"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici baby don't let the lights go down (w/boja). - Page 2 2979874845 baby don't let the lights go down (w/boja). - Page 2 1973890357


baby don't let the lights go down (w/boja).

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Rioja Ibanez
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() message posté Ven 18 Mai - 4:40 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Un an et des poussières. C’était le temps que ça lui avait pris pour réaliser son erreur. La perte d’un enfant avait été la cause de sa peine. L’attention et l’amour de Bodevan n’avaient pas été suffisants pour la sortir de cette tristesse qui abritait son cœur. Il lui avait fallu un mariage au bord du gouffre pour que Rioja ouvre ses yeux. Que Bodevan signe les papiers et la repousse pour enfin voir la tristesse causée autour d’elle. Et Rioja en voulait à soi-même pour avoir été aussi lente. Pour ne pas avoir constaté la misère qu’elle avait fait vivre à son propre mari. « Reste auprès de moi. » Contrairement à ce qu’elle avait craint, Bo ne l’avait pas repoussé. Il l’avait fait pour l’éloigner de lui afin de pouvoir regarder sa femme. Pour la première fois, il y avait toujours l’étincelle qu’elle voyait auparavant, lors des beaux jours. Cette étincelle qui lui prouvait qu’il l’aimait toujours. Dire et voir étaient deux choses bien distinctes l’une de l’autre. Mais Rioja craignait de lui briser le cœur pour la millième fois. Rio n’était pas protégée de ces moments. Parfois, elle en avait besoin, spécialement lorsque la date de décès de son enfant arrivait. Ce qu’elle redoutait davantage était de briser Bodevan. Elle semblait être bonne dans ce domaine. « Je reste. Je reste près de toi. » La décision semblait facile aujourd’hui. Le cœur de Rioja n’avait pas envie de partir. Même lorsqu’il l’avait embrassé. Ça faisait tellement longtemps que ce contact n’était plus arrivé. Certes, elle avait un peu sursauté, mais elle n’avait pas reculée. Non, Rioja avait simplement regardé son mari. « Ne me rejette pas. Pas encore. » Et pour une centième fois depuis sa fuite, Rioja ignorait quoi lui répondre. Elle aimerait lui promettre, mais Rioja n’en était pas dans la capacité. Dans ses bras, Rioja se sentait protégée du monde. Que pouvait-elle demander de plus ? C’était ce qu’il lui avait promis, après tout. La protéger peu importe ce qui arrivait. Avec un léger pincement au cœur, Rioja se séparait de lui et le regardait longuement. « Je ne peux pas te promettre d’être la femme idéale. J’aimerais te promettre de ne plus jamais te rejeter… » Elle s’arrêtait de parler pour chercher les bons mots. Ceux qui ne lui briseraient pas le cœur. Les mots qui permettrait à Bodevan de comprendre parfaitement parce qu’il devait comprendre que Rioja n’était plus la femme qu’il connaissait. En un an, elle avait changé. « Je sais que ça arrivera encore. Mais cette fois, je reviendrais. Je suis là, Bodevan, pour toujours. » C’était le plus près d’une promesse qu’elle pouvait lui faire. Accompagnée d’une profonde inspiration, Rioja se relevait du sol et se dirigeait vers la fenêtre la plus près. Elle se rappelait avoir toujours fait cela lorsqu’elle vivait ici. « J’ai toujours aimé la vue de cet appartement. » Lâchait Rioja en croisant les bras et regardant l’horizon devant elle.

