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So we meet again • Evanwin

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() message posté Dim 12 Aoû - 14:01 par Edwin Turner
7 août 2018

- Une nuit Franky, de toute façon, je leur dois déjà... Mais demain, promis, je viens m'installer chez toi.

Ca te fait bizarre l'idée de vivre avec ton frère. Tu l'as pas connu jusqu'à il y a quelques mois, et voilà que tu vas t'installer pour une durée indéterminée chez lui. T'as un peu menti en disant que seulement une nuit leur était due, à cet hôtel : t'avais réservé la semaine, et tu sais qu'ils vont te garder un peu d'argent en pénalité d'annulation de dernière minute, mais tu voulais pas que Frank se sente obligé de participer financièrement ou quoi que ce soit du genre. Déjà qu'il t'accueille gracieusement chez lui jusqu'à la fin de ton séjour, et c'est toi qui te sens redevable. Tu sais d'ailleurs pas comment tu pourras lui revaloir ça, mais tu te promets de trouver un moyen d'une manière ou d'une autre.

T'as passé ton anniversaire avec lui, et t'es certain de garder ce souvenir-là jusqu'à la fin de te jours, et pour ça aussi, tu lui seras éternellement reconnaissant, à ton frangin. T'as évidemment eu ta mère et ton oncle au téléphone, pris des nouvelles de Dylan au passage, que t'as retransmis à votre aîné avec plaisir, et tu découvres une nouvelle ville. Rien de tel pour te mettre le smile jusqu'aux oreilles. Ce matin, t'as récupéré tes affaires, donc, pas que t'aies quarante mille bagages non plus, c'est pas vraiment ton genre, mais t'as tout de même ta valise et ton laptop dans ton sac à dos. T'attends à la réception, qu'on veuille bien s'occuper de toi. Tu pensais pas qu'ils auraient besoin d'autant de temps pour ton check out, mais manifestement, ils sont pas habitués à ce genre d'annulation. Ou la blondinette est nouvelle et galère un peu. Tu sais pas, tu demandes pas, et tu t'en formalises pas. C'est pas comme si t'avais un impératif horaire de toute façon, Frank passera te prendre quand tu lui feras signe, et d'ici là, t'as bien envie de te balader dans le quartier un peu, avant que ton pied à terre devienne Hammersmith.

Et en attendant, t'as fini par te retourner pour observer l'accueil de cet hôtel que t'auras finalement pas tellement visité... et là tu bloques. Tu restes interdit, la bouche entrouverte devant ce visage gravé dans ta mémoire. Tu reconnaîtrais sans peine ces grands yeux sombres, ces mèches brunes un peu rebelles.

- Eva...

T'arrives même pas à prononcer son nom en entier, tellement t'en reviens pas de la voir ici. T'es en train de rêver c'est pas possible. Tu te souviens de ces instants magiques au Brésil, de ta détresse et de l'incompréhension quand elle a disparu du jour au lendemain, sans te laisser de coordonnée ni d'explication. Tu t'en es tellement voulu de pas avoir pris son numéro, mais vous étiez tellement dans un autre monde à ce moment-là... et puis t'es presque sûr qu'elle aurait pas répondu à tes appels, de toute façon, si t'avais pu et tenté de la joindre.

Et voilà qu'elle se trouve là, face à toi, et tu sais tellement pas comment réagir ! T'as envie de la prendre dans tes bras et de l'embrasser, mais t'as peur d'être repoussé, comme elle t'a abandonné là-bas, il y a quelques années maintenant. Puis rien te dit qu'elle t'a pas oublié, depuis le temps, elle a peut-être même bien rencontré quelqu'un avec qui faire sa vie depuis. Et tu lui en veux un peu, au fond, de pas t'avoir au moins donné une explication, ou même juste dit au revoir. Mais ça n'empêche pas les battements de ton coeur de s'accélérer, et ton souffle de s'arrêter un instant quand elle croise ton regard et t'en oublie complètement la blonde de l'autre côté du comptoir pour t'approcher doucement d'elle, une main nerveuse sur ta nuque.

- Je pensais pas qu'on se reverrait un jour... encore moins comme ça par hasard... Ici, à Londres...

T'essaies d'avoir un air naturel mais tu sens bien que t'es à côté de la plaque, t'es hésitant, dans tes gestes autant que tes mots. Tu brûles de lui demander pourquoi elle est soudain partie, mais t'as peur de sa réponse autant que de la voir fuir encore et ces mots-là restent au fond de ta gorge.

- Comment tu vas depuis... ?

Ta question reste en suspens comme tu sais pas comment la terminer sans que la rancoeur l'emporte, mais elle saura bien combler le vide, n'est-ce pas ?

@Evana A. Artemieva
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() message posté Dim 12 Aoû - 20:37 par Evana A. Artemieva

so we meet again •
On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C'est la tristesse du premier jour d'école. C'est lorsqu'il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C'est Orly ou la gare de l'Est à la fin d'un amour. C'est l'enfant qu'on ne fera jamais ensemble. C'est quelquefois moi. C'est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d'une rencontre ... ( evanwin ) Jamais il n'avait eu le courage de lui avouer son amour. Certains jours, il pensait qu'elle était amoureuse de lui, mais comment en être certain ? Surtout, il ne se sentait pas de taille à supporter un refus. Il l'aimait trop pour ça.
Evana avait retrouvé sa petite sœur, son double, cette jumelle si inaccessible durant toutes ces années, et putain ce que ça fait du bien. Elles avaient passés le reste de la journée, une partie de la nuit à parler, à rire, à être comme avant : inséparables. Elles s’étaient même endormis dans le canapé de Nevada, l’une contre l’autre, dans un sommeil aussi paisible l’une que l’autre. Un sourire aux lèvres, le cœur à l’unisson. Evana ne pouvait qu’admettre ce matin-là que sa sœur lui avait manqué plus que raison, et qu’elle avait comblé le trou de son cœur, béant depuis tant d’années. Nevada était le maillon manquant de sa vie, la voile qui maintenait son bateau à flot, l’élément qui lui permettait de garder l’équilibre, elle lui permettait d’aimer la vie avec ses saveurs. Ce matin-là, Evana se rendait compte à quel point elle avait été stupide de la rejeter de la sorte, car sans elle, elle n’avait même pas réussit à survivre. Aujourd’hui, elle avait décidé de ne plus jamais la quitter, elle avait décidé de ne plus jamais l’abandonner. Elle allait aller de l’avant, et réapprendre à vivre dans cette ville où tout est différent. Elle allait tirer un trait sur le passé, sur la Russie, sur ces années en enfer, et elle allait lui dire la vérité. Sur sa vie de ses dernières années, sur sa lâcheté, sur cette maladie qui lui pourrit la vie, mais elle savait qu’avec elle, elle allait garder le cap.

