"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici At the beginning with you 2979874845 At the beginning with you 1973890357


At the beginning with you

Frank Turner
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() message posté Dim 31 Mar - 19:11 par Frank Turner

We’re far from the shallow now
La date lui faisait encore défaut, mais le Capitaine Frank Turner se souvenait encore de ce rendez-vous qui avait très certainement changé sa vie en plus de celle de Rachel. Assit sur la chaise à roulette ô combien confortable de son bureau, le flic, se remémorait encore les récents échanges avec l'avocate de Rachel. Ce jour-là, ils avaient quitté la caserne non sans appréhension. Frank le savait, cela n'était pas anodin, sa présence ainsi que son implication dans la procédure, posaient les bases d'un nouveau départ qu'il espérait salutaire, mais dont il ne minimalisé pas la difficulté cependant. Il le savait, Maxwell Davis ne lâcherait pas l'affaire aussi facilement. Rachel étant un bien trop précieux à ses yeux et pour préserver son intégrité et l'image que le grand public se faisait de lui. Mais il devrait à n'en pas douter, faire face à un coriace adversaire, fort pour deux et bien décider à se battre comme un beau diable pour enfin défaire la pédiatre du jonc de son tyrannique époux. Frank avait besoin de se raccrocher à ça, besoin de se fixer cet objectif pour ne pas faillir. Il voulait être fort pour deux, un roc, un appui pour Rachel, rien que pour elle, car elle le méritait plus que quiconque.

Si le trajet fut silencieux, il n'en fut pas de même en ce qui concerne l'échange avec la jeune femme que Rachel avait choisi pour la représenter. Elle ne manquait pas d'idées pour contourner les trop longues procédures aussi fastidieuses qu'épuisantes et souhaitait avant toute chose, que Frank ait son rôle à jouer dans la bataille. « - Je suis à votre entière disposition. Je ferais tout ce vous me demanderez pourvu que ça ne nous desserve pas. Je suis prêt à tout pour Rachel. Donc je vous écoute, de quoi, avez-vous besoin maître ? » Il se souvenait encore de la conviction avec laquelle il s'était fait entendre ce jour-là, puis les suivants. Jamais, il ne s'était dérobé, présent à chaque rendez-vous, l'ancien flic obéissait assidûment aux ordres de l'avocate et ne ménageait pas ses efforts pour rassurer Rachel, qui craignait plus pour la vie de son compagnon que pour son propre confort.

Aujourd'hui pourtant était un autre jour. Assit face à l'écran de son ordinateur, le capitaine Turner quittait peu à peu ses pensées. Il venait de recevoir un mail émanant du cabinet d'avocats et à n'en pas douter, Rachel avait reçu le même écrit. Le flic prit une grande inspiration et pour être sûr de ne pas être le seul à découvrir l'écrit, il s'arma de son cellulaire et envoya un texto à sa compagne.

« Je viens de recevoir un mail de ton avocate. Tu l'as reçu ? »


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Rachel-Mary Parker-Davis
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() message posté Dim 31 Mar - 22:55 par Rachel-Mary Parker-Davis

We’re far from the shallow now


La vie n’avait pas toujours réservé de bonnes surprises à Rachel, mais depuis que Frank était de nouveau dans sa vie, elle entrevoyait enfin ce qu’était le bonheur. L’Amour, le vrai, lui faisait voir chaque jour que la vie était belle et valait la peine d’être vécue malgré les malheurs endurés par le passé, et Frank était la personnification de cet Amour. Grâce à lui, la pédiatre trouvait la force d’avancer dans la vie, d’essayer de se défaire peu à peu de ses angoisses liées au passé et aux drames qu’elle avait vécu. Elle avait même eu le courage de commencer les démarches pour son divorce et après le premier entretien avec l’avocate, elle y était retourné avec Frank qui souhaitait apporter sa pierre à l’édifice. Cela faisait déjà trois semaines que le dernier entretien avait eu lieu et la chirurgienne commençait à désespérer que le divorce soit prononcé rapidement, ni même un jour. Maxwell savait s’y prendre pour obtenir ce qu’il voulait de tout le monde, que les méthodes soient légales ou non, et l’avait déjà montré par le passé.

