"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici “Don’t come back when you realize that I’m rare”  2979874845 “Don’t come back when you realize that I’m rare”  1973890357


“Don’t come back when you realize that I’m rare”

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() message posté Lun 26 Nov - 23:52 par Invité
“We looked at each other, smiled and agreed that maybe I’m too intense. Then we ate our food and I just smirked because I knew it was true.”    ― Dominic Riccitello


C’est une journée pourtant banale, un rendez-vous professionnel pour dégoter un nouveau contrat qui s’est conclus positivement. Une journée qui s’est continuée au starbucks, où le suisse s’est pris un bon grand café pour se récompenser de cette réussite. Mais cette journée banale se transforme bien vite en un pseudo cauchemar. Pourtant il en a rêvé de ce moment, de cette rencontre impromptue pendant six longs mois. Mais il pourrait manquer de faire un arrêt cardiaque, il manque de tomber par terre même lorsqu’il voit cette chevelure blonde se dessiner devant lui. Cette chevelure, il la reconnaîtrait entre mille, parce que quand on a grandi avec quelqu’un, rien ne nous empêche de reconnaître cette personne parmi des milliers. Et au côté de la blonde, se trouve une petite fille la tenant par la main. Il ne voit pas encore son visage, mais son cœur bat à cent à l’heure, paniqué à l’idée de rencontrer sa petite fille. Peut-être est-il entrain de se faire un film, peut-être est-il entrain d’imaginer qu’il s’agit d’Eulalie et de leur fille, alors qu’en réalité, il les confond simplement avec quelqu’un d’autre. Mais quand on sait, on le sait. Et à ce moment précis, Thomas en est certain, il reconnaît la jeune femme. En proie à une réflexion intense, il évalue la situation. S’il les aborde immédiatement, Eulalie pourrait se sentir agressée et surtout ne voudrait pas confronter immédiatement sa fille à Thomas, ce qui en soit, ne serait pas irresponsable bien au contraire. La petite fille n’a peut-être aucune conscience de qui est son père, et le découvrir sur le vif sans préparation, pourrait être un traumatisme pour elle. Alors Thomas décide de filer la mère et sa fille pendant quelques minutes, voir ce qu’elles font, avant de les aborder. Sa boisson lui réchauffe les mains pendant qu’il continue à les suivre. Les deux rentrent dans un bâtiment, ce qui semble être l’école primaire de la petite fille et Eulalie en ressort quelques minutes plus tard. Thomas attend patiemment devant l’entrée de l’école, cherchant volontairement à ce qu’Eulalie tombe sur lui. Et immanquablement, Eulalie le remarque et se fige sur place. Thomas lui, est froid comme la glace parce que d’un coup, il réalise que celle qu’il croyait être la femme de sa vie, l’a lâchement abandonné, emmenant leur enfant sans lui en dire le moindre mot. « Bonjour Eulalie. Surprise de me voir ? » Lâche-t-il sèchement, les mains dans les poches de son costume trois pièces, d’une élégance folle. Fini le petit suisse habillé à la paysanne, parlant avec cet accent suisse très prononcé dans un patois particulier. Place à l’élégant businessman, bien habillé, la coupe de cheveux parfaite, dans un costume carré. Oui, Thomas a bien changé et la jeune femme va bien vite le découvrir.