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Bodevan H. Andrews
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() message posté Sam 26 Mai - 17:53 par Bodevan H. Andrews
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On m'avait tout appris, sauf à aimer. Mes parents, j'avais su les abandonner sans un regard en arrière. Ma petite soeur, je ne m'en étais jamais intéressé. Mes parents biologiques, je les haïssais. Rioja avait la première personne à m'ouvrir le coeur. Avec elle, j'avais appris à être une bonne personne. J'avais appris à donner, à partager. Avec elle, j'avais trouvé cette humanité longtemps enfouie. Avec elle, je m'étais libérée de cette existence sans but. Je l'avais aimé, sûrement trop, sûrement mal. Je lui avais tout donné, sans conditions. Je m'étais dévouée à elle, lui offrant mon âme. Lui offrant tout ce que la vie m'avait donné de bon. Notre enfant, je l'avais aimé comme la prunelle de mes yeux. Pour elle, j'avais forcé mon coeur à s'agrandir un peu plus. Je l'avais tiraillé jusqu'à ce qu'elle y trouve sa place. Aujourd'hui, cette partie de mon coeur n'aimait qu'un être disparu. Il n'attendait qu'une chose : transférer son amour sur quelqu'un d'autre. Mais la partie que Rioja possédait, elle l'avait brisé. Mon coeur était brisé, foutu, bon à jeter. Mais l'espoir avait scotché le tout pour éviter qu'il s'éparpille. Je restai debout malgré tout, parce qu'il fallait bien s'en sortir. Encore une fois, j'étais prêt à céder aux derniers caprices de ma femme. Mais c'était mon rôle, je l'avais épousé. Et malgré tous mes efforts, je n'avais pas su l'oublier. J'étais accrochée à elle, tragiquement. Je l'avais toujours su au fond, qu'elle finirait par me tuer. Que par amour, j'irai jusqu'au bout du monde pour elle. Qu'il me faudrait me battre, réfléchir, avancer selon ses désirs. Elle n'avait jamais été simple, et je l'étais encore moins. Nous nous étions aimés avec dépendance. Séparés, nous ne valions rien. Ensembles, nous avions conquis le monde, la vie, le bonheur. Je voulais retrouver cette force, cet amour. Cette vie. Elle me promettait de rester près de moi, et soulagé, je la serrais un peu plus contre moi. Un sourire était apparut sur mes lèvres. Rien n'était gagné, mais c'était le début de quelque chose. Je commençais à croire que tous ces efforts finiraient par être récompensés. Je voulais retrouver ma femme. Après un long moment, pendant lequel mes larmes s'étaient mis à rouler sur mes joues, elle s'éloigna de moi pour parler. Je baissais alors les yeux, parce que je n'avais pas besoin qu'elle me le dise pour savoir que tout ce bordel n'était pas terminé. Je restais silencieux, l'observant s'approcher de la fenêtre. Comme elle l'avait toujours fait. Je n'allais pas la rejoindre, restant là, à distance. Car j'avais trop peur de me brûler à son contact. Je soupirais et passais une main dans mes cheveux en me grattant la gorge. Je séchais mes larmes et réajustais mes vêtements. Comme toujours. « Moi aussi. J'ai... J'ai pensé à le vendre, mais je n'y arrive pas... » Je me risquais à relever les yeux vers elle, et sans rien ajouter, mon regard glissa en direction de l'ancienne chambre de Kala. C'était douloureux de vivre ici, mais quelque part je restai proche de mon enfant. Je restai proche des souvenirs que nous avions vécu tous les trois ensembles. Je ne voulais pas m'en séparer. Je ne serai probablement jamais prêt à tirer un trait sur le passé.
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Rioja Ibanez
