"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici Twin Peaks ( Castiel + Nate + Ali ) 2979874845 Twin Peaks ( Castiel + Nate + Ali ) 1973890357
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Twin Peaks ( Castiel + Nate + Ali )

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Alastair H. Pratt
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() message posté Mer 4 Juil - 10:03 par Alastair H. Pratt
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L’eau qui continuait à lui ruisseler dessus était devenue froide depuis bien longtemps déjà. Elle se répandait dans ses cheveux et dans son dos pour s’infiltrer dans les moindres replis de son corps et finissait sa trajectoire glaciale sur le marbre du plancher de la douche. Alistair ne bougeait même plus, subjugué par le tourbillon qui s’écoulait lentement par le drain.

Il finit par lever un bras tremblant vers le robinet pour arrêter le jet avant de le laisser retomber contre lui, recroquevillé au sol et de reposer la tête contre la vitre de la cabine, d’un air absent. La sonnerie de son portable retentissait au loin, quelque part dans l’appartement. Une fois, deux fois. Dix fois. Vingt fois. Quelqu’un tentait désespérément de le rejoindre. Mais le jeune homme ne l’entendait plus. Il n’entendait plus rien.

**

Il s’était réveillé en sursaut, comme à chaque matin. En tentant de se calmer, pour la énième fois, des cauchemars de la nuit, il s’était aperçu que quelqu’un attendait qu’il se lève, dans le living room.

Son père.

Malgré l’heure matinale, le Vieux Con l’attendait avec un scotch à la main, avec son éternel sourire et son regard de vipère. Il l’avait prié d’un signe courtois de la main de s’assoir sur le fauteuil en face de lui et s’était mis à rouspéter sur sa tenue débraillée du matin avant de se râcler la gorge et de regarder les murs qui les entouraient, avec une moue étrange.

« Tu sais Harry, ton grand-père avait bien des travers. Tu sais à quel point je déteste cette vieille tanière et tout ce qu’elle représente. Les putains par centaine qui ont sans doute paradé entre ces murs pendant que ma propre mère l’idolâtrait et l’attendait seule dans une grande maison vide. Je ne peux sans doute pas me vanter d’être bien mieux mais c’est ta mère, après tout, qui a fait le choix de retourner vivre à Aberdeen, auprès de sa famille. Le reste ne regarde qu’elle. »

Il prit une gorgée de scotch et croisa les jambes, en toisant son fils.

« Je me souviens que moi aussi, j’étais en colère, quand j’étais jeune. Comme toi, fils, comme toi. Comment un homme aussi pervers pouvait être adulé à ce point? Si la communauté d’Oxford savait tout ce qui s’est passé dans cet appartement, son buste ne serait pas à l’entrée de la Faculté de Droit. Ce que je t’ai laissé trouver, dans cet appartement n’était que la pointe de l’iceberg. Mais à la longue, j’ai fini par comprendre, Fils. J’ai fini par comprendre. Mon père a fait tout ce qu’on attendait de lui. Il a été un avocat brillant, il a lutté pour son pays. Il s’est marié et a fondé une famille. Et il s’est arrangé pour taire et cacher le reste pour ne pas éclabousser les siens par des scandales inutiles. Je me fous bien de tout ce qui passe entre tes draps. Cette p’tite catin de Hammer-Kane ou… peu importe, je ne veux même pas y penser. Tu vas devenir un avocat brillant au sein du cabinet, tu vas te marier, tu vas nous faire un héritier et faire honneur à ton nom. Et tout le reste va demeurer entre les murs de cet appartement. Est-ce que tu comprends ce que je te dis, Fils? »

Devant le silence d’Alistair, le vieil homme prit sa canne et s’appuya sur elle pour se lever du fauteuil.

« N’oublie pas ce que je t’ai toujours répété, Harry. Le hasard t’a béni. Garde toujours en tête que tu aurais pu grandir dans le caniveau, vivre des horreurs dont tu ne peux même pas imaginer et finir ta vie en prison. À chaque fois que je te regarde te rebeller ainsi… J’ai peur pour toi, Harry. Si tu savais… Pense bien aux choix que tu fais. C’est bien, tu sais, les petits loisirs, les gâteries et les voyages à Rome. Tant qu’on ne perde pas de vue ce qu’n attend de nous. Être né Pratt vient avec sa gloire, son confort et ses responsabilités. »


Il s’arrêta devant la porte et refit un sourire à son fils.