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Eulalie F. Montandon
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() message posté Dim 2 Déc - 15:37 par Eulalie F. Montandon
 @Thomas de Dardel Tous les matins, c’est la même routine. Le réveil sonne, je me prépare et je vais délicatement réveiller mon petit rayon de soleil. Tout comme moi, elle n’est pas très matinale et c’est toujours compliqué de la faire sortir de son lit. Elle tente toujours de se rendormir mais à force de persuasion et quelques câlins de sa maman, Madeline finit toujours par se lever. Après un bon petit déjeuner de petits délices qu’elle apprécie, la petite fille est de bonne humeur et prête à aller à l’école. Quelques gorgées de café et je suis moi aussi, prête à prendre la direction de mon travail. La journée s’annonce belle. Certes, il ne fait pas très chaud, c’est presque l’hiver après tout mais le soleil étant de la partie, il rend la journée jolie et agréable. Je décide donc d’aller à pied jusque l’école, tenant la petite par la main. Blonde comme moi, de nombreux centimètres nous sépare et je me dois de marcher lentement pour éviter de la faire courir et de la fatiguer. Elle aime bien marcher et je suis toujours contente de la voir souriante, même sur le chemin de l’école. Madeline n’est pas une enfant qui aime l’école, ça a toujours été compliqué pour elle. Je pense que c’est de ma faute. Pendant de nombreuses années, je l’ai couvée, protégée de peur qu’on me l’enlève que mon passé me rattrape et lui gâche la vie. Par conséquent, c’est toujours assez dure pour elle, le matin de me quitter pour aller s’asseoir dans sa classe. Heureusement, elle a la chance d’avoir une petite camarade qui l’espace de quelques secondes lui fait oublier que je suis là et après un rapide au-revoir, un câlin entre une mère et sa fille, je m’éclipse pour enfin aller travailler. Avant de me rendre à mon travail, il faut que je passe à l’orphelinat apporter quelques objets que j’ai reçus au travers d’une récolte de jouets. Noel approche et il est temps de trouver des cadeaux pour les enfants. C’est tellement beau de voir leur visage rayonnant l’espace de quelques secondes parce que des gens ont pensé à eux. C’est donc souriante que je quitte l’école de la petite, saluant d’autres parents sur mon chemin.  Ma bonne humeur est de courte durée. Tout ce que j’avais essayé d’éviter se tient juste devant moi. Mon passé. J’ignore comment il avait pu me retrouver. Personne de mon entourage passé, ne savait que je vivais à Londres. J’avais coupé les ponts et pourtant celui que j’avais tant aimé se retrouvait de nouveau sur ma route. Je mis quelques secondes avant de répondre. Je tremblais un peu face à cette surprise et j’avais besoin de remettre mes idées en place. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Demandais-je aussi froide qu’il l’était avec moi. Il avait perdu le droit de me parler le jour où j’avais découvert ce qu’il avait fait. J’avais tout perdu ce jour-là. Ma vie, ma famille et la personne qui me comprenait vraiment et que je croyais vraiment différente. La seule personne que j’aimais en fait. Je n’étais pas prête à lui parler même si j’avais souvent imaginé ces retrouvailles. « Désolée mais je n’ai pas de temps à t’accorder. » Fallait que je le fuis avant qu’ils ne me posent trop de questions.  
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() message posté Mar 4 Déc - 22:34 par Invité
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Ses poings se serrent à mesure qu’il voit la silhouette d’Eulalie se dessiner sous ses yeux. Et lorsque cette dernière le remarque finalement, ses yeux s’écarquillent de peur. A croire qu’elle détestait Thomas au point d’en être littéralement terrifié. Il ne comprend pas ce qui a provoqué cet élan de terreur chez la jeune femme, ni même pourquoi elle la fuit sans se retourner, sans un mot. Alors évidemment, quand il s’adresse à elle, Thomas est des plus froids. Et à en juger par le ton employé par la jeune femme, Eulalie est elle aussi particulièrement froide et dure, comme de la pierre. « Tu penses bien que quand je t’ai vu entrer dans ce bâtiment après tant d’années d’absence, il fallait bien que je vienne me présenter à toi. » Ou peut-être qu’elle lui demandait ce qu’il fait à Londres, tout simplement. Mais Thomas ne va pas dévoiler ses cartes immédiatement, il ne va pas révéler qu’un corbeau lui a envoyé des photos d’Eulalie quelques mois plus tôt, et que depuis ce jour, il fait tout pour retrouver la jeune femme et leur fille. Et voilà qu’Eulalie se montre particulièrement désagréable, refusant d’accorder du temps à Thomas. C’est quand même incroyable. Eulalie a abandonné Thomas, sans un mot, lui cachant l’existence de sa fille, et Eulalie n’a absolument rien à lui dire ? C’est incroyable et ça le blesse profondément. Est-ce qu’il n’a pas compté à ses yeux ? Est-ce qu’il n’a été qu’une passade dans son existence ? Beaucoup de questions auxquelles Thomas entend bien avoir des réponses.« Et bien tu vas prendre le temps de me parler Eulalie. Je pense qu’après tout ce temps, tu as des explications à me donner. » Et il va tout faire pour obtenir des réponses. Le jour où Eulalie a quitté leur village, ce même jour où Thomas a contre sa volonté, participé à un exorcisme, Thomas a tout perdu. La femme de sa vie s’est envolée, son âme d’enfant, cette âme d’innocent est partie avec la folie de ses parents. Toute la vie de Thomas a basculé ce jour là et n’a plus jamais été la même après coup. « Plusieurs mêmes. A commencer par pourquoi tu t’es barrée sans rien dire. Et ensuite tu pourras m’expliquer pourquoi tu m’as caché que j’avais une petite fille. » Ca y’est, Thomas a fini par lâcher la bombe, il a abordé le sujet qui lui titillait les lèvres. Bien sur qu’il souhaiterait savoir pourquoi elle l’a quitté de la sorte. Bien sur que cette question a hanté bon nombre de ses nuits. Mais aujourd’hui, la question qui lui brûle les lèvres, c’est de savoir comment elle a osé lui cacher l’existence de sa fille, comment elle a pu justifier le fait que la petite n’ait pas de père. Si tant est que personne n’ait pris sa place … Thomas ne le supporterait pas.