En ouvrant les yeux ce matin-là, son cœur n’était plus douloureux, ses pensées n’étaient pas noires, mais plus teinté de rose. Pour la première fois depuis des années, elle était heureuse. Comme là-bas, comme au Brésil. Son cœur se serrait un peu à cette pensée, elle avait tant laissé en Amérique du Sud, elle avait probablement laissé filé l’amour de sa vie. Par bêtise, par lâcheté. Elle espérait qu’il aille bien, qu’il était heureux comme à Rio. Elle soupirait à cette pensée, puis son regard croisait celui de sa sœur, et un rire apparaissait entre les deux jeunes femmes, lui permettant de chasser cette triste pensée.

Evana pris sa douche, enfilait une petite robe d’été, et coiffait son carré élégant, espérant intérieurement que le climat londonien allait lui donner du répit. Tropéziennes au pied, maquillage léger, elle sortait en tournoyant sur elle pour montrer à sa sœur qui validait sa tenue de la tête. Elle mit sa montre thérapeutique, instrument indispensable à sa survie malgré le bonheur qui coulait dans ses veines. Aujourd’hui, elle allait vivre. Nevada devait travailler, et l’avait supplié d’annuler sa réservation d’hôtel, de rester ici, près d’elle. Alors elle devait se rendre à Notting Hill, et signer la fin de sa vie de reine. Petit déjeuner avalé, sa jumelle lui indiquait le chemin à prendre, et après un doux baiser sur sa joue, Evana pris son sac, ainsi que les clés de sa sœur, et pris la direction de Notting Hill.

Elle ne s’était pas perdue, et elle n’était pas peu fière de ça, elle qui avait un sens de l’orientation si mauvais. Et elle s’était directement rendue au comptoir, expliquer les raisons de son désistement.

« - Bonjour, je suis Mademoiselle Artemieva. J’avais une réservation pour une semaine, je viens l’annuler, j’ai quelqu’un pour m’héberger finalement. »

Un sourire à faire pâlir les hommes autour et le standardiste, elle jouait la carte de la séduction pour que tout se passe bien. Elle se savait en tort, elle savait qu’il y avait des pénalités en jeu, mais elle espérait surtout le moins de casse possible. Et à voir le sourire de l’homme en face d’elle, elle avait gagné. Il lui expliquait qu’à l’avenir il fallait prévenir plus tôt, mais que pour cette fois, il ne lui ferait pas payer de frais supplémentaires. Un sourire faussement excusé, des remerciements mille fois trop généreux, et Evana s’apprêtait à s’en aller, quand elle entendit son nom. Elle se retournait alors, et ses yeux se posaient sur lui.

Sur celui avec qui elle n’avait été que plus heureuse. Celui qu’elle avait abandonné sans explication, sans raison. Edwin. Le hasard faisait tellement bien les choses, elle avait pensé à lui le matin même, s’était remémorés les doux moments passés à ses côtés. S’était souvenu de chaque trait de son visage, de la douceur de ses contacts, de son rire. Son cœur eut un loupé, et son sourire s’agrandissait quand elle se rendait compte qu’il était là, devant elle. Un pied de nez au destin. Elle ne s’était pas attendue à ça, encore moins maintenant, pas après toutes ces années. Et elle ignorait totalement ce qu’il devait penser d’elle. Peut-être qu’il l’a détesterait, peut-être qu’il renierait tous ces moments merveilleux, mais elle vit dans son regard cette même envie qu’elle. Cette envie hiératique de le prendre contre elle, de l’embrasser, de renouer, de rire, de vivre. Tout avait été plus simple avec lui. Et pourtant, il ignorait tout d’elle. Absolument tout. Il ne l’avait vu que sous son plus beau jour. Elle sentait son cœur malade s’emballer dans sa poitrine, et le bruit de sa montre lui indiquait qu’il battait trop vite, qu’il était temps qu’elle se calme. Un rire sortait de ses lèvres, et elle fermait les yeux, reprenant sa respiration qu’elle avait cessée durant une minute. Elle était comblée de le revoir. Et quand il s’approchait d’elle, son sourire fut plus grand, plus sincère encore, et elle acceptait cette proximité avec plaisir non dissimulée.

« - Le hasard fait bien les choses. »

Et après le bonheur, venait la culpabilité. Sournoise, et vile. Elle savait que ce qu’elle avait fait c’était mal, elle lui devait des explications, mais en réalité, elle avait peur de lui dire qu’elle avait eu peur. Que tout était lié à son existence souvent merdique, qu’elle n’était pas stable, qu’elle n’était qu’une grenade dégoupillée. Mais elle avait surtout peur qu’en lui disant tout ça, il prenne la fuite. Son cœur lui ne cessait pas sa chamade, et elle savait que ce n’était pas bon pour elle. Alors elle coupait la sonnerie émanant de sa montre, et regardait Edwin qui semblait mal à l’aise face à elle. Elle sentait le blanc venir, et elle voulait effacer ce malaise entre eux. Alors elle lui souriait qu’un peu plus.

« - Je vais bien. Ça te dit un petit déjeuner, toi et moi, au café d’en face. Histoire de se détendre un peu et de te donner les explications auquel tu as le droit ? »

Elle savait qu’il n’allait pas refuser, parce qu’il n’était pas de ce genre-là. Alors elle hélait la femme qui s’occupait de son dossier, et lui expliquait qu’elle pourrait les trouver en face si elle le cherchait pour terminer son annulation. Peut-être qu’elle allait lui épargner des frais inutiles. Et comme avant, elle prit sa main, et le conduisait au bistrot d’en face, s’installant en terrasse, face à lui. Elle ouvrit son sac, prit son cachet pour le cœur et l’avalait avec un peu de sa bouteille d’eau, avant de retirer sa montre et de la mettre sur la table. Elle voulait cesser d’entendre ce bruit, elle ne voulait entendre que lui. Elle posait alors son regard sur lui, et lui fit un sourire, disant simplement.

