"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici in the end, we all become stories  2979874845 in the end, we all become stories  1973890357


in the end, we all become stories

Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 13:56 par Invité

Venus Emilia Lindström

London calling to the faraway towns
NOM(S) : Lindström,  nom de famille aux consonances rappelant les racines d'un de ses pays d'origines, cadeau de sa mère car son père trop absent ne lui aurait donné ne serait-ce que son nom. PRÉNOM(S) :  Venus. La planète laiteuse aux nuages toxiques, la déesse de l'amour au cœur trop immense. Venus. La passion de sa sainte mère pour les beautés et légendes d'ailleurs. En la voyant, ce prénom lui avait fait écho immédiatement, mais elle n'en fait pas honneur, elle qui ne sait point aimer. Emilia alias la travailleuse, bien qu'elle n'oeuvre pas que pour le bien, elle transpire l'ambition. ÂGE : Dix-neuf ans. L'âge de la folie des grandeurs, l'âge où on est encore persuadé de plonger dans l'indifférence mais où le moindre détail blesse de trop les nerfs à fleur de peau. On lui donnerait moins parfois, elle traîne dans l'échelle des dix-huit & dix-neuf ans, refusant de grandir, refusant de vieillir. Il faudrait bien un jour, elle ne rêve que de cela, l'indépendance. Sans se soucier des responsabilités, sombre gosse. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Les paupières qui s'ouvrent, les oreilles qui captent un semblant de bruit, agréable écho de pluie pour l'être ignorant tout. Elle est née un 14 Février en Angleterre à Manchester, ironique et significatif pour sa génitrice amoureuse des traditions. NATIONALITÉ : Le sang anglais ruisselle dans ses veines, ce pays est le sien et elle le sait, elle en vient à aimer les traditions et les coutumes toutefois elle rêve encore de retourner au pays de sa mère, la Suède. Un peu de ce sang là est présent en elle, elle ne tournera jamais le dos à ses villes idylliques. C'est comme un rêve de jeunesse qu'elle chérit encore, petit à petit. STATUT CIVIL : Seule, indéniablement seule et cela ne la pèse point en vérité. Elle ne sait pas réellement aimer Venus, elle n'a que des caprices, que des moments de désir. Elle rêve, aime chaque jour mais que de manière éphémère, elle ne se perd jamais dans les yeux d'autrui. Ou bien peut-être bien que si, trop souvent, sans jamais jurer fidélité, sans jamais s'engager. Elle est bien trop jeune pour toutes ses promesses qu'elle ne tiendra jamais et la seule personne qui détiendra à jamais son amour, elle lui a déjà promis la lune et les étoiles. C'est suffisant. MÉTIER : Etudiante à l'Université section sciences, son projet serait de devenir forensicienne. TRAITS DE CARACTÈRE : ambitieuse ▴ sauvage ▵ instable ▴ détachée ▵ espiègle ▴ rebelle ▵ brillante ▴ peu emphatique ▵ souriante ▴ fière ▵ calme ▴ extrêmement fidèle en amitié ▵ volage pour toute autre relation ▴ protectrice ▵ nocive ▴ insouciante ▵ auto-destructrice ▴ amère ▵ fragile ▴ caractérielle ▵ dépendante des personnes aimées ▴ blessante ▵ douce dans ses moments de fragilité ▴ logique ▵ caractère cyclothymique très variable ▴ contradictoire ▵ complexe GROUPE : Double-Decker.




My style, my life, my name

Elle est atteinte d’hémophilie depuis son plus jeune âge et cela lui a causé pas mal de problèmes, une grande partie de ses vacances se finissant à chaque fois à l’hôpital car elle s'était blessée trop fort et que ses plaies ne cessaient de saigner. Elle ne saigne pas plus qu'une personne normale, toutefois, ses plaies prennent énormément de temps pour cicatriser. Actuellement elle prend un traitement très désagréable qui limite les mauvais côtés de sa maladie, ce n'est pas la vie de rêve qu'elle voudrait avoir mais elle fait avec, cessant de dramatiser à chaque fois que ses activités devaient être restreintes car un peu trop dangereuses pour elle. Emilia a cessé de voir cette maladie comme quelque chose d'infranchissable, désormais elle vit plutôt bien la chose et a même tendance à ne pas faire assez attention.

→ Elle ne connaît pas son père Venus. Elle n’en a que des images, des vieilles et des très récentes également. Les seules choses qu’elle sait de lui c’est qu’il a préféré lui tourner le dos, qu’il sait qu’elle existe mais n’est jamais vraiment venu la réclamer, que sa mère l’a intensément aimé mais qu’il n’était peut-être pas autant attaché. Et elle lui en veut quelque part, de ne pas avoir été présent, de ne pas l’avoir appelé. Elle espère bien un jour débarquer dans sa vie pour tout chambouler. 