La vie avait donc repris son cour peu à peu, Rachel avait accepté de sortir de la caserne pour retourner à l’hôpital si Frank pouvait venir l’y déposer et la chercher, et même si le chemin du bloc avec un bistouri en main était encore loin, au moins retrouvait-elle son élément, ses petits patients et quelques étudiants à former pour devenir les chirurgiens pédiatriques de demain.
La voilà à son bureau depuis quelques heures à passer en revue des dossiers lorsqu’un nouvel e-mail fit son apparition. Lorsqu’elle vit le nom de l’expéditeur, l’Américaine fut saisie d’une frayeur qui la figea. Son avocate lui écrivait et Rachel craignait fort qu’il ne s’agisse d’une mauvaise nouvelle. D’un main tremblante, elle cliqua à l’aide de la souris pour ouvrir le message. L’avocate souhaitait les voir, ou au moins elle, dans les plus brefs délais. La jolie brune souffla longuement, ne sachant si cela pouvait être positif ou non. Quelques secondes à peine s’écoulèrent avant qu’une vibration de son téléphone portable ne lui annonce un SMS émanant de Frank. Elle ne put que sourire malgré son angoisse grandissante, car le nom de son amoureux lui faisait toujours cet effet.

«  Oui, je m’en occupe, je sais que tu es débordé aujourd’hui. Je t’aime ».

Puis, prenant son courage à deux mains, elle quitta son bureau et prit un taxi en direction du cabinet où travaillait l’avocate. Ce trajet ne fut pas sans difficulté pour elle, mais il fallait en avoir le coeur net, elle ne pouvait décemment rester dans l’ignorance plus longtemps.

Cela faisait deux heures qu’elle était rentrée à la caserne. Rachel avait été prise d’une envie frénétique de briquer l’intérieur du sol au plafond en attendant que Frank ne revienne. Deux enveloppes étaient déposées sur le buffet dans l’entrée. L’une contenant le jugement rendu, et l’autre contenant des billets d’avion qu’elle avait acheté sur internet en rentrant pour une destination paradisiaque.

« Tu pourras rentrer directement, inutile de venir me chercher, je suis à la maison. Je t’aime »

Voilà le SMS qu’elle avait envoyé en arrivant, afin que Frank ne fasse pas le déplacement pour rien une fois qu’il aurait fini son travail.



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Frank Turner
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() message posté Lun 1 Avr - 18:05 par Frank Turner

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Son bureau était une sorte de refuge. Depuis toujours cela était le cas, il trouvait dans le travail une échappatoire pour éviter d'être entravé par des problèmes qu'il serait tout bonnement incapable de gérer, du moins c'est ainsi que le Frank d'avant gérait les soucis. Mais en voyant le mail de l'avocate, son bureau lui parut à nouveau être le meilleur des refuges. Le flic ne manqua pas d'envoyer un sms à sa pédiatre afin d'être sûr qu'il n'était pas question d'un mail qui lui était adressé à lui seul. Et à peine le mail fut ouvert, que Rachel répondit au texto. L'écran de Turner s'alluma aussitôt laissant paraître en se déverrouillant, une photo sur laquelle le petit Samuel posait entre les deux amoureux. Le flic ne put réprimer le beau sourire qui éclairait son visage et laissait paraître, durant un fugace instant, l'homme derrière le flic. Le « je t'aime » à la fin de l'écrit acheva de le défaire de ses quelques appréhensions. Et c'est armé de son précieux téléphone qu'il répondit à son tour.

« J'ai un nouveau stagiaire pas très dégourdi. Je l'ai envoyé au starbuck du coin nous récupérer des cafés. Je suis un tyran ? Bon, j'y retourne, je dois aller sur le terrain. À ce soir mon amour Je t'aime. »