« Mais je ne suis pas inquiet. Et tu me connais, je suis patient. Je trouverai toujours le moyen de te faire comprendre que ce que tout ce que je t’offre est ce qu’il y a de mieux pour toi. Ça ne sert à rien d’être brutal, tu sais. Chaque chose vient en son temps. Tu es jeune, encore, tu fais des erreurs et c’est normal. Il faut juste que tu comprennes que chaque petite chose vient avec ses conséquences. Mon bon ami Henry ne l’a pas compris et regarde où ça l’a mené, lui et son fils. Tu te souviens? Une sale affaire, vraiment. Oh! Et avant que j’oublie… je veux que tu rembourses les 5000 livres que tu as pris de ton trust d’ici la fin du mois, sinon, je devrai sévir. Je crois que tu as quelques vieilleries et quelques jouets inutiles dont tu peux te débarrasser à bon prix. Ton clavier, par exemple. On se voit samedi prochain à Aberdeen, Harry. Prends soin de toi, mon fils. »
**

Il avait été incapable de rester plus longtemps dans ce maudit logis. Les disques de collection jonchaient à présent le sol et Alistair avait tenté d’en faire le tri, la gorge serrée, tout le reste de la matinée. Les cheveux en bataille, il avait enfilé un vieux jeans, un débardeur, une simple veste et avait enfoncé son bonnet jusqu’aux oreilles. Il avait déambulé sans but dans la ville toute la journée et une grande partie de la soirée. Croiserait-il Wilde? Alistair l’espérait presque. Le musicien ne s’était pas pointé la veille à leur rendez-vous au studio. Était-il encore en rogne parce que les Untitled avaient joué au Lucky Star? Il n’osait pas aller au Viper. Ni au Lucky Star, même s’il aurait voulu étreindre Nate de toute ses forces, sentir sa chaleur et envahir la scène avec lui jusqu’aux petites heures. Il avait tant envie de fuir toute ces menaces dans la musique… Pourtant l’ombre continuait de planer. Les sous-entendus de son père étaient si faciles à deviner. Comment avait-il su? Comment? Et la réception à Aberdeen était imminente…

Il ruminait en silence lorsqu’il heurta par accident un ivrogne, dans la rue. Le type, maigre et décharné, puait la sueur et l’alcool à plein nez. Alistair l’ignora tant bien que mal mais l’autre s’était déjà tourné vers lui, avec un sourire malsain, en l’apostrophant avec un accent vaguement écossais, comme s’ils se connaissaient depuis toujours.

« Ooooh ben, je te reconnais, petit.... Mais t’as poussé, depuis tes douze ans, toi! T’étais passé où, comme ça, hein? Ta p’tite mère, elle s’en foutait que tu t’en ailles, mais moi, ça m’a fait de la peine… Tellement de peine, fiston… »

Alistair voulut l’envoyer promener mais le clochard s’était agrippé à la manche de sa veste, à son poignet qu'il serrait de toutes ses forces et ne le lâchait plus. L’homme avait ouvert sa braguette et avait pointé son sexe sur lui, avec un regard complètement dénaturé.

« T’as tellement les yeux de ta mère et sa bouche… Putain, sa bouche… Tu m’as manqué, tu sais… Allez, un petit calin, comme dans le bon vieux temps, t’es capable de faire ça pour moi, après tout ce que j’ai fait pour toi quand tu étais gosse, hein… »

Le reste avait été flou. Il avait senti le membre du mec sur sa cuisse et avait oublié la suite. Le mac l'avait griffé au visage en tentant de le mettre à genoux. Il s'était débattu. Il s’était mis à courir en pensant que le mec le prendrait en chasse. Il l’avait vaguement entendu beugler un prénom qui ne lui appartenait pas et des obsénités qu'il avait soit-disant déjà faites. Les souvenirs de Rome l’avaient assailli pour s’entremêler au contact flasque qu’il avait senti, sur son corps. Il ne se souvenait même plus comment il avait atterri dans sa propre douche… Il se sentait sale. Si sale…

Et ce putain de téléphone qui continuait de sonner….
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Nathanael E. Keynes
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() message posté Jeu 5 Juil - 0:56 par Nathanael E. Keynes
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Début juillet 2018

You say I'm as bright as the sun
Don't waste my time on you
Cause everything's said and done
There's no more light inside you

But can't you see it ?
Your star hasn't fade out
Tell me, can you feel it ?
This flame's still burning out


La période estivale amène son lot de touristes, venus profiter de la capitale aux beaux jours, et le bar ne désemplit pas. Des visages moins habituels que d'ordinaire, mais qu'on accueille comme les autres, avec les mêmes sourires, la même chaleur, malgré la déco bleutée du local. Des routines se sont depuis longtemps installées entre les employés du bar et moi, et comme tout début de mois, j'ai passé un temps certain dans mon bureau, à vérifier la comptabilité et les paies du mois de juin, m'assurant qu'aucun de mes petits camarades ne manque de quoi que ce soit, le bar non plus, que tout fonctionne... Et comme tous les jours où presque depuis un mois, j'ai envoyé un sms idiot, pour ne pas dire grand chose, à Ali, m'attendant à une réponse toute aussi futile dans la foulée. Un message qui ne semble rien signifier d'important, mais qui veut pourtant tout dire. Je suis là. Je pense à toi.

