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Maxwell O'Byrnes

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() message posté Jeu 30 Aoû - 13:41 par Maxwell O'Byrnes
C’est le début d’après-midi, Max marche dans Hyde Park, profitant de la brise de cette fin d’été. Il y a bientôt un mois qu’il fêtait son anniversaire avec sa femme enceinte à n’en plus tenir debout. Un mois que tout c’était un peu enchaîné. Il avait revu son amant alors qu’il savait très bien que maintenant qu’il allait être père il devait arrêter, mais il n’arrivait pas. Il se sentait bien avec lui. Il se sentait lui-même. Il se sentait vivant, plus vivant que jamais. Il lui avait donné rendez-vous au parc, pour le retrouver, mais il était en retard et personne ne venait. Max s’installa sur un banc, encore un peu éprouvé par la semaine qu’il venait de passer. Il avait pris bien trop de médicaments et il avait fait un arrêt cardiaque, il n’était là que parce qu’on lui accordait peut-être une autre chance, c’est en tout ce qu’il pensait, il ne se disait pas comme d’autre, que ce n’avait pas été son heure, non parce qu’il avait provoqué sa crise cardiaque. Il avait tout fait pour tenter de mettre fin à sa vie. On l’avait laissé sortir malgré tout, jugeant qu’il avait besoin d’un suivi psychologique, mais qu’il avait le soutiens de sa famille … c’était à moitié vrai, sa femme était en train d’accoucher lorsqu’elle avait appris que son mari était dans le même hôpital aux urgences, ses beaux-parents et ses parents étaient là aussi, bien qu’ils ne comprenaient pas ce qu’il lui passait par la tête et qu’ils jugeaient qu’il avait dû trop boire, que la « célébrité commençait à lui faire tourner la tête et il préférait largement qu’ils pensent ça. A trente-huit ans, il n’avait toujours pas eu le courage de leur dire la vérité, à quoi bon ?

L’écrivain attendait donc son amant, carnet la main essayant de griffonner quelques mots, quelques phrases d’un début d’histoire qu’il n’arrivait pas à trouver. C’était le syndrome e la page blanche qui revenait. Il essaya d’écrire mais rien ne venait alors il laissa tomber. Il regarde sa montre, une heure et demi de retard. Mais qu’est-ce qu’il fichait ? Ils s’étaient pourtant parlé aussi aux urgences, même s’il s’était fait passé pour un ami, il était venu et pas plus tard que la veille ils avaient eu une conversation téléphonique pour se donner rendez-vous. Max avait raccompagné sa femme dans leur appartement provisoire à Londres, leur vraie maison était à Brighton, mais il avait cet appartement depuis quelque temps, sa résidence secondaire en quelque sorte. Elle était sortie de la maternité et se reposait avec le petit. Max avait encore du mal à croire qu’il était père. C’était bizarre pour lui, il n’était pas prêt du tout à l’être. Il avait profité qu’elle était endormie pour filer en douce, mais visiblement son amant ne viendrait pas. Il soupira et se leva. Il attrapa son téléphone et s’aperçut qu’il avait un message vocal, qu’il écouta. C’était l’homme qu’il aimait et ce qu’il lui disait ne lui plaisait pas du tout.

Il s’assit de nouveau, brusquement, manquant de tomber, parce qu’il se sentait vaciller lorsqu’il entendit la phrase « on ne peut pas continuer à se voir … » Il lui donnait des tas d’explications qui étaient sans doute toutes justes, mais il ne voulait pas les entendre. Il aurait aimé l’avoir en face de lui pour lui prouver qu’ils pouvaient continuer, qu’ils s’aimaient. Bien sur ce n’était pas juste pour sa femme, bien sur ce n’était pas juste pour son fils qui venait de naître, mais il ne pouvait pas se résoudre à ne plus voir l’homme qu’il aimait. Lui qui n’était pas souvent en colère se sentait démunis et triste, il lâcha sans vraiment faire attention son téléphone qui tomba à terre et il se prit la tête les mains en se demandant si tout ça valait finalement le coup. Des larmes silencieuses coulèrent le long de ses joues. Puis il senti une main sur son épaule et releva la tête rapidement, s’attendant à finalement le voir, mais ce n’était pas lui. C’était un jeune homme qu’il avait aperçu rapidement dans les couloirs de l’hôpital alors que Max se promenait avec son bébé dans les bras.
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Nathanael E. Keynes
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() message posté Jeu 15 Nov - 22:44 par Nathanael E. Keynes
30 août 2018

Phil est mort. Marlon est mort. Spencer et Adri sont à l'autre bout du monde.
Et moi je suis à Londres, à me faire un sang d'encre pour Ali et son putain de bras dans le plâtre.