→ Plus jeune, elle était énormément en surpoids et a reçu de la part de ses jeunes camarades énormément de moqueries à ce sujet. Elle vivait pour manger plus que ne mangeait pour vivre. Puis elle s'est mise à la danse, pendant ses vacances à l'étranger elle s'est mise au ski nautique. Le fait qu'elle soit tombée amoureuse l'a énormément aidé à perdre du poids. Désormais elle fait attention, tout en ne se privant pas.

→ Sa mère est atteinte de bipolarité depuis son plus jeune âge et ses relations avec elle sont tendues. Venus l'aime ou tout du moins l'aimait avant que celle-ci ne l'abandonne en la mettant dehors. Plus jeune, elle l'aimait énormément, sa mama était son rempart, le seul véritable lien qu'elle possédait mais à cause de plusieurs raisons, notamment son comportement et la maladie de sa mère leurs liens se sont pratiquement dissous. Elle lui reproche énormément de choses mais prends toujours de ses nouvelles par le biais de connaissances communes. Après tout, bien qu'elle soit pratiquement incapable d'être véritablement empathique elle a conscience qu'on a qu'une seule maman dans sa vie.

→ Elle a fait de la danse classique, c'était un de ses rêves plus jeunes, pouvoir faire le cygne dans le lac des cygnes. Elle danse comme elle respire, surtout du classique, elle a un peu de mal pour le reste même si elle voudrait bien apprendre d'autres styles.

→ C'est un esprit brillant qui ne cesse de rechercher des nouvelles choses à apprendre, se lassant extrêmement vite des choses lorsqu'elle les as comprises. Elle vit dans la logique, dénigre un peu trop ses sentiments qu'elle juge trop inutiles ou bien trop contraignants. C'est une jeune femme surdouée qui vit dans une sorte d'idée que la fatalité est partout, que la destinée n'existe pas et que les efforts paient toujours. Son esprit est chaotique en permanence, elle ne cesse de réfléchir, tout remettre en question, partant dans des théories farfelues et philosophiques qui ne plaisent qu'à elle. Parfois elle semble même absente, ne répondant pas, plongeant dans son noyau de distorsion comme elle aime l'appeler, un moment où le monde ne semble pas exister.


→ A cause de son apparence plutôt fragile et inoffensive et aussi parce qu'elle sourit beaucoup, les personnes ont tendance au premier abord à la prendre pour une personne extrêmement amicale et à ne pas hésiter à l'approcher. En vérité, bien qu'elle ne soit calme, elle est bien moins douce qu'on ne le pense, elle est juste assez introspective et secrète et ne dis les choses que quand il le faut. Elle ne tourne pas la langue dans sa poche et n'est pas tendre cependant, elle a tendance à être le trop du trop franche.


→ Elle est féministe et se bat pour la cause malgré son jeune âge, pour elle il n'est pas logique qu'il y ait un favoritisme pour un genre et cela l'agace énormément. C'est une cause qu'elle défend de tout son cœur, on la verra souvent dans des marches ou des événements.


→ Plus jeune, sa mère l'a un peu mise de côté en apprenant qu'elle aimait les femmes, elle en a été extrêmement blessée par ce acte et s'en retrouve très amère devant les premières impressions et les préjugés. En vérité, elle aime également les hommes mais par soucis de facilité et surtout parce qu'elle désirait agacer sa génitrice, elle n'a jamais à moitié démenti. Elle tend énormément la main aux plus jeunes qui comme elle ont pu vivre de la discrimination à cause de leur orientation sexuelle ou leur maladie.


→ Venus est une grosse fan des fleurs, en tout genre, bouquet, en pot elle les aime toutes. Son rêve d'enfant avait été d’être fleuriste, elle a toujours rêvé pouvoir se tenir au matin devant le camion de transport pour décharger les fameuses plantes. Malheureusement c'est un travail un peu trop usant pour elle qui tombe assez aisément malade. Cependant, elle passe au moins une fois par semaine regarder les nouveaux bouquets et fais parfois quelques parures à main.


→ Elle est libre Venus, elle fait les choses comme elle le désire, si elle le désire, elle ne sait pas se mettre des limites ni des barrières, c'est un électron libre. Elle aime le danger, les flammes, la peur de se brûler les ailes et de se confronter au pire. Emilia à l'esprit d'aventure, elle rêve d'aller plus loin, plus haut, devenant intenable, presque indomptable. C'est une jeune encore en pleine adolescence qui ne sait pas se contrôler.

→ Puis parfois, elle laisse de côté cet aspect responsable et autonome pour ne devenir que l'enfant qu'elle n'a jamais été, de cette enfance voilée par les responsabilités et la crainte. On ne lui a jamais appris à contrôler ses émotions, ni à les nommer, comment les partager, alors elle les fait taire, elle les efface, enfile un sublime sourire sur les lèvres car il est mieux ainsi. Elle n'est pas faible, elle refuse de l'être et il n'y a qu'en ses moments-ci, avec certaines personnes bien précises qu'elle ne montre sa façade fragilisée par les marées du temps. Parce qu'elle a peur Venus, énormément, de plein de choses, mais elle ne le dira jamais.


