par exemple. Le meilleur exemple, en fait. Parce que je ne pouvais pas échapper aux présentations officielles. Parce que j’étais sûr d’entendre à chaque fois la voix d’Amanda trembler sous l’hésitation et la gêne. Moi, j’étais marié. Toujours. J’aurais aimé le dire, qu’il n’existe pas d’autre choix possible. Protester quand elle ne me présentait pas comme tel, mais je me taisais. J’encaissais. C’était toute la folie de la chose : être légalement mariéS mais ne plus savoir si nous l’avions toujours été, si nous l’étions redevenus ou pas encore, si nous le serions de nouveau un jour. Avoir une sacrée trouille, surtout, de savoir ce qu’elle en pensait elle, la femme à laquelle j’avais dit oui, de connaitre le fond de ses pensées. Il y avait eu tant de paroles douloureuses, tant de remise en question, mais aussi tant d’autres moments au-dessus de tout, qui effaçaient tout, des parenthèses qui me redonnaient espoir. Et elle ? Il me fallait rassembler mon courage pour sonder la réponse dans ses yeux. Parce que je n’en pouvais plus de me taire, de me sentir lâche. Lâche de rester sur un échec. Lâche de ne pas crier plus fort tout ce que j’avais sur le coeur. Lâche de me contenter de ce qui était simple. Habiter chacun chez soi, se voir pour des occasions spéciales jusqu’à se voir pour des occasions plus spéciales du tout, juste ordinaires, simplement pour satisfaire l’envie d’être ensemble de plus en plus présente mais ne pas oser faire la remarque, rentrer toujours chacun chez soi au final. Ç’était facile, agréable, parce que nous ne prenions que les bons moments. Moi en tous cas. Je ressentais le manque d’être séparé d’elle puis l’euphorie de l’avoir rien que pour moi quelques heures, quelques jours parfois aléatoirement. Ç’était même plutôt excitant. Au point que j’arrivais presque à me convaincre que je pourrai m’en contenter. Pourtant, au fond de moi, s’entassait tout ce que j’enfouissais depuis des semaines et des semaines, mes envies, mes sentiments, mes peurs. Tout menaçait de ressurgir chaque fois que je constatais l’absence d’alliance à son doigt, chaque fois que me présenter comme son mari lui paraissait si compliqué, chaque fois que j’assurais à Ava que papa était très amoureux mais qu’il me fallait trouver une explication au fait que je ne vivais pas sous le même toit qu’elle et sa mère. C’est pour ça que j’avais pris des billets, deux genres de billets. Un vol pour ma terre natale et… une surprise, un cadeau que je comptais bien offrir à Amanda. J’avais promis à ma fille qu’à notre retour il ne serait plus question de nous quitter. Plus jamais. Et je comptais bien tenir ma promesse.

Au moins cette fois-ci, partager le même lit n’avait rien de bizarre. Plus depuis qu’elle m’avait donné cette certitude à laquelle me raccrocher : que j’étais essentiel à sa vie. Il s’agissait bien de vacances, mais plus question de mentir, de jouer la comédie du parfait petit couple pour préserver mon mensonge auprès de ma famille. Non, si je comptais bien les voir, je m’étais éloigné de Belfast dès la sortie de l’aéroport pour rejoindre la wild atlantic way. Je voulais que ce voyage soit d’abord rien pour nous, profiter d’avoir Amanda rien que pour moi. Nous et personne d’autre. Nous seuls au monde. Et Dieu sait que le monde pouvait être vaste, beau et sauvage sur les côtes irlandaises. Arrivés à bon port la veille au soir, je n’avais pas encore eu l’occasion de lui en montrer grand chose. Je comptais bien y remédier et profiter du paysage pour jouer en ma faveur. Enfin si Amanda voulait bien sortir un jour de la salle de bain. Le temps me paraissait long. J’allais toquer à la porte doucement. « Amanda ? » Je m’inquiétais peut-être trop vite, trop pressé de commencer l’aventure avec elle. Je m’inquiétais peut-être pour rien tout court. Quoi qu’il en soit, j’insistai. « Amanda tout va bien ? » La voix la plus douce possible, il m’était difficile de cacher mon inquiétude. Je commençais à tout calculer dans ma tête. Qu’est-ce que j’allais faire si elle se sentait mal ? Rien n’était prévu. Le plan était de nous laisser voguer au grès des étapes et de nos envies sur la route. Je me voyais déjà courir à la réception du pitoresque bed&breakfast dans lequel nous avions passé la nuit pour en réserver une supplémentaire. Puis me vint à l’esprit qu’il était peut-être question de ce voyage, plus exactement de remettre en question ce voyage, qu’elle était peut-être soudainement prise de doutes. « Je peux entrer ? » La meilleure chose à faire dans ce cas là, bien sûr…

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() message posté Mer 15 Aoû - 18:43 par Amanda E. Hemsworth

