"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici Maybe I should call suicide hotline 2979874845 Maybe I should call suicide hotline 1973890357
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() message posté Sam 26 Mai - 6:49 par Invité
Maybe I should call suicide hotline
Erwin D. Lochees & Alistair H. Pratt

   

   

Il pleut. Comme s'y ça suffisait pas, il pleut. Pas une bruine légère en plus, une bonne grosse pluie, pour rajouter un côté dramatique à la situation. Londres c'est bien comme ville, c'est grand, c'est beau, c'est vivant. Même quand on à pas de toit, comme moi, la ville reste belle. Bien sur, elle à son côté sombre, mais jusqu'à aujourd'hui, je faisais avec. J'enchaîne les petits boulots, faut bien bouffer. Supérette, grande surface, cinéma, baby sitting, restaurant, café... Avec ça on finit par joindre les deux bouts. Enfin bon, je vais pas m'étaler sur ma vie, personne m'entends, je suis complètement torché, ça doit être pour ça que je parle tout seul... Est ce que je parle vraiment ? C'est peut être juste dans ma tête...
Enfin bon... J'aime bouger, marcher, découvrir les recoins de la capitale... Du coup je suis allé faire un tour du côté d'east London, mon patron du resto m'avait viré, je cherchais un nouveau boulot.
Feu vert, passage piéton  Stratford.
Chauffard, bus rouge, feu vert, passage piéton, Westfiel East.
Faut dire que j'ai eu de la chance sur ce coup là. Un journal sur un banc, un annonce en première page : The Westfiel East Shopping Center is recruiting, go to the front desk for more information.
Donc j'y suis allé. Ça payait plus que tous mes autres boulots. Ont m'a embauché et j'ai bossé dur. Une semaine, deux semaines... Un mois. Ça faisait un mois, ils ont viré quelques employés.  "Heureusement que c'est pas tombé sur moi". C'est ce que je me suis dis, le mois suivant je recevais ma prime de licenciement. Putain. Le meilleure job, envolé, viré.

- Qu'est ce que j'ai fait ?! Hein ?! J'étais un employé modèle ! Et ils se permettent de me foutre à la porte !?

J'ai acheté une bouteille de whisky. Mon préféré, Jack Daniel Honey. Et des bières, au moins six packs. Maintenant je suis complètement bourré, je peux juste penser. J'ai froid. J'ai presque fini ma bouteille de Jack. La pluie s'arrête toujours pas. Le seul truc régulier dans ma vie c'est mon tôt d'alcoolémie. Y a pleins de bouteilles vides autour de moi, ça fait cling quand je bouge. Mais je suis incapable de me lever. Je me suis écroulé au fond d'une ruelle, comme une merde. C'est glauque comme endroit. Mais j'ai nul part où aller de toutes façon.

- Je devrais mourir.

Mourir. Ouais, c'est une bonne idée ça. Mais comment ? Mes neurones sont noyées dans l'alcool, c'est tellement dur de réfléchir... Je pourrais sauter d'un pont mais je peux pas me lever...
Ah, une bouteille s'est brisée. C'est moi qui l'ai brisée ? Non. Si. Je sais plus vraiment ce que je fais. Y a un tesson de verre dans ma main, je crois que c'était ma bouteille de whisky. Je l'avais finit ? Oui je l'avais fini. Et je vais vraiment en finir ?
Mon père à déjà perdu son mari... C'est cruel s'il me perds moi aussi... Enfin, on a plus de contact, il sait même pas que je suis à la rue. Je suis sur qu'il s'en fou de toute façon. Ou pas. Ma vie est vraiment merdique. Comment j'en suis arrivé là ? Putain... Je veux mourir...

Ça fait cinq bonnes minutes que je fixe mon bras. Les reste de ma bouteilles entaillent ma peau au fur et à mesure que les secondes passes. Ça fait mal. Je crois que ça fait mal. Je sens rien. Je devrais appuyer plus fort. C'est normal le rouge ? Ma peau est blanche normalent, ça fait quand même beaucoup de rouge là. Ça coule dans les flaques d'eau. C'est beau.

