"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici fire walk with me (persée) - Page 3 2979874845 fire walk with me (persée) - Page 3 1973890357


fire walk with me (persée)

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Solal D. B. Fitzgerald
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() message posté Lun 9 Juil - 1:38 par Solal D. B. Fitzgerald
Solal D. B. Fitzgerald & Persée Hammer-Kane
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Il n'y avait plus aucun doute à avoir : cette relation avec Persée était vouée à l'échec. Sans trop savoir pourquoi, le destin avait décidé de nous réunir pour notre première fois, mais dès lors, tout avait été fait pour nous séparer. La vie de Persée était l'opposée même de la mienne. Pourtant, en ressortaient les mêmes traumatismes. Je la comprenais, mais je restai incapable de la cerner. Incapable d'envisager ses réactions, incapable de lui accorder ma confiance et de tenir à mes promesses. Je ne croyais pas en Persée car je ne croyais pas en notre histoire. J'avais du mal à envisager qu'elle puisse soulager mon cœur, m'enlever toutes ces peines alors qu'elle n'avait jamais cessé d'y contribuer. Elle m'avait manqué. Pendant huit années pendant lesquels nos souvenirs étaient restés gravés dans ma mémoire. J'avais désiré la retrouver, la revoir. Et désormais que c'était fait, j'avais le sentiment que quelque chose avait été brisé. La pureté de notre relation sans doute. La simplicité de nos ébats. La nature même de nos souvenirs. Tout avait changé et ce n'était pas ce que j'avais voulu retrouver. Pourtant je me laissais faire. Répondant à ses baisers, laissant mes mains redécouvrir son corps et les siennes s'emparer du mien. Je laissais derrière moi ma culpabilité, ma raison, et ma morale. Tant de choses qui pourtant, ne m'avait pas empêché de commettre l'irréparable. J'observais son corps alors qu'elle avait ôté le tee-shirt que je lui avais prêté. Je m'en foutais, désormais, qu'elle ai mal. Qu'elle finisse par apprendre la trahison que Nova et moi lui avions faite. J'en avais assez de me poser des questions, de sans cesse chercher à préserver les gens de mes décisions et pulsions égoïstes. J'étais imparfait. Bancale. A moitié terminé. Il fallait m'aimer ainsi, ou ne jamais plus me regarder. La vie m'avait faite ainsi. Et plus je tentais de contrôler mes sentiments, plus mes erreurs étaient grandes et importantes. C'était moi, qu'il fallait protéger avant tout. Car négligé, j'explosais de milles éclats. Je touchais mes proches, du plus profond de leur être. Faisant naître en eux la peur que je disparaisse à chaque instant. Que la maladie m'emporte, finalement. Elle avait bien failli me tuer, après la mort d'Alexandra et de Vince. J'y avais survécu par colère. Par envie de prouver au monde entier que j'étais capable de tout encaisser, malgré tout. Mais cette histoire avec Persée, c'était trop. Trop de complications pour un cœur si bousillé. Persée était trop fragile pour que je m'autorise à l'aimer. Je n'avais pas les épaules pour être son sauveur. Moi, j'avais besoin qu'on me sauve. J'avais besoin de force, de détermination. De quelque chose pour m'aider à reprendre le souffle en cas de manque. La main de Persée caressait mon entre-jambe et je sentais cette envie insoutenable m'envahir de part en part. Mon cœur ne s'arrêtait plus. Il voulait réagir au contact de nos chairs. Il voulait cette frénésie, cette drogue appelée "sexe". Persée me rendait animal. Avec elle, j'acceptai tous mes défauts. Tous mes vices. Tous mes torts. Nos ébats était tâchés de boues et de sueurs. Ils étaient nocifs, mais libérateurs. On s'autorisait tout pour se persuader de n'avoir peur de rien. Et c'était mal. D'utiliser le sexe pour oublier. Pour se libérer. Sans véritablement profiter du moment partagé ensembles. Juste elle et moi. Et ce soir, une nouvelle fois, c'était tous ces ressentis que je voulais extérioriser dans quelques coups de hanches. C'était toute cette peine, toute cette folie qui me tordait le cœur depuis que Nova s'était collée à moi sur cette piste de danse. Depuis que tout mon corps avait réagit à ses appels. Je voulais aimer Persée, mais je ne parvenais qu'à l'utiliser. J'ouvrais brusquement les yeux, car elle s'était mise à parler. Elle ne voulait pas aller plus loin. Après m'avoir emmerdé pour avoir refusé de coucher avec elle, c'était elle qui finissait par me repousser. Enragé, je tentais tout de même de garder mon calme et ne laissais transparaître aucune colère sur mon visage ou dans ma voix. « D'accord, pas de soucis. On dort. Je suis mort de toute façon... » Me raclant la gorge, je me tournais sur le côté, tournant dos à Persée, le temps de calmer ma gaule. Je soupirais doucement, les yeux ouverts, reprenant mon calme. Persée continuait de parler, me demandant si je la détestais, et j'aurai juste voulu qu'elle se taise. Qu'elle me laisse ravaler ma frustration, seul. En soufflant doucement, je répondis sans me retourner: « Non ne t'inquiètes pas. Tant que tu vomis pas dans mon lit, Ipani problem' » Toujours et encore l'humour pour cacher mes véritables sentiments. Je fermais les yeux, bras croisés. Me concentrant pour penser à tout, sauf au sexe. Doucement, je sombrais dans mes songes et tous mes membres finirent par se détendre. L'envie était passée. Morphée avait fait son entrée. Je sentis Persée se coller contre moi, et attrapais ses mains pour les coller contre mon torse. Je me sentais bien. Plutôt bien. J'étais heureux d'avoir Persée dans mes bras. Un sourire apparut sur mes lèvres. Lentement, je me sentais divaguer. Je repensais à ma mère, Juliette. A son visage, à sa douceur. Elle me manquait. Je revoyais le rire d'Alexandra, assise nue sur mon lit, un après midi d'été. Les cheveux en bataille, le corps en vrac, mais toujours parfaite, magnifique, rayonnante. Je revoyais les grimaces de Vince, concentré à essayer de me battre à mario kart. Les chewings gum de Camille. Les éclats de voix de Romy. Le regard de mon père. La place vide d'Alexandra. Le cadavre de Vince. Les gémissements de Nova. Le regard de Nova. Sa bouche. Ses seins. Sa peau. Non. Je repensais aux larmes de Persée. Seulement aux larmes de Persée, et aux quelques mots qu'elle avait osé prononcé.
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() message posté Lun 9 Juil - 18:53 par Invité
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Je m’en voulais… Il m’avait fait déprimer car il ne faisait que répéter qu’il ne voulait plus coucher avec moi, que je voyais trop de gens et ça le répugnait. Qu’il ne savait plus quand il voudra me faire l’amour et là il m’avait laissé faire… Il ne m’avait pas repoussé et avait commencé à me toucher mais je n’avais pas tenu bon. Je m’en voulais oui. Une part de moi voulait aller plus loin, je voulais baiser, pas juste « faire l’amour ». Mais mon estomac ne tenait pas le coup. Il fit une blague en prenant un accent italien pourrit et malgré tout ça me fit glousser. Au fond je ne savais pas pourquoi Sol avait cherché à avoir « plus »… Je n’étais pas digne de lui et je ne savais pas être « quelqu’un de bien ». Pas comme lui. Il avait d’autres préoccupations… Et je savais qu’il voyait quelqu’un, je le sentais. Il n’était pas juste « malade ». Je ne le croyais pas… Mais comment lui en vouloir ?