« - Tu n’as pas changé Edwin. T’es toujours aussi beau. »

Authentique et sincère. Elle ne s’en était jamais cachée.
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() message posté Lun 13 Aoû - 9:59 par Edwin Turner
Elle est rayonnante. Magnifique dans sa tenue estivale qui te rappelle tellement Rio ! T'as envie de retrouver la mer et les vagues, d'entendre à nouveau son rire sur la plage, et de la serrer dans tes bras, oh bon dieu, la serrer contre toi encore une fois ! Si t'avais le moindre doute - mais en réalité, il n'y en avait pas le moindre - il est levé quand elle se présente à l'accueil, et tu sourirais presque si t'étais pas aussi chamboulé, du hasard, du destin : elle aussi vient annuler sa réservation. Elle aussi, était descendue ici, mais a finalement un autre hébergement. Tu sais pas encore qu'elle aussi, elle a retrouvé sa famille. Vos situations sont différentes, mais tu retrouves ton frère, et elle sa soeur. Drôle de parallèle dans vos vies, après cette parenthèse au Brésil.

Et tu t'en fous tellement, alors, des pénalités de désistement de l'hôtel, de la différence de traitement entre elle et toi comme le type qui s'occupe d'elle ne lui oppose aucune résistance et accède avec un sourire ravi à sa demande. Tout ce qui accapare tes pensées, c'est qu'elle est là, face à toi, souriante, et tu crois rêver. Alors certes, il y a ce pincement dans ton coeur dû à l'abandon, et une pointe de rancoeur, mais ils ne peuvent rien contre le bonheur que ça te fait de juste revoir son visage autrement qu'en pensée.

« Le hasard fait bien les choses.
- Vraiment ? »


Tu peux pas empêcher la question de passer tes lèvres : après tout si elle est partie comme une voleuse ce jour-là, c'était peut-être qu'elle n'avait pas envie de te revoir. Pourtant son visage souriant, cet éclat dans son regard, sa démarche paisible comme elle s'approche à son tour, comblant le peu de distance que t'osait laisser entre vous, tout ça te confirme qu'elle est heureuse de te revoir aussi. T'entends ce bip à son poignet comme un parasite lointain, plus rien n'a d'importance que son regard plongé dans le tien. Et ces mots qu'elle prononce, rompant le silence que tu ne sais pas vraiment comment briser toi-même.

« Je vais bien. Ça te dit un petit déjeuner, toi et moi, au café d’en face. Histoire de se détendre un peu et de te donner les explications auquel tu as le droit ? »

T'esquisses un sourire, hoche simplement la tête. Tu pourrais embrayer sur ces explications qui auront mis des années à venir, alors que tu t'es posé mille questions pendant tout ce temps, sur ce que tu avais bien pu faire ou dire ou ne pas faire ou ne pas dire pour qu'elle s'enfuit ainsi. Tu souris encore lorsqu'elle fait son numéro de charme à l'hôtesse qui s'occupe de ton cas, et laisse sa main trouver la tienne, naturellement. Comme avant. Et t'as pas la moindre envie que ça ne soit pas comme avant, comme c'était entre vous, là-bas, sous le soleil des tropiques. Tes doigts enlacent les siens, t'as presque l'impression que si tu les lâches, elle va s'évanouir dans les airs, que tu vas te réveiller dans ta chambre et que t'auras rêvé tout ça. Mais vous vous installez en terrasse en face de cet hôtel que tu vas quitter sous peu, et tu la vois ouvrir son sac sans que rien ne s'efface.

Tu fronces les sourcils, cependant, en la voyant sortir un cachet qu'elle avale avec les gestes simples de l'habitude, tout comme elle retire sa montre et la pose sur la table. T'es pas médecin, et t'es pas au fait de toutes les avancées technologiques dans ce genre de domaine, mais t'es sportif, et des montres retraçant tes signaux vitaux et précisant les résultats de tes entraînements, t'en as connu un certain nombre. Il y a une alerte qui s'allume dans ton cerveau, sans que tu parviennes à déterminer tout ce qui découle de ce bip qui s'éteint soudain. Mais t'as pas le temps de poser de question qu'elle a déjà repris la parole, et tu souris encore, comme si c'était tout simplement impossible pour toi de ne pas le faire face à elle.

« Tu n’as pas changé Edwin. T’es toujours aussi beau.
- Merci du compliment, mais il est tout autant valable pour toi. Tu es superbe... radieuse même. »


Et si t'es plus qu'heureux de la revoir, de la retrouver aussi belle qu'auparavant, tu peux pas t'empêcher de penser qu'elle est si radieuse sans toi, et que, peut-être, ta présence auprès d'elle n'est pas une si bonne idée. Ou peut-être qu'elle aussi, c'est te revoir qui lui donne un sourire aussi rayonnant ? T'es confus, et tu sais réellement pas sur quel pied danser. Alors même si t'as peur de sa réponse, même si tu sais plus trop si tes mots ou tes gestes seront pris aussi simplement que là-bas, ta main a à nouveau cherché la sienne, et après une seconde à observer vos doigts noués, tu relèves le regard vers ses prunelles sombres qui t'ont envoûté dès le premier instant, avant même qu'on vienne prendre votre commande.

« Qu'est-ce qui s'est passé, Evana ? Est-ce que j'ai fait quelque chose qui...? »

Tu sais même pas vraiment comment formuler cette question, t'as tourné votre séjour ensemble dans tous les sens dans ta tête, et t'as pas trouvé de réponse à cette question. Pendant des semaines, des mois. Et une fois encore, tu la laisses en suspens, cherche la réponse dans son regard avant qu'elle ne reprenne la parole.
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() message posté Sam 18 Aoû - 4:00 par Evana A. Artemieva