Ethan & Amanda
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C'était étrange de voir comment les choses avaient tournées au vinaigre puis, évoluées. Même si en venant s'installer à Londres la jeune femme était partie avec une bon espoir de nouveau départ, elle ne s'imaginait pas que retrouver certains essentiels, mit de coté depuis un moment. Cela incluait notamment son mari. Après plusieurs longues semaines et mois de réfléxion, l'australienne avait tout quittée. Son compagnon, sa maison, son boulot, la ville, le pays, le tout avec sa fille sous le bras. La situation débordant le seuil de l'intolérable, elle avait craquée. Bien sur, il aurait sans doute était logique, qu'une fois installée dans sa nouvelle vie, elle entama une procédure officielle de séparation, le divorce, comme l'on disait plus communément. Mais l'idée à peine émergente dans son esprit ne l'avait pas convaincue. Je n'ai pas pu m'y résoudre, songea-t-elle. Et pour cause. Malgré son départ et sa désertion du lit conjugal, ainsi que des engagements qui lui incombait, Amanda n'avait jamais cessée d'aimer Ethan. Cette information impliquant bon nombre de complications, elle c'était efforcée de garder ça pour elle. Et ça c'est avérait plus simple que je ne l'aurais cru, du moins au début...avant qu'il ne revienne.  En effet, l'irlandais l'avait suivit jusqu'en Angleterre, rendant le contexte aussi particulier qu'inattendu. L'assistante ne souhaitant pas effectuer une fuite en avant, ni priver davantage leur fille de son père, elle c'était résignée à faire quelques concessions. Un pas en entraînant un autre, ils c'étaient presque inévitablement rapprochés. La décision de sa soeur jumelle de rester en Australie après un voyage commun, avait achever de les jetés dans les bras l'un de l'autre. L'action avait donc progressée. Néamoins, ils étaient encore loin du happy end. Ils vivaient toujours chacun chez eux, n'avaient rien déclaré à personne et n'abordaient que très vaguement le sujet.  Alors quand son camarade lui avait proposé ce voyage en Irlande, terre de ses origines, rien que tous les deux, elle avait acceptée sans hésiter. Si l'occasion de se retrouver définitivement devait se présenter, ça ne pouvait qu'être là-bas, c'était elle dit. Et donc, après avoir eu de longues, très longues discussion avec Ava , qu'il les avaient tout de même laissée partir, les Hemsworth avait fait route pour leur échappée. Docile, elle avait suivit le brun sans poser de question, ne connaissant que le pays où ils débarquaient, à contrario de celui-ci. Arrivés à bont port dans la soirée, ils n'avaient pas encore eu l'occasion de partir en balade et d'explorer les environs. C'était ce qu'ils comptaient faire aujourd'hui. Ethan semblait assez impatient d'emmener sa compagne en balade. Sans doute avait-il beaucoup d'endroits à lui montrer ou faire visiter. Et elle devait s'avouer relativement impatiente elle aussi. Le seul problème...fut que si tôt réveillée, elle eu commencée à ne pas se sentir bien. Mettant ça sur le contre coup du voyage, la jeune femme ne c'était pas alarmée, se disant que ça passerait relativement vite. Toutefois, le petit déjeuner avalée, elle avait du se rendre à l'évidence que non, elle ne réussirait pas à s'en tirer aussi facilement. Le contenu de son estomac avait précipitamment terminé dans les toilettes, et depuis lors, elle alternait entre ceux-ci et le lavabo de la salle de bain. « Amanda ? » entendit-elle son mari l'appeler. Penchée au dessus de l'évier, elle essayait vainement de reprendre le contrôle et fut de fait dans l'incapacité de répondre instantanément. « Amanda tout va bien ? » Cinq ou six respiration plus tard, elle se décida à rassurer son partenaire : "Toujours vivante."  « Je peux entrer ? » finit-il par demander. Tout à sa concentration, elle hocha la tête avant de se rappeler qu'il ne l'a voyait pas. "Non, c'est bon, j'arrive" annonça-t-elle avant de pousser la porte et de revenir dans l'autre pièce. Elle alla aussitôt s’asseoir sur le lit. "Ne me regarde pas comme ça, je ne vais mourir"déclara-t-elle. "Enfin, ce n'est pas prévu au programme." Elle laissa passer quelques secondes avant d'ajouter : "Je peux pas encore dire que je suis au top de ma forme, mais c'est un peu mieux. Par contre..." Elle leva un doigt accusateur en direction du brun : "C'est de ta faute...Je t'avais bien dis que mon babybel avait une tronche bizarre hier soir... La peau collée pas complètement, c'était louche. Maintenant je suis certaine de ce que j'avançais..." Soupirant, elle secoua la tête. L'australienne n'était pas spécialement fragile,  mais bien poissarde dans son genre. "Bon, c'est quoi exactement le programme du jour ? Je crois que tu peux me faire un petit topo, le temps que je reprenne des forces et après on pourra y aller"dit-elle en s'efforçant de sourire.
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() message posté Mer 26 Sep - 22:37 par Ethan I. Hemsworth
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Je n'avais jamais cessé d'aimer Amanda. Une vérité irréfutable que je connaissais depuis longtemps. Tous mes efforts pour me voiler la face s'étaient avérés vains, sans grande surprise. Mes tentatives pour lui en vouloir avaient provoqué échec sur échec, sans grande surprise non plus. Je le savais depuis le début. Je le savais dès le jour où elle était partie. Je le savais aussi le jour où je l'avais retrouvée. Je le savais plus que jamais quand Ava avait demandé à sa mère et moi si nous allions retomber amoureux. Pour cela, il aurait fallu que j'arrête de l'être à un moment donné. Bien que l'avouer me rendait dingue, je n'avais jamais arrêté. Pas une seconde. Je le savais depuis qu'Amanda avait prononcé ces mots : Je ne veux pas te faire de promesse que je ne pourrais pas tenir quant à nous, mais... Ils hantaient mes nuits et paralysaient mon sommeil, me donnaient un nouvelle espoir. Parce que ce mais rendait tout possible. Parce que si tout était incertain nous concernant, rien n'était impossible non plus. J'avais beau me trouver ridicule, craindre de chuter plus bas que terre, je n'y pouvais rien. Je n'avais aucune emprise sur ce que je ressentais pour cette femme. Ma femme. Je n'en avais jamais eu. Je l’aimais toujours et je m’en voulais encore, parfois. Je me trouvais faible. Pathétique. Il m’était malgré tout impossible de lutter. Qu’importe le nombre de verres pour tenter d’oublier. Qu’importe les excuses inventées pour ne pas aller retrouver ce que je pleurais d’avoir perdu. Je me sentais plus coupable aujourd’hui de ne pas oser quelque chose que d’avoir un jour ressenti n’importe quel sentiment irrévocable. Elle était là, ma vraie faiblesse, la véritable raison à ma honte ; pas d’éprouver des sentiments malgré la souffrance que nous nous étions infligée, mais de ne toujours pas les avoir  concrétisés. Je devais oser. J’atteignais un point de non retour. Vivre dans l’attente, dans l’expectative, repousser les limites de ma patience devenait insupportable. J’allais imploser si je réprimais une fois de plus mon impulsivité, une part de ce que j’étais, en somme. L’impulsif qui traversait la moitié du globe jusqu’à Londres, bien décidé à récupérer sa famille. Le fougueux qui n’avait que faire de porter l’étiquette ''séparé'' pour ne pas inviter sa femme à un diner romantique sur un coup de tête. Le provocateur qui ne s’embarrassait d’aucun scrupule à prendre le dessus sur le gentleman, pas s’il y avait une nuit d’amour à la clé. Voilà le genre d’homme que j’étais vraiment. Que j’avais toujours été. Voilà l’homme que je ne supportais plus de réfréner. L’homme qui la rendait dingue. Quoi que je n’étais plus certain que ce soit une qualité. Il ne me restait qu’à espérer que je ne rendais pas Amanda trop dingue, contrairement à ce qu’elle m’avait crié au visage, que ça ne lui était pas réellement insupportable… Que je n’étais pas devenu insupportable à ses yeux. Sinon j’étais perdu.