Il pressa la touche « envoyée » sans avoir à se relire en amont. Lui qui jadis ne disait jamais « je t'aime » avait désormais pris l'habitude de l'écrire tout en le faisant entendre sans se sentir mal à l'aise par la suite. Avec tout ce qui leur était tombé dessus avec Rachel, Frank tenait à profiter de chaque instant et de ces petits riens comme des « je t'aime »au quotidien. C'est donc un capitaine satisfait qui délaissa son portable et quitta son bureau pour rejoindre son équipe. Le jeune stagiaire venait de revenir les bras chargés, à la grande joie des inspecteurs ravis d'avoir quelques viennoiseries à se mettre sous la dent, puis passé cet intermède, Frank accompagné d'un collègue et du jeune stagiaire, prit la direction du véhicule de fonction pour regagner le centre de Londres où ils étaient attendus par une assistante sociale pour une suspicion de maltraitance sur un enfant récemment placé. Rien de bien réjouissant en somme. Par chance, l'entretien ne s'attarda pas trop et l'enfant fut rapidement ramené en centre. Frank fit la promesse au petit garçon de prendre des nouvelles et de revenir le voir avant de reprendre la route avec son équipe pour retrouver les bureaux. Il devait ensuite prendre la direction du cabinet d'avocats pour aller récupérer Rachel. Il consulta en amont son portable et se rendit compte bien malgré lui, qu'il était inutile de se rendre au cabinet. « Ca va ? » Ne put-il s'empêcher d'écrire avant de se préparer pour le départ.

Rachel était donc rentrée seule à l'appartement. Un constat qui surprit l'intéressé qui se demandait de ce fait, ce qui en était sorti de l'entretien avec l'avocate. La nouvelle, était-elle mauvaise au point que la pédiatre ait besoin d'être seule ? Ou à l'inverse était-ce une nouvelle suffisamment bonne pour lui donner la force et le courage de rentrer seule ? Le doute était de rigueur, assez pour pousser le flic à rentrer sans attendre pour s'enquérir de la bonne ou mauvaise nouvelle. C'est donc, non sans appréhension que notre protagoniste regagna la caserne. « - Je suis rentré ! Il y a quelqu'un ? » Une odeur de produits ménagers remonta aux narines du propriétaire des lieux qui continuait à chercher sa compagne du regard. « - Bébé ? Tu as fait du ménage ? »


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Rachel-Mary Parker-Davis
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() message posté Mer 10 Avr - 20:20 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Rachel n’avait pas vu le SMS de Frank, trop occupée qu’elle était à essayer de gérer ses émotions en se livrant à un ménage approfondi de l’appartement qui pourtant était loin d’être sale étant donné qu’une femme de ménage passait régulièrement. Mais depuis « les événements », la pédiatre avait trouvé ce procédé pour s’aider à se calmer quand un stress trop intense la saisissait.
En ayant eu le verdict, l’Américaine regrettait de n’avoir finalement pas attendu Frank. Elle aurait eu besoin qu’il soit avec elle, lui tenant la main. Elle commença même à se demander s’il ne lui en voudrait pas de ne pas l’avoir attendu. Puis, passé ces quelques instants de doutes, la belle brune se reprit. Frank n’était pas comme ça, il la respectait et il n’irait pas lui tenir rigueur d’avoir été impatiente de savoir, tout aussi impatient qu’il fut lui aussi, à n’en pas douter.
La chirurgienne était à l’étage en train d’essuyer frénétiquement sur le miroir de la salle de bain une tache qu’elle était la seule à voir quand son chéri rentra. Elle entendit la porte puis le son de sa voix. Aussitôt, elle lâcha son chiffon et se précipita dans l’escalier, descendant à sa rencontre. A peine eut-il posé sa question qu’elle se jeta dans ses bras, passant les siens autour de son cou pour le serrer fort contre elle. Après une étreinte silencieuse d’une dizaine de secondes durant lesquelles son coeur s’était mis à battre à un rythme effréné, Rachel se décida à parler.

- Je suis désolée, mon amour, j’aurais dû t’attendre…

Elle se détacha lentement de lui pour attraper sur la console l’une des deux enveloppes et la lui tendre. C’était celle qui contenait les billets d’avion. Elle attrapa la seconde et attendit qu’il ait ouvert la première. D’ailleurs, elle le regarda faire, légèrement anxieuse. Il venait tout juste de retrouver son travail qu’il aimait tant, comment allait-il prendre le fait que Rachel ait choisi de lui offrir un voyage ?
Avant qu’il n’ait totalement ouvert l’enveloppe, elle posa sa main libre sur la sienne.

- Attends… Viens t’asseoir avant.

Elle l’attrapa en douceur par le poignet et l’emmena au salon situé à quelques pas et le fit asseoir avant de faire de même à côté de lui, légèrement en diagonale pour lui faire face le plus possible. La brunette scrutait toujours la réaction de son homme. Sur le moment, sous le coup de l’euphorie et de la joie extrême de se sentir libérée de ce mariage qui l’avait menée au fond du gouffre, elle s’était dit qu’un petit voyage en amoureux, légitimement, était une bonne idée. Mais à présent, elle avait carrément l’impression d’avoir agi sous une impulsion due à un peu trop de positif en peu de temps, chose à laquelle elle n’était pas habituée, et de s’être comportée comme une personne bipolaire en phase maniaque.