→ A cause d'un accident il y a quelques temps de cela, elle s'est blessée l'oreille droite et n'entend plus très bien de celle-ci. Très souvent il lui arrive d'avoir mal, mais elle ne prend jamais rien contre la douleur, préférant se rappeler de ce moment où elle a fait la connerie de trop. Elle ne complexe pas vraiment dessus, bien que ce soit handicapant, elle trouve que les petits défauts du genre rendent les gens uniques et presque charmants.

→ Elle a l’art dans le sang Venus, elle aime dessiner, surtout peindre elle passe des heures à le faire lorsqu’elle a besoin de s’effacer du monde. Elle aime également jouer de la musique, les instruments à corde sont ses favoris, elle apprécie la harpe tout autant que de frotter son archet contre les cordes de son violon. Il n’est pas rare de la voir en jouer lorsqu’elle a besoin de réfléchir. 

→ Plus jeune elle jouait de la guitare et chantait dans des petits parcs et bistrots pour jeune. C’était son plaisir à elle, elle avait faillit monter un groupe mais disons que les membres trop jeunes ont vite eu d’autres plans. 

→ Elle ne sait pas cuisiner, du tout, c’est une horreur en cuisine qui brûle tout ce qu’elle fait. Elle a de nombreuses fois essayé avec et sans recette mais le résultat est le même, c’est immangeable. Par contre, c'est une très bonne personne si vous voulez quelqu'un pour goûter vos petits plats.


→ Tout ce qui est dangereux l'attire, elle est un aimant à problèmes ne se souciant pas vraiment du lendemain. C'est un esprit qui vis sur le aujourd'hui et maintenant, qui ne prévoit que quand c'est nécessaire. Elle sème le désordre Venus, c'est comme si elle l'appelait uniquement en étant présente, elle blesse, énormément, elle est de celles qui débrouillarde parvient toujours à se sortir des situations les plus délicates mais ne pense pas forcément aux conséquences de ses actes sur les autres.

En vrac → elle avait un cheval, immense et blanc qu’elle avait nommé Spirit comme dans le film ;; Elle a peur des orages, énormément, il la font paniquer complètement ;; elle se teignait beaucoup les cheveux à une époque ;; elle adore les animaux et a d’ailleurs un Ara tricolore chez elle qui s’appelle Beauty ;; elle lit énormément, de tout, du n’importe quoi et adore surtout les légendes urbaines et creepy pastas ;; les clowns la mettent très mal à l’aise ;; elle aime boire son chocolat chaud à la cuillère comme si c’était une soupe ;; elle est gauchère ;; elle se promène souvent avec une ombrelle lorsqu'elle sort en plein été ;; elle n'aime pas facilement mais quand c'est le cas, son amour est très vite démesuré ;; elle rêvait de devenir aviatrice mais a bien déchanté à cause du milieu ;; elle complexe sur la tenue de ses pieds à cause de la danse et ne les montre jamais ;; elle se blesse beaucoup, mais n'en ressens presque pas la douleur à force, c'était comme si elle se déconnectait du monde dans ces moments-là ;; plusieurs fois dans sa vie elle a voulu naître dans le corps d'un homme, juste pour voir, parfois elle pense qu'il aurait été mieux ainsi, puis d'autres non ;; elle aime plus les filles que les garçons, elle a tendance à aimer les personnes bien plus âgées également

PSEUDO : imaginarium PRÉNOM : Ana, pas trop original en soit aha. ÂGE : Vingt-ans. PERSONNAGE : inventé. AVATAR : elle fanning. CRÉDITS : avatar de fiche par Lunar & les gifs par anonymus sur Tumblr. COMMENT ES-TU TOMBÉ(E) SUR LC ? : en parachute, c'était assez doux comme atterissage in the end, we all become stories  1200797290  CE COMPTE EST-IL UN DOUBLE-COMPTE ? : ya sir et un reboot également.



Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 13:57 par Invité
At the beginning

Everything's been so messed up here lately
Pretty sure he don't wanna be my baby
Oh, he don't love me, he don't love me
He don't love me, he don't love me, but that's OK

'Cause I love me, yeah, I love me
Yeah, I love me, yeah, I love myself anyway
U.C

Ses pieds dansaient dans l’air tandis qu’elle les agitait, petite princesse des cieux, princesse reniée car en tendant les yeux vers sa cour, tous semblaient manquer. Elle était seule. Indéniablement. Agitant ses doigts meurtris et ravagés de rouge et de plaies, elle effleura la couverture de son livre du moment. Un historic/fantasy assez facile à lire, mais elle aimait toujours en avoir un dans ses poches. Ce n’était pas comme si les autres enfants désiraient jouer avec elle pendant les pauses, pour la plupart, ils ne savaient même pas comment elle s’appelait. La petite blonde grosse ou Venusobèse cela leur semblait bien comme surnom. Venus leva les yeux au ciel en contemplant auparavant ses nombreuses marques et cicatrices, certains de ses cheveux blonds étaient sur le sol, arrachés, éventrés tandis que dans ses mains perlaient des fils d’un brun si sombre qu’ils se rapprochaient du noir. En un instant, elle les fixa en silence, puis les balança dans le vent, pour qu’ils volent, volent loin d’elle. Sans même s’en rendre compte, elle éclata de rire, puis de sanglots. Un peu des deux. Beaucoup des deux. L’adrénaline retombait comme un poids lourd sur ses épaules et la clouait inerte sur le sol.

Elsa. Sa Maman. Elle n’allait pas être contente.
Elle s’était encore battue avec quelqu’un dans son école.
Les embrouilles n’allaient pas tarder.
sorry not sorry.

C’était toujours la même histoire. Celle d’une enfant persécutée à cause de son poids et d’enfants qui se prenaient sa colère sur le visage. C’était toujours les mêmes événements, tout comme elle agissait toujours de la même façon, comme un animal instable, indomptable que le moindre petit feu pouvait rendre ivre de rage. Oh. Elle ne savait point se contenir Venus, elle ne débordait pas d’amour comme Claudia, la petite préférée de sa classe. Elle ne baissait pas la tête, elle ne fermait pas ses lippes pour ne pas répondre aux moqueries. Non, elle était de celles qui nocives mordaient le moindre bras se rapprochant pour toucher leurs imperfections. Elle ne se laissait pas effleurer, pas toucher, pas insulter, presque pas regarder. Et cela marchait très bien ainsi, la solitude était sa seule amie, elle s’en retrouvait à sourire. Parmi tous les enfants présents dans cet école, elle ne se reconnaissait en aucun. Cela n’était pas nécessaire, elle ne voulait ressembler à aucun d’entre eux.

Tu es magnifique ma chérie.

Les mots qui servaient à essuyer ses larmes transparentes, comme on essuierait un château de sable grâce aux vagues de la mer. Elle en avait pleuré Venus, toutes ses petites années, depuis la première moquerie, jusqu'à la dernière fois qu'elle avait été heurtée par ses mots. Désormais, elle n'en ressentait qu'un grand vide, celui qu'elle comblait avec de la lecture et ses expériences, avec de la violence et de la frustration, de la nourriture également. Elle ne comptait plus toutes les conneries qu'elle avait fait. Et sa mama, elle lui tirait toujours les oreilles à la fin, ayant la fâcheuse tâche d'être mère et père à la fois. Elles menaient la vie de famille monoparentale en excellant dans les gaffes. C’était ce qui les rapprochait, dans le fond. Parce que son père, il avait disparu. Du jour au lendemain, comme toute promesse vaine, comme ses larmes avaient séchées finalement. Il n’avait jamais cherché à en savoir plus, ni sur elle, ni sur leur famille. Sa mère lui avait toujours dis qu’il avait une tendance à préférer les jeux et l’argent aux gens. Une preuve indéniable quand on remarquait son absence.

— Venus ! Qu’est-ce que je t’ai dit ?! Mais c’est pas possible regarde ton état, ton visage est salement amoché.
— Je vais bien, ça va !

Et sur son visage, les étoiles constellant les galaxies s’y posèrent, faisant briller ses yeux, faisant éclore un sourire sur cette planète un peu trop brûlante et sanguine pour être approchée. Et il était beau ce sourire, unique, une des dents du fond manquant, l’honnêteté se dégageait de l’enfant, elle qui pourtant avait causé tant de mal auparavant. Tout ne devenait que souvenir d’hier. Tout était oublié, efface, annihilé. Et le monde recommençait tourner, juste en un sourire. Celui qui façonnait le monde. Tendrement, Elsa tendit un mouchoir et lui débarbouilla le visage, ôtant les quelques traces rougies, flattant les morsures avec la délicatesse d’une mère qui était tout pour son enfant. Elle effleura son visage légèrement potelé, puis sourit elle aussi, pour finalement lui offrir une pichenette sur le front.

— Je ne t’ai pas élevé ainsi jeune fille, tu m’avais promis que la dernière fois était la dernière justement. Ne me dis pas qu’elle le méritait encore.
— Je ne suis pas désolée, elle le méritait, vraiment. Et je ne l’aime pas. Je ne les aime pas, maman. Je veux partir d’ici.
— Je sais... mais ne les laisse pas t’embêter à cause de ton poids d’accord ? Tu es brillante, tu es très bien comme ça.
— Je sais...