« Toujours vivante. » Voilà de quoi me rassurer. Son silence suffisait à m’inquiéter, davantage que le temps passé enfermée dans la salle de bain. Davantage que les bruits que j’entendais là-dedans. Je n’étais pas rassuré au point de m’en contenter pour autant. « Non, c’est bon, j’arrive. » Je m’écartais quand elle ouvrit la porte, décrochant un maigre sourire. Impossible de cacher mon inquiétude derrière. Je ne me donnais même pas cette peine. Je me contentais de lui laisser de l’espace, m’écartant de la porte. Quand elle se referma, je m’y adossais, la regardant s’installer sur le lit. Je ne voyais pas ce besoin de se rassoir d’un bon oeil, mais je me tus. C’était sans compter sur mes yeux, ces traitres, toujours à parler à ma place. « Ne me regarde pas comme ça, je ne vais pas mourir. Enfin, ce n'est pas prévu au programme. » Ma tentative de la laisser respirer ne trompait personne. Certainement pas Amanda. Je soufflais, résigné, me dégageant de la porte pour venir m’assoir doucement près d’elle, à distance raisonnable. Si elle avait lu la panique dans mon regard, aucun doute qu’elle pouvait la sentir à travers tous les pores de ma peau si je m’approchais de trop près. « Non en effet, j’ai prévu un programme un peu plus réjouissant. » Je ne pouvais décemment pas lui dire qu’elle avait bien frôlé la mort une fois… J’esquissai un brouillon de sourire et posai brièvement le regard sur elle pour constater l’effet de ma boutade un tantinet forcée. Peut-être qu’elle y lut quelque chose, vit que j’étais dans l’attente, parce qu’elle m’assura aller « un peu mieux » avant de pointer son index droit sur moi. J’haussai un sourcil. « Par contre... C’est de ta faute... Je t'avais bien dit que mon babybel avait une tronche bizarre hier soir... La peau collée pas complètement, c'était louche. Maintenant je suis certaine de ce que j'avançais… » Une accusation, donc. Hm hm. En réponse à son geste accusateur, je levai la main droite pour prêter serment dans les règles. « Je m'engage sur l'honneur à manger toute nourriture à la tronche louche si j'ose encore une fois remettre ta parole en doute. » Cette fois mon sourire tout comme l’amusement derrière furent francs et spontanés. Elle m’interrogea sur le programme de la journée, et la première chose qui m’interpella fut son besoin de reprendre des forces. « Rien ne presse. » Mes bras allèrent la chercher comme pour l'en convaincre, l’attirèrent contre moi jusqu’à ce que son dos épouse parfaitement mon torse et que sa tête repose paisiblement sur mon épaule. Il n’existait pas plus apaisant que ses cheveux caressant mon visage, son parfum embaumant mes narines. Bien décidé à la bercer ainsi jusqu’à ce qu’elle se sente mieux, je répondais à ses interrogations lentement, à voix basse. « Toi, moi et la route devant nous. C’est ça mon plan. » La liberté. « Il y’a des tas de paysages magnifiques. On peut s’arrêter au grès de nos envies. » Ouais, la liberté. Un point de vue que je ne révélai pas m’intéressait particulièrement. L'australienne connaissait très peu mon pays natal, ce petit voyage était également l’occasion de le lui faire découvrir. J’avais plus d’une idée en tête. J’espérais éveiller sa curiosité juste assez pour qu’apparaisse un sourire plus convaincant sur son visage. Comme quoi, je n’étais pas le seul qui cachait mal ses émotions aujourd’hui.

« Comment tu te sens ? » Cette question, je l’avais déjà posée pour m’assurer que nous pouvions partir. D’ailleurs, il ne serait pas impossible que ce fut moi qui eut le plus de mal à me lever, puisque, pour ce faire, j’avais dû me détacher d’Amanda. Je la posais de nouveau alors que nous étions tout près de la destination. Nos mains liées depuis que j’avais ouvert sa portière, je la guidais le long des falaises de la ''côte du surf''. « Verdict ? » J'affichais déjà un air triomphant. Bien sûr ce n’était pas Sydney, mais peu importe, Amanda n’était pas du genre à regarder en arrière. Je voyais là simplement une jolie mise en abime. Dans quelques pas, nous allions nous enfoncer dans les terres, quitter les côtes sauvages pour la quiétude d'Innisfree et son immense lac. J’aurais volontiers passé toute la journée étendu à son bord si... Sa main m’échappa une seconde. Une seconde de grande fébrilité. « Am..? » Le souffle coupé, je ne pus prononcer son prénom en entier.