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Frank Turner
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() message posté Sam 13 Avr - 15:47 par Frank Turner

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Être sur le terrain était un plaisir pour l'inspecteur qu'il n'était plus désormais. Et avoir un stagiaire était l'excuse parfaite pour assouvir ce petit plaisir, loin du bureau et de la paperasse. Un plaisir qui n'en demeurait pas moins éphémère au vu de l'affaire compliquée qui se profilait à l'horizon. Une fois n'est pas coutume, la vie d'un mineur était entre les mains de Frank et son unité. Il devait, de ce fait prendre la meilleure des décisions pour le bien-être de l'enfant. Par chance, l'assistante sociale était compétente, ce qui facilitait l'échange et permettait à Frank, d'entrevoir un avenir moins incertain pour la jeune victime. Cependant, l'incertitude retrouva bien rapidement le flic lorsque Rachel lui fit comprendre par le biais d'un texto, qu'il était inutile de venir la chercher au sortir de son entretien avec l'avocate. Il le savait, en agissant de la sorte, Rachel transigeait avec ses habitudes nouvellement acquises depuis l'agression. Le progrès étant trop fulgurant pour ne pas être inquiétant. Mais et si à l'inverse, de cette rencontre, il en découlait quelque chose d'assez positif pour pousser la pédiatre à passer outre ses confortables habitudes. Tout demeurait possible de ce fait ce n'est pas en restant dans sa voiture de fonction, que notre héros parviendrait à se défaire de ses doutes et incertitudes. Il poussa un ultime soupir avant d'enfin verrouiller le véhicule et prendre la direction du hall d'entrée qui le mena ensuite jusqu'à l'ascenseur.

Arrivé à bon port, il redoubla d'efforts pour ne rien laisser paraître dans le son de sa voix. Si la nouvelle était mauvaise, Rachel aurait certainement besoin de son roc. L'étage sembla s'animer au moment où Turner annonça son entrée tout en étant surpris de voir toute une flopée de produits ménagers aux quatre coins du loft. Frank eut tout juste le temps de déposer ses clés sur le buffet, sans voir les deux enveloppes, avant de retirer sa veste. Rachel fit alors son apparition et se jeta sans ménagement dans les bras de son flic, incapable d'interpréter le geste. « - Tout va bien ? » tenta-t-il cependant avant que les bras de la demoiselle entourent son cou. Rachel restait silencieuse sans qu'aucun sanglot ne se fasse entendre. Frank fronça le sourcil toujours aux prises avec cette inconfortable incertitude. « - Rachel… » commença-t-il avant qu'elle ne se décide enfin à briser ce pesant silence. « - Attends de quoi tu parles là ? Qu'est-ce qui se passe ? » La demoiselle remit de la distance entre eux, laissant planer le doute, ce qui commençait à agacer le flic. Il la vit récupérer deux enveloppes et lui tendre l'une d'elle. « - Qu'est-ce que c'est ? » Il n'osait plus la regarder et semblait river toute son attention sur le bout de papier qu'il tenait entre ses mains et qu'il venait de déchirer pour en lire le contenu qu'il n'eut d'ailleurs pas le loisir de découvrir et pour cause sa compagne venait de lui prendre la main pour le conduire jusqu'au salon et le faire s'asseoir à ses côtés. « - Je ne comprends pas. Pourquoi tant de mystère ? » Il reporta son attention sur l'enveloppe à moitié ouverte et acheva de ce fait son œuvre pour découvrir à l'intérieur deux billets d'avion qu'il sortit aussitôt. « - Rachel, ma puce, qu'est-ce que ça veut dire ? Rassure-moi, tu ne veux pas qu'on mette les voiles pour fuir Maxwell hein ? »