Elle baissa les yeux et tourna la tête, détourna le sujet vers un autre, ne désirant pas entendre des mots de celle qui n’avait rien vécu de tel. Elle avait toujours été belle, Elsa, mama, elle ne comprenait pas. Et puis dans le fond, pouvait-on réellement accepter des compliments de celle qui nous avait donné le jour ? Elle la trouverait belle peu importe ce qu’elle était et à quoi elle ressemblait et peut-être bien que c’était cela l’important. Les critiques ne l’atteignaient plus en fin de compte, ce n’était même pas pour cela qu’elle s’était battue.

— Prends ton livre, on rentre à la maison.
— Elle en a arraché deux pages, c’est pour ça que je lui ai arraché les cheveux.

Un soupire. Encore un. Elsa était fatiguée du monde, mais elle ne le serait jamais d’elle. Jamais vraiment.

— Franchement... Bon, tu le garderas mais hors de question que ça ne se répète, est-ce que j’ai été claire ? Peu importe le livre.
— Hm... D’accord.

Et le sourire revint alors qu’elle lui tendit la main.
Et la promesse ne fut jamais faite.
Car elle recommencerait Venus, encore et toujours, pire, encore plus. Et ses doigts blesseraient encore davantage, elle ne savait pas montrer de douceur à ceux qui ne lui avaient offert que des larmes de douleur.
Et lui, celui qui l’avait rejeté elle et son amour de jeune fille, elle l’oublierait dans un jour ou deux. Elle n’en était pas inquiète.
Alors elle en vint à devenir plus nocive.
Une fleur avec des épines, comme on dit.

I'm a mess, I'm a loser
I'm a hater, I'm a user
I'm a mess for your love, it ain't new
I'm obsessed, I'm embarrassed
I don't trust no one around us
I'm a mess for your love, it ain't new




I remember tears streaming down your face when I said I'll never let you go
When all those shadows almost killed your light
I remember you said don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight


Les rues semblaient s'éterniser autant que ses plaies duraient, ne cicatrisant point, forçant les faux sourires tandis que les larmes, elles, menaçaient de perler contre ses joues. Elle courrait, comme si le monde s'écroulait petit à petit sous ses pieds, comme si le coeur palpitant de trop menaçait de s'effondrer sous les efforts. Et sa poitrine faisait mal, on la massacrait à coups de marteau et de bombes, on piétinait ses sentiments, jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Une inspiration soutenue, elle s'arrêta, le short blanc couvrant ses cuisses toutes aussi blanches, les couettes ruisselant le long de ses épaules. Elle en avait marre de courir, puis, elle avait aussi mal à la tête à force, du sang semblait s'y écouler sans même qu'elle ne le remarque. Venus s'agenouilla, contemplant le ciel gris, un début de pluie lui écrasant la joue et le front. Elle avait toujours aimé la pluie, elle rendait le monde calme, un peu comme elle, sans ses accès de colère. Oh. Ils étaient beaucoup moins fréquents désormais, maintenant que sa mère ne pouvait plus autant lui courir après.

▬ Hey, tu pleures ? Tu veux que je les frappe ?

Lorsque ses yeux se levèrent, ce fût pour contempler une silhouette aussi jeune que la sienne, la robe abîmée, les mains recouvertes de sable gris proche du gravier. Elle avait cette tonalité de voix grave pour une jeune fille, puis ses joues blanches un peu plus hâlées que les siennes. Les mains sur ses hanches, elle paraissait froncer les sourcils, faire la moue. Elle était une vraie petite curiosité cette petite.

— Tu saignes beaucoup, t’es sûre que tu ne vas pas mourir ? C’est eux qui t’ont fait ça ? Ils sont vraiment idiots, c’est pas la première fois.
— C'est rien.

Il fallait qu’elle règle ça seule, avant de n’en perdre que trop. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait, encore plus depuis que sa maladie avait été découverte. Elle devait faire attention elle le savait, mais elle n’y arrivait pas vraiment. Pas avec tout ça. Venus observa la jeune fille, à peine plus grande qu’elle s’agiter, plonger ses mains dans ses poches pour finalement lui tendre un minuscule pansement. Puis par la suite, la petite s’installa sur la balançoire pour aller plus haut, toujours plus haut. Elle l’avait sauvé ce jour-là, un peu comme un joli mot rassure, comme les bras parviennent à absorber un peu de tristesse uniquement en nous enlaçant. Lorsqu’elle avait pris une immense pierre et l’avait jeté sur la tête d’un des jeunes, elle avait ri, de ce petite rire qu’elle n’offrait plus, elle n’avait plus le temps, plus réellement l’envie.

Dès cet instant, elle eût comme une impression. De se reconnaître enfin en quelqu’un.
Elle ne la lâcherait plus.