so we meet again •
On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C'est la tristesse du premier jour d'école. C'est lorsqu'il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C'est Orly ou la gare de l'Est à la fin d'un amour. C'est l'enfant qu'on ne fera jamais ensemble. C'est quelquefois moi. C'est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d'une rencontre ... ( evanwin ) Jamais il n'avait eu le courage de lui avouer son amour. Certains jours, il pensait qu'elle était amoureuse de lui, mais comment en être certain ? Surtout, il ne se sentait pas de taille à supporter un refus. Il l'aimait trop pour ça.
Grâce à sa mère, elle avait retrouvé sa sœur. Grâce à elle, elle avait renoué avec cette partie d’elle-même qui s’était éteint à mesure que les jours ont défilés. Elle lui avait donné une seconde chance, celle de tout recommencer. Mais il n’y avait pas que ça, grâce à elle, elle avait aussi retrouvé cet amour perdu par sa faute. La peur du rejet, la peur d’aimer, la peur de vivre, c’est ce qu’elle avait ressenti le matin de son départ de Rio. Elle n’a jamais été quelqu’un de stable dans sa vie, Evana le savait mieux que quiconque, et elle ne voulait pas affecter la belle personne qu’était Edwin. Alors pour faire le moins de casse possible, lui faire le moins de mal, elle s’était évanouit au petit matin, sans jamais oublier l’amour qu’elle avait éprouvé pour lui durant tout ce temps ensemble. Elle avait voulu le protéger, maladroitement. Maintenant, elle regrettait son choix, car quand elle a croisé son regard, elle a senti son cœur battre aussi fort qu’avant. Ses sentiments, elles ne les avaient nullement oubliés, et elle parvenait à regretter de l’avoir quitté ainsi. Car bon dieu ce qu’elle l’a aimé, et ce qu’elle l’aime encore. Alors elle n’a pas pu faire autrement que de noyer ses yeux dans les siens, de s’approcher de lui insidieusement, et de ne plus le lâcher. C’était comme deux aimants s’attirant l’un à l’autre, et ça avait toujours été comme ça entre eux. Depuis le commencement. Elle arrivait même à oublier l’environnement, la vie grouillant autour d’eux, il n’y avait qu’Edwin à ses yeux, et rien d’autre. Sa question l’avait quelque peu atteint, lui révélant la gravité de son geste, pourtant son sourire restait figé sur ses lèvres, tant elle était heureuse de le voir.

« - Vraiment. »

Elle aimait ces coups du destin. Elle aimait se sentir heureuse, et aimé, ça faisait des années qu’elle n’avait pas ressenti ce bonheur intense, et puis il lui avait tant manqué. Elle n’allait pas louper un seul instant à ses côtés, à condition qu’il veuille bien d’elle près de lui. Alors elle écourtait la demande de la standardiste d’un sourire, d’une petite joute verbale, et l’emmenait avec elle. Elle ne le voulait rien pour elle, comme avant. Elle ne voulait plus rien d’autre qu’un univers où il n’aurait que lui et elle. Evana était romantique, et fleur bleue, avec lui, elle était quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus vivant. Et maintenant qu’elle avait retrouvé sa jumelle, elle était-elle encore plus qu’auparavant. Elle espérait juste qu’il ne prendrait pas la fuite à son tour, car elle ignorait si elle y survivrait. Alors elle se contenta de ses doigts entrelacés aux siens durant leur fuite, de sa proximité soudaine pour ravir son cœur qui s’emballait sous tant d’amour. Elle le fit taire d’un cachet, d’une coupure avec la technologie, et prit le temps de respirer pour qu’il cesse de s’emballer. L’amour. Elle ne voulait pas lui dire l’amère vérité de sa condition, pour ne pas qu’il prenne peur pour elle, qu’il l’a prenne en pitié, elle ne le supporterait pas. Elle avait appris à vivre avec son cœur malade, et s’y était fait, il n’y avait pas d’issue pour le moment de toute façon. Elle se contentait alors de sourire, d’être authentique à ses côtés, comme avant. Et quand il l’a complimentait, son sourire se fit plus grand, et ses joues se mirent à rougir doucement, elle n’avait pas l’habitude de tout ça, et peinait à y croire.

« - Merci. C’est l’effet toi, j’crois. »

La vérité dans sa dimension dans la plus pure. Car c’était lui qui la rendait comme ça, c’était lui qui lui donnait ce sourire indélébile sur le visage, c’est lui qui la faisait rayonner. Comme toujours. Comme depuis le commencement de leur histoire. Alors quand Evana sentit sa main cherché la sienne, elle la serrait délicatement, fortement, comme si elle ne voulait plus qu’il s’en aille. Comme si elle voulait le garder que pour elle. Elle regrettait amèrement son choix, cette décision stupide, car avec lui, elle était la meilleure version d’elle-même, et elle se sentait terriblement aimé. Ses yeux trouvèrent ceux d’Edwin, et quand elle entendit sa question, elle posait sa main sur ses lèvres pour qu’il cesse de se torturer avec de tels mots. Elle lui devait la vérité, et non une détourné. Elle caressait alors ses lèvres délicatement, se rappelant la douceur de celles-ci sur sa peau, puis caressait sa joue tendrement, lui répondant.

« - Tu n’as rien fait Edwin. C’était d’ma faute, et uniquement de la mienne. J’ai pris peur. Peur d’aimer. Peur de tout perdre. J’ai jamais été quelqu’un de stable, et je crois que je ne le serais jamais réellement… »

Elle lui fit un sourire triste, continuant à serrer sa main, à caresser sa joue. Se livrant à lui.

« - Mais si tu savais comme j’ai regretté mon choix quand l’avion a décollé, je m’en suis voulue d’avoir saccagé notre histoire. Tu ne méritais pas ça. T’es tellement quelqu’un de bien contrairement à moi. T’es si beau, si solaire. Moi si terne, si disloqué. Je ne veux pas te faire de mal. Non jamais, mais c’est inévitable. »

Evana se mit à soupirer, perdu son sourire, et ses yeux se remplissaient de larmes. Elle laissait son visage, se contentant de prendre sa main des siennes, la serrant fortement. Son regard se posait sur sa montre, et elle comprit qu’il était temps de lui dire sa vérité. Alors la voix tremblante, elle lui avouait tout.

« - Je suis malade Edwin. J’ai une insuffisance cardiaque, et si je ne retrouve pas un nouveau donneur, ma vie s’arrêtera prématurément. Je suis tellement désolée de t’annoncer ça comme ça. Là, maintenant. Mais ça explique le choix que j’ai fait y’a bien des années. J’veux éviter de faire souffrir les gens autour de moi, J’taime trop pour que tu es mal un jour par ma faute. Mais faut croire que c’est impossible, un jour j’te ferais du mal bien malgré moi. »

Paf. La vérité avait éclaté, et elle se détestait de le faire souffrir de la sorte. C’était pour le protéger qu’elle était partie de la sorte, pour éviter que sa mort le rende malheureux, pour éviter le dommage collatéral qu’il serait si elle venait à disparaître. Elle espérait juste que la vie l’épargnerait le plus longtemps possible. Une larme roulait sur sa joue à la fin de ses mots, et elle approchait la main d’Edwin à ses lèvres pour y déposer un tendre baiser. Elle n’avait jamais cessé de l’aimer malgré tout ça, et elle savait qu’il n’en serait pas autrement.