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Rachel-Mary Parker-Davis
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() message posté Dim 28 Avr - 22:00 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Rachel ne se doutait pas vraiment du stress dans lequel elle pouvait potentiellement faire plonger Frank, elle n’avait d’ailleurs pas réellement conscience de l’étrangeté de son comportement. A vrai dire, tout lui semblait bizarre, c’était comme si la nouvelle du divorce enfin prononcé, sans plus d’encombres que ça, l’avait faite plonger dans un univers parallèle. Parce que dans le monde qu’elle connaissait, rien n’était simple, encore moins lorsqu’il s’agissait de son ex-mari, alors pourquoi tout à coup, une bonne nouvelle arrivait sans qu’il y ait un drame derrière ? A quoi fallait-il s’attendre ?
Son amoureux revenu, elle s’était précipitée sur lui avant de le laisser prendre l’une des deux enveloppes, et enfin le faire asseoir dans le salon pour mieux le laisser ouvrir. Elle était incapable de dire quoi que ce soit de prime abord, pas même de sourire, puis peu à peu, elle se décrispa, comme si la pédiatre réalisait, de par la présence de Frank, ce qui s’était passé, comme si à présent elle était prête à accepter la vérité, une heureuse vérité. Le temps qu’elle réalise, le flic avait constaté la présence des billets d’avion dans l’enveloppe qu’il tenait et ce fut les paroles et questions qu’il prononça qui ramenèrent Rachel à la réalité du temps présent. La chirurgienne réalisa soudain, faisant la rétrospective de cette journée.

- Fuir ? Non, ça non ! répondit-elle en laissant enfin un sourire naître sur ses lèvres.

La jolie brune ouvrit la seconde enveloppe et lui tendit la feuille contenant le résultat tant attendu.

- Je suis libre, Frank, enfin ! Libre d’offrir des vacances bien méritées à l’homme que j’aime. Je… c’est peut-être précipité, mais j’avais tellement envie de fêter ça… Je réalise seulement maintenant que c’était peut-être un peu hâtif et que j’aurais mieux fait de te demander… je sais pas ce qui m’a pris, c’est… ce n’est tellement pas moi d’agir sur un coup de tête. Si un départ au Bahamas vendredi te semble compliqué, on peut reporter.

Rachel se sentit soudain soulagée d’avoir enfin pu parler, dire à voix haute que Maxwell n’était plus que de l’histoire ancienne et que son nom ne serait plus accolé au sien. Cependant, elle savait aussi que si elle voulait rester avec Frank, il lui faudrait accepter de rester vivre à Londres, du moins au début. Bien qu’elle ait détesté cette ville dès le premier jour, la présence de son flic préféré avait permis d’adoucir un peu la grisaille et le climat. Mais San Francisco lui manquait, sa famille lui manquait...


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Frank Turner
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() message posté Mer 1 Mai - 22:38 par Frank Turner

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Le ciel venait de s'assombrir mettant en exergue les épais nuages grisonnants qui allaient de pair avec cette avancée du mauvais temps. Pourtant, Frank en était persuadé, la météo n'avait pas annoncé de pluie avant ce week-end, mais les prévisions étant ce qu'elles sont (par définition, hasardeuse) l'on ne pouvait s'étonner, encore moins à Londres, de voir la pluie tomber. C'était habituel, anodin, anecdotique, sans importance et pourtant, en se rendant compte que les prévisions météo n'étaient pas bonnes, Turner fut comme saisi d'un mauvais pressentiment aussi irrationnel de surcroît, que l'appréhension qui lui vrillait le ventre, alors que Rachel, malgré l'étreinte, continuait à laisser le silence rythmait les retrouvailles. Mais pouvait-il l'en blâmer ? Avec tout ce qu'elle avait vécu, Rachel avait mis en place des mécanismes de défense qui échappaient encore au flic qui se surprit à se focaliser sur la pluie dehors, allant jusqu'à se demander si le velux de leur chambre était encore ouvert et si le cas échéant, il n'était pas plus judicieux de se lever pour vérifier. Il n'en fit rien et resta là assis sur ce confortable canapé, surprit d'avoir entre les mains, deux billets d'avion et toujours pas l'ombre d'une réponse à ses questions.Le regard de Rachel, lorsque la fuite fut évoquée, changea du tout au tout et laissa paraître une clarté qui commença à apaiser les craintes de Frank. Et lorsqu'enfin elle se mit à sourire, c'était comme si dehors le soleil avait déjà commencé à chasser la grisaille londonienne. « - Donc pas de fuite ? » répétait-il lui aussi contaminé par l'envie de sourire sans savoir pourquoi, mais si Rachel s'y plaisait, c'est qu'il n'avait plus rien à craindre, la nouvelle ne pouvait qu'être bonne. Rachel s'afféra donc à ouvrir la seconde enveloppe avant de tendre le papier qui se trouvait à l'intérieur. Sans aucune hésitation, Frank s'en saisit avant d'en lire le contenu tandis que la pédiatre osait enfin faire entendre sa liberté nouvellement acquise.