Et elle avait fini par l’apprécier, elle et son caractère indomptable. Elle et ses colères quasi constantes. Elle s’énervait énormément, très souvent, pour tout et pour rien. Pourtant, elle était si tendre, si douce avec elle, elle était de nature à cacher cette partie là en crachant des flammes. Peut-être bien que le monde entier la craignait, mais pas elle, pas Venus, non, elle l’admirait. Et elle l’aimait Venus, elle l’aimait énormément, au point de se tenir prête à n’importe quelle heure pour la défendre, au point où toutes ses fugues en début d’adolescence étaient liées à cette belle. Elle l’aimait au point de tout lui accorder, de tout lui pardonner mais aussi d’être véritable avec elle, au point de se montrer exécrable au possible. Venus était bonne pour fuir les complications, sa fleur elle ne pouvait que prendre les répercutions sur elle, puis lui pardonner.

Cette période-là avait été charnière, remplie de désillusions et de mensonges, de promesses tenues et impossibles. Elles en avaient fait de conneries ensemble, une pour l’autre. Elles étaient collées une à l’autre au point de faire douter les sentiments amoureux. Mais à cette époque-là, Venus n’était pas encore prête à assumer les choses, elle ne voulait que voler plus haut, au point de risquer de traîner avec des mauvaises fréquentations. Oh. À cette époque elle aimait provoquer, tous, même celle qui lui avait tout donné. Cette même qui l’avait renié en apprenant qu’elle aimait les filles, qu’elle fermait les yeux pour le reste. Elsa l’avait abandonné petit à petit, lui fermant les portes de son noyau de confort. Et ce jour là encore une fois, Emilia avait sourit.

Sourire mensonger.
Sourire qui ne voulait rien dire.
Elle s’était sentie abandonné une fois de plus, par un amour qui pourtant elle avait cru être acquis et mérité. Cependant elle n’était pas la gosse parfaite non, elle ne le serait jamais.

Les regrets étaient des bagages en trop qu’elle ne s’attarderait pas à prendre.
Elle était peut-être bien un enfant raté en fin de compte, comme l’avait dit sa mama, un jour en lui essuyant les joues. Et ce jour-là, Emilia avait pris les mains de celle qui avait été sa meilleure amie, son tout et lui avait promis la lune et les étoiles. Elle lui jurait fidélité, si l'autre en revanche lui pardonnait d'être ce qu'elle était, une enfant gâchée.



“Faeries, come take me out of this dull world,
For I would ride with you upon the wind,
Run on the top of the dishevelled tide,
And dance upon the mountains like a flame.”  


Elle dansait, comme une reine, comme si le monde n'existait plus. 
Elle dansait, en oubliant les problèmes, en étant à la fois la bise et le feu qui brûle si fort qu'il en devenait éblouissant. Et soudainement, le monde n'existait plus.

Oh elle avait gagné un peu de grâce au fil du temps, elle avait pris encore un élan de confiance, elle avait continué de suivre ce qui lui plaisait. Et puis, l'adolescence n'était jamais aussi apaisée qu'en cet instant, les problèmes se calmaient, tandis qu'elle en créait encore de part en autres, comme une enfant ne se lassant pas des conflits qu'elle pouvait causer dans son entourage. Seize ans et la folie des grandeurs, l'instant où on s'apprêtait à rentrer dans la vie adulte tout en étant encore dans celle de l'enfant. Mais elle avait de l'audace Venus, elle brillait de son intelligence, ignorant les avertissement et écoutant autre chose que ses cours qu'elle connaissait déjà par cœur. Elle rêvait d'un autre monde, un monde agité malgré son mutisme, un monde qui lui ferait briller les prunelles déjà éteintes. Elle était encore un peu trop jeune pour rêver de quitter la Terre. Cependant, elle dansait, avec le feu dans les reins, avec cette étincelle dans le regard. Désormais, ses formes épousaient les courbes de ses vêtements taillées pour les vraies de ce monde. Et elle en ricanait, de leur hypocrisie, elle battait des cils devant leur idiotie, leur idée d'une plastique parfaite et maigre. Ce n'était que trop tard qu'elle avait réalisé qu'elle s'en retrouvait très bien comme elle l'était, qu'elle n'avait pas besoin de les cacher, ses bourrelets en trop. Trop tard. Elle était déjà tombée amoureuse de ses yeux.

Et on aimait le miel car il était infiniment sucrée.
Elle l'aimait car elle était, douce, plus douce encore que la mousse des vagues qu'elle avait pu effleurer du bout de ses pieds lors de ses rares vacances.

