"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici ALISTAIR&PERSEE ▼ You are the only one... - Page 2 2979874845 ALISTAIR&PERSEE ▼ You are the only one... - Page 2 1973890357


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() message posté Jeu 31 Mai - 22:33 par Invité
Alistair & Persée
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Alistair était si différent des autres garçons que je fréquentais, si différent de Sol. Il était si posé, ne me jugeait pas, me rassurait, m'acceptait comme j'étais. Il acceptait les deux Persée qui vivaient en moi: la fêtarde, populaire et "cette autre" que je me forçais de cacher au monde et pour lui ce n'était pas "anormal". C'était juste "moi" et ça faisait du bien... Bien d'être authentique sans avoir peur de souffrir. Il finit par me tendre la main après de longues phrases qui se voulaient rassurantes. Je lui pris sans hésiter pour me relever de cette porte maudite que son père avait claqué il y a même pas trente minutes. Je restais muette, le regardant dans le blanc des yeux alors qu'il parlait de me soigner une nouvelle fois. Je souris à ses dires avant de rire à sa réflexion. Sans dire un mot, je collais ma tête à son torse pour lui faire un câlin. C'était la seule réponse que j'étais apte à apporter à ses mots. Oui il sentait la transpiration mais ça me dérangeait pas... C'était lui, ça venait de lui. Ce n'était pas une odeur de poisson pourrit, il ne fallait pas exagérer.

Cinq secondes avaient dû s'écouler avant que je ne relève mon menton pour venir embrasser la commissure de ses lèvres.

- Je vais juste me rafraîchir à la salle de bain... Tu as déjà fait beaucoup Alistair aussi et... Ca ne va pas disparaître ainsi.

Je me dirigeais vers la salle de bain sans attendre, je laissais la porte ouverte. Je me regardais dans le miroir, mon maquillage avait coulé, j'avais les yeux rouges vifs, j'étais cernée et je ne voyais "que" la cicatrice faite par mon père. Je me forçais à enlever ce surplus de mascara juste à l'aide de l'eau, ce n'était pas glorieux mais c'était déjà un peu mieux. L'eau bien fraîche m'avait aidé à reprendre peu à peu conscience de tout. Je revenais dans le couloir où Alistair rodait. Il ne m'avait pas encore vu sortir mais je compatissais à tout ce qu'il vivait. Son père, mon père, au final, ils se détestaient tant ils étaient identiques. Alistair et moi n'avions pas mille ans de différence non plus et pourtant il semblait déjà si adulte, si mature alors que moi je me perdais une réalité qui m'échappait.

- La salle de bain est libre. Tu peux aller enlever cette odeur de poisson de toi si tu veux.

Je préférais rire, j'en avais besoin. Il en avait besoin. Parler de long en large de nos pères n'avanceraient à rien.

- Je peux choisir où on va aller? Je crois qu'on ne s'est jamais fait notre panini sous les étoiles. Sauf si tu as changé d'avis entre temps...


Je croisais les bras sur ma poitrine, regardant timidement Alistair, lui faisant place dans le couloir pour qu'il puisse atteindre la salle de bain.
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Alastair H. Pratt
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() message posté Ven 1 Juin - 6:23 par Alastair H. Pratt
Il avait réprimé du mieux qu’il pouvait les convulsions d’horreur lorsque Persée l’avait embrassé, à la commissure de la bouche et lorsqu’elle l’avait enlacé, comme un grand frère. Les fantômes avaient fredonné leurs chants de mort et de pourriture à son oreille, alors qu’il combattait l’envie irrésistible de repousser le contact sur sa peau à bout de bras.

Persée. Ce n’était que Persée. Une fille qu’il connaissait depuis dix ans et qui avait toujours respecté ses élans et ses limites. Son amie, une fille qui était comme sa petite sœur. Ce n’était pas elle l’ennemie, ce n’était pas elle, ce n’était pas…

Il attendit, peut-être avec trop de rigidité, qu’elle se détache de lui. Il aurait voulu l’enlacer, comme un grand frère et se moquer avec elle de son odeur rance de joueur de foot. Il apprécia le silence qui s’élevait dans la pièce. Malgré le contact physique qu’il arborait chez n’importe qui, depuis Rome… La complicité qu’il éprouvait avec Persée était rafraichissante. Dieu qu’il avait besoin d’elle. Il avait passé des années à ressentir un vide. À s’être senti isolé et étranger dans une famille qu’il avait peine à reconnaitre comme la sienne. C’était comme si elle remplissait une partie du puzzle. Pas tout à fait.. Non, pas tout à fait, mais presque…