Les étoiles aussi sont belles.
J'espère que je vais les rejoindre

   
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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Alastair H. Pratt
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() message posté Lun 28 Mai - 9:27 par Alastair H. Pratt
The Walk of Shame.

Est-ce que c’est toujours ainsi qu’on appelait ça ? Même en 2018 ? Même avec Tinder qui devait sans doute faire exploser le nombre de rencontres éphémères ?

Il avait encore le goût de Baltes sur les lèvres et sa chaleur sur la peau. Il était parti comme un lâche parce qu’il ne supportait pas l’idée de devoir encore se réveiller seul dans une chambre d’hôtel sordide. Ça aurait été trop. Et Alistair n’aurait plus tenu le coup. Pas après Rome. Pas après s’être laissé prendre à un rituel qu’il avait tout fait pour éviter pendant deux ans. Alors il avait déjoué Derek à son propre jeu. c’était lui qui était parti en douce, sans un bruit. Une série de dates, l’adresse du Viper Room et son numéro de téléphone sur le coin de la table de chevet. Une offrande fugitive qui finirait sûrement dans la corbeille à papier.

The Walk of Shame, c’était le cas de le dire. Un long pèlerinage truffé d'idées noires qui le laisserait au pas de sa porte plus perdu que jamais. Il était quoi ? Presque 5h du matin ? Il venait tout juste de cesser de pleuvoir. L’air était encore humide. Il n’arriverait pas chez lui sans être trempé et son beau veston allait y passer. Alistair avançait à pas lent, en contournant les immenses flaques sur son parcours, comme un zombie au travers de la ville, le corps complètement rompu et la tête pleine de fantômes et de sensations fugaces. Il s’arrêta un instant, à l’entrée d’une ruelle, pour se protéger du vent et ouvrit son paquet de cigarettes. Il fouilla dans la poche de son Brioni. Il avait tout son temps. Soho n’était pas à côté. Du moins… pas avant une bonne heure. Il fit cliqueter son zippo et s’alluma distraitement une clope. Il expira sa fumée vers le ciel menaçant qui menaçait de tous les engloutir. Il fit un pas pour repartir et sa chaussure heurta une bouteille de bière vide. Il la regarda rouler dans l'ombre, complètement impassible, comme si le contenant vide avait été une sombre métaphore de son propre état.

Et puis il eut ce bruit, au fond de la ruelle. Du verre brisé, des murmures et un râlement. Le jeune homme resta pétrifié, un instant, en tentant de discerner dans la prénombre la forme à moitié affalée qu’il entrevoyait. On était en pleine zone industrielle et la rue était complètement déserte, à cette heure. Il se mordit nerveusement la lèvre. Quelle idée de se promener seul avec ses fringues de prince dans un quartier pareil ! Il se pencha discrètement et ramassa la bouteille. Au pire, il la fracasserait sur la tête du camé. Comme dans les films, tiens.

« Hello ? »

Il alluma la lampe de poche de son Iphone, pour mieux voir. Il crut voir l’autre bouger faiblement et entendit un autre râle. Alistair pesta et s’avança prudemment vers la silhouette couchée sur l’asphalte, la lumière toujours braquée sur le type, prêt à se défendre ou à fuir. Un punk qui s’était un peu trop éclaté la tronche, voilà tout. Il reprit, un peu plus solidement.

« Ça a pas l’air d’aller fort, vieux… Tu veux que j’appelle de l’aide ? »

Il y avait des bouteilles de bière et verre partout. Le punk était étendu, le menton contre la poitrine, les yeux à demi fermés, dans un angle bizarre, avec un tesson de verre à côté. Il parlait faiblement à quelqu’un qui ne semblait pas être là. Alistair aperçut la bouteille de Jack Daniel’s et fit une moue de dégout. Juste un autre clochard ivre. Comment pouvait-on boire une saleté pareille ?