Elle tournoyait sur elle-même jusqu'à ce que la porte s'ouvre, que d'un coup de pied ravageur sa belle ne fasse voler son sac plus loin dans la pièce. Elle était un volcan imprévisible, qu'elle savait pourtant appréhender au fil du temps. Venus s'approcha, glissa sa main contre sa joue, embrassa le coin de ses lippes  délicatement, prenant une de ses mèches de cheveux pour la poser derrière son oreille. Tout était fraternel, rempli d'affection, d'un amour si doux et si nocif à la fois. Et sa mère, cela ne lui plaisait pas, qu'elle soit aussi proche d'elle, qu'elle ne l'aime autant, que ses yeux ne se posent pas sur un jeune homme de son âge. Alors elle fermait les yeux et continuait, ignorant ses remarques, ne la prenant désormais plus dans ses bras que lorsque sa mère semblait s'étouffer dans sa toux. Elsa avait toujours eu une santé fragile, tout comme elle, c'était familial elle aimait le penser.

▬ J'ai vraiment pas envie de partir tu sais ? Ca me fait vraiment chier.
— Ce n’est qu’une ville différente, pour les études c’est bien. Tu rêvais d’indépendance non ? Et tu n’aimes pas les gens d’ici.
— Peut-être mais je sens que je vais pas aimer ceux de là-bas. Londres t’imagines ?
— Oui enfin.

Le sourire qui apparut sur son visage semblait rêveur, émerveillé par de nouveaux horizons. Ses études spécialisés lui donnaient la possibilité d’enfin quitter Manchester pour aller ailleurs, ne plus vivre là, dans ce quartier où tout le monde connaissait tout de tous. Elle en avait rêvé, depuis toute petite, depuis que seule elle observait le ciel et comptait les nuages en pleine nuit. C’était une ville éclairée, celle qu’elle allait parcourir avant de se lasser, puis de passer à la suite, tout était enfin comme elle l’avait rêvé. Sa main vint chercher celle de sa meilleure amie, elle entremêla leurs doigts, posa sa tête contre son épaule. Oh le vertige de la nouveauté lui prenait les tripes, elle avait envie de sauter partout.

Peu de temps après elles sont parties, chacune avec leurs familles respectives, elle qui n’avait pas prévenu sa mère qu’elle ne serait pas seule se prenait encore les foudres de celle-ci. Elle l’avait mis dehors à un moment, agacée par toutes ses conneries. Puis lorsqu’Emilia a eu son accident de moto, lorsque son oreille s’en était retrouvée blessée à nouveau, sa mère n’avait pas été là pour lui apporter le soutiens qu’elle aurait voulu avoir.

Elle s’était petit à petit renfermée, jusqu’à qu’il n’y ait que la colère qui prenne le dessus sur ses sentiments.
Elle avait aimé, on l’avait trahie.
Elle n’en était que plus amère.



“Laying on the bathroom floor, feeling nothing
I'm overwhelmed and insecure, give me something
I could take to ease my mind slowly
Just have a drink and you'll feel better
Just take her home and you'll feel better
Keep telling me that it gets better
Does it ever? ”  


Les rivières pourpres ruisselaient le long de sa joue, l’arcade ravagée, découpée par un bout de verre. Encore un. Le sang ne cessaient de couler de ses plaies. En un éclat, un instant, la foudre s’abattit sur ses membres, la laissant la pantelante, l’arrière du pied battant contre la table alors que d’un seul geste elle renversa tout ce qui se trouvait sur son chemin sur le sol. Le souffle lui manquait, elle avait couru pour rentrer à la maison, en sécurité, toutefois elle ne s'en retrouvait que plus blessée encore. Venus ne savait plus ce qui était le pire, la tempête au dehors ou bien la bête qu’était sa mère pendant ses crises au dedans de son chez elle, endroit qui aurait dû être un paradis et un havre de paix mais qui n’en était plus depuis de nombreux mois désormais. 

— Je t’ai demandé une chose ! Une chose sale gosse. Tu devais rentrer avant que l’orage n’éclate. Je t’avais prévenu.
— Fous-moi la paix. Arrêtes de le plaindre en permanence, va te faire interner.
— Casses-toi de chez moi ! Va rejoindre la petite-amie avec qui tu traînes depuis tout ce temps. Tu détruiras sa vie aussi. 

Et un autre verre fût lancé en sa direction, elle tenta de le ramasser, de le rattraper, de tout effacer mais il lui mordit la peau, créant une nouvelle blessure. Elle était néanmoins moins douloureuse que celle qui venait du coeur. Oh. Elle savait les détails Emilia, elle savait que sa mère était malade, que sa bipolarité ne l’aidait pas à aller mieux. Elle avait toujours su que c’était compliqué pour elle, qu’a certains moments elle était bien, puis que d’autres c’était tout simplement impossible à tenir. Elle était née à cause de cela, une erreur de jeunesse, un moment maniaque qui avait causé une vie. Puis, son père était parti, l’abandonnant avec elle, celle qui ne lui avait pas appris à compatir. De l’arrière de la main, elle essuya les traces recouvrant ses joues laiteuses, le regard clair se posant sur ce spectre que n’était Elsa, sa mama, celle qui l’avait été tout du moins. Elle n’arrivait pas à compatir, pas directement, pas correctement. Elle n’en ressentait pas sa douleur, elle ne parvenait pas à le faire, elle n’avait jamais vraiment réussi. Alors, sans un bruit, sans un mot elle alla chercher ses affaires, fit ses valises, lui tourna le dos. Un instant, un moment, car elle l’aimait et la haïssait et ses sentiments là, elle ne savait les gérer. Ils étaient inutiles, elle préférait la logique, les fleurs, la science, tout ce qui était palpable. Elle ne croyait en rien d’autre, elle n’avait besoin de rien d’autre. 