Il fallut bien deux à trois secondes pour que Turner assimile tout ça, tandis que Rachel justifiait l'achat des billets et cette décision jugée précipitée, tellement qu'elle était prête à tout annuler à la convenance de son homme. Ce dernier déposa l'enveloppe sur la table et ne laissa pas à sa chérie le temps de terminer. Ses lèvres familières du chemin à emprunter trouvèrent les siennes sans encombre. Il n'avait pas besoin de mots pour lui faire entendre ce qu'il ressentait, ce baiser suffisait à lui seul à lui faire comprendre qu'elle n'avait pas fait fausse route. Lentement, mais sûrement, il se détacha avant de reprendre les billets en main.« - Ca sert à quoi d'avoir des responsabilités si l'on ne peut en profiter ? J'aime l'idée de mettre les voiles comme ça presque en claquant des doigts, pour les Bahamas. Mais tu sais ce que j'aime encore plus ? » Évidemment, à moins d'être télépathe, Rachel ne connaissait la réponse à cette question obligeant de ce fait, Frank à reprendre sans attendre. « - Tu sors de ta zone de confort en agissant sur un coup de tête. Toi qui te rythmais à tes petits rituels, tu oses te lancer vers l'inconnue. Alors non, je ne vais certainement pas te laisser dire que c'était trop hâtif et puis le principe d'une surprise n'est-il pas de surprendre ? » Il récupéra ses mains qu'il joignit aux siennes s'assurant que le contact visuel ne soit pas rompu en amont. « - Il est hors de question de reporter. J'ai très envie de passer mes journées en maillot, à ne rien faire si ce n'est siroter des mojitos et passer le reste de mon temps libre avec Rachel Mary Parker. Je crois qu'on l'a bien mérité. Alors de ce pas, je vais appeler les personnes compétentes, leur dire que je vais prendre quelques jours de vacances et dès que j'aurais accompli cette tâche, je m'en irais de ce pas préparer ma petite valise. Est-ce que ce programme te vas ? »
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Rachel-Mary Parker-Davis
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() message posté Mer 15 Mai - 21:26 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Depuis les tragique événement de fin d’année, le temps avait une incidence sur l’humeur de Rachel qui, même si elle recommençait à voir la vie du bon côté, avait tendance à se laisser parfois assombrir par des petits rien qui lui rappelaient des choses qu’elle aurait préféré oublier. Mais ce jour-là, avec la nouvelle qu’elle avait reçue, même le pire des orage n’aurait pu avoir raison de sa bonne humeur. Et si elle ne le laissait pas paraître de prime abord, c’était uniquement parce qu’elle-même avait encore du mal à réaliser. Elle n’était plus Madame Rachel-Mary Parker-Davis, mais belle et bien Rachel-Mary Parker. Elle avait retrouvé sa liberté, son identité, Maxwell n’avait plus d’emprise sur elle, c’était fini. Bon, il avait quand même gagné en un sens : elle était « obligée » de rester à Londres, cette ville qu’elle n’arrivait pas à considérer comme étant chez elle, mais au moins, elle était avec Frank. La seule chose qu’elle craignait était une éventuelle vengeance de l’homme d’affaire qui avait déjà été capable une fois de causer du tort au policier qui faisait battre le coeur de la pédiatre. Mais pour l’heure, l’Américaine en était à dévoiler son projet de vacances à son amoureux. Nulle question de fuite, simplement de bon temps bien mérité. La chirurgienne avait réalisé que ce voyage acheté sur un coup de tête était sûrement une attitude peu mature à laquelle elle n’avait plus souscrit depuis des années, mais Frank ne se fit pas prier pour presque l’en féliciter. Un petit sourire timide se dessina sur les lèvres de la jolie brune.

- Alors ça te fait plaisir ? demanda-t-elle ingénument.

Il était toujours là pour l’encourager et c’était vraiment appréciable, elle qui avait encore un peu de mal à s’accepter à sa juste valeur.