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() message posté Lun 28 Mai - 3:20 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ À Rioja, on lui avait muettement promis pour toujours. Dès le moment où ils s’étaient dit oui à Bali avec leur fille comme seul témoin, une promesse s’était faite. Celle d’aimer jusqu’à ce la mort les sépare. Celle d’aimer dans la joie et la tristesse. Kala avait été le témoin ainsi que le fruit de l’amour que Bodevan et Rioja se portait. Elle était aussi la cause de leur séparation parce que sa mère n’avait pas eu la force d’accepter la présence de son père auprès d’elle. À la mort de Kala, son cœur avait été scellé et la clé avait été jetée par-dessus un pont. Pourtant, Rioja voulait toujours croire à cette possibilité que l’amour existait toujours entre eux, qu’ils allaient toujours s’aimer malgré les obstacles. D’où sa présence dans cet appartement qui lui rappelait les doux souvenirs partagés avec Kala et Bodevan. À une époque, des photos ornaient un mur de cet appartement. Des souvenirs de leurs vies ensembles. C’était injuste parce que Rioja aurait aimé mettre plus de photos sur ce mur. Elle aurait aimé continuer à inscrire la grandeur de Kala à travers les mois, les années sur ce mur de sa chambre barricadée. C’était injuste de ne plus pouvoir le faire. C’était injuste de détruire l’homme qu’elle aimait, de le blâmer alors qu’ils étaient tous les deux responsables. C’était injuste de vouloir vivre dans le passé où les souvenirs étaient bons, doux et le temps moins douloureux. Rioja ne désirait pas vivre dans le présent et surtout, elle ne voulait pas imaginer son futur. C’était injuste qu’on lui demande d’aller mieux, de ne pas la laisser faire son deuil comme bon lui semblait. On ne cessait de lui dire qu’un jour, elle irait mieux. Rioja ne voulait pas y croire, par entêtement parce qu’ils avaient tous torts. Mais elle avait fait une promesse à Bodevan. Une promesse à Kala également. D’aimer son père pour toujours. Elle voulait se rattraper pour les jours, semaines et mois gaspillés à vouloir le repousser. Rioja l’avait poussé au bout du rouleau. Il n’avait jamais mérité sa haine ni même son rejet. Elle en avait conscience peut-être trop tard, mais rien n’était jamais trop tort en amour. Elle désirait y croire comme un enfant croît au Père Noël. « Moi aussi. J’ai… J’ai pensé à le vendre, mais je n’y arrive pas… » Sa tête s’était retournée afin de regarder Bodevan. S’il lui avait dit ces quelques mots il y a quelques mois, Rioja aurait explosé. Ce n’était pas le cas, aujourd’hui. Mais elle continuait de le regarder, en cherchant les bons mots à lui dire. Que pouvait-elle bien lui dire qui n’avait pas déjà été dit ? Bien des choses. Des mots qu’elle ne prononcerait pas ce soir. Une autre fois, sans aucun doute. « Si tu le vends, vends-le moi, Bodevan. Cet appartement est trop important à mes yeux. » Elle le suppliait presque. C’était peut-être difficile d’être ici, mais il lui était impossible d’imaginer une autre famille vivre ici. C’était le foyer Andrews. C’était ici que les premiers souvenirs d’une famille heureuse s’étaient créés. Finalement, et à contrecœur, elle s’éloigna de la vue qu’offrait son ancienne demeure pour s’approcher de Bodevan. Tout ce temps, il s’était tenu à l’écart certainement par peur d’être repoussé par sa femme pour la millième fois. « Je ne peux pas imaginer une autre famille vivre ici. Je sais que c’est difficile et égoïste, mais c’est ici que Kala a fait ses premiers pas. C’est ici qu’elle a perdu sa première dent et c’est ici qu’elle croyait en la magie de la fée des dents ou même du Père Noël. Tu ne peux pas le vendre, ne le fais pas. » C’était difficile de se rappeler les souvenirs heureux comportant son enfant. Pourtant, ils étaient là comme si c’était hier. Rioja s’était rapproché de Bodevan sans en avoir conscience, elle se tenait face à lui, les larmes au coin des yeux. « Sa photo était accrochée juste là, Bo. » Son index avait pointé un mur, désormais, vide. Le trou y était toujours.

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Bodevan H. Andrews
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() message posté Mar 5 Juin - 0:17 par Bodevan H. Andrews