Elle se sentait abandonné Venus. Alors elle abandonna à son tour. Cercle de haine et de déception. 

Et celui qui l’avait abandonné en ayant participé à lui donner la vie, elle le retrouverait pour lui faire comprendre qu’elle, elle portait le poids de son abandon toutes ses années. 

Désormais, elle vit encore ses aventures, avance dans ses études, vivant chez la mère de sa meilleure amie, celle qui avait pu essuyer ses larmes depuis tout ce temps. Cependant elle est nocive Venus, elle nécrose tout ce qu’elle touche et elle finira seule, elle le sait. Elle n’attend plus que de se blinder, pour mieux s’auto-détruire. 



Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 13:58 par Invité
PREUMS
T'ES TROP BELLE COMME CAAA in the end, we all become stories  3744571258
J’ÉDITE LATER PARCE QUE MON MESSAGE CRAINT MAIS JDOIS ALLER BOSSER TT
in the end, we all become stories  1973890357 in the end, we all become stories  1973890357 in the end, we all become stories  1973890357
Revenir en haut Aller en bas
growing strong
Alycia Hemsworth
growing strong
in the end, we all become stories  Tumblr_inline_ojuj3bc03m1tw2m0e_250
» Date d'inscription : 15/02/2014
» Messages : 62617
» Pseudo : margaux ; stardust.
» Avatar : zoey deutch.
» Âge : 28yo.
» Schizophrénie : jamie & gabrielle.
() message posté Sam 11 Aoû - 14:14 par Alycia Hemsworth
Re-bienvenue in the end, we all become stories  1922099377 in the end, we all become stories  1973890357
Bon courage pour ta fiche in the end, we all become stories  3744571258 in the end, we all become stories  1935183664
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 14:15 par Invité
(re) bienvenue sur le forum in the end, we all become stories  2894325006
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 14:35 par Invité
Rebienvenue in the end, we all become stories  208687334
Revenir en haut Aller en bas
Lola Barnett
she has the moon in her mind
that’s why stars spill off her lips.
in the end, we all become stories  Tumblr_mw0xuqkdLh1rswl9oo1_r1_500
» Date d'inscription : 08/05/2016
» Messages : 6568
» Pseudo : loyals. (sarah)
» Avatar : alycia debnam-carey.
» Âge : 23yo, (07.05).
» Schizophrénie : rioja, nova & teodora.
» Absence : 30 avril.
() message posté Sam 11 Aoû - 14:48 par Lola Barnett
(Re)bienvenue. in the end, we all become stories  1973890357
Revenir en haut Aller en bas
we push and pulllike magnets do
Olivia Andrews
we push and pull
like magnets do
in the end, we all become stories  Tumblr_mt6xdfvLsP1r8v0pno7_250
» Date d'inscription : 11/07/2015
» Messages : 10888
» Pseudo : marine / tearsflight
» Avatar : holland roden
» Âge : twenty-nine
» Schizophrénie : Jake & Alexander
() message posté Sam 11 Aoû - 19:17 par Olivia Andrews
(re)bienvenuuuue chez toi in the end, we all become stories  1942225346 et bon courage pour ta fiche in the end, we all become stories  1973890357
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
() message posté Sam 11 Aoû - 20:13 par Invité
rebienvenue à toi in the end, we all become stories  1922099377
Revenir en haut Aller en bas
Sixteen L. Wellins
you is kind. you is smart. you is important.
in the end, we all become stories  Tumblr_ox2i69sDKj1qehsoxo2_250
» Date d'inscription : 20/04/2018
» Messages : 2164
» Pseudo : mad mind (marine)
» Avatar : nina perfect dobrev.
» Âge : twenty-seven y.o.
() message posté Sam 11 Aoû - 22:33 par Sixteen L. Wellins
Le pseudo + le choix du vava, j'suis faaan in the end, we all become stories  2057610021 in the end, we all become stories  2057610021 in the end, we all become stories  2057610021.
(re)bienvenue par ici in the end, we all become stories  2637431331.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
London Calling. :: It's over :: Corbeille :: Anciennes fiches
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
» ghost stories.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-