Ces connards s'en sont pas pris à moi, j'étais pas la cible, mais c'est pas comme si j'avais pu rester les bras croisés à les regarder tabasser l'homme que j'aime. Et bousiller sa main. Bordel ! Sa main ! Je me suis débattu comme un diable, mais je sais tellement pas me défendre... Je sais pas me battre, j'ai jamais voulu en venir aux mains mais j'aurais tellement dû mettre à exécution cette promesse que je me suis faite il y a trois ans !... « Quand on sait pas se battre, on ferme sa gueule. » Ca m'a piqué au vif, ces mots de Tyler, après une incartade avec une paire d'homophobes, et je m'étais promis que je prendrais des cours de je sais pas quoi, de self défense, de boxe, n'importe. N'importe quoi pour apprendre à me défendre - pas forcément à cogner pour cogner parce que ça ne me ressemblerait pas - mais au moins savoir rendre les coups. Et puis la vie a suivi son cours, avec son lot d'impératifs et d'imprévus, et cette belle promesse s'est retrouvée rangée avec toutes ces résolutions de début d'année qu'on tient jamais.

Mais putain que j'ai regretté ce jour-là !
Tout ce que j'ai réussi à faire en me tordant dans tous les sens pour les faire lâcher prise, ça a été de me prendre des coups dans les côtes, qui m'ont valu quelques fêlures, et de finir au sol par me rattraper sur le poignet sans doute d'une très mauvaise manière parce que la douleur dans mon bras gauche est notable depuis. Pas de fracture aux radios, heureusement pour moi... contrairement à Ali et sa main immobilisée. Je me revois à terre, je le vois hurler de douleur, j'ai cette image en tête en permanence, j'entends ce cri déchirant à toute heure du jour et de la nuit. Et il y a ce putain de sentiment d'impuissance détestable et poisseux qui me colle au corps éternellement.
Et puis chanter est une torture, respirer ne va déjà pas forcément sans douleur, et j'ai encore trop de contusions pour jouer correctement de ma gratte, si bien que LuSt est à nouveau en stand-by.

Alors je viens discuter avec mes potes partis trop tôt à Highgate, plus souvent que jamais, comme si de là où ils se trouvaient à présent, ils étaient plus à même que n'importe qui d'autre de m'écouter et de comprendre. J'emmerde pas Tiger avec ça, avec le mariage qui se profile, la petite sirène et lui ont autre chose à gérer. J'emmerde pas Kaspar et Rika non plus, que je pénalise déjà bien assez avec mon état de santé loin d'être parfait. Et quand il est moins catastrophique que le reste du temps, je vais marcher, dans les rues de Londres ou dans Hyde Park pour me changer les idées.

C'est ce que je fais à cet instant, et j'ai franchement dans l'idée de rester dans mon coin, de faire mon tour et de repartir vers mon bar une fois que je me serais un peu détendu. Mais un téléphone tombant à terre attire mon attention, et mon regard se porte sur le brun en larmes assis sur le banc non loin de l'appareil. Sans vraiment y réfléchir, je me suis approché, ai attrapé le mobile de ma main valide - moins douloureuse en tout cas - et pose l'autre délicatement sur l'épaule de l'inconnu que je me souviens avoir croisé l'autre jour à l'hôpital. Contraste assez drastique de le voir ici seul et éploré, après l'avoir croisé portant un nouveau-né dans les bras au sein du complexe médical.

« Je crois que ça vous appartient... »

J'esquisse un sourire amical en lui tendant son bien. Je ne sais pas ce qui le perturbe, mais si je peux faire quoi que ce soit... N'importe quoi pour ne plus penser à l'agression d'Ali...
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Maxwell O'Byrnes

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() message posté Dim 25 Nov - 20:20 par Maxwell O'Byrnes
Je pleure comme un gamin. C'est tellement pathétique, tellement immature, mais c'est la goutte qui fait déborder le vase. Je ne pensais pas qu'Adam me dirait qu'il ne veut plus me voir. Je me retenais à lui pour ne pas totalement sombrer. Je ne sais pas ce que je vais faire maintenant. Je me sens encore plus mal en repensant à mon fils et à ma femme. Qu'est-ce qu'ils penseraient de moi si ils me voyaient là à pleurer sur mon sort comme un gosse ? Je sursaute quand je sens une main sur poser sur mon épaule. Je relève la tête. Je connais ce type de vue. Il me tend mon téléphone, je ne l'avais pas vu tomber.