Il lui fit un sourire triste lorsqu’elle lui fit part de ses ecchymoses. Elle avait raison, ça n’allait pas disparaitre ainsi. Les bleus partiraient en un rien de temps. Mais pas le bris de confiance que son père à elle ou le sien avait engendré ce soir. Il le savait bien. Les bleus étaient depuis longtemps disparus mais il ressentait encore la pression de leurs mains sur sa peau. Même un an et demi plus tard. Il baissa la tête et frissonna et fit un signe à son amie d’utiliser la salle d’eau à sa guise.


Il entendit l’eau couler dans la salle de bains. Intérieurement, il remercia le ciel que le concierge ait réparé la pharmacie, à son insu. Qu’aurait dit Persée en voyant le miroir éclaté? Il soupira et fit les cent pas. Toute cette surveillance l’étouffait. Il était chez lui, non?

Non, il n’était pas chez lui. Tant qu’il n’accepterait pas de vivre à la rue, de perdre ses privilèges et d’être lui-même, sans nom, sans influence et sans rien, il serait toujours chez son père. Même quand celui-ci serait six pieds sous terre. Il s’appuya le front contre le mur. Se balancer dans un tel vide le terrifiait.

Le robinet cessa de couler et la jeune femme sortit de la salle de bains timidement et lui céda le passage en proposant ce fameux pique-nique dont ils rêvassaient depuis des lustres, via SMS. Son visage s’éclaira d’un large sourire sincère et il regarda vite fait son téléphone et prit un air espiègle.

« 20h36, hein?. Laisse-moi sept minutes pour prendre une douche vite fait et m’habiller décemment. Le café de Giuseppe ferme à 21h. Et on se connaît, le vieux et moi. Si on se pointe à 20h55… Believe me, Micetta, t’auras les meilleurs paninis au poulet de ta sainte vie. Et si on arrive avant 22h à la tabagie du coin, t'auras tous les magazines de robes de mariées qu'il te faut pour mieux anticiper quoi mettre ou ne pas mettre en 2035»

Alistair pointa d’un air diablotin la grosse armoire Georges IV en chêne verni, accotée sur le mur du fond du living room.

« Là dedans, il y a un bouteille de Whisky qui date de Mathusalem et quelques bouteilles de vin qui prennent la poussière. Tu prends ce qu’il nous faut, poulette et prend la couverture sur mon lit, pendant que moi, je me refais une petite beauté là-dedans. »

Et il s’engouffra dans la salle de bains, en fermant doucement la porte derrière lui. Une douche brûlante, voilà ce qu’il lui fallait. Pour chasser les démons qui envahissaient unpeu trop son corps et simplement vivre.
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() message posté Sam 9 Juin - 17:03 par Invité
Alistair & Persée
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Alistair n'avait rien oublié, le mariage, le panini... Il avait toujours une solution sous le coude et il ne cherchait pas à me parler comme si j'étais une abrutie maltraitée, trop fragile, qui ne comprenait rien. J'avalais chaque mot qu'Alistair prononçait, je souriais au surnom qu'il me donnait, Micetta. Je ne savais même pas d'où ça venait depuis toutes ces années, mais j'aimais. Personne n'avait de petit nom pour moi, à part les "ma belle" à tout va, mais dans mes proches.... Alistair était le seul à m'en donner un si personnel. Quant à moi j'avais du mal à donner ce genre de petit nom. Peut être le fait que j'avais du mal à m'attacher, à être affectueuse... Peut-être oui.

Mon regard suivit son doigt qui pointait la dite bouteille. Je ne pus m'empêcher d'avoir un faible sourire. Au fond Alistair était l'homme sur terre qui prenait le plus soin de moi, ça pouvait être mon véritable père de coeur à ce rythme ou un frère qui protégeait sa petite soeur. Si je venais à le perdre je ne savais pas ce que je deviendrais mais la chute allait être puissante.

Je l'attendais un moment, sa bouteille de whisky à la main. Je regardais mon téléphone, je parlais avec Nova par sms. On parlait de notre prochaine sortie et on parlait de Sol aussi. Je ne savais plus sur quel pied danser. Je me sentais perdue.... Mais non je devais ne penser qu'à Alistair mon futur mari lors de nos 40 ans.