Et putain que je devrais pas ! Mais mon coeur s'emballe quand je regarde pour la énième fois l'écran de l'appareil, comme si j'avais pu ne pas voir une réponse, et je suis pas vraiment capable de me passer des sourires qui m'échappent quand je vois apparaître les touches d'un piano sur l'écran. Sauf que ce soir, elles ne sont toujours pas apparues, et que ça commence légèrement à m'inquiéter. J'ai beau me répéter qu'il a sans doute une répét avec Untitled, que Wilde est probablement sur son dos ou qu'il bosse peut-être pour un de ses devoirs de droit, je n'arrive pas à faire taire cette impression diffuse que quelque chose ne va pas.

- Si ça te chagrine tant que ça, Boss, appelle-le...

Nate, la voix de la sagesse - une fois n'est pas coutume. Il est assez tard, mais ça se saurait s'il se couchait avec le soleil, et après une seconde d'hésitation, j'ai lancé l'appel pour tomber sur son répondeur. Un message presque anodin, la tension dans ma voix presque imperceptible, et je promets de rappeler dans quelques minutes. Mais l'inquiétude ne fait que croître, et je sors fumer une clope. Les autres ne sont pas dupes : ils me connaissent suffisamment pour savoir que je n'en mène pas large.

Et pendant un court instant, je vois son visage passer près du square, sur une silhouette similaire, me rend compte que mon coeur réagit beaucoup trop facilement, et m'élance de l'autre côté de la petite rue.

- Hey Al... Nope, vous n'êtes pas Alistair.

Les traits sont identiques, pourtant je suis sûr de moi. Et ça ne sont pas que ces mèches blond foncé, ou ces grains de beauté disséminés ailleurs sur son visage. Ce n'est pas que ce look différent de celui que j'ai coutume de voir Pratt arborer. C'est un ensemble, une sensation diffuse, un ressenti difficile à expliquer. Et cette impression que quelque chose cloche qui prend de l'ampleur, lorsque son regard se pose sur moi, qu'il ne connaît visiblement pas. J'avise le A qui pend à son cou, et un frisson me parcourt l'échine.
A. Comme Alistair.
Je me fourvoie, mais je l'ignore, et l'angoisse monte encore d'un cran.

- Pardonnez-moi mais... Vous ressemblez comme deux gouttes d'eau à...

A qui au juste ? Comment je décris le lien qui nous unit, Pratt et moi ? On n'a jamais mis de mots sur nos envies charnelles, sur notre passion commune, sur l'osmose quand on squatte la scène tous les deux, et je suis pas certain de vouloir le faire.

- ...à un de mes proches. A la coupe et à quelques détails près...

Un proche, ouais, si on peut dire ça comme ça. Mais personne ici n'ira me contredire, n'est-ce pas ? Et je vérifie à nouveau mon téléphone, désespéré d'y trouver un réponse, fais à nouveau sonner le sien, sans succès. Une fois, puis deux, puis trois. Rien. Bordel Ali, qu'est-ce qu'il se passe ?

- Vous allez me prendre pour un tordu, mais... C'est troublant, vraiment, regardez...

Et j'ai cherché une photo du pianiste dans l'appareil, lors du dernier concert d'Untitled dans le bar de l'autre côté de la voie, au cours du mois dernier. Une photo où son visage est suffisamment visible pour que l'inconnu se rende compte de l'origine de mon trouble. Et je le vois blêmir instantanément, alors que je tente à nouveau de joindre Ali, sans plus de succès que précédemment.

- Ca va aller ?... Je voulais pas vous importuner...

Répondeur, une fois de plus. Combien j'ai laissé de messages ? Je sais pas, je sais plus. J'ai pas compté, ni les secondes, ni les sonneries, ni mes tentatives de moins en moins crédibles pour ne pas paraître alarmiste sur sa boîte vocale. Et l'autre est toujours là, aussi pâle que la mort, à ne pas plus comprendre que moi comment je peux retrouver son visage sur un autre, j'imagine.

- Je... Mon ami ne répond pas, et ça n'est pas vraiment habituel, mais il habite à deux pas, et je ne vais pas vous accaparer indéfiniment...