- Bon, alors je suis contente si la surprise en est vraiment une.

Ses mains à présent dans les siennes, Rachel se sentit soulagée d’un poids. Savoir que Frank était partant pour ce voyage et qu’il allait s’arranger avec son travail était sans doute la deuxième meilleure nouvelle de la journée. Les yeux rivés dans les siens, le sourire illumina le visage de la pédiatre lorsque son petit ami prononça son nom au complet, sans le patronyme de… l’autre.

- Le programme me semble parfait, je vais faire de même, et dans trois jours à nous les mojitos et les piña colada. Ça nous laisse le temps de faire du shopping, parce que je n’ai absolument aucun maillot de bain.

Il fallait dire que depuis qu’elle avait rejoint le domicile de Frank, ce n’était pas le genre de vêtements qu’elle avait eu à porter le plus souvent. Sans attendre, elle dégaina son téléphone portable et contacta l’hôpital pour prévenir qu’elle serait absente une dizaine de jours.Le Great Osmond était assez coulant avec elle, ayant su tout ce qu’elle avait traversé, et pour cause, elle avait hospitalisée là-bas. Ils ne voulaient pas perdre le meilleur chef de pédiatrie qu’ils aient eu depuis des années, avec la réputation qui allait avec, aussi faisaient-ils tout pour qu’elle se sente bien en allant travailler, la laissant reprendre à son rythme le chemin du bloc. De toute façon, Rachel était à l’abri du besoin donc rien n’urgeait, le plus important étant que les petits patients ne soient pas en danger. A présent, tout allait mieux. Une fois l’accord confirmé, Rachel rejoignit Frank à l’étage dans leur chambre et sortit une valise vide, le sourire ne quittant plus ses lèvres.

- Alors, tu prends quoi ?

Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas eu de réelles vacances où elle pouvait choisir ce qu’elle porterait. Elle ouvrit son placard et sortit deux cintres portant chacun une robe d’été.

- Est-ce que ça va si je prends ça ?



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Frank Turner
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() message posté Ven 17 Mai - 21:00 par Frank Turner

We’re far from the shallow now


Le sourire gagnait peu à peu du terrain, malgré les premières appréhensions. Rachel n'était pas/plus mal à l'aise ce n'était sûrement pas anodin. Frank se rendit alors compte qu'il tenait encore entre ses mains la précieuse enveloppe blanche comme tant d'autre, mais pourvue d'un contenu tout sauf anodin. Jamais il n'aurait imaginé la voir agir de la sorte, encore moins après toutes les tragédies qui avaient ébranlées sa vie et celle de Franck par extension. Cependant, la roue semblait s'être décidée à tourner dans l'autre sens en permettant à la pédiatre de savourer sa première grande victoire depuis longtemps. Frank lui-même n'arrivait pas à le croire. Désormais, le patronyme de Maxwell Davis ne sera plus accolé au prénom de Rachel, s'en était fini de tout ça. Elle pouvait de ce fait, enfin prétendre à la pleine liberté, aller de l'avant et quoi de mieux que quelques jours ailleurs, loin de tout ce tumulte ? Certes, c'était surprenant de la part de Rachel, mais agréable pour son policier de compagnon qui appréciait grandement l'initiative et qui ne se fit pas prier pour rassurer la jeune femme et la féliciter. « - Je ne suis pas psy, mais je crois quand même que tu viens de passer une grande étape dans le processus de guérison. Je n'aurais assez de te le répéter, mais je suis fier de toi, Rachel et content de rentrer à la maison pour d'avoir ce genre de surprise. » Même si dehors la grisaille alourdissait les cœurs des Londoniens, ici à la caserne l'on reprenait des couleurs. Le cœur léger, chacun se plaisait à imaginer le programme parfait. Mais il fallait avant toute chose, prendre des dispositions et en un sens, revenir dans la vie réelle.