Et son regard tomba sur les poignets du gosse et le flot rougeâtre qui maculait le béton.

« Oooooooooooh putaaaaaain….. c’est pas vrai…. »

Alistair dut s’y reprendre à trois fois pour composer le 999. Son téléphone lui glissa des mains et faillit tomber dans une flaque souillée, alors que l’opératrice répondait.

« Allo ? … Allo ? Non… non c’est pas moi, je vous dis. C’est pas pour moi !… Oui… il… il s’est tailladé les veines. Ça… putain, ça a l’air profond, le truc… Ça gicle de partout. … Qui ? … Mais je sais pas c’est qui ce type… Non, je ne sais pas c’est qui !... Je vous jures que je n’ai rien à voir là-dedans ! … Comment ça où ?... Mais vous avez pas un truc GPS pour nous retrouver ?! Je ne sais pas où on est ! Je ne connais pas ce putain de quartier… Whitechapel High St…. Non mais je sais que c’est une longue rue, je sais !!! …Ouais… Ibis.. Ibis budget. Je crois, oui. Une ruelle…. Je sais pas !!! … Dix minutes ?! … Dix minutes ?! Mais il crever le mec !!! »

Lorsqu’il put raccrocher, il ferma les yeux, les mains serrées sur son téléphone comme sur une bouée de sauvetage, pour ne pas succomber totalement à la panique. Il avait appelé les urgences, il avait fait son devoir de citoyen… il n’avait qu’à décamper, non ? Mais on allait retracer son numéro. Et qu’est-ce que son père dirait, lorsqu’il serait arrêté pour non-assistance d’une personne en danger ? Il lui demanderait ce qu’il foutait là, à une heure pareille. Mieux valait être poignardé par un punk que d’expliquer pourquoi il avait loué une chambre au Ibis budget London Whitechapel.

Du pied, il éloigna le tesson de verre le plus loin possible d’eux et enleva son veston pour l’appliquer de toute ses force sur la plaie béante du poignet. Il vit le sang s’étaler sur le tissu gris perle, comme une marée rouge souillant tout sur son passage. Sa veste était fichue. Complètement fichue.

Alistair jura de plus belle.

Lui parler, il fallait lui parler pour qu’il reste conscient. C’est ce que l’opératrice avait dit.