Sa voix était restée calme, il m’avait gentiment repoussé pour se tourner et se mettre de dos. Je restais sur le dos, cachant mes seins dénudés de mes mains. Je fermais les yeux quelques secondes mais j’avais envie d’être câline. L’alcool sans doute. Je me mettais à mon tour sur le côté et j’osais me blottir contre lui. Je ne disais rien. Je posais juste mon front contre son dos mais à peine ce contact fait qu’il vint me prendre ma main pour que je la colle sur son torse. Je souriais en coin, en me collant littéralement à lui, mes seins compressés contre son dos. Je commençais à caresser son torse du bout de mes doigts avant de m’endormir profondément sous la chaleur de son corps.

10h du matin.

J’ouvrais mes yeux… Difficilement. J’étais blanche, barbouillée. Sol était encore là. On avait changé de position entre temps. Je m’étais retrouvée Sol sur mes seins en train de dormir comme un bébé. Je caressais ses cheveux mais j’avais mal à la tête et mon estomac était toujours aussi patraque. Je voulais que ça s’arrête… Je devais bouger et réveiller Sol.

- Hey babe…


Ok je ne l’appelais jamais « babe » mais c’était sorti de ma bouche comme un ovni. J’embrassais son front avant de poser délicatement sa tête sur le côté et sans réfléchir je partais seins nus à sa salle de bain qui heureusement pour moi n’était pas si éloignée de sa chambre. Je m’enfermais à double tour et je me mis près de la cuvette des toilettes mais heureusement pour moi rien ne venait… Juste une tornade au creux de mon estomac mais rien à la sortie. Je me relevais en me levant bien les mains puis le visage. J’étais pâle, je m’enlevais comme je pouvais le surplus de maquillage qui me restait de la veille et maladroitement je me mis du dentifrice de Solal sur mon doigt pour en passer sur mes dents. Histoire d’avoir une haleine assez clean… Je me rinçais la bouche en me relavant une nouvelle fois le visage. Je sortais de la salle de bain un peu plus réveillée et « mieux ». Je revenais dans la chambre, Sol semblait un peu éveillé.
Je m’asseyais auprès du lit en remettant tant bien que mal son t-shirt sur mon dos avant de revenir me jeter doucement sur lui. J’embrassais son torse puis son menton, n’osant pas aller plus haut.

- T’es réveillé ?

Je ne m’étais jamais réveillée avec lui ainsi. J’avais peur désormais qu’il me rejette, qu’il ait en travers que je n’avais pas vu alors que je l’avais tanné pour qu’on le fasse.

- Pour me faire pardonner je veux bien te préparer un bain si tu veux, mais ne me mets pas devant de la nourriture…

Je susurrais doucement en caressant son torse. J’espérais qu’il ne me rejette pas en se croyant dans x ou y cauchemar… Au fond je ne savais même pas à quoi je jouais. J’aurais aimé partir sans rien dire et m’en ficher. Mais mon cerveau en décidait autrement.