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Eulalie F. Montandon
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() message posté Dim 16 Déc - 13:06 par Eulalie F. Montandon
 @Thomas de Dardel Je me sentais bien. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie à l’aise. Pendant des mois, voire même des années, j’avais cette sensation d’être suivie. Cette peur que mon passé me retrouve m’avait longtemps habité et depuis peu je baissais enfin la garde. Malheureusement, j’aurais mieux fait de rester concentrée pour ne pas me sentir aussi mal en cet instant. Mon passé se trouvait juste devant moi. Mon cœur se serre tellement fort et je ne parviens pas  à déterminer la source. Est-ce l’angoisse de croiser Thomas et de devoir continuer à mentir, même si je doute que ce soit la meilleure des solutions. Ou bien le fait de me rendre compte qu’il n’a pas vraiment changé et que mes sentiments non plus. Certes, je lui en veux pour tout ce qui s’est passé et d’avoir tout gâché entre nous mais je n’ai rien oublié de ce qu’on a vécu et du lien qui nous a longtemps unis. A vrai dire un autre lien nous unit pour toujours mais je refuse qu’il fasse partie de la vie de Madeline. Il m’a tellement fait de mal que je n’accepterais pas qu’il en fasse à une petite fille innocente qui n’a rien demandé. Je sais que les gens peuvent changer et que c’est peut-être le cas pour Thomas mais je ne veux prendre aucun risque. J’ai tellement souffert que je ne souhaite à personne de vivre cela, encore moins à ma petite fille. Pourtant au fond de moi, je me rendais compte que je n’avais aucun droit. Pourtant, j’ai longtemps décidé pour tout le monde. Déjà j’ai décidé que ma fille n’aurait pas de père et j’ai toujours caché son existence à celui qui m’a permis de la mettre au monde. Je me suis autorisée des droits dont je n’avais pas l’autorité.  La froideur dans sa voix me faisait mal. Pourtant je ne mérite pas mieux vu que je suis partie du jour au lendemain, sans jamais donner de nouvelles. Mais je lui en veux tellement que je n’arrive pas à être plus amicale dans ma réponse. « Je suis assez surprise que tu oses venir m’aborder après tout ce que tu as fait. C’est même étonnant que tu te souviennes de moi. » A mes yeux, il avait pris des risques quelques années auparavant. Je me suis souvent posé des questions, et je me disais qu’il ne devait pas vraiment m’aimer pour participer à un acte aussi barbare. S’il me connaissait vraiment, il devait savoir que ça ne plairait pas et pourtant il ne s’était pas soucié une seconde de ce que j’allais penser. Et à l’entendre c’était de ma faute si mon absence fut aussi longue. Il me surprend de plus en plus à me parler sur un ton que je ne lui connais pas. On s’est jamais engueulé ni parler aussi froidement. Je ne lui ai pas laissé l’occasion de se justifier et par conséquent j’ai esquivé la seule dispute qui aurait pu avoir lieu entre nous. « Je ne te dois rien. Je suis partie, tu en connais les raisons. Je n’ai rien à ajouter. » Il s’avère que j’ai pas mal de choses à lui dire mais je ne suis pas prête. Je ne sais même pas comment lui annoncer qu’il a une fille et qu’il a six ans de sa vie à rattraper. J’essaye d’éviter le sujet et le plus simple est que je m’en aille avant que la discussion devienne plus compliquée. Si je m’attendais à une telle réplique de sa part, j’aurais pu éviter la surprise sur mon visage. Comment sait-il qu’il a une petite fille ? Ce n’est pas parce que je suis entrée dans une école avec une enfant que d’office cela fait de moi une mère. « Tu sais pourquoi je suis partie. » Je marquai une pause avant de répondre à la suite de ces questions en essayant de ne pas montrer que je suis mal à l’aise. Je ne suis pas la meilleure menteuse au monde et il me connait mieux que personne. Je tente de garder du sérieux. « Qu’est-ce qui te fait dire que j’ai une fille déjà ? Ensuite cela ne veut pas dire que c’est la tienne. Depuis toi, je suis passée à autre chose et j’ai refait ma vie. » Ce qui est faux mais comment pourrait-il le savoir ! Je ne voudrais pas qu’il sache que je n’ai jamais pu laisser entrer un nouvel homme dans ma vie.