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() message posté Sam 18 Aoû - 20:47 par Edwin Turner
Les sentiments ne disparaissent pas d'un battement de cil, juste parce qu'on l'a décidé, tu le sais bien. Un battement de coeur vous rappelle qu'ils sont toujours là, aussi forts qu'avant, quand bien même ils ont été enfouis pendant des années. C'est ce que tu ressens en la voyant, là, face à toi. C'est le sentiment qui t'étreint en même temps que tes doigts se mêlent aux siens.

« - Vraiment. »

T'as envie d'y croire, à ce vraiment. Au hasard qui fait bien les choses en vous réunissant, enfin, après tout ce temps. A ce que signifient ses pommettes rougies sous tes compliments.

« - Merci. C’est l’effet toi, j’crois. »

Dieu que ça te met des papillons dans le ventre de l'entendre dire ça si naturellement ! Comme à Rio, comme les premières fois où vous vous êtes adressé la parole, quand vous avez commencé à flirter. Pourtant tu ne peux pas t'empêcher de poser les questions qui te sont restées en tête pendant tout ce temps, parce que tu as besoin de comprendre, parce que la voir si souriante près de toi te rend plus confus encore et rend plus inexplicable encore son départ du Brésil, si soudain, si inattendu. Ses doigts sont venus faire taire les mots sur tes lèvres quand tu commences à évoquer une potentielle faute de ta part, avant que sa main ne caresse ta joue. Et t'as tellement envie de l'embrasser alors ! Mais tu te retiens, quelques instants au moins, le temps d'avoir des réponses dont tu sais avoir terriblement besoin.

« - Tu n’as rien fait Edwin. C’était d’ma faute, et uniquement de la mienne. J’ai pris peur. Peur d’aimer. Peur de tout perdre. J’ai jamais été quelqu’un de stable, et je crois que je ne le serais jamais réellement… Mais si tu savais comme j’ai regretté mon choix quand l’avion a décollé, je m’en suis voulue d’avoir saccagé notre histoire. Tu ne méritais pas ça. T’es tellement quelqu’un de bien contrairement à moi. T’es si beau, si solaire. Moi si terne, si disloqué. Je ne veux pas te faire de mal. Non jamais, mais c’est inévitable. »

Arrête. Arrête de te descendre comme ça. C'est ce que t'as envie de dire, mais tu sens aussi, et surtout, que si tu la coupes dans son élan, tu n'auras pas toutes les réponses et tu te fais violence pour ne pas intervenir. Son sourire s'est terni, ses yeux sont devenus trop brillants, et ça te détruit.

« - Je suis malade Edwin. J’ai une insuffisance cardiaque, et si je ne retrouve pas un nouveau donneur, ma vie s’arrêtera prématurément. Je suis tellement désolée de t’annoncer ça comme ça. Là, maintenant. Mais ça explique le choix que j’ai fait y’a bien des années. J’veux éviter de faire souffrir les gens autour de moi, J’taime trop pour que tu es mal un jour par ma faute. Mais faut croire que c’est impossible, un jour j’te ferais du mal bien malgré moi.
- Evana... »


Elle a déposé un baiser sur ta main, et tu la laisses faire un instant. Tu sens ton coeur se serrer plus encore quand cette larme roule sur sa joue, et tu peux plus rester inactif plus longtemps. T'as levé la main vers son visage à ton tour, cherchant à le redresser vers toi, pour croiser à nouveau ton regard. T'as tellement de choses à lui répondre, pourtant la première action que tu fais, c'est pas de prendre la parole. Non, c'est de te pencher pour venir déposer un baiser sur ses lèvres, comme s'il pouvait effacer la tristesse qui la submerge.

« - Je t'ai aimée dès le premier jour, je crois, et je t'aime toujours. Et que tu sois malade n'y change rien. Je te remercie de ton honnêteté, même si c'est une nouvelle difficile à encaisser, je l'admets... Mais ça ne change rien à ce que je ressens pour toi... »

A ton tour tu caresses sa joue, laisse planer un bref instant de silence, avant de reprendre.

« - Peut-être que le temps est compté. Ou peut-être qu'on te trouvera un donneur. On ne le saura pas à l'avance. Mais est-ce qu'on ne peut pas profiter de chaque jour qu'il nous est donné d'être ensemble, plutôt que de se faire souffrir prématurément ?... »

Parce que tu comprends bien, dans son discours, dans sa voix tremblante, dans ses yeux pleins de larmes, que t'es pas le seul à avoir souffert tout ce temps.

« - Si je devais choisir entre quelques semaines, quelques mois, quelques années de bonheur auprès de toi... ou la tristesse de ne jamais t'avoir rencontrée, ou celle de ne jamais te retrouver... Mon choix est vite fait, tu sais ? »

Ca a l'air dit de façon irréfléchie, peut-être, mais ça n'est pas le cas. Tu sais bien que t'as été malheureux sans elle, et oui, tu le seras si on ne parvient pas à la sauver. Mais ces moments avec elle, tu les chéris plus que tout, et tu les effacerais pour rien au monde. Alors avoir peut-être la chance d'en vivre d'autres ? Bien sûr que tu dis oui, plutôt deux fois qu'une, même. Et t'espères qu'elle comprenne ton point de vue, mais t'es prêt à te battre avec elle pour que ça soit le cas s'il faut. Tu viens de la retrouver, et t'as plus l'intention de la laisser partir.
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() message posté Lun 20 Aoû - 20:37 par Evana A. Artemieva