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Solal D. B. Fitzgerald
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() message posté Mer 18 Juil - 14:33 par Solal D. B. Fitzgerald
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La nuit pour moi, c'était l'instant de tous les excès. C'était le moment où toutes les histoires de ma vie se retrouvait en un seul fouillis de rêves. Mais étrangement je n'avais pas eut peur ce soir de m'endormir. Alexandra s'y trouvait et me soufflait de ne pas m'inquiéter. Me soufflait qu'un jour, les choses rentreraient dans l'ordre. La lune disparut, le soleil vint faire son apparition. D'ordinaire, la lumière filtrant à travers mes stores auraient suffit pour me réveiller, mais la nuit avait été trop longue. Trop pleines d'émotions et de remises en question. Ce sommeil était libérateur. J'entendais une voix lointaine, m'appeler avec douceur. Mais je grognais, préférant me cacher les yeux de la lumière. Cependant, le sommeil ne revint pas, et lentement j'émergais de mon sommeil. Mais lorsque j'ouvrais les yeux, ma surprise fut telle que je me redressais rapidement sur mes genoux pour regarder Persée. J'avais oublié, la nuit dernière. Encore somnolent, je me frottais les yeux et répondais : « Salut, bien dormie? » Je passais une main dans mes cheveux et sur mon visage, puis levant les bras, je m'étirais dans un craquement d'os infernal. Me levant précipitemment, je me dirigeais vers les stores, les relevais et ouvrais la fenêtre pour aérer. Puis, me tournant vers Persée, je tentais de cacher ma gêne par un malaise. La dernière fois que je m'étais réveillé auprès d'une fille, il s'était agit d'Alexandra. Je ne m'y étais pas attendu, à ce réveil. A cette fausse ambiance d'idylle. Détournant le regard, je jetais un rapide coup d'oeil à l'heure affichée sur le réveil et songeur, posais la main sur mon menton en réfléchissant. Il était 11h30, et mon estomac grognait déjà de faim. « C'est mal me connaître Persée, le pépère crit famine. Je vais faire couler du café, je passe à la boulangerie, y'a intérêt à ce que le bain soit prêt. » J'affichais un sourire et m'approchant d'elle, j'embrassais le haut de son crâne. Puis lentement, je commençais à réunir un bas de survêtement et un tee-shirt pour sortir. J'enfilais le tout, enfilais des chaussettes et glissais mes pieds dans mes baskets. « A tout de suite. » Sans jeter un regard en arrière, j'attrapais mes clefs et mon portefeuille et préparais le café. Une fois fait, je mis la cafetière en route et quittais l'appartement. La boulangerie se trouvait à quelques mètres seulement de mon immeuble. Mais je pris mon temps. Car j'avais besoin, ce matin, de prendre ce temps. Pour encaisser la nuit dernière, pour revenir auprès de Persée le sourire aux lèvres. J'étais heureux de l'avoir auprès de moi, mais c'était différent. Différent comme je l'avais longtemps souhaité. Et aujourd'hui, ça me faisait peur. D'avoir son bonheur entre les mains. Je soupirais et entrais dans la boulangerie. J'achetais du pain et des croissants et remontais lentement la rue pour regagner mon appartement. A l'intérieur, l'odeur du café avait emplit l'appartement. Et j'entendais l'eau de la salle de bain remplir la baignoire. Je déposais les clefs et me dirigeais vers la cuisine. J'éteignis la machine et servais deux cafés avant de revenir auprès de Persée qui s'assurait que l'eau coulait chaude. Je m'arrêtais sur le pas de la porte et la regardais. « Fais couler bien chaud, c'est bien pour détendre mes muscles... Tu viens? » Toujours un sourire aux lèvres, je lui fis signe de la tête de me suivre. Puis, je me dirigeais vers le salon, ouvrais la porte fenêtre et posais les deux tasses sur la petite table située sur le balcon. J'allais chercher le sac de viennoiseries et le déposais sur la table alors que Persée s'asseyait. « Tu veux du beurre ou de la confiture pour tes tartines? » Demandais-je en m'asseyant à mon tour. J'attrapais du sucre et en ajoutais dans ma propre tasse. Puis, levant la tête vers le ciel, je laissais les rayons de soleil se poser sur ma peau. Lentement, je me mis à boire mon café, en silence, en observant la vie en bas de l'immeuble. Comme tous les matins. Persée fit de même. Et ce silence était agréable. Je me levais néanmoins pour aller éteindre l'eau et revins à ses côtés. Doucement, je posais une main sur sa cuisse et la caressais doucement. Gentiment. Puis laissant échapper un petit rire je lançais : « T'inquiètes pas, je ne suis jamais bavard le matin. » Je lui souris. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète. Si hier, je ne me sentais pas capable d'être là pour elle, ce matin, j'étais heureux de l'avoir à mes côtés. Qu'importe l'étrangeté de cet instant, c'était cette quiétude que j'avais toujours recherché.
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() message posté Jeu 19 Juil - 22:02 par Invité
Solal D. B. Fitzgerald & Persée Hammer-Kane
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Il se réveillait subitement. Si subitement que j'en sursautais en me mettant au bout du lit de peur des représailles. Mon coeur s'était mis à battre subitement, mes pupilles se dilataient, je le regardais droit dans les yeux mais quand il ouvrit la bouche, tout se calma aussitôt. J'avais peur. Ca ne me ressemblait pas tout ça, ça nous ne ressemblait pas. Je voulais fuir comme je voulais rester mais quand il plaisanta sur son estomac qui grondait en plus de m'affirmer qu'il voulait de ce bain je ne pus m'empêcher de sourire. Après tout il pourrait toujours m'en vouloir de la veille alors que moi je pourrais lui en vouloir de bien d'autres choses aussi. A croire qu'on ne pouvait se "haïr" ou se "bouder" sur une trop longue période.

- Je m'occupe du bain, promis, tu vas adorer.

Je riais nerveusement en me recoiffant comme je pouvais. Il s'approcha et embrassa mon front et je m'en voulais. A peine avait-il fait cela que mon coeur avait manqué un battement. Je ne voulais pas m'attacher mais je savais que c'était trop tard. Je me refusais d'admettre cela mais oui.... J'étais attachée à Sol et plus les jours défilaient, plus cet attachement grandissait. Alors quand il m'avait ramené ici, qu'il avait frappé cet homme car je dansais avec lui, qu'il m'avait avoué à demi mot qu'il en avait marre "juste de baiser"... Ouais... Je repensais à tout. Mon corps et ma tête était en ébullition complet.