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() message posté Dim 6 Jan - 19:19 par Invité
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Evidemment, Thomas n’est guère agréable, froid, distant, à l’opposé de ce qu’il a toujours été envers Eulalie. Si auparavant le contact d’Eulalie le rendait doux, gentil et chaleureux, toutes ces qualités ont fini par disparaître, en même temps qu’Eulalie. Elle seule pouvait le rendre ainsi, lui faire ressentir toutes ces choses. Et elle avait emporté cette petite part de Thomas avec elle. « Tout ce que j’ai fait ? J’aimerai bien savoir ce que j’ai fait de mal. Et comment aurai-je pu oublier celle que je pensais être la femme de ma vie, hein ? » lâche-t-il passablement agacé par les paroles d’Eulalie. A écouter la jeune femme, Thomas est le seul fautif dans cette histoire. C’est Eulalie qui s’est barrée sans un mot, sans le prévenir, sans rien, et c’est Thomas qui a commis un crime ? Quelle connerie. « Ah non, les excuses te semblent un peu surfaites après m’avoir abandonné comme tu l’as fait ? » peste-t-il entre ses dents. Au fond, c’est lui qui s’est fait abandonner, pas l’inverse. Et malgré cela, la suisse semble malgré tout certaine qu’elle n’a rien fait de mal, et qu’elle n’a aucun compte à rendre à personne, et surtout pas à Thomas. Foutaises ! « Justement non Eulalie. Je t’ai attendu comme tous les vendredi, comme tous les weekend où tu devais rentrer. Nos tarés de parents m’ont embarqué dans une espèce de folie, que je n’ai toujours pas compris. Et quand j’ai réalisé ce qu’ils étaient entrain de faire, j’ai couru chez toi pour te récupérer et te faire quitter ce village de dingue. » Il commence à hausser le ton, se moquant foutrement que les gens autour puissent bien l’entendre. Il a attendu six ans, six longues années avant de pouvoir obtenir cette entrevue avec la jeune femme. Six longues années à espérer entrevoir une explication, ou du moins un semblant d’explication, qui justifierait pourquoi Eulalie l’a lâchement abandonné de la sorte. Alors forcément, peu importe le lieu, l’endroit, l’heure du jour, Thomas ne lâchera rien et ne laissera pas Eulalie s’en aller si facilement. « Visiblement, tu as eu la même idée que moi. Seulement tu n’as pas jugé bon de m’emmener avec toi, je ne comptais pas autant à tes yeux, que toi pour moi. » A croire que l’amour que portait Thomas à Eulalie n’était pas le même pour la jeune femme. Si tel avait été le cas, Eulalie n’aurait pas hésité un seul instant à emmener son amoureux avec elle, l’emportant dans son sillage. Visiblement, la jeune suisse n’a eu aucun remord à le laisser en compagnie de grands fous, se moquant bien de ce qu’il adviendrait de Thomas. Et au fond, c’est peut-être ça qui a le plus touché Thomas. Qu’Eulalie n’ait pas autant de considération pour lui, qu’il n’en avait pour elle. « Cette enveloppe, plein de photos de toi et ce petit ange pour commencer. T’avoir vu rentrer dans cette école avec elle est une autre preuve. Et étrangement, tu sembles être tombée enceinte très peu de temps après être partie de Suisse, à en juger par l’âge de ta fille. » Il lui colle l’enveloppe dans les mains, de manière un peu brusque il faut bien l’admettre. Mais la colère du jeune homme est tel, qu’il a du mal à s’abstenir de le montrer. Ses mots sont peut-être durs comme du papier de verre, mais il sait qu’il n’a que ça pour montrer à quel point il est malheureux depuis qu’elle l’a quitté. Et il faut bien l’admettre, la trahison ultime, c’est bel et bien de lui avoir cacher qu’ils ont une petite fille en commun. Après avoir passé une bonne partie de leur jeunesse et vie ensemble, évidemment que Thomas souhaitait avoir des enfants avec Eulalie. C’était une évidence. Mais la jeune femme lui avait coupé l’herbe sous le pied, lui enlevant ce droit et ce bonheur. Pour autant, il entendait bien récupérer ce droit, celui d’être père, peu importe ce que cela couterait. L’argent n’étant plus un problème, il s’entourerait des meilleurs avocats qu’il soit. Mais avant tout, il voulait y aller en douceur, pour protéger la petite fille qui elle, n’avait rien demandé à personne. Son bonheur, son équilibre était avant tout, tout ce qui comptait aux yeux de Thomas.