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J'avais longtemps cherché la recette miracle. Pour apprendre à vivre après le décès de mon enfant. Lorsqu'autrefois je me réveillais dans cette immense chambre remplie de livres et d'encyclopédies, lorsque je quittais la maison pour m'entraîner dans les bois en compagnie de mon père, lorsque j'avais quitté cet eden pour découvrir le monde, je n'avais jamais imaginé rencontrer une femme comme Rioja. Une personne capable de changer toute ma vie, mes désirs, mes projets en l'espace de quelques heures. A ses côtés, j'avais découvert l'amour, j'avais découvert le but de la vie, et ensembles nous l'avions donné. Mais malgré ces quelques années de bonheur, nous avions failli dans notre rôle de parents. Notre enfant n'avait pas survécu à ce trop plein d'amour. Elle n'avait pas eu la chance de découvrir à son tour ce que c'était l'amour. Quelque chose avait manqué. Quelque part nous avions échoué. Et aujourd'hui, nous étions sensés continuer d'avancer comme si rien ne s'était passé. Comme s'il était normal d'enterrer son enfant. La vie était injuste. L'ordre de la vie ce n'était pas ça. Rioja et moi aurions dû mourir en premier. C'était Kala qui aurait dû nous enterrer, c'était elle qui aurait dû nous pleurer. Et pourtant, tout s'était passé si vite. Trop tôt. Une mauvaise décision. Et toute notre vie s'était retrouvée chamboulée. J'avais essayé pourtant, de recommencer à vivre. J'avais essayé d'entrevoir cette existence sans ma famille. Sans cette seule chose essentielle que j'avais accompli. Mais les souvenirs ne s'en allaient pas, la douleur ne disparaissait pas. Ce vide était toujours présent et grandissait avec le temps. Mon coeur s'était ratatiné, brisé. Il n'était plus capable d'aimer. Mon cerveau avait abandonné. Mon univers entier avait changé. Chaque saveur, chaque sensation, chaque perception. Je regardais Rioja sans savoir quoi répondre. Elle me demandait de ne jamais vendre cet appartement. De garder nos souvenirs comme un fardeau. Moi non plus, je ne voulais pas laisser cette vie là derrière nous. Mais je n'étais pas sûre de faire le bon choix. Depuis un an et demi désormais, je continuais chaque jour de me réveiller dans ce lit vide. Je continuais de déambuler dans les pièces vides de cet appartement. Cet appartement que Rioja et moi avions choisi dans le but d'y installer notre foyer. A l'époque, je rêvais de remplir chaque pièce de petits. Je voulais d'autres filles tout comme le mère. Je voulais un fils tout comme son père. Un fils pour m'admirer, pour prendre soin de sa mère. Mais ces rêves, je les avais laissé dans le cercueil de Kala. Je ne voulais pas remplacer mon enfant. Je ne voulais pas briser d'autres existences. Je ne voulais plus avancer. Je voulais seulement revenir en arrière. Mais rester ici ne m'aidait en rien. Je ne répondis pas à Rioja. Je l'écoutais parler. Une boule s'était formée dans ma gorge et m'empêchait de parler. Je ne trouvais plus les mots. Il n'y en avait pas, de mots. Rioja, elle, me poignarda en plein coeur, et lentement, je levais les yeux vers le mur. Ce mur vide. Honteux, je baissais les yeux vers le sol. Je n'avais plus la force de regarder Rioja. De voir ces larmes au bord des cils. « C'était trop dur... » Je ne répondis rien d'autre. Lentement, je me dirigeais vers la chambre de notre fille. Je m'approchais des planches de bois, et sans réfléchir, je les arrachais. Je les jetais au sol et ouvrais la porte de sa chambre. Tout y était resté intact. Lentement, je m'y avançais, et allais m'assoir sur le lit, abattu. Et sans prévenir, je me mis à pleurer. A pleurer comme un gros bébé, comme je ne me l'étais jamais autorisé. Je ne pouvais plus être fort. Je ne pouvais plus nier cette douleur. Je ne pouvais plus faire semblant. Mon enfant était mort. Je n'avais pas su la sauver. Je n'avais pas été un bon père jusqu'au bout. A quoi avait-elle pensé lorsqu'elle s'était rendue compte qu'elle n'atteindrait pas le bord? Qu'elle ne s'en sortirait pas? Avait-elle pensé qu'on l'avait abandonné? Qu'on ne l'avait pas aimé assez pour être auprès d'elle ce soir là? Mon enfant était mort, et je ne pouvais plus faire marche arrière. Je n'avais jamais eu le temps de lui dire à quel point je l'avais aimé. Combien je l'aimais encore et l'aimerai à jamais. Jusqu'à la mort. Cette mort qui finalement, m'avait submergé, jusqu'à me noyer, moi aussi. Cette agonie qui avait empli les poumons de ma fille, je la subissais chaque jour depuis. Et c'était insoutenable. Je n'avais pas pu la sauver. Je n'avais pas su la sauver.