Il sortit enfin de la salle de bain, je me levais du canapé en souriant en coin avant de le reluquer de haut en bas pour faire genre "la nana qui le drague".

- Hey bébé, t'es canon, je t'invite à prendre un verre?

Je levais ma main qui tenait sa bouteille de whisky en riant de bon coeur avant de me rhabiller correctement pour être prête à sortir.

- Bon désormais que tu sens bon et que tu es tout beau, on peut sortir sans crainte?

Je voulais prendre l'air, manger, boire, être là dans un parc sous les étoiles, loin de la réalité, juste à ses côtés.
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Alastair H. Pratt
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() message posté Sam 7 Juil - 8:37 par Alastair H. Pratt
( Début Mai 2018 )

Une chemise blanche, à demie détachée, un pantalon de toile noire, un veston léger pour parer de la brise nocturne du mois de mai et une goutte de cologne, pour la forme. Alistair se regarda dans le miroir brisé de la pharmacie. Sa joue était rugueuse et l’ombre subtile d’un duvet blond apparaissait, sur sa lèvre supérieure et son menton. Mais il n’avait pas le temps de se raser. Giuseppe fermerait son café dans dix minutes. Un instant, le visage blême qu’il avait entrevu, sur Oxford Street lui revint en tête, exacerbé par les multiples reflets que la glace fracturée lui renvoyait et il chassa un frisson en claquant la porte de l’armoire déjà bien malmenée.

Il trouve Persée la tête baissée sur son portable. Textait-elle encore son Solal? Il avait de la peine de la voir ainsi, se fracasser contre la rive d’un corps qu’elle désirait tant sans pour autant être capable de jeter l’ancre. La peur de s’attacher. La peur d’être déchiqueté et brisé, comme épave perdue en mer. Oui, il connaissait. Cette fille rencontré à Nice, Liv’ l’avait laissé à la dérive. Et il avait fuit à contre-courant le rivage accueillant que le batteur du groupe, Erwan, lui offrait.

Il se racla la gorge la gorge et fit un sourire angélique à la jeune femme, lorsqu’elle daigna lever la tête. Elle lui montra fièrement la bouteille de whisky trouvée. Un clin d’œil plus tard, il attrapait par le goulot d’un Châteauneuf-du-Pape qui prenait la poussière dans le fond de l’armoire et mit les deux bouteilles dans un sac de papier qu’il glissa dans un sac de sport.

« Oui, je crois qu’on peut sortir sans crainte de voir le Croquemitaine apparaître de nouveau, Micetta »


Huit minutes. Il l’entraina, à bout de souffle, au travers de Golden Square et dans le dédale des petites rues de Soho jusqu’à un vieille devanture, un peu en retrait, sans affiche ni néon et poussa une vieille porte. La clochette teinta. Un café maintenant désert, tout droit sorti d’un autre âge, avec son vieux comptoir de bois et ses banquettes rouges d’une gloire passée apparut aux yeux de la jeune femme. Un vieil homme les accueillit, un peu surpris et lança un regard interrogateur vers le jeune impertinent qui venait déranger son processus de fermeture. Alistair lui sourit chaleureusement, pointa Persée du doigt et un flot d’italien chantant sortit de ses lèvres, essouflé par leur course. Le vieux soupira sourit de bon cœur et ralluma la machine à panini qu’il venait pourtant de nettoyer. Alistair et lui échangèrent gaiement dans la langue du vieux pendant que celui-ci préparait consciencieusement leurs sandwichs. Et c’est avec deux paninis, deux part de tiramisu faite maison - et une promesse arrachée au jeune homme de venir finir demain cette partie de Dames qu’ils avaient commencé la semaine dernière - qu’ils poursuivirent leur course folle vers le stand de magazines où Alistair laissa sa campagne choisir la littérature de mode nuptiale qu'elle voulait.

Puis tout sourire, il lui pointa le splendide parc qui se situait, de l’autre côté de la rue, à moins de quinze minutes à pied de chez lui.

« Rien de tel que le Saint-James Park, son lac, ses canards et le Buckingham Palace pas trop loin pour élaborer des plans nuptiaux. Qu’en penses-tu, poulette? »
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