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Eulalie F. Montandon
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() message posté Dim 13 Jan - 20:51 par Eulalie F. Montandon
Deux sentiments se mélangent en moi. D’un côté  j’ai l’envie de lui mettre une claque, bien que je n’ai jamais frappé personne. Comme si le fait de le cogner m’aiderait à évacuer tout ce que je ressens de négatif envers lui. D’un autre, je suis contente de le voir. Pas la plus heureuse non plus mais je suis souvent demandé, les soirs d’insomnie, s’il allait bien. Il allait d’aller plutôt bien, et je suis un peu jalouse, je dois le reconnaître. J’ai beaucoup de colère envers lui mais l’amour que je lui portais, traine encore au fond de moi. On n’oublie jamais son premier amour. Et Thomas est mon premier amour et au jour d’aujourd’hui, il est la seule personne que j’ai vraiment aimée, en dehors de ma fille. Et ça me semble normal de vouloir qu’il aille bien. Malgré tout le mal qu’il m’a fait, je ne lui ai jamais souhaité de ressentir ce que j’ai ressenti, même si je montre l’inverse en cet instant. Je me montre froide et odieuse, espérant que celle que je suis en face de lui, le fasse fuir et l’éloigne de moi. Je ne suis pas prête à ressasser le passé et à faire face à toutes ses questions. Je savais que nos retrouvailles seraient difficiles mais pas qu’il me reprochait mon départ alors qu’il en est le seul responsable.  « Qu’est-ce que t’as fait de mal ? Tu te fous moi, rassure-moi ? » Le monde tourne à l’envers. Il a la mémoire qui flanche ou alors à ses yeux, c’était un acte banal alors qu’aux miens un acte barbare qui me fait encore cauchemarder la nuit. La femme de sa vie ? Je savais que ce qu’il y avait entre nous était fort. Mais jamais je n’avais pensé qu’il me considérait comme telle. Surtout pas après qu’il m’ait caché ce qu’il faisait vraiment dans mon dos avec tous ceux que je considérais comme ma famille. Parfois, je me remémore le passé et j’en viens à douter de ce qu’il ressentait pour moi. Si j’ai décidé de garder notre enfant, c’était déjà parce que je ne pouvais pas avorter, par conviction mais parce qu’à mes yeux c’était le fruit de notre amour, parce que je l’ai vraiment aimé et les yeux de Madeline me le rappelle tous les jours. « Je suis en train de rêver, c’est pas possible autrement. Depuis quand ce serait à moi de m’excuser d’être partie alors que tu m’as caché qui tu étais ? » Depuis toujours, je refuse de voir les choses sous un autre angle que le mien. Il m’a menti, trahi et jamais je n’ai imaginé que tout ait pu se produire différemment. Il n’avait pas un couteau sous la gorge qui le forçait à être là où je l’ai vu. « Je pensais que tu étais différent, plus ouvert que nos parents, mais je m’étais trompée. Tout comme je m’étais trompée sur nous deux, vu que j’aimais une personne différente de celle que j’ai vu le jour où j’ai décidé de partir. »  Je savais que j’étais méchante dans mes propos, je remets en doute les sentiments que j’ai eu pour lui et ça peut blesser mais je suis tellement énervée que j’en deviens méchante. Je deviens différente de la femme que je suis réellement. Je l’écoute parler même si je sais que ça ne sert à rien. Je suis trop bornée et énervée que pour lui laisser le bénéfice du doute. J’allais devoir encaisser son retour pour commencer et peut-être qu’un jour je serai apte à discuter. « Si je me souviens bien, tu n’étais pas là quand j’ai quitté la ville, t’avais des choses plus importantes à faire. Si je comptais vraiment à tes yeux, t’aurais été avec moi, plutôt qu’occuper à faire des choses sur lesquelles je ne peux même pas mettre un nom, tellement ça me glace le sang. » Alors soit il me ment, soit il a mis du temps à comprendre et à me rattraper avant mon départ. Je suis totalement perdue. Mais je me force à garder mon calme et à ne pas craquer devant lui. Je tente de sourire aux gens qui passent à côté de nous, n’aimant pas me donner en spectacle comme c’est le cas. Il parle beaucoup trop fort et difficile de nous ignorer. Sans que je m’y attende, il me donne une enveloppe qui éveille ma curiosité. Depuis combien de temps est-il au courant ? Pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps avant de se montrer ? Voulait-il trouver le moment opportun pour ressurgir dans ma vie et me faire le plus de mal ? Je savais que je n’avais pas bien agis en l’éloignant de la vie de fille, mais il était trop tard pour moi de