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Rioja Ibanez
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() message posté Sam 30 Juin - 2:56 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Ils étaient tellement près l’un de l’autre depuis longtemps que même avoir Bodevan dans ses bras lui semblaient étranges en même temps que de lui redonner un petit peu d’espoir. Après tout, c’était la raison de sa visite soudaine dans son ancien appartement. Confronté Bodevan pour le divorce qu’il avait signé et qu’elle refusait, maintenant. « C’était trop dur… » Eux seuls savaient à quel point c’était difficile. Leur entourage sympathisait avec la douleur qu’ils ressentaient, mais ils n’étaient pas ceux qui avait perdu leur enfant. Bodevan et Rioja l’étaient. Deux parents qui s’étaient retrouvés à vivre sans leur enfant. Deux parents qui n’auraient pas la chance de voir leur enfant grandir puisque c’était ça le but d’avoir des enfants : les voir grandir et ne pas être les premiers à les voir mourir. Ils auraient dû être les premiers à quitter cette Terre. Tellement de dû qui n’auront plus la chance de se réaliser. À tout jamais, ils allaient regretter de l’avoir laissé avec une nounou, mais un jour, ils sauraient vivre avec ce drame. Ils sauraient avancer, ensemble. Pour l’instant, Rio laissa Bodevan se diriger vers la chambre de leur ancienne fille après son monologue. Elle lui avait rappelé tous les souvenirs qui avaient été retirés ici et là. Les photos. Les Noëls. Les fêtes. Tout ce qui se rapprochait de près ou loin de leur fille Kala. Les bras serrés et larmes aux yeux, son ouïe était en mesure d’entendre Bodevan retirer les planches empêchant l’accès à cette pièce interdite. Celle qui était resté intacte après tous ses mois. La chambre rose, blanche et mauve. Des couleurs de petites filles. Puis, Rioja inspira profondément et ses pieds commencèrent à se diriger vers la chambre de sa fille. Depuis sa mort, Rioja n’y avait pas mis les pieds. Sauf une fois pour y pleurer toutes les larmes de son corps. L’unique fois avant qu’elle ne quitte son cocon pour un appartement où Rioja s’était enfermée elle et sa solitude. Au pas de la porte, elle regardait Bodevan, abattu sur le lit de leur fille. Tout était semblable. Son cœur s’était pincé. Elle avait mal. Prenant son courage à deux mains, Rioja s’introduisit à l’intérieur de la pièce. « Bo… » Murmura-t-elle en allant plonger ses doigts dans sa chevelure. Elle avait parlé sans réellement savoir ce qu’elle comptait lui dire. Que pouvait-elle lui dire ? Bien des choses. Mais ce n’était pas le bon moment. « On doit arrêter de se blâmer pour la mort de Kala. » Les mots sonnaient étranges sorti de sa bouche parce que Rioja était la première à se blâmer pour la mort de sa fille. Puis, ça semblait être toujours le même disque qui jouait sur répétition depuis un an. Celui où ils se blâmaient pour la mort de leur fille alors que ce n’était pas le cas. Ce n’était pas parce qu’ils avaient décidés de sortir et de la confier à une gardienne d’enfants que ça faisait d’eux de mauvais parents. « On a été cons. Mais ça aurait pu arriver à n’importe qui. Fallait juste que ce soit nous. » Ajoutait Rio en haussant les épaules. C’était malheureux que ce soit arrivé à eux. Finalement, elle s’avança dans cette chambre autrefois familière pour aller s’asseoir près de son mari. À partir de là, elle ne savait plus comment agir. « On n’aurait pas été en mesure de la sauver Bodevan. Ça s’est déroulé trop vite. » Murmura-t-elle pour qu’ils soient les seuls à entendre ces mots. Elle avait toujours les larmes aux coins des yeux, voir Bodevan pleurer brisait son cœur moisi. Elle n’aimait pas le voir dans cet état peu importe le mal qu’ils s’étaient fait.

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() message posté Jeu 12 Juil - 19:38 par Bodevan H. Andrews
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Le plus difficile dans la mort, ce n'était pas de s'y habituer, à l'absence. Le plus dûr, c'était sans aucun doute de l'accepter. Je m'étais fait à l'idée de ne plus jamais voir Kala au réveil, mais je ne l'avais pas encore accepté. Chaque nuit, je continuais de rêver du sourire de ma fille et chaque matin je me réveillais avec l'idée d'aller la sortir de son lit pour lui donner son petit-déjeuner. Chaque matin j'oubliais. L'espace de quelques secondes. Chaque matin, la douleur revenait durement et je ne pouvais rien y faire. Malgré tous mes efforts je ne parvenais pas à avancer. Je ne parvenais pas à faire la part des choses, à agir en adulte et à me forcer de garder la tête haute. Tous les jours, je craquais. Tous les jours, mon cœur se brisait en repensant à ma vie d'avant. Tous les jours je regrettais. J'avais trop essayé d'être fort, et aujourd'hui, je n'avais plus le courage de rien. Je voulais juste retrouver ma femme, et m'autoriser à être faible. Des heures durant, des jours durant. Rioja se trouvait à quelques centimètres de moi. Elle n'avait pas été aussi proche depuis plus d'un an. Et je n'avais pas la force de rester loin d'elle. Alors sans réfléchir je l'avais pris dans mes bras. Parce que ça faisait du bien. Parce que tous les deux, nous en avions besoin de cette étreinte. Néanmoins accablé, je m'éloignais pour retirer les planches de la porte de notre fille. Cela ne servait plus à rien de nier. Elle était morte et enterrée, elle n'en reviendrait pas. Et nous non plus. A deux êtres brisés, pouvions-nous tenter de n'en former qu'un? Je soupirais, m'asseyant sur son petit lit qu'elle n'avait pas fréquenté depuis trop longtemps déjà. Les larmes coulaient toute seules et rien n'était en mesure de les arrêter. Pas même Rioja qui tentait doucement de me remonter le moral. De me redonner courage. Je l'écoutais parler, sans mot dire. Reniflant doucement, déglutissant par moments. Elle avait raison. Notre présence n'aurait rien changé. Si elle avait été capable de s'y rendre une fois elle aurait pu s'y trouver une seconde fois. Mais nous aurions sans doute été plus vigilants. Je n'en savais rien. Mais j'avais mal au cœur. D'avoir été si impuissant. Silencieux, je hochais la tête et séchais mes larmes de mes mains. Puis je passais un bras autour de Rioja et la serrais contre moi. Je fermais les yeux en posant mon menton sur le haut de sa tête et murmurais doucement : « C'est plus facile quand tu es là... » Je ne pouvais pas récupérer Kala. Mais ma femme, elle, j'étais encore en mesure de pouvoir la sauver. Et je ne comptais pas abandonner. Plus jamais.