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On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C'est la tristesse du premier jour d'école. C'est lorsqu'il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C'est Orly ou la gare de l'Est à la fin d'un amour. C'est l'enfant qu'on ne fera jamais ensemble. C'est quelquefois moi. C'est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d'une rencontre ... ( evanwin ) Jamais il n'avait eu le courage de lui avouer son amour. Certains jours, il pensait qu'elle était amoureuse de lui, mais comment en être certain ? Surtout, il ne se sentait pas de taille à supporter un refus. Il l'aimait trop pour ça.
Evana y avait cru à leur histoire, là-bas, à Rio. Parce que tout c’était fait si simplement, tout avait été si beau tout de suite. Une évidence dans l’état le plus pur qu’il soit, un amour franc et solide. Avec Edwin, elle avait oublié sa condition, son cœur malade, son esprit border line, son âme disloquée. Avec lui, elle s’était sentit revivre, et plus rien n’avait d’importance que son sourire, que son rire, que son cœur qui bat si fort, si intensément. Il l’avait rendu heureuse, plus belle encore. Puis quand la peur la prit, l’enveloppant sournoisement, elle fit envoler l’insouciance, lui rappelant la dureté de sa condition, lui rappelant son compte à rebours dans la poitrine, et elle n’a pas eu le choix que d’y mettre fin. Elle ne voulait pas que sa probable mort l’atteigne. Elle ne voulait pas qu’il l’a pleurs, elle ne voulait pas le voir souffrir. Alors partir fut à la fois un déchirement et un mal nécessaire pour qu’il ne sache jamais ce qu’elle allait devenir. Et pourtant, la vie en avait décidé autrement, et c’était ici, à des milliers de kilomètres de Rio qu’ils se retrouvaient. Ils étaient bien loin des décors de rêve, de la plage à perdre vue, de l’eau turquoise. C’était ici dans ce cœur grisonnant, dans cette île en plein cœur de l’atlantique qu’ils se retrouvaient. Par pur hasard. Alors même si Evana fut heureuse de le retrouver, de revoir ses belles prunelles et ce sourire à tomber à la renverse, elle savait aussi qu’elle ne pourrait pas fuir cette fois-ci, qu’elle allait devoir tout lui dire, sans mentir. Elle s’en voulait déjà de la souffrance qu’elle allait lui infliger, et elle savait aussi que malgré tout ça, il allait faire partie de la liste des gens qui souffriront lorsque tout sera fini. Une de plus.

Alors elle lui avouait la terrible vérité sur son cœur malade, et elle fuyait son regard une fois fini, ne pouvant supporter la tristesse de ses prunelles, la douleur enserrant ses traits si beaux. Elle se contenait juste d’un baiser sur sa main, de ses yeux posés sur celle-ci, silencieuse. La peine ravageant ses traits, et son cœur en peine. Avec ce baiser, elle le remerciait de l’avoir écoutée sans jamais la couper, elle le remerciait de l’aimer un tant soit peu, et elle se devait de le rassurer, car elle, elle n’avait plus peur de mourir même si elle était jeune. Elle avait appris à vivre avec, ce qui n’était pas le cas de tout le monde. Et pourtant, elle n’a pas pu retenir cette larme, car elle refusait qu’il vive tout ça lui aussi. Et quand elle perçut son prénom à ses oreilles, ça lui fit tant de bien. Tout comme sa main sur ta peau, celle-ci qui la forçait avec douceur à croiser la beauté des yeux d’Edwin. Et Evana le vit s’approcher et déposer ce baiser salutaire sur ses lèvres. Guérissant son âme et son cœur blessé. Elle avait tant rêvé de ce moment une fois de plus, tant rêvé qu’un jour ils reprendraient leur histoire là où elle s’était terminée. Et ça semblait accessible selon lui. Elle sentit la douceur de son baiser, de sa caresse sur sa joue, et elle fermait alors les yeux, savourant ce contact plus que permis. Lui répondant à demi-mot dans un murmure.

« - Merci de m’aimer à ce point. »

Elle se sentait comme une bombe à retardement, et il serait le sacrifié s’il l’aimait trop profondément. Elle ne voulait pas de ça, non, pas pour lui. Elle rouvrit ses yeux embués sur lui, la sincérité, la peine enfouis dans ses traits, elle posait alors sa main sur la sienne, et la serrait doucement.

« - Tu souffriras un jour Edwin, qu’on le veuille ou non. Et je refuse d’en être la cause. J’peux pas te faire ça, pas à toi.»

Ce qu’il disait semblait déraisonné, trop beau pour être vrai. Elle aurait tant adoré le voir grandir à ses côtés, lui offrir tout l’amour du monde sur un plateau alors qu’elle, elle se mourrait. Elle aurait adoré serrer sa main dans la sienne soit lorsqu’un donneur serait apparu, ou qu’elle rende son dernier souffle. Mais elle savait surtout qu’il allait pleurer pour elle, qu’elle allait lui éclater le cœur à coup de marteau, et qu’elle ne pourrait rien y faire. Elle se mordait la lèvre, se maudissant d’être malade.

« - Ce choix, je ne veux pas que tu le regrettes Edwin. Car un jour la balance penchera d’un côté et d’un autre, et ton cœur, je l’éclaterais en mille morceaux. J’taime trop pour te briser comme je brise ceux qui m’entoure. J’suis pas quelqu’un de bien. »

Elle croyait en ce qu’elle disait, elle était le diable de cette famille, elle était maudit. Elle avait toujours attiré le malheur autour d’elle, et elle savait que ça continuerait sûrement. Elle s’interdisait de rêver, d’aimer, pour ne pas faire plus de mal que ça. Alors son regard s’éteignait, une larme roulait de nouveau sur sa joue, et elle amenait la main d’Edwin à ses lèvres pour l’embrasser, murmurant à demi-mot.

« - Pourtant j’aimerais tant pouvoir t’aimer à tout oublier. Comme là-bas.»

Elle était pas faite pour le bonheur faut croire.


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() message posté Sam 8 Sep - 10:56 par Edwin Turner
Pour ce qui te concerne, t'as jamais vraiment cessé d'y croire, au fond, à votre histoire. T'es resté dans l'incompréhension, et t'as jamais vraiment fait ton deuil de votre relation. C'était trop beau, c'était ce que tu t'étais dit, répété, un nombre incalculable de fois. Mais ça n'a jamais réellement suffi.

Alors la revoir, ici, sans préavis, sans raison, par un de ces hasards de la vie, un de ceux qui avait orchestré votre rencontre, là-bas, de l'autre côté du globe, ça réveille tous les souvenirs enfouis, les sensations magiques. Et t'es pas prêt à les laisser s'échapper. Pas alors que t'as peut-être une petite chance d'encore goûter au bonheur fugace de cet été à Rio. T'as bien compris que ce ne serait peut-être que d'une courte durée. Que si vous repreniez le récit de votre histoire là où il s'était arrêté, les derniers chapitres approcheraient peut-être. Mais tu t'en fous, tu sais que la vie peut tout faire basculer de jour au lendemain, comme elle a catapulté tes frères dans la tienne, fait chuter de son piédestal ton père sans crier gare. Toi ce qui te bouffe à cet instant, c'est de la voir si triste, de lire la peine dans son regard, bien qu'elle le détourne pour ne plus croiser le tien.