revenir en arrière. J’étais incapable de retourner dans ma ville natale pour le retrouver et à l’entendre, il n’y était pas resté. Comment l’aurais-je retrouvé ? Mais si j’avais essayé, j’y serais peut-être arrivé. « Premièrement des photos ne veulent rien dire. » Je pouvais très bien travailler pour une famille et m’occuper de cette enfant. Mais après avoir ouvert l’enveloppe, difficile de ne pas être frappée par la ressemblance entre elle et moi. Thomas avait vu juste et je ne pouvais plus mentir. Je n’en avais plus la force. Sans même que je parvienne à les retenir, des larmes commencèrent à couler le long de mes joues. Je savais que ma vie allait se compliquer et j’allais devoir annoncer à Madeline qu’elle avait un père. Je sentais aussi qu’il allait vouloir me l’enlever pour me faire payer mon départ de sa vie et surtout le fait que je lui ai caché l’existence de notre fille. « T’as raison, c’est bien ta fille ! Enfin biologiquement parlant ! En dehors de ça vous n’avez rien en commun ! » Mensonge bien entendu. Tellement de choses me le rappelaient en elle. Lui rendant dans un geste assez froid les photos et l’enveloppe je tente de reprendre mes esprits et de calmer ma peine. « Qu’est-ce que tu veux maintenant ? Je suppose que tu ne m’as pas abordé juste pour me montrer que tu es au courant de son existence ! » Je ne voulais pas qu’il m’enlève ma fille ni même de la partager une semaine sur deux comme le font tous les parents divorcés. Je n’avais pas la force pour m’éloigner d’elle.
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() message posté Dim 3 Fév - 0:24 par Invité
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A entendre Eulalie, tout ce que dit Thomas est ahurissant, si ce n’est impossible à concevoir. Pour elle, il est monstre qui a fauté, causant la pire des fautes, le pire crime possible, et ce, en toute connaissance de cause. Sauf qu’elle ne réalise pas que c’était loin d’être le cas. Thomas n’avait eu conscience de rien à l’époque, il avait simplement suivi ses aînés, parce que c’est ce qu’on lui a toujours ordonné de faire. Et en bon petit soldat de la religion, Thomas s’était exécuté. « J’ai l’air de me foutre de toi là de suite ? » peste-t-il contre la jeune femme, ne comprenant pas l’étonnement dont elle fait preuve. « Je t’ai caché qui j’étais ? T’es sérieuse là ? » Putain c’est un comble. Il a toujours été droit dans ses bottes, acceptant de voir la femme de sa vie partir toutes les semaines à la ville, pendant que lui continuait de participer à la vie sociale du village. Il l’a toujours fait parce qu’il estimait qu’Eulalie méritait la crème de la crème, le meilleur qu’il puisse exister, et si c’était à la ville, alors Thomas l’acceptait. Autant dire qu’il ne supporte pas l’entendre dire qu’elle lui avait caché qui il était. « Pourquoi crois-tu que j’ai quitté le village et nos familles sans jamais me retourner ? Parce que je ne supportais pas leur attitude et leur dernière folie ! » Et c’était la stricte vérité. Thomas avait toujours eu des envies de liberté, d’aventures, mais jamais il n’avait cédé à la tentation, préférant rester au village, comme la tradition le voulait. Même s’il doit bien l’admettre, c’était surtout pour rester aux côtés d’Eulalie, tout simplement. Eulalie ayant disparu de la circulation, plus rien ne retenait Thomas en Suisse. « Et j’aurai du dire quoi quand ton père et mon père m’ont demandé de les suivre ? Je ne savais pas à quoi m’attendre, ils ne m’ont rien dit, ils se contentaient de m’entraîner dans la chambre. Je me suis retrouvé entraîner dans cet exorcisme. Parce qu’appelons un chat, un chat. Tu crois franchement que j’étais ravi d’être là ? J’en ai fait des cauchemars pendant des mois ! J’ai même du voir un psy pour essayer d’oublier ce que j’avais vu Eulalie. » Cela avait été un véritable calvaire, parce que même si Thomas aimait à dire qu’il était un homme, un vrai, il n’en restait pas moins humain. Et admettre qu’il avait été choqué par un évènement aussi dramatique, au point d’aller en thérapie, était la preuve que lui aussi avait en horreur les actions de leurs aînés. « Evidemment que j’aurai préféré être avec toi. J’aurai tout donné pour être à tes côtés ce jour là et pas auprès de nos parents. J’aurai tout donné pour quitter le village avec toi. Mais tu ne m’as pas laissé cette chance. Tu ne m’as pas suffisamment fait confiance, sinon tu te serais douté que je n’avais rien à voir