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() message posté Mer 18 Juil - 3:55 par Rioja Ibanez
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Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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Au fond, Rioja et moi nous étions toujours protégé de notre peine. Rare étaient les fois où je l'avais vu pleurer après la mort de Kala, rares avaient été les fois où elle avait séché mes larmes. Nous nous étions tournés dos et avions fait notre deuil, chacun de notre côté. A la seconde où notre enfant avait cessé de respirer, nous avions abandonné nos obligations familiales. Nous avions été égoïstes et égocentriques avant tout. Finalement, aucun de nous deux ne s'était occupé de prendre soin de l'autre. On s'était apitoyés sur notre sort, on s'était approprié le malheur de notre enfant comme si les noyés avaient été nous. On ne pouvait pas s'en vouloir, d'avoir agit ainsi. De ne pas avoir su rester lucide après un tel évènement. Ethan me l'avait confirmé : chacun réagissait de sa manière après la perte d'un être cher, et aucune de ces manières n'était la bonne. Le deuil était un parcours à faire seul. Mais désormais, le temps était passé. Même si l'absence de notre fille nous était toujours insupportable, on s'y était habitué. Le deuil était fait. Ce qui nous restait à faire désormais, c'est recommencer à vivre. Comme notre enfant aurait aimé qu'on le fasse. Elle n'avait que cinq ans, mais je la connaissais assez pour savoir ce qu'elle aurait dit si elle avait eut la chance de grandir. Elle cherchait sans cesse à nous rendre fier. Elle aurait sans doute voulu qu'on ne s'arrête pas là; Qu'on s'aime et qu'on se soutienne pour l'éternité. Comme chaque enfant. Je relevais les yeux vers Rioja, un léger sourire au coin de mes lèvres. Elle nous freinait, mais je ne lui en voulais pas. C'était Rioja, elle ne changerait pas. Je l'avais attendu toute ma vie, puis je l'avais perdu un an et demi. J'étais pret à l'attendre éternellement s'il le fallait. Sans elle, ma vie n'avait aucun sens. Mon existence non plus. Je ne voulais plus la lâcher. Trop longtemps elle avait refusé même la moindre entrevue. Je pleurais de tristesse, mais mon coeur battait de bonheur. Même parmi les étoiles, notre enfant continuait de nous réunir. Et j'étais désormais certain qu'elle ne cesserait jamais de veiller sur nous. « Je ne t'en demande pas plus... Un jour après l'autre, oui... » Elle avait raison. Il ne fallait rien précipiter. Nous étions encore trop fragiles. Les sentiments étaient et seraient toujours présents, mais nous devions ménager nos coeurs après de telles pertes. Ce soir, nous étions fragiles et faibles, mais demain, nous risquions de retrouver tout notre égo et toute notre colère. Il fallait être prudent. Cela faisait trop longtemps que ma femme et moi n'avions pas été sur la même longueur d'onde. Rien que ça, ça faisait du bien. Lentement, je séchais mes larmes et repris mes esprits. Comme à mon habitude, je réajustais mes vêtements et relevais brusquement la tête lorsque Rioja évoquait notre divorce. D'abord, je crus qu'elle était sérieuse, mais rapidement je fus rassuré. Affichant une moue vexée, je lançais en me relevant : « T'es toujours aussi nulle niveau blagues... » Sérieux, j'affichais finalement un sourire avant de la prendre une dernière fois dans mes bras. Je la serrais longuement, silencieux. J'avais le coeur plus léger, soudainement. M'éloignant alors, je regardais l'heure sur ma montre et en reniflant, je relevais les yeux vers Rioja : « J'ai des costumes à récupérer au pressing. Mais... Si tu acceptes... Je peux appeler le Beth's Bistrot dès maintenant et réserver une table pour ce soir... » Ma voix s'était fait légèrement tremblante à l'idée qu'elle refuse. Je restai là, planté dans la chambre vide de ma fille, à inviter ma femme au restaurant. A tenter de recoller les morceaux. A reprendre de zéro. Pour la séduire à nouveau. La rendre heureuse, à nouveau. Et être heureux à nouveau, à mon tour.
