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() message posté Ven 7 Déc - 21:36 par Bonaventure Dell
Encore un matin, un matin pour rien, une zapette au creux de ses mains...
C’est dans cet état d’esprit que Bonaventure avait prévu de passer sa dernière journée lyonnaise. L’excitation fébrile qui ne l’avait pas lâché depuis plus de quinze jours s’était subitement volatilisée après le petit déjeuner. Le cours du temps semblait s’être suspendu, et plus il regardait la pendule-coucou de son salon, plus les aiguilles semblaient récalcitrantes à faire ce pour quoi elles avaient pourtant été fabriquées. C’est donc avachi dans son canapé que Bo sombrait progressivement dans les bas-fonds de la TNT, au péril du vestige de santé mentale qui occupait encore son cerveau.


S’ensuivit une orgie de couinements (tantôt surexcités, tantôt dégoûtés), de la langue-de-pute LV2, de l’exotisme brésilien, de la faute de goût d’élevage Label Rouge, et enfin une trame narrative décousue où il était vaguement question d’être chic pour visiter London.
Pour Bonaventure, ce fut un électrochoc. Si sa valise était bouclée depuis une bonne semaine, il n’avait pas bien pensé encore à la tenue qui accompagnerait son arrivée triomphante au pays de Stella McCartney. Bien décidé à y faire forte impression, Bo se mit à réfléchir intensément. C’était critique, il ne pouvait pas se permettre le moindre faux-pas. Demain était le premier jour du reste de sa vie, et une telle poésie s’accompagnait immanquablement d’une certaine pression.
Comme par magie, les aiguilles de la pendule-coucou étaient brusquement sorties de leur torpeur pour taper un bon petit sprint des familles. Il fallait donc réfléchir, et vite. Quand on pense élégance, raffinement et bon goût vestimentaire typiquement britannique, quel nom vient immédiatement à l'esprit de toute personne en pleine possession de ses moyens ?
Easy, Elton John, of course.

Trente seconde plus tard, Cristina Cordula lobotomisait une personne de moins sur 6Ter, tandis que Bonaventure dégringolait les escaliers de son immeuble quatre à quatre, direction le centre commercial.
Les premières tentatives furent une véritable catastrophe, tout était horriblement classique et terne. Même pour un enterrement il n’aurait conçu qu’on puisse porter quelque chose comme ça. Finalement, son bonheur se trouvait dans une petite boutique qui ne payait pas de mine, et où il croisa deux clowns et un DJ de mariages beaufs, signe pour lui qu’il était sur la bonne voie.
Après un défilé folklorique l’ayant vu passer par toutes les lettres de l’alphabet, il ressortit bientôt l'heureux propriétaire d'un magnifique costume à paillettes rose bonbon avec, comble du chic, des plumes sur les manches. Une canne à pommeau tête de canard complétait avantageusement la tenue et, grâce aux conseils avisés de la vendeuse (ou bien de techniques de vente particulièrement roublardes savamment assimilées) une somptueuse paire de lunettes aux verres bleus en forme d'étoiles et monture d’écaille trônait déjà fièrement sur son nez.

Légèrement pris par le temps, ainsi que par le contenu de sa bourse qui contenait déjà principalement des livres sterling, sa mise en beauté se résuma à un passage chez le coiffeur, qui se vit confier la délicate mission de le transformer en Beatle, car c’était quand même « carrément trop stylé quoi ». Malheureusement, la tignasse récalcitrante de Bo étant ce qu'elle est, la personne qui ressortit du salon une bonne demi-heure plus tard ressemblait davantage au fils caché de Godefroy de Montmirail et Mireille Mathieu (on comprend tout de suite beaucoup mieux le concept du fils caché) qu'à celui, adopté, de John et Ringo. Bo, lui, se trouvait resplendissant.
Demain pouvait arriver. Il était prêt.

La nuit qui suivit fut assez agitée. Il y fut question d’une attaque de pudding géant et de William, son cousin chez qui il allait vivre. La façon dont ces deux évènements étaient liés n’était pas hyper claire, mais dans le doute Bo se promit d’être excessivement prudent avant d’accepter toute nourriture offerte par son hôte.
Dans le train, et comme il s’y était attendu, son nouveau look intimida le tout venant. A tous les coups on le prenait pour un membre de la famille royale, ou quelque chose dans ce goût-là. Aussitôt il sut qu’il avait tapé dans le mille. Un autre aspect qui le marqua fortement était que beaucoup de personnes, presque toutes en fait, étaient habillées comme lui. Mais pas comme lui maintenant, comme lui avant.
La vague d'immigration avait déjà dû déferler sur Londres. Triste constat.

A la sortie de la gare, le temps était beau et sec. Après être retourné sur ses pas pour vérifier que le train l’avait bel et bien déposé à Londres, il arrêta un taxi, bien décidé à impressionner l’autochtone avec sa maîtrise de la langue de Shakespeare. En guise d’autochtone, il eut affaire à un Pakistanais, aussi minuscule que jovial. Il ne se laissa pas démonter pour autant et le salua avec ferveur.

“Greetings, muggle, je m’appelle Bo ! Euh, sorry… my name is Beautiful.”

Pour une raison que l’on comprendra sans difficultés, le chauffeur du taxi se prit d'affection pour l’énergumène rose bonbon. Entre eux la communication fut cependant difficile. Le flot ininterrompu de paroles qui sortait de la bouche du minuscule conducteur sonnait comme un solo de tamtam aux oreilles de Bo, qui tentait vainement de lui faire comprendre par gestes sa destination.
Quiconque aurait croisé la voiture à ce moment précis aurait donc certainement juré avoir vu un Oumpa-Loumpa emmener son excentrique patron à une improbable convention du chocolat qui devait probablement avoir lien en plein cœur de Londres ce jour-même.

Le trajet jusqu’au domicile de William fut donc plutôt mouvementé. Le pygmée voulait lui faire découvrir Londres dans les moindres détails. Droit dans le champ de vision de Bonaventure, le compteur tournait à un rythme affolant. Le point positif de cette visite forcée fut que Bo eut tout le loisir de se faire son opinion sur les goûts locaux en matière d’architecture, et le moins que l’on pouvait dire, c’était qu’ils n’avaient pas vraiment envisagé toutes les options.
Par exemple, au hasard de leurs pérégrinations, ils étaient passés devant un pont jetable qui se casse en deux, au lieu de simplement construire des bateaux plus petits, comme n’importe qui de sensé l’aurait sûrement fait.  Ce n’était qu’un exemple parmi d’autres, mais il frappa Bonaventure tout particulièrement. Ce peuple était sévèrement gratiné, et c’était là une impression qui s’incrustait avec force dans l’esprit du Français.

Au bout de deux heures, ils arrivèrent enfin à destination. Le chauffeur était toujours aussi volubile, il pointait le compteur avec délectation. S’il n’avait pas estimé en avoir potentiellement besoin par la suite Bonaventure y aurait certainement laissé un rein, mais sur le moment il jugea préférable de débourser la centaine de livres exigée par l’excité.
Une fois le taxi disparu au coin de la rue, il grimpa les quelques marches qui le séparait de la porte d’entrée et toqua. Trois coups de bec. A n’en pas douter son cousin était dans un état d’excitation tout à fait semblable au sien.
Après quelques secondes de silence, la porte s’ouvrit.
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