avec toute cette merde orchestrée par nos parents. » Lâche-t-il avec hargne, dépité qu’Eulalie n’ait pas eu suffisamment confiance en lui pour se rendre compte qu’il n’avait rien avoir avec cette histoire d’exorcisme. Si la jeune femme avait eu un minimum foi en lui, en leur histoire, peut-être qu’ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Peut-être auraient-ils élevé leur fille ensemble, après s’être échappés ensemble de cet enfer. « Au moins tu as l’honnêteté de le reconnaître, et pour ça je te remercie. » Thomas n’est pas qu’un enfoiré, désagréable, ne voyant que le verre à moitié vide. Il admet volontiers qu’Eulalie a eu beaucoup de courage de reconnaître la paternité de Thomas, autant la remercier pour ça. S’il peut arrondir les angles avec la jeune femme pour que la situation s’arrange, il le fera. « Non tu as raison, je ne t’ai pas abordé juste pour ça. Mais je veux faire parti de sa vie. Tu m’as privé des premières années de sa vie, et je ne veux plus en manquer une de plus. Je ne te demande pas de me la confier de but en blanc, je ne veux pas te la prendre, ni la priver de sa mère. Je veux juste une chance d’apprendre à connaître la chair de ma chair, ne serait-ce qu’une première rencontre, une heure. » Thomas en aurait presque la larme à l’œil tant cela le chamboule de savoir que sa fille est à quelques centaines de mètres, et qu’il est incapable de la prendre dans ses bras, de s’adresser à elle, de la cajoler. Son cœur se sert à mesure qu’il écoute les paroles d’Eulalie, d’apprendre qu’elle est sa fille, qu’il ne peut pas s’approcher d’elle, c’est particulièrement difficile. « En considérant que tu m’as privé de ma fille et que tu l’as privé de son père pendant toutes ces années, je pense que demander à passer ne serait-ce qu’une heure en sa compagnie, sous ta supervision ce n’est pas trop demandé. » C’est presque en implorant qu’il s’adresse à la jeune femme, cherchant à toucher une corde sensible, à faire appel à son bon sens, son côté généreux, qu’il a toujours admiré. « Comment s’appelle-t-elle ? » Depuis un moment, ces deux là parlent de la petite fille sans aborder son prénom, ça le tue de ne pas connaître sa descendance, de ne pas savoir l’information la plus essentielle sur sa vie, son prénom.
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» Schizophrénie : autumn (l. james) + willow (l. hale) + tessa (a. kane)
() message posté Dim 17 Mar - 11:20 par Eulalie F. Montandon
Dès que je me sens bien et heureuse, il faut toujours que quelque chose vienne tout gâcher. Alors que je pensais que nous étions enfin heureuses avec Madeline, que j’arrivais enfin à éloigner tous les cauchemars de mon ancienne vie, que je passais enfin une journée sans ne plus penser à Thomas, son père. Voilà qu’il réapparait dans ma vie. Même si je donne l’impression de ne jamais pensé à lui, il m’est difficile quand je vois la petite, de ne pas revoir son visage. Je me demande souvent ce qu’il devient, si physiquement, il est toujours le même. Et je dois reconnaître, en l’ayant devant moi aujourd’hui, qu’il n’a pas changé. Il est toujours aussi séduisant et le charme qu’il dégage encore ne me laisse pas indifférente malgré toute la douleur que je ressens au plus profond de moi. Je crois que même si je m’efforce à vouloir le contraire, je ressentirai toujours quelque chose pour lui. Il est toujours à ce jour, mon premier amour et la seule personne que j’ai réellement aimé. Ce mélange de sentiments en moi me rend totalement froide et j’ai de plus en plus de mal à maitriser mes émotions. Je n’arrive pas à être la fille gentille et adorable que je suis tous les jours. Je suis plutôt agressive et pleine de reproches à l’encontre de Thomas. Comme si tout ce que j’avais enfuis en moi depuis des années décidait de ressortir aujourd’hui et je ne peux m’empêcher d’être désagréable. Je suis dans l’impossibilité d’être une adulte raisonnable prête à toute discussion. « Je ne sais même plus qui tu es, ni même qui tu étais. Avant je pensais pouvoir lire en toi comme dans un livre, autant depuis ce jour, j’ai l’impression d’avoir toujours eu un étranger en face de moi. Donc oui pour moi tu m’as caché qui tu étais… » Je pensais que nous étions pareils. Que jamais il ne pourrait faire de mal à quelqu’un. Il était si doux, si attentionné avec moi. Il était toujours patient, à attendre que je revienne le voir tous les week-ends. C’était le plus dure pour moi quand je retournais