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Rioja Ibanez
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() message posté Ven 20 Juil - 1:53 par Rioja Ibanez
Une chose que Rioja n’allait pas admettre ce soir était pour combien de temps elle allait être là. Elle espérait pour toujours parce qu’elle n’était plus en mesure de voir Bodevan se tirailler le cœur lorsque ça la concernait. Elle ne voulait plus être la source de sa peine, de son cœur brisé parce que s’il y avait bien une personne qui méritait d’être heureux, c’était bien son mari. Pendant un an, elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Pendant un an, elle avait une femme horrible et malgré tous les essais, Rioja avait continué à lui faire du mal dans le simple but de survivre à sa peine. La bonne nouvelle était que Rioja allait essayer d’être présente aussi longtemps que son cœur allait le lui permettre. Elle n’allait plus le considérer comme un poids sur ses épaules fragiles. Ce soir, c’était le début de leur nouvelle histoire. Celle où ils essayaient de recommencer à zéro. Celle où ils essayaient d’être heureux à nouveau. Mot-clé étant essayé parce que c’était ce qu’ils faisaient. « Je ne t’en demande pas plus… Un jour après l’autre, oui… » Un jour à la fois était la meilleure idée. La vie était incertaine pour se promettre une belle vie le restant de leurs vies. Éventuellement, ils allaient y arriver. Du moins, Rioja espérait. Du regard, elle le remerciait. D’être aussi compréhensible. Comme il l’avait été depuis un an. C’était durant ces moments que Rioja se disait qu’elle ne le méritait peut-être pas. Il avait été tellement patient avec elle. « T’es toujours aussi nulle niveau blagues… » Dans la vie, y a des choses qui n’allaient jamais changer. Rioja et les blagues, c’était l’une d’entre elles. Mais ce qui importait le plus était que Rioja avait réussi d’avoir un sourire de la part de Bodevan. Ça lui donnait confiance pour le futur. « Je sais, mais je ne m’arrêterai jamais. » Répondit-elle en lui souriant le laissant la prendre dans ses bras. Une étreinte à laquelle son corps répondit positivement. À sa grande surprise, elle aurait aimé que ça dure plus longtemps. Une minute de plus, peut-être, mais non. Il s’était séparé pour regarder sa montre. Elle l’avait probablement dérangé pour sa soirée comme elle l’avait fait en l’interrompant dans sa lecture. « J’ai des costumes à récupérer au pressing. Mais… Si tu acceptes… Je peux appeler le Beth’s Bistrot dès maintenant et réserver une table pour ce soir… » À son tour, elle regarda l’heure sur sa montre parce que Rioja n’en traînait pas sur elle. Son cœur avait fait un raté avant qu’elle laisse échapper un soupir de soulagement. Qu’avait-elle de mieux à faire ? Absolument rien. Sauf peut-être l’écriture d’un article, mais elle pouvait toujours le faire lorsque son insomnie allait pointer le bout de son nez. Ce qui allait arriver. « Ok… » Murmura-t-elle en plongeant son regard dans le sien, léger sourire sur le visage tandis que sa main allait caresser sa joue. Elle acceptait sa proposition maintenant afin de ne pas l’oublier comme la dernière fois. Pas ce soir. Pas cette fois. « Je te laisse appeler, je vais aller me refaire une beauté. » Ce n’était qu’une excuse pour se retrouver seule parce que Rioja savait que son apparence était toujours la même. Elle ne sortait jamais de chez elle sans avoir des escarpins dans les pieds, c’était son problème. La minute suivante, son dos se collait au dos de la porte. Elle ignorait le temps lorsqu’elle se décida à sortir de la salle de bain afin de rejoindre Bodevan dans le salon. « Tu veux conduire jusque-là ? Ou je dois appeler un taxi ? » Questionna Rioja en s’emparant de son portable afin de l’ouvrir et cliquer sur l’icône de l’application. Après tout ce temps, Rioja était une abonnée fidèle à Uber. Son porte-monnaie ne la remerciait pas, par contre. « Bo ? Ça va ? » Il ne lui avait toujours pas donné une réponse et ce, même si elle avait posé la question il y avait moins d’une minute.