Tandis qu'il s'habillait, je détaillais le moindre centimètre de son corps. La façon dont il bougeait, la rapidité de ses gestes, je regardais son torse se bomber dû à la rapidité de ses poumons et il s'envola. Je ne savais pas quoi faire en attendant. J'étais là avec son tshirt, son caleçon sur moi... Seule chez lui. Alors je pris mon téléphone portable, j'envoyais un sms à Nova. Je lui disais que j'avais besoin de la voir ce soir chez moi car je ne comprenais plus rien à la vie. Que j'étais chez Sol et que je flippais. Voilà ce que je lui disais. La dernière fois elle m'avait retrouvé saoule chez moi en train de me lamenter sur mon sort car Sol m'avait ignoré pendant quinze jours. Je lui avais promis de tourner la page, d'arrêter mes conneries et voilà que j'étais chez lui... Parce que j'avais été trop saoule. Mais j'avais évité de lui dire ce léger détails.

J'étais sortie de la chambre, j'étais revenue à la salle de bain pour commencer à faire couler le dit-bain. J'avais juste mon portable dans ma main, je croisais mes jambes sur le rebord et je fermais les yeux. L'eau qui coulait me relaxait, juste le son, sentir la chaleur de cette dernière s'emparer de la salle de bain mais j'entendais déjà un "brouhaha" non loin de là. Il était déjà là? Je restais sans bouger, mon coeur s'accélérait une nouvelle fois, j'entendais la machine à café du moins ce qui y ressemblait.

- Persée, t'es conne.

Disais-je à moi-même. Je me relevais un peu, mettant juste un doigt dans l'eau qui continuait de couler. Elle était bien tiède, j'avais déjà envie d'y aller. Je restais de dos à la porte jusqu'à entendre la voix de Sol. Je tournais uniquement ma tête en riant à ses dires.

- Tes muscles? Parce que tu en as? T'as fait un effort physique rien qu'en marchant?

Je me relevais mais lorsqu'il me demanda de le suivre, je restais un peu "muette". Il voulait me parler et me dire de partir ? Je le suivais sans rien dire, l'estomac serré mais quand on arriva près du balcon, je vis qu'il avait installé la table pour nous deux, café, tartine... Je m'asseyais sans rien dire, je me contentais d'admirer le tout. Je posais mon téléphone sur la table et je regardais la vue. Je ne cherchais pas à me cacher. Si les voisins nous voyaient, alors soit. Je me croirais presque dans une autre dimension.

- Juste du beurre s'il te plait, je n'ai pas trop faim mais je dois bien remplir mon estomac...

Je souriais en coin, j'étais encore gênée qu'il m'ait récupéré dans un tel état. Habituellement je m'en fichais lorsque je finissais dans le lit d'un autre après une telle soirée mais là c'était Sol. Ce n'était pas n'importe qui. Je pris entre mes doigts la tasse de café qu'il m'avait servi, je mettais juste un sucre à l'intérieur avant de commencer à touiller mais il s'échappa aussitôt. C'était bizarre ce silence... Cet espèce de "pseudo couple"... Alors que l'on ne l'était pas. Je bus une gorgée de mon café en me contentant de regarder le paysage mais il revient rapidement. Il posa sa main sur ma cuisse et vint me caresser doucement. Je m'en voulais de frissonner à ce moindre contact ou de sentir mon coeur battre la chamade au fond de moi.

- Qui te dit que je m'inquiète ?

Disais-je en sirotant mon café tout en le regardant dans le blanc des yeux.

- Tu es déjà fatigué à peine revenu en marchant, je ne compte pas t'épuiser davantage en parlant.

Je ne savais pas quoi lui dire tant il y avait de choses à dire ou ne pas dire sans doute. Depuis janvier on s'était retrouvé et c'était la première nuit qu'on passait explicitement ensemble sans avoir couché et surtout avec petit déjeuner sur le balcon offert.

- Si t'es sage je te masserais peut être mais tout se paie dans la vie.


Je souriais une nouvelle fois en lui donnant un petit coup de genou pour le taquiner mais il fallait bien parler d'hier... Faire semblant... Ca m'épuisait. Mais en même temps être aussi faible face à Sol me tétanisait.

- Je suis désolée pour hier soir en tout cas.... J'ai dû gâcher ta soirée. Tu étais avec qui d'ailleurs ? Ton ami doit me détester. Enfin ton ou ta...

Je baissais mes yeux, je jouais nerveusement avec la cuillère dans la tasse de café mais instinctivement une de mes mains vint se poser sur celle de Sol encore sur ma cuisse. Je le caressais doucement aussi mais je ne me rendais pas compte de tout ce que cela pouvait signifier.

- Je ne m'étais jamais rendue compte que c'était plutôt cool chez toi... Ce petit balcon, la vue... C'est chaleureux. Ca change. Je n'avais jamais fait attention à tous ces détails.

Je fronçais les sourcils. Mon mal de crâne me revenait comme des sortes de tambours dans ma tête après un lourd festival. Je lâchais la main de Sol pour venir me frotter le visage, ça devait être pathétique à voir.

- Tu dois me trouver lamentable. Je suis désolée.