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() message posté Lun 22 Oct - 18:21 par Amanda E. Hemsworth

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Si le trajet en lui-même c'était plutot bien passé, ce début en revanche était ce matin, bien moins prometteur. En effet, la jeune femme n'apprécier pas particulièrement d'être réveillée par la nausée et de devoir passer une partie de la matinée la tête au-dessus des toilettes. Bien sûr, cela arrivé d'être malade. Mais ce trouver dans ce type de situation lors d'un voyage à connotation intime et amoureuse, avec le cher et tendre planté derrière la porte à s'inquiéter de l'entendre vomir, ce n'était ni prévu, ni acceptable. Après avoir confirmée qu'elle ce trouvait toujours bien vivante, elle prit le temps de se rafraîchir un peu le visage avant de rejoindre Ethan dans l'autre pièce. Elle s'installa sur le lit, tandis qu'il l'a regardait comme si elle allait faillir d'une minute à l'autre. L'assistante cru alors bon de lui faire remarquer.  « Ne me regarde pas comme ça, je ne vais pas mourir. Enfin, ce n'est pas prévu au programme. » Elle ne comptait absolument pas se laisser avoir par la maladie ou une quelconque indigestion. « Non en effet, j’ai prévu un programme un peu plus réjouissant. » avait-il finalement répondu. "Je préfère ça" rétorqua-t-elle avant de pointer un doigt légèrement accusateur sur lui et d'annoncer : « Par contre... C’est de ta faute... Je t'avais bien dit que mon babybel avait une tronche bizarre hier soir... La peau collée pas complètement, c'était louche. Maintenant je suis certaine de ce que j'avançais… » Levant alors la main droite comme pour prêter serment, il déclara : « Je m'engage sur l'honneur à manger toute nourriture à la tronche louche si j'ose encore une fois remettre ta parole en doute. » Elle hocha la tête plutôt satisfaite et ajouta en souriant, malicieuse : "J'espère pouvoir te faire à nouveau confiance." La blonde s'informa par la suite du programme concocté par son compagnon, tout en précisant qu'elle avait besoin d'encore un peu temps pour récupérer avant de se lancer dans l'aventure.  « Rien ne presse. »  Les bras de l'irlandais allèrent la chercher comme pour l'en convaincre, il l'attira contre lui. La tête de l'australienne alla ainsi reposer paisiblement contre son épaule et ce contact fut apaisant.  « Toi, moi et la route devant nous. C’est ça mon plan. Il y’a des tas de paysages magnifiques. On peut s’arrêter au grès de nos envies. » Elle acquiesça en accord avec ces perspectives. "Oui, pour une fois qu'on est pas pressés par le temps ou quoi que ce soit d'autre." Elle sourit, heureuse de pouvoir partager ce voyage avec lui. Elle connaissait finalement très peu le pays d'origine de son mari et avouait avoir assez hâte de le découvrir. "J'ignore pourquoi nous n'avons pas fait ça plus tôt" déclara-t-elle alors avant de se rendre compte de ce qu'elle venait de dire. La jeune femme ouvrit la bouche, la referma avant de se reprendre : "Enfin...je veux dire, avant tout ça.." Elle se mordit la lèvre et décréta en agitant légèrement la main : "Tu vois ce que je veux dire." La blonde secoua la tête, ne souhaitant s'embourber d'avantage dans ses explications. "Bref...Tu avais en tête une idée particulière ?" s'informa-t-elle pas si dupes des manigances de son camarade. En effet tous ces mystères l'intriguait. L'assistante imagina vaguement plusieurs options, de la balade tranquille au milieu de paysage, à l'excursion plus poussée dans de petits recoins particulièrement exotiques, jusqu'à l'instant culturel au pieds de monuments d'histoire. Elle s'y perdit d'ailleurs quelque peu, pour revenir à la situation présente et partir enfin, entraînée par Ethan.
« Comment tu te sens ? » demanda-t-il alors qu'ils semblaient approcher de leur destination. "Ca va, tu t'inquiète trop" confia-t-elle, tandis qu'elle sortait de la voiture et découvrait, guidée par celui-ci, l'étendue qui s'offrait à ses yeux. « Verdict ? » L'ancienne avocate sourit devant son air déjà triomphant. Elle voulue de fait ménager le suspens et ne répondit pas tout de suite, désireuse de parcourir un peu les lieux avant d'émettre un avis. Mains liées comme une évidence, Amanda lui échappa pourtant l'espace de quelques secondes. "C'est vraiment spectaculaire..."eue-t-elle à peine le temps de dire. Le vent c'était levé et avec celui-ci, une sorte d'étourdissement l'avait prise. "Ouh...J'ai du aller trop loin. Ca me donne le vertige trop de grandeur" justifia-t-elle pour ne pas inquiété encore une fois son mari. Maudit fromage de veille ! Songea-t-elle alors, tout en songeant encore fois qu'il n'aurait pas raison de ce début de séjour amoureux.
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() message posté Dim 28 Oct - 2:30 par Ethan I. Hemsworth
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So why don't we go somewhere only we know ?


