"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici It's us against the world, again... [ft. Benedict J. Hugues] 2979874845 It's us against the world, again... [ft. Benedict J. Hugues] 1973890357


It's us against the world, again... [ft. Benedict J. Hugues]

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() message posté Jeu 28 Juin - 3:52 par Invité

It's us against the world, again...

@Benedict J. Hughes  & Kennedy Harris

Kennedy ne savait pas si tout se passait trop vite ou trop lentement. Une main tremblante se posa sur son visage, sa respiration lui semblait à présent dure à contrôler, il la retenait depuis quelques secondes déjà. L'entête était le bon, la lettre destinée à Mr.Kennedy Harris. Il en eut presque le vertige alors qu'il réalisait qu'il tenait entre ses doigts la lettre qui changerait sa vie. Il la retourna, l'endos était parfaitement scellé. Il gratta un peu le papier, mais une boule dans sa gorge immobilisa tous ses mouvements.

Il avait si peur de ce qu'elle contenait... et s'il n'était pas accepté au master en astrophysique, que se passerait-il?

Il ferma les yeux, pris un grand respire et alors qu'il tenta de reprendre contenance, il pu lire dans sa tête les mots terribles qu'avaient sûrement dû endurer ceux pour qui l'entrée leur était refusée. C'était terrible.

Il la fourra dans son sac et monta les escaliers menant à son appartement aussi rapidement que son cardio de fumeur le lui autorisait. Il avait besoin de voir des gens. Aussitôt arrivé, il déverrouilla la porte et l'ouvrit à la volée.

"Kate? Jayden? " demanda-t-il haut et fort, sans recevoir de réponse. Ni l'un, ni l'autre n'étaient arrivés à la maison.

Ah oui... tous deux travaillaient, à cette heure-ci.

Il ressortit la lettre. Elle était si blanche, immaculée, le logo de l'université était si beau... il n'avait pas envie qu'elle se referme sous ses yeux.

Kennedy ne se déchaussa pas et tout juste assis sur le sofa, il la posa à côté de lui et s'alluma une cigarette. Une canne de bière laissée à l'abandon lui servirait de cendrier. Une seconde il la prenait, motivé à l'ouvrir, l'autre il la reposait sur ses genoux ou la tournait entre ses doigts. La peur en lui était si grande, même la nicotine échouait à le soulager. Sa mère lui manquait tellement, dans des moments semblables. S'il avait juste pu se présenter chez elle et l'ouvrir là-bas pour qu'au moins qu'il puisse trouver cette étreinte rassurante que seules les mères savent donner quand le monde est trop sombre. L'inverse était vrai aussi : il aurait voulu qu'elle le félicite et célèbre avec lui, s'il était accepté au master. Elle lui manquait dans tous les cas. Son père aussi lui manquait... ça aurait pu être son rôle à lui aussi, s'il ne les avait pas abandonnés.

Kennedy fumait sa cigarette nerveusement, elle se consumait rapidement entre ses doigts. Il fumait ses nerfs. Ça l'empêchait de pleurer comme un bébé phoque qui avait égaré ses parents sur la banquise alors que des chasseurs de fourrure la parcouraient. Son regard se fixa sur le haut-parleur d'un de ses colocs tandis qu'il essayait de remettre ses pensées en ordre. Il se répéta mille fois qu'il était rendu un adulte et qu'il n'avait pas besoin de ses parents pour ouvrir une lettre. L'idée ne lui rentra pas dans la tête, même si elle était ce qu'il y avait de plus rationnel. Sa mère, après tout, ne lui apporterait fort probablement pas le soutien auquel il s'attendait, celui duquel il avait tant besoin. Elle n'était pas cette mère dont il rêvait, qui le serrerait dans ses bras dans le cas d'un échec et l'emmènerait manger une glace s'il réussissait. Mieux encore, son grand-père le laisserait probablement même pas rentrer dans sa maison. Si oui, il serait heureux de son échec et furieux de sa réussite. Puis son père, lui, était en Amérique avec sa nouvelle compagne, pour le peu qu'il en savait.  

Son père..
.

Kennedy se leva, laissa tomber dans la canette son mégot et la lettre à la main, ressortit de son logement comme si le diable était à ses trousses. Il ne vérifia qu'une fois rendu dans la rue s'il avait sur lui sa carte de bus. Son portable à la vitre éclatée lui donna l'heure de départ du prochain bus en direction du Shoreditch, où demeurait à présent Benedict. Fort heureusement, il n'attendrait pas bien longtemps...

Depuis cette fois où ils s'étaient croisés par hasard en pleine nuit de février dans le china town, ils s'étaient échangés leur numéro de téléphone et étaient restés en contact. Il ne se passait pas une semaine sans qu'ils ne se parlent d'un peu tout et rien. Bien qu'il ne soit jamais allé chez lui, Benedict avait pris la peine de lui donner son adresse au cas où il en aille besoin un de ces jours.    

Inutile de dire, ce jour était aujourd'hui.

Une fois rendu dans l'autobus, il tenta de l'appeler, sans succès. Peut-être faisait-il tout ça pour se retrouver devant une porte close? Peut-être bien, dans ce cas il attendrait au pas de sa porte. Kennedy avait besoin de lui, l'attente serait longue, d'autant plus que le ciel se couvrait, mais il n'était pas capable d'affronter cette lettre tout seul.

Il débarqua à la pluie battante là où google maps lui indiqua de débarquer pour se rendre à l'adresse de son ancien professeur. Fort heureusement, le trajet se fit rapidement, même si ses jambes n'avaient pas fait le poids contre la fureur de mère nature qui l'avait complètement trempé en quelques coins de rue. La lettre dans sa poche était imbibée d'eau à plus de cinquante pourcent, mais l'encre sur l'enveloppe semblait tenir le coup, Dieu bénisse l'impression au laser...

Il monta les escaliers et arriva à la porte de Benedict. Maintenant qu'il y était, il avait peur de le déranger et hésita jusqu'à ce qu'il entende derrière la porte la grosse voix de Lupin avertir le roux de sa présence, si seulement il était là. Ses aboiements redoublèrent quand finalement, Kennedy toqua trois petits coups à la porte.

"Benedict? Hum...C'est Kennedy..."
dit-il, devant la porte, dans l'espoir d'être entendu entre les jappements de Lupin.

Même s'il lui avait dit qu'il pouvait venir cogner à sa porte s'il se trouvait dans le besoin, c'est comme si maintenant qu'il l'était, il se demandait s'il l'était suffisamment pour débarquer chez lui comme ça, sans prévenir. Puis il repensa à la lettre et à toute cette angoisse qu'elle lui faisait vivre... son coeur se noua à la seule pensée de la lettre et d'une éventuelle croix sur son rêve là, maintenant, dans l'espace de quelques mots imprimés sur un papier qu'il avait en sa possession. Il ne supportait pas de ne pas savoir, mais supportait mieux que d'échouer.

Trempé de la tête aux pieds, il attendit qu'on lui réponde.
.

DEV NERD GIRL

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