C'était sorti tout seul.
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() message posté Ven 20 Juil - 12:57 par Solal D. B. Fitzgerald
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Alexandra était la seule avec qui j'avais partagé des instants comme ceux-ci. Notre histoire, même s'il elle avait été de courte de durée, avait tout de suite prit la forme d'une véritable histoire d'amour. Un jour, on s'était rencontrés dans nos lits d'hôpital, branchés de partout et mal en point. La nuit qui avait suivit, on l'avait passé à discuter, à se rassurer, à s'expliquer nos maladies et nos maigres perspectives d'avenir. Et lorsqu'on s'était retrouvé, au dehors, on s'était mis à coucher ensembles, et à partager de tels moments. Des petits déjeuners sur le balcon, des matinées films et canapées, des après-midi à se promener dans le parc. On s'était rendus compte que la limite avait été franchit. On avait accepté de s'aimer. Quelques mois plus tard, elle me quittait. Laissant ces souvenirs intacts et derrière nous. Son absence, je la ressentais toujours. Mais ce matin, Persée avait prit sa place, et même si la situation était étrange, tout cela m'avait manqué. Lorsque je revins, elle était en train de faire couler l'eau et je lui indiquais de faire couler de l'eau chaude. En réponse, elle se moqua de moi et j'éclatais de rire. « Pas seulement, j'ai descendu puis monté des escaliers aussi ! » En riant toujours, je me dirigeais vers le balcon. Persée était innocente. Elle ne se doutait pourtant pas de la véracité de ses mots. Il m'arrivait parfois, de ne pas parvenir à faire cinq mètres sans m'épuiser. Il m'arrivait parfois, de rester immobiliser des journées entières. C'était ça, mon quoitidien. Mais ce matin, je préférais en rire. Car les croissants, le café et tout le bordel me rendait heureux. Alors, en silence, je commençais à prendre mon petit déjeuner aux côtés de Persée. Ma main était venue caresser sa cuisse, et je la sentis poser la sienne par dessus la mienne en retour. J'eus un sourire. Enfin, elle était douce. Elle me demanda du beurre alors posant ma tasse, je me levais et aller en chercher dans le frigo avant de le poser devant elle, toujours silencieux. Et ma main vint reprendre sa place sur sa cuisse. Je me sentais bien, apaisé. C'était rare. De pouvoir rester là, à observer le monde se déroulait, et ne pas se sentir obligé d'y prendre part. Persée était entrée dans ma bulle, dans ma manière de vivre. C'était ça ma vie. Me rendant compte que mon silence pouvait être mal intérprété après la nuit passé, je lui soufflais de ne pas s'inquiéter, que c'était normal. Je souris à sa réponse et me tournais vers elle. Je tendis la main, attrapais le paquet de cigarettes qui se trouvait sur le rebord et en allumais une en posant le cendrier sur la table. Persée parla de nouveau et une nouvelle fois je souriais à sa remarque. C'était tant mieux ainsi, je n'avais pas la force ce matin. A ma grande surprise, elle semblait avoir retrouvé sa langue, et amusé, je l'écoutais et la regardais parler en tentant de briser ce silence auquel elle n'était sans doute pas habitué. « On sait tous les deux que je le mérite, ce massage. » Je riais de nouveau et apportais ma cigarette à mes lèvres. Mais mon coeur serra lorsqu'elle évoqua la veille, et mal à l'aise, je déglutis. Je tournais néanmoins les yeux vers elle, et souriais légèrement à ses mots. « T'inquiètes pas, mon pote était un abruti de toute façon. » Je haussais les épaules et apportais ma tasse à mes lèvres. Elle s'excusait. Elle devait arrêter avec ça. Soupirant, j'attrapais sa main et la caressais doucement. Puis, regardant l'horizon, je répondais : « C'est pas grave Persée, y'a pas mort d'homme. » Puis me rappelant sa remarque je souriais et jetais un regard à l'intérieur de mon appartement, fier : « Je suis content que tu t'y sentes bien. Je suis pourtant pas très doué en déco... » Pour moi, tant que les couleurs ne juraient pas, tout allait bien. Un sourire aux lèvres, j'apportais une nouvelle fois ma tasse à mes lèvres, et tirais de nouveau sur ma cigarette.
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() message posté Dim 22 Juil - 20:21 par Invité
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Aussi étrange soit-il, j'étais bien chez lui. C'était bizarre mais bien... Je trouvais cela étrangement calme, reposant, relaxant... Là sur le balcon, petit déjeuner offert et servi... Non je n'avais pas l'habitude qu'on prenne soin de moi ainsi à part dans les instituts de beauté. Mais depuis hier soir Sol déplaçait des montagnes pour moi et je ne savais pas ce qui le poussait à faire tout ça. Après tout je n'étais rien pour lui, à part une fille "qu'il voyait" de temps en temps. J'avais des flashs de la veille où il me parlait de relations sérieuses, de se laisser une chance, qu'il en avait marre, qu'il ne voulait pas que "me baiser". Ou alors ça sortait tout droit de mon imagination. Donc oui quand il me caressait la cuise, qu'il me servait, qu'il restait là à fumer devant moi, je trouvais ça réconfortant et très agréable malgré ma tête qui ne cessait de gronder.

- Oui tu le mérites ce massage... C'est vrai. Mais je ne suis pas sûre être douée pour cela. Mais je ferai un effort pour toi. J'ai plutôt tendance à me laisser masser que de masser.


J'avais surtout envie d'être près de lui et de pouvoir le toucher. J'avais aimé quand il m'avait prise dans ses bras cette nuit, dormir sur ma poitrine, caresser ses cheveux... C'était agréable. Je ne voulais pas y prendre goût, le reste m'effrayait toujours. Depuis janvier qu'on se voyait souvent pour baiser, c'était la première fois qu'on se réveillait ensemble de la sorte. Je préférais boire mon café que de parler davantage ou casser l'ambiance, j'avais bien vu qu'il avait dégluti de travers par rapport à la veille. Peut-être regrettait-il. Alors quand il posa sa main sur la mienne pour la caresser, me rassurer aussi un sourire assez bête s'afficha sur mon visage. Je ne cherchais pas à le repousser ou à lui dire que c'était trop. Non, j'en avais envie.