Tu veux pas de la distance qu'elle cherche à imposer, tu veux pas la laisser filer, l'invite à croiser tes prunelles des siennes, peut-être un peu contre son gré. Et tu peux pas résister à l'envie de l'embrasser qui t'étreins depuis de longues minutes maintenant, comme si ça pouvait, davantage encore que tout ce que tu pourrais dire, lui prouver ton désir d'être à nouveau à ses côtés, même pour cinq minutes.

« - Merci de m’aimer à ce point. »

Tu entends ça comme on sonne le glas, et si tu t'efforces de n'en rien laisser paraître, tes yeux fichés dans les siens, tu sens bien que ça t'ébranle. Tu sais avant qu'elle ne reprenne la parole que tu ne l'as pas convaincue suffisamment, qu'elle est en train de s'éloigner, à nouveau. Avec des explications, cette fois, certes. Mais tu ne veux pas, tu ne peux pas la laisser faire, même si elle soutient que c'est ce qu'il y a de mieux pour vous deux.

« - Tu souffriras un jour Edwin, qu’on le veuille ou non. Et je refuse d’en être la cause. J’peux pas te faire ça, pas à toi.
- Suffering... That's one of the perks of being alive. »


Ca a l'air pessimiste dit comme ça, mais dans ton esprit, c'est pas vraiment le cas. Peut-être, oui, que tu souffriras à cause de sa maladie, un jour. Mais si elle part maintenant, tu souffriras aussi, tu le sais parfaitement. C'est peut-être ce qu'elle a du mal à concevoir. Comme si la laisser s'évaporer dans la foule londonienne aujourd'hui n'allait pas briser ton coeur !

« - Ce choix, je ne veux pas que tu le regrettes Edwin. Car un jour la balance penchera d’un côté et d’un autre, et ton cœur, je l’éclaterais en mille morceaux. J't'aime trop pour te briser comme je brise ceux qui m’entoure. J’suis pas quelqu’un de bien. »

T'as du mal à croire ce que tu es en train d'entendre, de concevoir qu'elle puisse se déprécier à ce point. Tu peux pas croire qu'elle ne soit réellement pas quelqu'un de bien. Pas après ce que vous avez vécu, pas alors qu'elle est prête à sacrifier son amour pour toi dans l'idée de t'éviter une souffrance supplémentaire.

« - Pourtant j’aimerais tant pouvoir t’aimer à tout oublier. Comme là-bas.
- T'es la seule à t'imposer des barrières Evana... Je peux pas croire que tu sois pas quelqu'un de bien comme tu dis. Je serais pas tombé amoureux de toi là-bas si c'était le cas, je continuerais pas de t'aimer si fort si c'était le cas. Et si tu crois que partir maintenant, ça éviterait que tu... éclates mon coeur en mille morceaux, comme tu dis... Tu te trompes. »


T'es catégorique, parce que t'es convaincu de ce que tu es en train de dire.

« - Peut-être qu'un jour, je finirai par souffrir, peut-être. Mais si tu me laisses maintenant, tu fais que précipiter les choses. Et je préfère partir sur un peut-être, que sur la certitude d'avoir le coeur brisé en te voyant à nouveau sortir de ma vie aujourd'hui. »

Tu parles pourtant pas si facilement de tes sentiments, d'ordinaire, mais s'il y a bien une personne avec qui t'as jamais trop cherché à dresser de mur, c'est la jolie brune en face de toi. Et si t'as débarqué ici sans savoir à quel moment t'allais repartir, t'as dans l'idée que la réponse à cette question pourrait bien tendre à devenir "jamais". Les cartes sont plus vraiment dans tes mains, pourtant, mais dans celles que tu serres entre tes doigts de peur de les voir filer dans la seconde.
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() message posté Ven 28 Sep - 9:51 par Evana A. Artemieva

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On la connaît tous, cette solitude qui nous mine parfois. Qui sabote notre sommeil ou pourrit nos petits matins. C'est la tristesse du premier jour d'école. C'est lorsqu'il embrasse une fille plus belle dans la cour du lycée. C'est Orly ou la gare de l'Est à la fin d'un amour. C'est l'enfant qu'on ne fera jamais ensemble. C'est quelquefois moi. C'est quelquefois vous. Mais il suffit parfois d'une rencontre ... ( evanwin ) Jamais il n'avait eu le courage de lui avouer son amour. Certains jours, il pensait qu'elle était amoureuse de lui, mais comment en être certain ? Surtout, il ne se sentait pas de taille à supporter un refus. Il l'aimait trop pour ça.
Evana savait qu’il ne la laisserait jamais partir, elle le savait au plus profond d’elle-même. Pire encore, elle savait qu’elle ne pourrait en faire de même. Edwin, elle n’avait jamais pu l’oublier, car il était celui qui l’avait rendu à la vie, qu’il lui avait fait oublier le délire dans sa tête, la tristesse de sa situation. Edwin la rendait vivante et pour ça elle ne pourrait jamais faire l’impasse. Et puis ses sentiments si fort qu’elle ressentait pour lui, s’apparentait à de l’amour, et ça, elle ne l’avait vécu qu’avec lui. Et malgré cette amère vérité, il ne cessait lui aussi de l’aimer. A mesure que ses mots sortaient de sa bouche, le son était dérisoire, inutile. Elle savait qu’elle ne pourrait lâcher prise cette fois, qu’elle allait devoir faire preuve de courage et affronter la dureté de la vie à ses côtés. Avec lui, elle se saurait plus forte, plus combattive, mais peut-être plus fragile aussi. Alors quand elle entendit ses mots sur la souffrance faisant partie de la vie, elle ne put s’empêcher de sourire. Car il avait tellement raison, et elle le savait mieux que quiconque, elle qui avait sacrifié son amour pour sa jumelle dans le but qu’elle puisse avoir sa vie à elle. Son sourire montait jusqu’à ses yeux, effaçant ses larmes, et elle prit sa main qu’elle portait à ses lèvres. Il l’a comprenait mieux que personne, et elle savait qu’elle ne pourrait succomber encore longtemps. Les arguments d’Edwin contrait tous les siens, et elle sentait qu’elle ne pourrait rivaliser avec ceux-ci, pour la simple et bonne raison qu’ils étaient empreints d’espoir et de bonté, effaçant la noirceur de ses mots, de sa vie. Et c’était ça depuis le commencement, il était solaire, et il effaçait l’ombre planant sur la vie d’Evana. Alors les larmes aux yeux, elle se levait, et se posait délicatement sur ses genoux, prenant son cou en otage de ses mains, caressant ses cheveux, les yeux dans les siens. Et immédiatement, elle levait la distance entre eux, et l’embrassait. Doucement, purement, puis fougueusement, le serrant contre elle. Elle avait besoin de ressentir sa présence, sa bonté d’âme, sa douceur. Et elle interrompait le baiser, murmurant sur ses lèvres.