Quelque part, nulle part, n’importe où, rien qu’elle est moi. C’était ça le plan. Mon plan, en réalité, qui j’espérais lui plairait autant qu’à moi. Ce n’était pas de tomber malade, de mourir d’inquiétude, de rester dans ce b&b rustique jusqu’à notre départ, quoi que, ce dernier contre-plan ne m’aurait pas dérangé plus que cela. Je me fichais bien du lieu, tant qu’Amanda se trouvait à mes côtés. Je préférais néanmoins profiter du peu de jours que nous avions rien que pour nous pour lui montrer ma terre natale. Celle dans laquelle j’avais grandi, celle à laquelle elle m’avait enlevé par amour. Je n’y étais pas retourné depuis longtemps, me contentant de courts séjours de-ci de-là pour rendre visite à mon frère, également pour que ma mère puisse profiter un peu de sa petite fille. Au-delà de ça, l’Australie était devenue ma maison. Amanda y était pour beaucoup, si ce n’était pas assez évident, ce qui ne m’empêchait pas d’adorer sincèrement l’Australie. J’y retrouvais les qualités de mes terres Irlandaises, des paysages sauvages en plus vaste. Un point commun unissant nos deux pays qui devait suffire à ce qu’Amanda apprécie le voyage. Nous n’étions pas encore partis. Je la tenais toujours dans mes bras quand je lui révélais mes projets, essayant tout de même de garder un brin de mystère. Le coup de frayeur du fromage avarié passé, je ne pensais plus qu’à mes bras l’enlaçant, revigoré par notre étreinte. Non, rien ne pressait. Le but était de l’en convaincre, moi, j’en étais convaincu depuis longtemps. Depuis la nuit que nous avions partagée après le départ, ou plutôt le non-retour, de Charlotte. Oui, la lenteur, la prudence me tuaient parfois, à petit feu, telle une douce torture à laquelle on s’accoutume, par peur du risque, parce qu’on n’ose rêver mieux… Malgré la fougue et les grandes envies que j’avais réfrénées par peur de la voir fuir à nouveau, malgré les bonnes résolutions promises à ma fille, malgré la déclaration que j’avais décidé de faire pendant le séjour, cette proximité entre Amanda et moi me rappelait combien si peu m’avait manqué. Il m’arrivait encore de penser que je pouvais m’en contenter. Je le pensais au moment exact où sa tête bascula sur mon épaule, mon crâne contre son crâne. Je pouvais atteindre sa tempe du bout des lèvres et y déposer un baiser, mais je me retenais. Pas tout de suite. Je devais répondre à ses questions, dévoilant mes idées au compte-goûte. « Oui, pour une fois qu'on n'est pas pressé par le temps ou quoi que ce soit d'autre. » Je sentis son sourire sans avoir besoin de le voir. Elle dut sentir le mien en retour, mon souffle effleurant ses cheveux. Le temps, les excuses, ma lâcheté, mes peurs ou ma jalousie… Tant de choses facilement balayables. Je m’en sentais la force maintenant. En fait, je me sentais tellement bien que rien ne pouvait troubler ma quiétude. Du moins, je le croyais. Certainement pas son évocation du passé. « J'ignore pourquoi nous n'avons pas fait ça plus tôt. » Elle avait raison. Je ne regrettais rien, pourtant, les vacances que nous passions en famille des souvenirs chers que je chérissais de tout mon coeur. C’était l’une des choses qui m’avait le plus manquée en arrivant à Londres, en ayant manqué beaucoup trop à mon goût, en ayant fait manquer tout autant à ma fille. Ça ne me rendait même pas amer, pas avec la femme de ma vie logée dans mes bras. « Enfin... je veux dire, avant tout ça… » Je n’eus pas le temps de lui répondre, ni de me rattraper, qu’elle s’embourba davantage. « Tu vois ce que je veux dire. » Oh je voyais très bien. Je voyais surtout pourquoi elle marchait sur des oeufs. Je m’étais emporté pour moins que ça… Du moins ça devait paraitre ainsi, alors qu’en réalité la façon dont ma visite à son bureau avait dégénéré me paraissait bien pire. Elle me paraissait surtout lointaine… Tellement loin de nous. « Oui, je vois. » Je voyais également que mon initiative la séduisait. Et ça, ça surpassait tout. Parce que je pouvais le lui re-proposer, remédier à nos vieilles habitudes pour faire ça plus souvent, et elle accepterait. « Bref... Tu avais en tête une idée particulière ? » Oh ça oui… Seulement, je ne pouvais pas tout lui révéler. Pas ici. Pas maintenant. « Et bien déjà, qu'il faudra absolument qu'on remette ça. Mais pour aujourd'hui il y a un immense lac du côté de Sligo, le Lough Gill, magnifique, j’aimerais te le montrer. J’avais prévu un Pique-nique mais je crois qu’on va éviter. » Cette-fois ce fut le bon moment pour déposer un baiser sur sa tempe, histoire de lui montrer que ce désagrément était sans importance. « Mais on peut s’arrêter où tu veux, tu n’auras qu’à me dire dès que tu trouveras quelque chose joli. » Je tenais à ce que tout soit parfait pour elle, malgré son petit souci de santé.

Une fois sur les lieux, je ne pus m’empêcher de lui demander son avis, impatient. Je tenais encore sa main, refusant de la lâcher même si nous étions arrivés à bon port. Devant nous s’étendait le lac à l’infini, et au milieu se dressait la petite île d’Innisfree, telle une colline déposée à la surface de l’eau. « C'est vraiment spectaculaire… » Quelle fierté ! Pire que si j’avais moi-même crée le paysage devant nous. Nous, c’était ça, il n’attendait plus que nous. Personne pour nous barrer la route que le vent typique des côtes irlandaises. Je songeais déjà à ce que j'allais dire à Amanda une fois posés au bord du lac, de quelle manière m'y prendre pour qu’elle redevienne officiellement ma femme, quand le lever du vent me souffla sa main. Je crus qu’elle allait s’envoler, m’empressant de la ramener vers moi. Elle était ailleurs, les jambes vacillantes, je craignais qu’elle fasse un malaise. Oui oui, c’était bien de quoi il s’agissait, un malaise, peu importe ce qu’elle me racontait. « Ouh... J'ai du aller trop loin. Ça me donne le vertige trop de grandeur. » Son enthousiasme m’aurait fait sourire de plus belle, dans d’autres circonstances. Pas quand c’était la deuxième alerte de la journée. Pas quand je ne pouvais plus accepter l’explication de la nourriture. À moins que nous ayons atterri la veille dans l’auberge d’un psychopathe ayant tenté de nous empoisonner. Au moins, ça expliquerait l’état chancelant d’Amanda, Amanda qui m’inquiétait tant, Amanda devant laquelle j’essayais de rester calme et rationnel, conscient que lui transmettre mes peurs n’aidait pas. « Viens, on va s’assoir, ce sera mieux. » Je lui dis de venir mais ne lui laissai pas l’occasion de faire un seul pas, passant mes bras autour d’elle pour la soulever du sol. Je la portai jusqu’à un coin calme et arboré pour nous couper du vent. Seulement là j’acceptais de la relâcher. « Tu veux un peu d’eau ? » Pique-nique abandonné, j’avais tout de même emporté l’essentiel. Enfin, je… ma femme était plus prévoyante que moi, par chance. Je m’asseyais près d’elle, à distance raisonnable pour la laisser respirer, et fouillai la sacoche prise avec nous pour éviter qu’elle ne croise mon regard. Celui-ci m’avait déjà trahi au matin, après l’avoir surprise dans la salle de bain. « Je doute qu’on trouve un médecin dans un de ces bleds, mais il doit bien y avoir une pharmacie, si ça ne va pas mieux. » Proposai-je d’une voix la plus détachée possible. Juste au cas ou, voilà, juste pour pouvoir profiter du voyage, ouais, bien sûr… Je me fichais complètement du voyage, du lac, de la route, de tout à part elle, à part qu’elle aille bien.