- J'aime bien car ça vient de toi, ça se voit que c'est sincrère et non du surfait... Comme chez moi.

J'arrêtais de boire ma tasse de café pour prendre sa main de mes deux mains. Je la regardais un moment avant de caresser son ossature pour savoir s'il avait des séquelles aussi fines soient-elles de la veille. Quand il avait donné le coup à cet homme avec qui je dansais. Il ne semblait rien avoir en apparence mais peut être souffrait-il de l'intérieur. Je restais silencieuse, je massais sa main, doucement... Puis ses doigts. J'adorais vraiment ses mains, elles étaient grandes, fines, bien dessinées, j'avais envie qu'elles soient sans cesse sur mon corps. Je ne disais un mot, je le laissais fumer, délaissant mon café et la tartine de beurre qu'il m'avait au préalable tartinée. C'était un avant goût du massage même si je ne savais pas s'il voudrait plus. Je rêvais surtout du bain pour me détendre... J'avais bien dormi mais je voulais quelque chose peut-être de plus intime avec Sol, ou juste me relaxer un peu... Revenir chez moi ne me disait guère rien pour le moment... Mon père n'allait pas tarder à savoir ce qu'il s'était passé, il avait des espions partout, il devait même déjà savoir que j'étais chez Sol.

- On y va bientôt au bain ? Je ne veux pas que l'eau se refroidisse.

Je souriais en relevant mes yeux. J'arrêtais de lui masser doucement la main, je me levais pour embrasser sa joue, tout en faisant glisser le caleçon qu'il m'avait enfilé ses pieds. Je restais juste avec son long t-shirt qui m'allait jusqu'aux fesses. Une petite invitation. J'espérais vraiment qu'il ne prenne pas mal le message... Je quittais le balcon, allant jusqu'à la salle de bain. Je mis un peu de shampoing dans l'eau, le remuant un peu pour que la mousse apparaisse. J'enlevais sans réfléchir son t-shirt et j'entrais dans la baignoire. On voyait tout juste ma tête sortir de toute cette mousse et je laissais la chaleur de l'eau me masser tout mon corps, ça faisait du bien. J'avais laissé mes cheveux attachés en chignon, reposant ma tête contre le carrelage tiède. J'espérais juste que Sol ne tarde pas.
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Solal D. B. Fitzgerald
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() message posté Jeu 26 Juil - 12:41 par Solal D. B. Fitzgerald
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C'était étrange de me réveiller auprès d'elle. C'était étrange de se retrouver là, sur mon balcon, à prendre le petit déjeuner comme n'importe quel couple. La main sur ma cuisse, le calme de Persée, ce bien être. C'était étrange car j'avais toujours habité seul dans cet appartement, et ce matin, j'avais la sensation que les choses ne seraient plus jamais comme avant. Persée aimait cet instant, cet endroit, cette relation. Et moi aussi. Pourtant, les choses ne resteraient pas aussi simple. Déjà, parce que son père me détestait toujours autant, même après huit ans. Il me détestait pour le simple fait d'avoir séduit sa fille. S'il venait à apprendre pour Wilson, il était certain qu'il ferait tout pour éloigner Persée qu'un condamné comme moi. De plus, Nova était toujours là, quelque part dans un coin de ma tête pour foutre sa merde. Inexpressif, je buvais de nouveau une gorgée de mon café en regardant l'horizon. Cette quiétude avait un goût amère. Elle semblait si évidente qu'elle était sans doute destinée à ne durer qu'en cet instant. Par la suite, il nous serait impossible de retrouver cette même relation, cette même simplicité. Persée et moi n'étions pas fait l'un pour l'autre, et je n'étais pas sûre de vouloir me battre pour une relation comme celle-ci. Qu'importe ses bienfaits, elle serait avant tout toxique et destructrice. Pour nous deux. Pour tout le monde. Persée me sortit des pensées, Elle tentait d'être mignonne, et de se rattraper de la veille. Touché, je souris en la regardant et riais doucement. « II faut bien une première fois à tout, non? » Persée faisait des efforts. Elle se forçait à s'occuper de moi car elle n'avait jamais eut l'occasion de s'occuper de quelqu'un d'autre que d'elle-même. Elle avait tout à apprendre, et encore une fois, c'était avec moi elle avançait, et évoluait. Néanmoins attristé, je cachais mes émotions en observant de nouveau la vue. Je lui permettais d'avancer, mais à ses côtés, je me sentais stagner. Regresser. A ses côtés je restai le même abruti inconscient et irréfléchi. J'allais la détruire. Soupirant doucement, je jetais un regard surpris à l'intérieur de mon appartement. Persée s'était mise à dénigrer ses propres goûts au profit des miens. Roulant des yeux, je tournais la tête vers Persée et lançais : « Chacun ses goûts, Persée. Puis ma mère m'a beaucoup aidé, elle supporte pas les apparts mal décorés. Elle a failli tourner de l'oeil en voyant la déco de mon ancienne appart. » J'étais son unique enfant. Elle prenait soin de moi. Un sourire s'afficha sur mes lèvres lorsque je repensais à sa réaction face aux murs blancs et sans cadre. Au canapé sans coussins, à la table sans décorations, à cet appartement fonctionnel mais sans âme. Je regardais une dernière fois l'intérieur et souriais. Juliette faisait toujours en sorte d'apporter la vie. Elle me l'avait donné, et l'avait créé dans ce nouvel appartement. Où Vince, Alexandra et Romy n'avaient jamais mis les pieds. Où il n'existait aucune autre histoire que celle vécu avec Persée. Soudain, Persée parla du bain et je répondais en posant ma tasse de café vide sur la table : « Oui, on va y aller. » Mais je n'eus pas le temps de finir ma phrase qu'elle était déjà debout à se défringuer. Sur mon balcon. Devant tout le monde. Paniqué, je me levais pour la cacher des regards indiscrets et la regardais durement. Je n'aimais pas lorsqu'elle faisait ça. Je n'aimais pas que tout le monde accède à son corps de la même manière que moi. Elle parvenait toujours à me foutre en rogne. Sans rien répondre, je la laissais se rendre dans la salle de bain tandis que j'entrepris de débarasser le petit déjeuner. Quelques minutes plus tard, je laissais tomber mes fringues au sol pour la rejoindre dans le bain. Machoire serré, je ne la regardais pas. Mais lorsque je fus installé, je lançais énervé : « Tout mon voisinage est pas obligé de connaître ton corps Persée, tu pouvais pas rentrer pour te désapper? J'aime pas quand tu fais des trucs comme ça. T'es chez moi ici, et chez moi on se fout pas à poil sur le balcon. Y'a des enfants qui vivent dans l'immeuble d'en face. Et des vieux. J'ai pas envie d'avoir le cadavre d'un vieux sur ma conscience à cause de toi. » M'allongeant correctement, je fermais les yeux. J'étais dur avec elle. Je l'étais constemment. Mais c'était pour son bien. Sans lui accorder un regard, j'attrapais mon plateau de roulage, et commençais à rouler. Tant que mes doigts étaient encore sec. Au bout d'un long silence pesant, je finis par parler : « Je ne vais pas pouvoir rester ici toute la journée. Ma mère vient passer le week-end ici, elle arrive demain soir. J'ai des courses à faire avant son arrivée. » A peine avais-je parlé que je regrettais déjà. Sans doute Persée proposerait-elle son aide. Sans doute voulait-elle revoir Juliette après tant de temps. Ce n'était pas contre elle, mais j'avais pris la décision, depuis la crise de Vince, de ne plus réunir mes amis avec ma mère. Elle s'inquiétait beaucoup trop après. Alors, rapidement, j'ajoutais : « Puis j'ai rendez-vous ce soir pour une visite médicale... » Plus maladroit, je ne pouvais pas faire, et je voyais déjà son visage se décomposer. Elle devait penser que je ne voulais plus d'elle. Alors, j'attrapais sa main et tout en allumant mon joint je lançais : « Mais si ça te dit, j'aurai bien besoin d'aide pour lui trouver un cadeau. C'est son anniversaire. » Je lui souris, gentiment. J'étais si partagé, entre ce que je désirais et ce qui était préférable. Je ne voulais pas que Persée prenne goût à ce genre de moments, mais je ne voulais pas y mettre un terme pour le moment. Ce matin, tout allait bien. Mon coeur semblait prêt à encaisser ces instants de bonheur. Mais dans tous les cas, je ne devais jamais cesser de le protéger des possibles déceptions à venir. Des possibles déceptions comme Elsa, Lexie, Alba. Des déceptions comme Persée.
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() message posté Jeu 26 Juil - 20:50 par Invité
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J'attendais un moment seule dans le bain, mon petit doigt me disait que ce n'était pas bon signe. Je restais là, silencieuse... Jouant doucement avec la mousse... Je ne me reconnaissais pas. Je ne savais pas ce que je faisais ici au fond... Tout était si étrange... Sol, cette situation. Il avait voulu cette difficulté... Je ne pourrais pas supporter ces sautes d'humeur sans cesse... Et là ce matin c'était tout aussi bizarre. Ce silence, sa façon de me regarder... Un coup il avait des yeux lumineux, la seconde d'après je semblais l'exaspérer. Je ne savais pas ce qu'il voulait... Je soufflais en espérant que tout cela ne soit qu'illusion mais quand il vint enfin dans la salle de bain, j'aperçus de suite sur son visage qu'il était énervé.