étudier, avoir ce sentiment de l’abandonner. Et puis un jour tout s’est écroulé. Je n’ai jamais cherché à comprendre ce qui l’avait poussé à assister à cela. J’avais été bien trop blessée, à me rendre compte qu’il était l’opposé de ce que j’avais toujours pensé de lui. C’était bien trop dur à encaisser pour ajouter des excuses à ses actes. Alors que je m’apprête à vouloir tourner les talons, ne supportant pas ses retrouvailles froides et agressives, il me surprend par ses propos. « Parce que tu as quitté la ville ? » J’arque les sourcils. Jamais je n’aurais cru qu’il puisse tout quitter comme ça et encore plus sa famille à qui il tenait tant. Je tenais aussi à la mienne et pourtant j’avais tout quitté sans jamais me retourné. Jamais je n’aurais cru qu’il puisse faire de même. Mais ça ne change rien. Enfin pas pour moi. « Comment veux-tu que je sache tout ça ? La seule chose dont je suis sûre c’est que ce jour-là j’ai été envahie de peur et de déception. Tous les gens que je croyais être des gens biens étaient en réalité des monstres. »  Les larmes me montaient au yeux rien que d’y penser. Mes parents, mes « amis » et même mon petit ami étaient présents. Comment pourrais-je voir les choses différemment de celles que j’ai vue ce jour là. Je suis peut-être trop enfermée dans la rancœur que pour accepter que les choses aient pu être différentes de celle de mon point de vue.   J’arrivais pas à accepter que j’ai pu me tromper, c’est trop dure à imaginer. Aurais-je passé toutes ses années à éloigner ma fille de son père pour rien ? Aurais-je souffert des années d’un amour brisé par peur de voir la réalité sous un autre angle. Je suis totalement perdue que je ne sais même plus quoi penser. Je vais devoir prendre du temps pour tenter de me repositionner dans cette histoire. Je refuse de montrer mes doutes, de peur que Thomas s’en serve pour que j’accepter qu’il ait raison et que j’ai eu tort pendant des années. Ça fait mal de recevoir de telles paroles en pleine figure. Il était la seule personne en qui j’avais réellement confiance et ça a été très dure pour moi de savoir cette confiance brisée. J’ai peut-être été naïve et bête à l’époque que pour comprendre mais j’avais trop mal que pour faire marche arrière et revenir vers lui. Après le temps à passer et je me suis convaincue qu’il ne m’aimait pas assez que pour avoir refusé d’assister à un exorcisme. «  Mais qui me dit qu’aujourd’hui, tu ne me dis pas tout ça, uniquement pour avoir bonne conscience. Après autant d’années, ça me semble bien trop facile de vouloir me faire croire que tu as suivi les autres, tel un mouton. J’en suis arrivé, avec le temps, a réellement pensé que tu ne m’as peut-être jamais aimé. T’as beau dire que ce n’était pas ton choix d’être là-bas et pourtant tu y étais bien. C’était la vision de l’horreur quand je t’ai vu et je ne me rappelle pas, t’avoir vu t’échapper de cet endroit. » J’en avais marre qu’il me rende responsable de tout. Je reconnais que j’ai mal agis sur certains points mais qu’il se mette à ma place, ne fut-ce que quelques minutes. Aurait-il mieux réagit s’il avait vu la personne qu’il aimait le plus, devenir le représentant du mal ? « Je veux bien reconnaître que c’est ton droit et que je ne suis pas un monstre au point de t’empêcher de la voir. Mais pour son bien à elle, je ne veux pas précipiter les choses. C’est qu’une enfant et à ses yeux, tu n’existes pas. J’ai préféré lui faire croire que tu étais mort, plutôt que de lui faire du mal en lui disant que son père l’avait abandonnée. Même si les deux excuses sont autant fausses l’une que l’autre. Je suis responsable de toute cette merde, mais laisse-moi au moins le temps de lui expliquer les choses. »  J’ai merdé et je sais le reconnaître. Je crois que ma fille va me détester et au final j’aurais bien payé pour toutes les conneries que j’avais accumulées toutes ces années en m’enfonçant dans mes mensonges, voulant échapper à la réalité bien trop difficile à vivre. Si Thomas avait été à un autre endroit ce jour-là,  cette fille nous l’aurions élevée ensemble et on n’en serait pas là aujourd’hui… « Je te demande juste que si tu veux vraiment faire partie de sa vie, ne lui fais pas de mal à elle… »  C’est ma plus grosse crainte. Qu’il décide de fuir et l’abandonne elle aussi car c’est ce que j’ai ressenti même si c’est moi qui suis partie.  « Elle s’appelle Madeline. »
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