« Merci. »

Je reprends un peu mes esprits et essaie de me calmer. Si j'avais su que je n'étais pas tout seul je ne me serais pas permis de craquer comme ça. Je ne laisse personne voir mes faiblesses. Je fais donc comme si de rien et lui dit :

« On s'est déjà vu non ? Vous étiez à l'enterrement de Marlon. »

Ça vient de me revenir. Il était là aussi. Je me demande si c'était un de ses amis ou si il a été comme moi un de ses amants … je préfère ne pas poser la question directement, d'ailleurs il y avait pleins de monde que je ne connaissais pas et je m'étais senti un peu à l'écart, peut-être parce que je m'y suis mis tout seul. Son frère et sa mère m'avait demandé comment je l'avais connu, je n'ai pas su leur dire qu'on avait été ensemble, même si ça n'avait pas l'air de poser problème, mais je ne voulais pas surtout pas que ça gêne cet autre type qui semblait avoir été le dernier petit ami en tête du jeune homme. Je leur ai juste dis qu'on se connaissait de la salle de sport, ce qui n'était pas faux non plus. Ils n'ont pas besoin de tout savoir.
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Nathanael E. Keynes
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() message posté Dim 20 Jan - 10:44 par Nathanael E. Keynes
Je vois ce type, effondré, qui était à l'enterrement de mon pote. Je sais pas à quoi ses larmes sont dues, mais je sais que son téléphone s'est fait la malle, et... Ok, je ne devrais sans doute pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais c'est plus fort que moi. Je ramasse l'appareil, pose une main sur l'épaule du type, et esquisse un sourire lorsqu'il relève la tête.

« Merci.
- De rien. »


Politesse d'usage, l'autre cherche visiblement à retrouver une contenance, et je ne mentionne pas ses larmes, conscient qu'il n'a pas forcément envie de les partager avec un inconnu. Parce que même si on s'est croisés à un enterrement, on ne se connaît pas le moins du monde, lui et moi. Et qu'à sa place, très certainement que je n'aurais aucune envie qu'on me tire les vers du nez.

« On s'est déjà vu non ? Vous étiez à l'enterrement de Marlon. »

Je hoche la tête. Oui, j'étais là. Et j'ai encore du mal à me faire à l'idée qu'il s'est donné la mort. Naïvement, j'ai cru qu'il arriverait à remonter la pente, malgré son passif, malgré l'agression. Que de venir jouer au bar pouvait l'aider, qu'avec son frère et le reste de son entourage, qu'avec le suivi psy qu'il avait, il finirait par s'en sortir. Et je me suis royalement planté. J'ai rien vu venir, sans doute parce que je ne voulais pas le voir. Sans doute parce que j'étais trop occupé à m'accrocher à un certain fils d'avocat, aussi. Je m'en veux, quelque part, je peux pas m'empêcher de me demander si les choses auraient été différentes, si j'avais été plus présent.

Le jour de l'enterrement, je suis surtout resté auprès de Miles, le temps qu'il a été disponible puisque évidemment tout le monde lui a présenté ses condoléances, qui était la personne que je connaissais le mieux sur place. Ou le moins mal, disons. Mais ma mémoire est ce qu'elle est, et je me souviens des visages éplorés. Y compris le sien.

« Oui... Il y a plus gai comme lieu de rencontre mais oui, on s'est croisés là-bas... Vous le connaissiez bien ? »

Question censément anodine, j'ignore le passif des deux hommes, j'ignore que l'homme qui me fait face cache son homosexualité, j'ignore qu'il est marié et a un enfant en bas âge aussi. Et je ne sais pas trop ce que je pourrais en penser, à vrai dire. Sans doute que la situation n'est pas simple pour lui, faire son coming-out ne l'est jamais vraiment. Mais elle ne doit pas être agréable pour sa femme non plus, et que dire de cet enfant ? Je suis inconscient de tout ça, et en réalité, ça ne me regarde pas. Mais parler de Marlon... Je crois que j'en ai besoin, et je m'assois presque d'office à côté de l'inconnu, en attendant une réponse. En espérant qu'il ne m'envoie pas sur les roses : après tout, lui, il n'a peut-être pas envie d'en parler.
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