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() message posté Mer 14 Nov - 11:55 par Amanda E. Hemsworth

Ethan & Amanda
Somewhere only we know


Ils avaient prit le temps de discuter un peu dans leur chambre d’hôtel, avant de partir, laissant ainsi le temps  à la jeune femme de sentir complètement rétablie. Ou tout du moins assez fraîche pour profiter d'une balade, avait-elle songé. A voix haute, elle se demanda pourquoi ils n'étaient jamais venu jusqu'ici avant, puisque après tout, il s'agissait quand même du pays natal de son compagnon. Et puis s'embourbant légèrement dans ses propos, elle essaya de se rattraper, pour passer l'air de rien à autre chose. . « Bref... Tu avais en tête une idée particulière ? »  L'assistante n'en doutait pas une seule seconde, elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il avait presque toujours une idée derrière la tête. « Et bien déjà, qu'il faudra absolument qu'on remette ça. Mais pour aujourd'hui il y a un immense lac du côté de Sligo, le Lough Gill, magnifique, j’aimerais te le montrer. J’avais prévu un Pique-nique mais je crois qu’on va éviter. » Il déposa alors un baiser sur sa tempe tandis qu'elle pinçait légèrement les lèvres mi désolée, mi amusée. « Mais on peut s’arrêter où tu veux, tu n’auras qu’à me dire dès que tu trouveras quelque chose joli. » Elle hocha la tête en réponse. "Je n'ai rien contre le pique-nique, mais...c'est en effet peut-être préférable de pas trop....On ne sait jamais." Elle ne tenait pas à gâcher ce voyage, qui elle prenait d'avantage conscience à mesure que les heures s'écoulaient, avait tellement d'importance pour eux deux. Ne pas tout faire foirer, ne pas tout faire foirer, se répéta-t-elle à cette occasion plusieurs fois.
Sur place, la blonde en resta un instant bouche bée. Puis, profitant de l'air ambiant, de la main d'Ethan dans la sienne, elle l'avait pourtant délaissé un instant pour s'approcher d'avantage du bord. « C'est vraiment spectaculaire… » L'endroit et le paysage apparaissaient tellement époustouflant. Elle cherchait comme décrire la sensation qui l'envahissait, lorsque celle-ci changea brusquement. Un étourdissement l'a prit et elle devint chancelante. « Ouh... J'ai du aller trop loin. Ça me donne le vertige trop de grandeur. » déclara-t-elle ensuite, tentant de noyer le poisson. Elle ne voulait pas inquiété son mari, ni même reporter leur sortie. « Viens, on va s’asseoir, ce sera mieux. »  Une fois de plus, elle se rangea à l'avais de celui-ci et consentit à le suivre. Mais ce fut une erreur de penser que ce deuxième moment de faiblesse passerait presque inaperçu ou sans importance. En effet, elle eut à peine le temps de réaliser ce qui ce passait, qu'elle ne touchait déjà plus le sol, l'irlandais l'emportant dans ses bras  telle une princesse, comme aux premiers jours de leur mariage. Elle sourit légèrement à cette pensée. "Tu n'étais pas obligé de faire ça" déclara-t-elle, lorsqu'il daigna enfin l'a relâcher. L'australienne replaça une mèche de ses cheveux alors qu'il lui proposait un peu d'eau. "Non merci, ça va." Elle se sentait déjà un peu mieux. Et même si elle ne comprenait pas cet état particulier instable qui semblait vouloir perdurer depuis ce matin, elle n'en lâcherai pas moins l'affaire. Ils feraient ce qui étaient prévu ! A point c'est tout ! Elle allait d'ailleurs proposer de reprendre leur excursion, mais le pirate l'a devança :  « Je doute qu’on trouve un médecin dans un de ces bleds, mais il doit bien y avoir une pharmacie, si ça ne va pas mieux. » Elle se ravisa donc. Prenant le temps de la réflexion, elle finit par proposer de continuer leur route comme si de rien n'était. Après tout elle n'était pas au plus mal non plus. Et de s’arrêtait dans une pharmacie, dès qu'ils en trouveraient une sur le chemin. L'idée principale étant de ne pas faire un énorme détour exprès. Satisfaite d'avoir réussie, tant bien que mal à le convaincre, ils reprirent le cours de leur exploration. La blonde se sentant de mieux en mieux, apprécia considérablement les différentes étapes de leur parcours, si bien qu'elle en oublia complètement la pharmacie. Ce qui ne fut évidemment pas le cas d'Ethan. "Tu ne perds pas le nord" commenta-t-elle, lorsqu'ils finirent par s'arrêter devant la boutique. "Très bien, c'est partit." Elle n'avait pas vraiment pensée qu'il souhaiterait l'accompagner jusque là, et pourtant. L'ancienne avocate n'en dit cependant rien. Il paraissait réellement désireux d'être avec elle, dans les bons comme dans les mauvais moments – mais n'était-ce pas là tout le concept du mariage ? -et ce n'était pas si désagréable d'avoir quelqu'un aux petits soins pour soi. Marchant au devant de son camarade, longeant des allées de produits qu'elle trouva bien grandes, elle se perdit un instant dans la contemplation des diverses couleurs de savon et heurta malencontreusement quelqu'un, faisant ainsi également tomber quelques boites de la rangée située juste derrière elle. Se confondant en excuse, elle s'assura que l'autre n'avait rien, avant de vouloir ranger son désordre. Ce fut ainsi que la jeune femme se retrouva nez à nez avec l'étalage des tests de grossesses. Non...Une sorte de petite lampe sembla alors s'allumer dans sa tête. Le brun survenant sur ses talons, d'autant plus alertait par le bruit, elle brandit son téléphone de sa poche. " Euh...Je...Il faut...Est-ce que tu peux sortir et appeler ma mère...Ca ne capte pas à l'intérieur...Je viens de me rappeler que Gladys à un rendez-vous de prévu chez le médecin...Le véto, savoir si elle peut l'emmener ou le reporter." Elle sourit confuse et l'encouragea avec une énergie nouvelle à sortir. Pendant ce temps, elle se persuada qu'il ne pouvait s'agir de cela, mais acheta en plus des quelques médicaments basiques notoires, un test. Juste au cas ou...Avant de rejoindre son conjoint dans la rue.
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() message posté Ven 30 Nov - 2:15 par Ethan I. Hemsworth
somewhere only we know
And if you have a minute, why don't we go
Talk about it somewhere only we know ?
This could be the end of everything
So why don't we go somewhere only we know ?