Silencieuse, je détournais les yeux lorsqu'il commençait à se déshabiller jusqu'à venir se caler dans la baignoire avec moi. Je ne disais rien, j'attendais le "verdict". Je repliais mes genoux contre mes seins, comme pour me "cacher", me protéger instinctivement sûrement. Ce n'était pas de la pudeur, à ce niveau il me connaissait par coeur... Alors quand il brisa ce silence pour me foudroyer du regard suivi de ses mots, je regrettais d'être encore là. Il n'aimait pas "quand je faisais ça" il entendait quoi par là?

- Je pensais que tu allais apprécier... Désolée de m'être encore trompée. Et y'avait personne autour... J'ai juste enlevé ton caleçon, on voyait rien avec ton t-shirt, n'exagère pas...

Pourquoi il était comme ça ? J'osais l'affronter du regard et dans sa façon de me regarder on aurait dit mon père... Cette expression de colère, de dégoût... Je serrais mes poings sous l'eau, ne cherchant pas à me laver... Ce n'était même pas "décontractant". Il finit par reprendre la parole mais c'était pour me faire part de son envie : partir. Ou du moins il me faisait comprendre que je devais partir. Ca me faisait mal. Il jouait avec mes sentiments et je détestais ça. Voilà pourquoi je ne voulais pas m'attacher... Ca faisait mal. Mais il avait commencé hier... C'était allé trop loin. Sauf quand il parla d'une visite médicale, j'arquais un sourcil, mes yeux étaient devenus inquiets. Au fond, je savais quoi sur la santé de Solal ? Rien. Je savais "qu'il était malade". Mais quoi? Comment? Pas vraiment... Je n'avais jamais cherché plus... Car je voulais juste coucher avec lui, pas d'attachement... Rien... Comme la fois où mon père m'avait frappé, j'étais allée chez Alistair et non Sol... Je ne voulais pas de cette attache et je l'étais malgré moi.