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Bodevan H. Andrews
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() message posté Dim 29 Juil - 19:26 par Bodevan H. Andrews
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Mon coeur s'emballait. Comme ce jour là, dans les couloirs de l'université, où je lui avais adressé la parole pour la première fois. J'invitais ma femme au restaurant, et pourtant j'étais à deux doigt de flancher, intimidé comme un adolescent de douce ans face à son premier rencard. Justement, Rioja était mon premier rencard, et resterait l'unique à jamais. Je la vis réfléchir, sans doute tentait-elle de trouver une excuse pour refuser. Mais elle n'en trouva pas, et à mon grand bonheur, accepta. Un immense sourire vint illuminer mon visage. J'avais probablement l'air d'un abruti, mais je m'en foutais. Rioja était la seule personne à m'avoir vu dans mes états. Je ne voulais plus être pudique avec elle, pas après l'avoir de nouveau serré dans mes bras. Elle m'indiqua qu'elle allait se remaquiller et en souriant, je la regardais partir, idiot. Comme si elle avait besoin de quoique ce soit. Rioja et moi n'étions pas mariés pour rien. Tout était toujours nickel, au poil près sur nous. Nos cheveux, nos vêtements, bijoux et autres. Rien ne dépassait jamais. Ma rêverie fut interrompue par un vibreur de téléphone. Je sursautais, et un léger sourire aux lèvres, mains dans les poches, je me penchais vers le téléphone posé devant moi. Celui de Rioja. Je fronçais les sourcils et me penchais d'avantage encore.
Eros :
« J'ai apprécié le moment passé ensembles.J'attends ta confirmation pour le rendez-vous de demain. Bonne fin de journée, prends soin de toi.»
Non. Je m'y pris à trois fois avant de comprendre ce que signifiait ce message. Rioja avait fauté. Ou du moins, elle y avait songé. Avec ce foutu connard avec son nom de dieu de l'amour. Dieu de l'amour, mon cul. Il était où Cupidon quand il fallait s'occuper de moi. Je restai immobile, machoire serré, mon téléphone en main désormais. Je ne voulais plus appeler. Ca ne servait à rien. Rioja en aimait surement un autre. Non. Je ne voulais pas y croire, et pourtant ce foutu message confirmait tout. Un instant, j'hésitais à ouvrir le message pour lire le contenu de la conversation. Mais à peine avais-je tapé le code - soit la date de naissance de fille qui était resté le même sur nos deux téléphones quand bien même elle était morte - que j'entendais les escarpins de Rioja claquer et revenir par ici. Paniqué, je verrouillais le téléphone et tentais de paraître innocent. Mais je bouillonais, et lorsqu'elle revint près de moi et me parla l'air de rien, j'eu envie de partir en claquant la porte. Soudainement inquiété, elle me demanda si tout allait bien. Et cessant de fixer le vide tel un psycopathe, je croisais les bras, serrais la machoire et répondais. « Très bien. » Puis me relevant, j'attrapais mes affaires et me dirigeais vers l'entrée. Avec tout ça, je n'étais pas encore parti pour le pressing. En passant à côté d'elle, je lançais sans la regarder : « Finalement, ce soir, je peux pas. Photoshoot de prévu, j'avais oublié. » Et sans dire au revoir, je claquais la porte derrière moi. J'en avais oublié les règles de courtoisie. Mais je m'en foutais des règles de courtoisie lorsque la vie faisait mal comme un chien, comme à cet instant. Kala n'avait pas été le seul élément de notre séparation. A un certain moment, le coeur de ma femme avait sans doute flanché pour un autre et ça, c'était de ma faute. Pendant un instant, j'avais cru que les choses redeviendraient presque comme avant. Mais je m'étais trompé. Je me trompais toujours, de toute façon. Je ne passais pas au pressing. En vérité, je passais ma soirée à marcher. Rioja m'avait sans doute attendu longtemps à l'appartement. Elle m'avait attendu sans savoir que je ne reviendrai pas.
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