« - Je reviens, j'en ai pour cinq minutes tout au plus ! » Le sourire aux lèvres, il s'éloigna pour aller passer quelques coups de fil histoire de partir l'esprit tranquille et de confier les affaires sensibles aux personnes compétentes. Il ne s'attarda pas sur les détails, lorsqu'enfin son interlocuteur décrocha. Il faisait confiance à cet inspecteur, assez pour lui confier les rênes. Une fois les instructions données, il coupa l'appareil et retrouva l'étage pour commencer à préparer sa valise histoire de ne pas être pris au dépourvu le moment venu. Il commença par s'assurer que le vélux soit bien fermé, car dehors, il pleuvait à grosses gouttes. Rachel fit alors son apparition comme une fleur, demandant à Frank ce qu'elle devait prendre. Il remarqua à quel point elle était radieuse avec ce sourire qui n'en finissait plus. « - Vu la géographie des lieux, j'opterais pour du léger. Donc il va nous falloir dire adieu aux pulls, au pantalon de jogging, aux grosses chaussettes et aux doudounes." Elle désigna alors deux robes qu'elles n'avaient pour ainsi dire pas mises depuis longtemps. « - Tu les portes divinement, j'approuve totalement. » Il s'approcha à son tour et chercha ce qu'il pourrait emporter avec lui. « - Je crois que j'ai une ou deux chemises qui pourraient faire l'affaire. Qu'est-ce que tu en dis ? »


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Rachel-Mary Parker-Davis
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() message posté Dim 2 Juin - 17:23 par Rachel-Mary Parker-Davis

We’re far from the shallow now


Cette journée n’aurait pu être plus magique. Frank était tout aussi heureux qu’elle de l’issue des choses, et du voyage aussi, même si ça avait été organisé sur un coup de tête, chose que Rachel ne faisait jamais d’habitude. Mieux encore, il était fier d’elle, et pour la pédiatre, ça n’avait pas de prix d’entendre de telles paroles qu’elle n’avait entendues que de la part de ses parents. Le sourire de l’Américaine ne désemplissait pas, loin de là, elle avait du mal à croire à la véracité de ce qu’elle vivait tant c’était beau. Un sentiment de liberté, d’Amour, loin de l’oppression et du stress qu’elle avait ressentis toutes ces années durant. Jamais elle n’avait été si bien.

- Comme je suis contente, souffla-t-elle.

Chacun avait prévenu son boulot respectif et les tourtereaux s’étaient retrouvés dans leur chambre pour préparer leurs affaires.

- Frank, il faut que je te dise quelque chose, avoua-t-elle en déposant sur le lit les robes qu’il venait d’approuver.

Elle s’approcha de lui presque timidement, songeant qu’elle aurait peut-être dû commencer par ça.

- Si j’ai choisi les Bahamas, ce n’est pas pour rien. Je veux dire, ça aurait pu être n’importe quelle destination paradisiaque, ou même San Francisco, après tout, c’était chez nous avant… Non, si j’ai choisi les Bahamas, c’est parce que mes parents y sont et… ça fait vraiment longtemps que je ne les ai pas vus, et … tu sais, ils n’étaient pas au courant.

Ça non, ils étaient même loin de se douter de ce qui se passait dans la vie de leur fille, des atrocités qu’elle avait vécues, et même ce qui s’était passé en fin d’année. Elle avait reçu des cartes de vœux et des messages et rien n’indiquait qu’ils se doutaient de quoi que ce soit.

- Ils me manquent tellement, mais j’ai peur de leur dire tout ce qui s’est passé. Qu’est-ce que je dois faire, selon toi ?

Elle s’assit au pied du lit et attrapa la main du policier pour qu’il fasse de même. Il était toujours de bons conseils, ça elle le savait, et elle n’avait confiance qu’en lui.

- Je veux pas qu’ils se sentent coupables de quoi que ce soit. Le souci, c’est que ça fait des années qu’ils idolâtrent Maxwell. Mon père travaillait avec lui avant, et c’est même lui qui me l’a présenté. Tu imagines si je leur dis la vérité sur lui ? Ils vont s’en vouloir à mort. Mais comment leur dire que j’ai divorcé sans une raison valable ? Ils ne comprendraient pas, eux qui se sont aimés tout de suite et ne se sont jamais séparés.

Soudain, elle se mit à douter. Elle se leva et fit les cent pas.

- C’était une connerie, j’aurais jamais dû faire ça… Maintenant c'est trop tard, je les ai prévenus que j'arrivais... Oh merde, qu’est-ce que je vais faire ?

L’angoisse s’empara d’elle à nouveau, elle avait pâli et commençait à triturer ses doigts dans tous les sens. La grisaille et le son de la pluie au dehors ne l'aidaient pas à se sentir apaisée, au contraire.



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