« - Je crois que je suis prête. Prête à accorder un peu de repos à mon cœur. Prête à t’avoir dans ma vie. J’te veux Edwin. Là, maintenant, tout de suite, à jamais. Toi, le désires-tu ?»

Elle était sincère, sa décision était prise, et qu’importe les conséquences. Il avait su toucher son cœur et son âme depuis Rio, il n’avait jamais cessé d’hanter ses pensées et son myocarde. Elle l’aimait, elle en était certaine. Et lui aussi semblait prêt à démarrer leur histoire, mais elle devait l’entendre de sa bouche. Elle devait être sûre qu’il était prêt à tout pour eux. Elle ne voulait plus le laisser tomber, elle ne voulait plus lui faire du mal, même si c’était encore une probabilité. Evana posait son front contre le sien, et murmurait rien que pour lui.

« - Je t’aime Edwin, je n’ai jamais cessé de le faire. »

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() message posté Sam 29 Sep - 9:34 par Edwin Turner
Tu veux pas, tu peux pas la laisser partir comme ça. T'as tellement espéré la revoir en vain, que maintenant qu'elle est là près de toi, il est juste hors de question que tu la laisses filer. Même si tu pourras pas l'emprisonner, évidemment, et que si elle se débattait pour te fuir, tu n'aurais pas d'autre choix que de la laisser faire, tant que t'as un espoir de pouvoir la garder près de toi, ta main reste cramponnée à la sienne.

T'as jamais pu l'oublier, et tu sais que tu pourras jamais le faire. Ton coeur bat trop vite à chaque fois qu'il la retrouve. Et vous allez en souffrir ? Alors soit. Tu préfères ça que de souffrir seul dans ton coin de ne pas l'avoir à tes côtés. Un autre baiser de sa part sur tes doigts noués aux siens t'encourage, et la voilà qui se lève, vient s'installer sur tes genoux, délaissant ta main pour lover les siennes autour de ton cou. Ses doigts dans tes cheveux te rappellent Rio, et tu sens que ton coeur s'emballe encore un peu plus - tu l'en aurais pas cru capable pourtant, tellement il courait déjà un de ces sprints...

Et puis ses lèvres sont venues chercher les tiennes, et tu t'es pas fait prier pour lui rendre son baiser, avec toute la douceur qu'elle y a mit, et la même fougue ensuite. Son corps contre le tien réchauffe ton âme, et t'as presque la sensation qu'un voile gris vient de se lever autour de toi, comme si tout avait été terni par une grisaille morne et triste depuis Rio, et reprenait soudain couleur et vie.

« - Je crois que je suis prête. Prête à accorder un peu de repos à mon cœur. Prête à t’avoir dans ma vie. J’te veux Edwin. Là, maintenant, tout de suite, à jamais. Toi, le désires-tu ? »

La question se pose-t-elle réellement ? Tu la regardes, tes yeux rivés aux siens, un sourire tendre sur les lèvres, quelques instants. Comme pour graver ce moment dans ta mémoire, à jamais. Son front a rejoint le tien comme elle a murmuré ces mots que tu as tellement brûlé d'entendre pendant tous ces mois d'absence.

« - Je t’aime Edwin, je n’ai jamais cessé de le faire.
- Je t'aime aussi Evana. Je ne veux plus jamais être loin de toi. Ici, là-bas, ailleurs... Ou tu veux, qu'importe, tant que tu es près de moi. »


T'as cherché un autre baiser, peut-être un peu plus chaste que le précédent, et tes doigts ont caressé ses boucles brunes. Tu pourrais laisser vos ardeur l'emporter, regagner une de vos chambres d'hôtel, mais tu veux prendre le temps de la retrouver, et au fond, t'as un peu peur que d'aller trop vite ne précipite aussi une chute que tu n'as aucune envie de voir venir. Tu songes que tu t'es laissé deux ans, en arrivant ici, pour rencontrer ton frère et son entourage, le découvrir et donner une chance à votre famille disloquée. T'as ces deux ans aussi, devant toi, pour trouver un moyen de faire concorder vos vies jusque-là distinctes. Mais tu sais que vous y arriverez, tu veux y croire en tous les cas. Parce que c'est elle aussi, ta famille, et que ça, ça n'a pas de prix.

Un raclement de gorge près de toi vous signale que votre position peu orthodoxe n'est peut-être pas tout à fait du goût de l'établissement. Et que vous n'avez toujours pas passé commande. Alors avec un sourire aimable, tu demandes deux petits déjeuner au garçon de café qui s'est approché, et qui repart en grommelant contre ces rustres d'outre-atlantique. Ca te passe tellement au-dessus de la tête. Oui, tu vas prendre ce petit-déjeuner, il n'est pas complètement commandé en vain, mais au fond, ce qui t'importe, c'est la jeune femme dans tes bras. Même si tu dois la laisser s'écarter légèrement pour quelques instants encore.

« - Je crois qu'il va pester encore un moment contre l'irrespect des étrangers... »

Tu ris, remercies le garçon de façon peut-être un peu trop appuyée lorsqu'il apporte vos commandes, mais ne quitte jamais vraiment plus de quelques instants la brune du regard. Et puis tu réalises que si vous étiez tous les deux dans le lobby de l'hôtel il y a quelques dizaines de minutes peut-être, c'est pour quitter l'établissement, et que, donc, ton frère va venir te chercher.

« - Quel hasard, tout de même... » soulignes-tu alors, pour amorcer le sujet. « Qu'on ait choisi le même hôtel pour séjourner, et le même jour pour le quitter de façon anticipée... Mon frère a catégoriquement refusé l'idée de ne pas m'héberger, je n'ai pu négocier qu'une nuit ici... »

Tu évoques ça sur le ton de la dérision, et puis tu réalises soudain que là-bas, tu n'as jamais parlé de Frank, pour la simple et bonne raison que tu ignorais son existence. Tu te demandes si tu n'as pas, même, évoqué le fait que t'étais fils unique. Et la mention de ton frangin risque de surprendre. Et sans doute plus encore s'il débarquait juste maintenant...

@Evana A. Artemieva
cité @Frank Turner
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