Je restais de marbre, silencieuse, jusqu'à qu'il attrape ma main comme pour me "rassurer". Rassurer de quoi? Je le laissais faire, je ne le repoussais pas mais je ne voulais pas "aller acheter un cadeau à sa mère". C'était... Bizarre comme proposition.

- Non je dois aller voir Alistair et un ami. Je vais partir... Désolé de t'avoir dérangé.

Je souriais brièvement avant de me relever du bain. Là au moins il voyait tout. Je pris la première serviette qui passait dans les parages. Je restais dos à lui, lui offrant juste mes fesses. J'essuyais ce surplus de mousse et l'eau qui caressait ma peau avant d'enrouler la serviette autour de ma taille. J'avais compris le message. On n'était pas fait pour "vivre ça". Alors que c'est lui qui l'avait réclamé en premier... Je ne comprenais rien... C'était juste physique entre nous, le reste c'était son imagination. A trop fumer sans doute...

Je cherchais dans son appart mes vêtements de la veille. Je ne me souvenais pas où il avait pu les mettre. Je fouillais ici et là jusqu'à refinir dans sa chambre où je retrouvais ma robe bien trop moulante, transparente et sexy pour la journée. J'enfilais ma culotte haute en dentelle, puis mon soutien-gorge. J'étais à deux à l'heure mais je faisais avec... Je finissais par enfiler ce bout de tissu transparent. Il allait me dire quoi encore ? Que sa voisine de 90 ans allait aussi mourir par ma faute ? Dans sa façon de dire, ça ressemblait plus à du jugement et du dégoût qu'un geste "possessif". Il pensait quoi alors de mes photos playboy ? Il brûlait tous les magasines du coin pour faire un feu de joie ?

Je retrouvais aussi rapidement mon portable. J'envoyais un message à Alistair, lui disant que je passerai. Je savais qu'il était homosexuel mais il me comprenait si bien et ne me jugeait pas sur mes "photos". Il me connaissait vraiment. Alors que Sol... Non et il ne voulait pas me connaître. Un coup oui, un coup non... J'en versais même une larme tant je m'en voulais d'être attachée. Je la séchais aussitôt en finissant d'écrire mon sms, dos à la porte d'entrée de sa chambre.
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Solal D. B. Fitzgerald
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() message posté Dim 29 Juil - 22:51 par Solal D. B. Fitzgerald
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Avec Persée, c'était compliqué et ça l'avait toujours été. Dès le début, son père ne m'avait pas jugé assez correct pour sa famille. Dès le début, tel des Roméo et Juliette des temps modernes, quelqu'un avait décidé de nous séparer. Puis les années s'étaient écoulées, et quand bien même j'avais continué de songer à elle, je n'avais jamais cherché à la retrouver. Et désormais qu'elle faisait partie de ma vie, je ne savais plus ce que je désirais. D'un côté, il me semblait impossible de me séparer d'elle. De l'autre, ces complications, elles me faisaient vraiment vraiment peur. Nous étions bien là, à prendre le petit déjeuner sur le balcon. Mais sans trop savoir pourquoi, Persée était restée obsédée par notre bain, et ne semblait pas vouloir profiter de l'instant. Je la laissais donc gagner la salle de bain et pris mon temps pour la rejoindre, car moi, il ne fallait pas me presser. Arrivé dans le bain, je ne me gardais pas de mes commentaires, et évidemment, Persée les prirent mal. Agacé, je la regardais et soupirais. Elle ne supportait véritablement aucune remarque. « C'est une question de respect Persée. J'ai pas envie de recevoir de plaintes du voisinage c'est tout. » Elle prenait tout personnellement car quelque part, elle se rendait compte que ce qui semblait normal pour elle ne l'était pas pour la majorité des gens. Qui se déshabillait sur le balcon d'un immeuble? Détournant le regard pour mieux viser dans le cendrier, je lui proposais de m'accompagner pour trouver un cadeau pour ma mère. Visiblement, ce fut une erreur puisqu'elle s'embla mal le prendre et s'empressa de sortir du bain. Sourcils haussés, je la regardais, ou du moins, je regardais son dos et ses fesses alors qu'elle s'essuyait. « Qu'est-ce que j'ai bien pu dire de mal encore? Je me dois quand même de bien accueillir ma mère, puis je vais pas décaler mon rendez vous médical juste parce que tu es là. » Ca ne l'empêcha pas de quitter la salle de bain. Retombant dans mon bain, je levais les yeux au ciel et soupirais bruyemment. C'était à se demander pourquoi je me fatiguais à me justifier. Je ne tentais pas de la retenir, car j'en avais assez de ses caprices. Elle n'était jamais satisfaite, et ne changeait jamais son comportement. Je l'invitais dans mon lit, à ma table, dans mon quotidien pour qu'elle ne fasse qu'une seule chose au final : se déshabiller devant tout le voisinage. Persée ne réfléchissait jamais aux conséquences de ses actes, et pour quelqu'un comme moi, c'était souvent fatal. Alors, je la laissais quitter mon appartement, sans même bouger de mon bain. Si au fond, elle préférait se faire traiter comme un chien dès le réveil par un inconnu, c'était son problème, pas le mien. En vérité, c'était à elle de décider. De quelle manière elle voulait qu'on l'aime. La personne qu'elle voulait devenir. Personnellement, j'avais fait mon choix, et il n'était pas prêt de changer.

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