« Comment tu peux boire un truc pareil avant de vouloir aller rejoindre la racine des pissenlits, tu peux m’expliquer ça ? À ta place, j’aurais pris un scotch de qualité. Un Talisker 18 ans, minimum. Bien fumé et tout. À la limite un bourbon correct, je pourrais comprendre. Mais du Jack Daniel’s Honey ? Honey, bordel ? Tu ne peux pas mourrir après avoir bu ça. C'est du blasphème. C’est quoi ton nom hein ? Parce que vieux, tu ne peux pas crever… tu me dois une sacrée belle note de nettoyeur, déjà. Qu’est-ce qui se passe, hein ? »
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() message posté Ven 1 Juin - 14:46 par Invité
Le sang continuait de couler en un flot ininterrompue, recouvrant les dalles de pierre d'un beaubrouge carmin.
Erwin regardait les étoiles, se sentant lentement partir. Il sentait de moins en moins les gouttes glacée sur sa peau. La pluie c'était elle arrêté ou était ce sa vie qui allait enfin se terminer ? Il esperait que ce soit la deuxième option. Sa main tomba lourdement sur le sol et le bruit du verre contre la pierre résonna dans l'impasse.
Ses forces le quittait peu à peu, le laissant seul avec ses pensées. Le monde devint flou, s'effaçant à son tour. Comme son travail, son avenir, son passé, sa vie... Il n'en pouvait plus, pourquoi même la mort mettait tant de temps à le prendre ?!
- Papa... Désolé... Tu s'ras plus seul... Même ma mort, s'ra merdique... Comme ma vie... 'tain j'aurais vraiment tout foiré...
Entre quelques faibles murmure, sa tête tomba lourdement sur son torse. Les yeux à demi clos, il pouvait encore voir le sang couler de son poignet. Il ne s'était pas raté.
Erwin commençait à avoir froid, garder les yeux ouvert devenait dur mais réunissant ses dernière forces, il parvint à sourire.
Ça y est. Il le sentait, c'était la fin. C'était enfin fini. Fermant les yeux, sa vie defila comme dans un vieux film des années 80.
Ses parents, aimants. Ses batailles d'enfant et ses bleus, innombrables cicatrices de guerre. La mort de son père. La dépression de l'autre. Le déménagement. L'alcool. La drogue. Sa fille. Sa fille... Il ne la reverrait plus jamais..  Enfin... Comme s'il allait la revoir un jour... La rue. Encore de l'alcool. Des cuites. L'hôpital. La police. De l'alcool. Beaucoup d'alcool. Une ruelle, ou une impasse, aucune idée. Une bouteille brisée et un trait sur son poignet. Pitoyable... Un homme, un gosse de riche, il le voit s'avançer vers son corps inerte.
C'est étrange comme sensation. Il se sent bien, tellement bien. Tellement léger. Il se voit de l'extérieur, comme un spectateur. Il avait lu des trucs la dessus... Enfin sûrement... Le monde en dessous de lui est étouffé. Il s'éloigne, flottant comme un fantôme tandis que la lune semble briller comme le soleil. Une douce lumière, attrayante, apaisante, qui l'appelle et le berce comme ses pères. Erwin s'éloigne de son corps qui se fond peu à peu dans la lumière, disparaissant.
Il y est presque. Encore un peu... Juste un peu...
Une pression sur son poignet. Non... Une voix, en fond... Non, non, non ! Putain non ! Qu'on le laisse mourir en paix ! La lumière se fait moins vive. Erwin supplie. Pitié... Les mots de l'inconnu son incompréhensible, il y a peut être encore une chance...
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Alastair H. Pratt
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() message posté Sam 2 Juin - 19:31 par Alastair H. Pratt
Ça y est, le clochard délirait à fond la caisse à propos de sa vie. Il parlait de son paternel. Son putain de paternel. L’affection qu’il entendait dans la voix de l’autre le troublait et lui rappelait à quel point sa propre relation avec le Vieux Con avait été corrompue au fil des années. Avait-il jamais vu son géniteur comme un père? Oui, surement, quand il était môme. Quand le vieil avocat le voyait encore comme un enfant malléable qui s’achetait à coup de crème glacée et de jouets. Comme il adorait son père à cette époque, même s’il le voyait rarement… Et puis son père s’était mis en tête de le façonner entièrement à son image, peu importe ce que lui, Alistair voulait réellement. Et le lien s’était avait commencé à se dissoudre lorsque l’adolescent avait demandé ses premières leçons de piano. Il se souvenait encore du regard de son père. Comme si celui-ci avait vu un fantôme.

Mais le jeune homme secoua la tête. Bordel, il avait un moribond entre les mains et il pensait à ça??? La panique croissante, il leva une main rougie de sang et gifla le visage de l’autre, pour tenter de le sortir de sa torpeur. Est-0ce qu’on devait vraiment faire ça, dans ces cas-là? Alistair ne savait pas. Tout ce qu’il savait c’est qu’il n’avait pas besoin d’un spectre de plus pour venir le hanter, la nuit. Il y avait suffisamment de démons qui lui murmuraient des choses atroces, à son oreille. Ce punk ne pouvait pas crever. En tout cas, pas maintenant. Pas entre ses bras. Il le gifla une seconde fois, un peu plus fort.