Le pique-nique n’était pas une bonne idée, non. C’était « trop… » comme disait Amanda. Je le sus à la minute où elle me fila entre les doigts. Mon coeur manqua d’imploser. Je ne savais pas encore à quel point ce n’était rien.  À quel point il imploserait, réellement, plus tard ce jour-là. Je songeais encore au paysage sous nos yeux émerveillés, à quel point j’étais content qu’Amanda trouve l’endroit spectaculaire, aux belles déclarations que je voulais lui faire. Jusqu’au moment où le vertige émotionnel devint spectaculaire, lui aussi. Trop de grandeur, oui, certainement. Bien trop focalisé sur elle pour me soucier plus longtemps du paysage, je savais que ce n’était pas réellement une question de grandeur, mais de peur. J’avais peur. Un peu que j’avais peur. J’étais mort de trouille à l’idée qu’elle aille mal. Je faisais de mon mieux pour ne pas laisser transparaitre mon inquiétude. Mais ne pas être inquiet du tout m’était impossible. C’était même la chose la plus impossible au monde. Son état de santé m’inquiétait plus que tout, chaque alerte, même minime, même ridicule accélérait les battements de mon coeur. Ce n’était peut-être vraiment rien, rien de grave, sauf que le moindre fromage avarié réussissait à m’effrayer. Il n’était plus question de ça, non…. Parvenant malgré tout à garder mes doutes pour moi, je lui proposais de s’assoir. Je redoutais qu’elle lise l’inquiétude dans ma voix. Alors, je ne lui en laissais pas l’occasion, la prenant dans mes bras. Ainsi, je m’assurais que les quelques pas à faire pour s’installer dans un coin tranquille ne l’essouffleraient pas, intimement convaincu qu’ils lui seraient fatals. « Si. Parce que j’en avais très envie. » Amanda près de moi, tout près, le plus près possible, c’était ça le seul paramètre indispensable à cette journée. Au voyage. À toute ma vie. Je mourrais d’envie de le lui dire, de lui avouer combien je l’aimais, combien rentrer chacun de son côté après notre séjour, retrouver des appartements différents me tuerait… Mais je restais planté là à ne pas oser la regarder, pour ne pas lui laisser une chance de lire en moi comme dans un livre ouvert. Je me sentais démuni. Incapable de l’aider à se sentir mieux. Qu’elle s’en rende compte aurait été une tragédie.  

La pharmacie me semblait être un bon compromis. Je ne voulais rien gâcher. Pas m’alarmer non plus. Encore moins lui donner une raison de paniquer. Une pharmacie, au cas où, presque par hasard, sur le chemin, ça me paraissait bien. Presque une hypothèse, comme si je pouvais l’oublier en route. Nous savions tous les deux que non. Tout comme je savais qu’elle ne se laisserait pas facilement convaincre. J’usais de ma voix la plus douce, la plus innocente possible. Rien qu’une technique bien huilée. Une bonne vieille ruse de pirate. Je lui coupais l’herbe sous le pied, profitant qu’elle reprenne son souffle et ses esprits pour proposer mon idée. Sans scrupule, j’espérais qu’elle soit trop faible pour lutter très longtemps contre moi, et accepte de s’arrêter dans une pharmacie du coin. « Deal. » Ne pas changer l’itinéraire prévu, d’accord, d’accord. Ce n’était qu’un challenge de plus. Je ne voulais pas lutter. Je ne voulais plus. Ni contre Amanda, ni contre moi-même et mes sentiments qui m’assaillaient depuis trop longtemps déjà. Et pendant un instant, perdus dans des décors sauvages, plongés en pleine nature verdoyante, j’oubliais. Je la regardais rayonner, s’extasier, plus rien d’autre ne comptait. Pas même ce que j’avais à lui dire. Je pouvais prendre sa main, et nous pouvions marcher, comme un couple. Un couple unis. Un couple parmi tant d’autre. Un couple dont personne ne savait rien. Juste savourer nos retrouvailles, insouciant… Une fraction de secondes, je regardai la route au lieu d’elle, une fraction de secondeS et mon objectif me revint en mémoire. Perdre le nord ? Moi ? « Jamais ! » Oh je l’avais perdu, le nord. Je n’étais pas si fier en réalité que je le prétendais. Je l’avais perdue elle, pour commencer. J’avais perdue de vue mon véritable objectif, aussi. Tout ce que je voyais après ça, c’était de nouveau la pharmacie. Amanda m’avait vu venir à des kilomètres alors que j’espérais l’y mener l’air de rien, évidemment. « Un deal est un deal. » Apparemment, c’était ‘’très bien’’. Et c’était parti. Bien. Très bien. Soulagé, je marchais derrière elle sans vraiment réfléchir, ne voyant pas de raison particulière de la laisser seule. Ça me semblait plutôt être une mauvaise chose. Et puis, attendre dehors, faire les cents pas devant la vitrine ou rester assis sur les marches ne me tentait pas du tout. La nervosité me reprit vite. Je me mettais à douter, de ce qu’on pourrait lui dire là-dedans, de ce qu’elle pourrait trouver. Rester assis avec la jambe tremblante, le genoux incontrôlable à m’agiter tel un dément ne me paraissait pas être une bonne idée, non. Mieux valait entrer, compter sur les diverses produits en rayons pour me divertir. Mes yeux faisaient semblant de s’extasier sur une bouteille colorée de je ne sais quoi quand j’entendis quelque chose tomber. Après… Le flou. Un grand flou. Je me retrouvais derrière elle, prêt à me baisser pour l’aider à ramasser. Oui, je revoyais clairement mes jambes s’accroupir, mais je me retrouvais avec un téléphone sous le nez. Amanda me le tendait. Moi, je devais tirer une tête d’abruti qui ne comprenait rien à rien. Elle me dit plein mots, des mots insensés. Je retenais le prénom de Gladys. Waw. Une nouvelle raison de m’inquiéter. J’adorais cette petite chose. Je n’adorais pas la voix confuse de sa maîtresse. « Le véto…? Je… D’accord. Je… » Je fis signe de sortir avant de vraiment sortir. Bougeant le bras vers l’extérieur comme s’il entrainait tout mon corps à sa suite. Je me retrouvais dehors avec l’étrange sensation d’avoir été mis à la porte.