« HEY MAIS TU RESTES AVEC NOUS, Punkie boy. Believe me, ta mort sera tout aussi merdique quand tu seras cloué sur un fauteuil roulant à 85 ans avec une machine respiratoire et une greffe du foie manquée, si tu y tiens taaaaaant que ça. Et puis, tu penses que ton p’tit papa à la con sera content, que tu crèves dans une ruelle, hein? Moi, je sais que le mien me déterrerait pour être bien certain de me démembrer et éparpiller mes cendres à la croisée des chemins, si je faisais un truc pareil. Wake up dude! WAKE UP! »

Il appuya plus fort sur la plaie et sentit une petite écharde de verre lui traverser la paume. Mais Alistair était trop agité pour s’en occuper. Bon dieu mais qu’est-ce qu’ils faisaient, les putains de secours, qu’est-ce qu’ils faisaient?

« Tiens… pendant qu’on attend, explique-moi pourquoi ton vieux est pas là, hein? L’appeler, ça ne coûte que quelques pences, tu pourras même le faire gratuitement à l'hôpital. Je suis sûr qu'il s'inquiètes pour toi, lui. »

Entendait-il une sirène au loin???
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() message posté Lun 4 Juin - 1:01 par Invité
La pression sur son poignet s'intensifie. La voix se fait plus forte, plus insistante contrairement à la lumière qui perds en intensité.

Pitié... Non...

Un violent choque résonne à ses oreilles. Sur sa joue. Dans son corps entier. La lumière, douce zt rassurante est remplacé par le froid et les pierres dur et une douleur vive sur la joue.
Enfin, sûrement parce qu'Erwin vient de revenir de presque entre les morts, le monde est toujours atténué.. Pourtant, il est conscient. Il ne peut pas bouger, et son poignet le fait atrocement souffrir. Il a froid, il est gelé. Sans doute à cause de l'hémoglobine qui coule à flot sur le sol. Depuis combien de temps est il là ? Une heure ? Deux ? Ou peut être seulement cinq minutes ? Erwin n'a plus la notion du temps. Il n'a plus non plus la force de se battre.

-... merdique... 'effe de foie manquée... que ça... papa... crève...

Il commence à saisir quelque mot de celui qui s' entete à le sauver.

C'est foutu maintenant, pas vrai ?

Erwin réunit les quelques force qui lui reste pour prononcer quelques mots lourds de sens.

- Laisse moi crever enculé.

Oui. Après toutes ses années. Toutes ses tentatives et ses gueules de bois. Il en a le droit. Personne ne se soucit de lui lorsqu'il dors sur un banc. Personne ne le remarque quand il fait la manche. Alors pourquoi quand il s'offre enfin la liberté, un parfait inconnu décide que sa vie lui importe ? Les gens sont vraiment hypocrites. Il le sait depuis toujours.

Et c'est sur cette pensée que les yeux d'Erwin se ferme, que son corps se relâche tandis qu'il sombre dans l'inconscience.
Malchance ou non, les sirènes se rapproche et la pluie reprend, comme pour nettoyer la ville du sang du malheureux.
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Alastair H. Pratt
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() message posté Sam 16 Juin - 4:38 par Alastair H. Pratt
« ENCULÉ TOI-MÊME! »

Alistair s’apercevait-il seulement qu’il hurlait maintenant à plein poumons? Il gifla une autre fois le punk qui refermait les yeux. N’était-ce pas un autre reflet de lui-même qu’il voyait allongé, les veines ouvertes, là, dans la rue? Une autre hallucination? Une autre vision cauchemardesque du futur qui l’attendait?

La pluie avait repris de plus belle. Mouillé jusqu’aux os, le gosse de riche tremblait, en essayant de mettre le plus de pression possible sur les poignets tailladés. Il siffla entre les dents, en grelottant de froid et de rage.

« Parce que tu crois que je vais te donner une porte de sortie comme ça, hein, pauvre con? Parce que tu crois ça? Parce que tu crois qu’après toutes les libertés que TOI, T’AS EU, tu peux juste décider de fuir tout comme ça? Oh, putain vieux… Parce que tu crois que moi, on m’a laissé fuir? Hein, tu crois ça? Tu penses que je me vais me laisser finir comme ta putain de carcasse en angle mort dans une ruelle? Tu crois sérieusement que quand mon père m’aura jeté à la rue, je vais me laisser aller comme toi, hein? Vous pensez tout ça, hein? Hey bien tu te trompes. Vous vous trompez tous. Et tu vas fucking vivre pour le voir, vieux… Et tu diras, à l’autre qui a pris mon visage que je l’attends. Oui, je l’attends. Tu lui diras. »

Alistair ne réalisa que quelques minutes plus tard que le mec ne l’écoutait plus et qu’il le perdait, peu à peu. Ce ne fut que lorsqu’il entendit des sirènes hurler et des voix derrière lui crier pour qu’il leur hurle sa localisation qu’il réalisa que la propre paume de sa main avait été tailladée par un bout de verre. Il ferma les yeux.

Le reste passa trop vite, dans une espèce de brume sensorielle qui l’abrutit complètement. Les policiers qui lui hurlaient de s’éloigner du corps. Les paramédics qui surgissaient des lumières rouges et bleues et qui s’attroupaient autour du corps du clochard pour le maintenir en vie. Il regarda d’un œil complètement vide les ambulanciers mettre le corps sur une civière et lui mettre le masque à oxygène sur le visage. Le punk disparut dans l’ambulance.

Un policier vint lui poser des questions. Le connaissait-il? Comment l’avait-il trouvé? Qu’est-ce que quelqu’un comme lui faisait dans un endroit pareil? La dernière question, avec le ton un peu condescendant qui allait avec, le réveilla un peu. Il dévisagea rageusement le policier. Il déclina son nom et son adresse. Il vit une lueur de crainte s’allumer dans le regard de l’officier. Pratt. Comme chez Pratt & Pratt? Alistair haussa les épaules.

« Personne n’a le droit de prendre une marche nocturne, dans ce quartier? Est-ce que je dois appeler mon avocat, vous croyez? »

Le policier lâcha prise et s’excusa presque. C’était une tentative de suicide. On ne le dérangerait plus.

Quelqu’un avait du lui mettre une couverture chaude sur le dos et un café dans la main. Le jeune homme ne s’en rendit même pas compte. Puis, un paramédic remarqua sa main et l’examina sans qu’Alistair ne s’y oppose, tant il n’était plus vraiment là. L’ambulancier enleva doucement l’écharpe de verre figée dans sa paume et désinfecta la plaie, en causant gentilment et murmura, tout bas.

« Si vous n’aviez pas été là… il serait mort. Écoutez… vous lui avez sauvé la vie, à ce jeune… Mais si j’étais vous… avec tout ce sang perdu d’une part et autre et cette blessure que vous avez à la main…  On ne sait jamais. Surtout… surtout avec ces types-là… Je me ferais tester, d’accord… Sans aucun préjugés, hein… juste… juste au cas où. Ça va aller, hein? Les patrouilleurs vont vous rammener chez vous, Mister Pratt. »


Alistair ferma les yeux. Sauvé la vie, vraiment?

*FIN*



*** Si j'étais un maître de jeu de l'Appel de Cthulhu, je te ferais brasser 3 dés à six face ( en brassant de nouveau les 1 ) et te ferais additionner leurs résultats : C'est la constitution de ton personnage. Ton endurance, ton système immunitaire.
Ensuite, je te ferait brasser un dé de pourcentage.
Si tu as plus haut que le nombre de ta constitution x 4.....
.... Félicitations! Ton personnage est maintenant séropositif!!!!!

**** Mais je ne suis pas un maître de l'Appel de Cthulhu ici et donc, tu peux en faire à ta tête.

***** Je dois conclure le RP ici, manque de temps. Mais libre à ton perso de venir essayer de me casser la gueule, dans le futur.
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