Je fixais le téléphone dans ma main, la voix déconcertée de Madame Adams raisonnant encore dans mes oreilles. Il n’y avait pas de rendez-vous chez le vétérinaire. Pas de prévu en tous cas. Sa fille sortie de la pharmacie un sac visiblement bien rempli à la main, je me demandais si je n’allais pas la perdre elle plutôt que l’animal de compagnie. Je mourrais d’envie de la serrer dans mes bras. Je crevais encore plus de ne pas le faire. Aucun son ne sortit de ma bouche. Peut-être pour lui demander si elle voulait rentrer à l’auberge, utiliser quoi que ce soit dans son sac. Ça m’obsédait. Je n’avais jamais été un homme envahissant. Enflammé, impulsif, ''pas possible'' comme disait Amanda, oui, ça oui, mais c’était la première fois depuis longtemps que je ne m’étais pas controlé de la sorte. Contrôlé pour ne pas poser tout un tas de questions envahissantes. D’où sortait cette histoire de vétérinaire, qu’est-ce qu’elle avait pris, pourquoi autant… Au fond, je connaissais la réponse. Elle avait voulu m'écarter. Ce qui soulevait une autre question, la vraie, la redoutée : pourquoi ? Ça, je n’étais pas prêt à l’entendre. Pas après une journée si merveilleuse malgré ses soucis de santé. Ce n’était qu’un minuscule désagrément dans un océan de bonheur à mes yeux. Voilà pourquoi je voulais tant la prendre dans mes bras, pour le lui prouver, pour tout balayer. Malgré l’envie, je n’y arrivais pas.

Ça allait me rendre dingue. Ce silence. Mon regard que je devinais ridiculement inquiet, presque larmoyant dès qu’il se posait sur elle. Incapable de lui demander quoi que ce soit, et voilà que je l’implorais de parler dans un regard résigné. J’avais une tout autre envie une fois de retour, m’écrouler sur le lit et fixer le plafond, me laisser absorber par sa blancheur immaculée. Que mon cerveau devienne aussi blanc, que tout mon être redevienne une page blanche. Sans peur et sans attente. Hélas, ça ne fit que libérer plus de pensées troubles. Plus de questions. Plus de doutes. Je tournais la tête en direction de la porte de la salle de bain, comptant les minutes qu’Amanda passait enfermée dedans. Plus fort que moi. J’en étais arrivé à m’effacer de moi-même, sans attendre qu’elle me le demande pour la laisser étudier et prendre ses médicaments tranquille. je me sentais con à fixer cette porte. Con et seul. Seul, surtout. Comme si quelque chose de terrible pouvait lui arriver de l’autre côté. Je ne tenais plus… « Ça va là-dedans ? » Ma voix se brisa en mille morceaux. Merde. Ma tête, puis tout mon être tombèrent contre la porte. Merde. Fermant les yeux, j’essayais de retrouver un peu de contenance avant que mon coeur implose…. Oh si seulement…. Je ne savais pas encore ce que c’était de réellement imploser. Je croyais pouvoir prendre une grande inspiration et passer la tête dans la salle de bain, et que ça s’arrêterait là. J’arrêtais de ne rien faire, j’arrêtais d’attendre comme je l’avais fait le matin même. Cette-fois, j’entrais. Foutu pour foutu, autant montrer ma tête d’amoureux transit en pleine torture après lui avoir demandé si ça allait. Le bruit de la porte ou juste moi dût la surprendre. Elle sursauta, se retourna, ou l’un ou l’autre, ou les deux… L’un d’abord… Peu importe parce que… La seule chose qui comptait, celle que je pourrai décrire d’une précision scientifique toute la vie, fut la petite poubelle qui se prit dans nos mouvements. Son contenu s’étala dans l’étroitesse de la pièce, me donnant ma réponse. Un emballage cartonné gisait à mes pieds. Là où gisaient aussi mon estomac retourné et mon souffle coupé. Difficilement, je parvins à croiser son regard, ignorant par quel miracle mes jambes me portaient encore.

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