Mais l'inconnu n'a pas pris congé, et moi je saurais même pas dire si j'y ai vraiment prêté attention, au fait qu'il me suive parceque ça n'est clairement pas ma priorité à cet instant.  Que ça fasse bondir Ricardo, tiens, autant que ça me perturbe de n'avoir eu aucune nouvelle, et ce sera tout bénéf. Le portier tente de nous retenir, sans doute peu désireux de me voir encore débaucher le fils de son patron - qui est donc présent au vu des arguments cités -, mais la surprise lorsqu'il découvre le visage de celui qui m'accompagne est éloquente, et nous laisse le temps de passer. Il nous harangue sans doute, intimant l'ordre de descendre, mais je me suis déjà élancé dans les escaliers, continuant d'appeler sans fin le numéro qui ne répond pas.

L'appareil se trouve pourtant là, et je me répète qu'Alistair aussi, d'autant que c'est le discours du portier, en montant quatre à quatre la dernière volée de marches, puis poussant la porte de son appartement au mépris de la plus élémentaire des politesses. Mais dans quel état s'il ne décroche pas ? Et j'abandonne les appels en avisant son téléphone délaissé sur la table basse.

- Ali ?...

L'angoisse perceptible ne s'éteint clairement pas en l'absence de réponse immédiate, et je me dirige au petit bonheur la chance dans l'appartement que je commence à connaître un peu trop par coeur, appelant son nom chaque fois un peu plus fort que la précédente... Jusqu'à le trouver recroquevillé au fond de sa salle de bain, encore dégoulinant au fond de sa douche éteinte, le visage griffé et le regard perdu.

Je peux juste te dire que j’ai vraiment envie de toi et tu es vraiment cool, même si je finis la nuit roulé en boule, okay ?
Même si je finis la nuit roulé en boule...


La nuit n'est pas terminée, et ce soir-là, ça n'avait pas eu lieu. J'ai presque complètement oublié que le type qui partage ses traits me suivait, tout à l'heure. Tout ce que je parviens à penser à cet instant, c'est que je voudrais le prendre dans mes bras pour le rassurer autant que faire se peut, mais que même ce geste meurt avant d'être esquissé, de peur de le terroriser davantage encore. Alors je me contente de m'accroupir près de lui, et de lui tendre la main, incapable de trouver les mots pour l'apaiser. Est-ce qu'ils existent seulement ? J'en ai pas la moindre idée, la seule pensée qui me semble cohérente et presque sensée c'est que...

- Je suis là, okay ?...

Comme si je pouvais vraiment le protéger de quoi que ce soit, avec ma corpulence de crevette et mon incapacité physique à me battre, tiens...

Hold on to me
To this sparkle within
To this hope you're seeing
Deep within me
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Invité
() message posté Jeu 5 Juil - 16:35 par Invité

Twin Peaks
Ali & Nate & Castiel
Un soir d'été comme les autres. Tu n'arrivais pas à dormir comme la plupart des nuits de toute façon, alors tu errais au hasard des rues. T'avais déjà fais le tour du quartier de Chinatown, discutant avec les quelques habitants qui comme toi ne trouvait pas le sommeil. Tu aimais ce quartier car peut importe l'heure il y avait toujours du monde, il était toujours vivant. Tu détestais le silence, ça t'angoissais énormément. Le silence chez toi c'était synonyme de ta mère qui dort et des violences de ses petits amis du moment, alors tu haïssais ça. La soirée était plutôt belle, les étoiles brillaient dans le ciel ainsi que la lune. Tu avais toujours préféré la nuit au jour, pour une raison inconnu tu t'y sentais en sécurité : tu passais inaperçu dans la nuit noir. Et tu aimais ça. Qu'on ne fasse pas attention à toi, qu'on te laisse tranquille.

Soudain, une interpellation te fais t'arrêter dans le chemin de tes pensées. Tu lève les yeux vers un jeune homme qui doit avoir à peu près ton âge. Tu l'as déjà vu en passant dans le quartier, le propriétaire d'un des bars, même si tu ne sais pas lequel exactement. Il te regarde comme s'il avait vu un truc de fou. Tu fronce les sourcils, c'est quoi son problème exactement ?? Il a bu ou quoi ?? Tu recule légèrement, pas très sûr de ce qu'il te veut, apparemment il t'as pris pour quelqu'un d'autre. Ouais, ok. Ça peut arrivé à n'importe qui, mais maintenant que le quiproquo est réglé pourquoi est-ce qu'il reste là à te regarder de haut en bas ?? Tu n'aimes pas ça. Etre regardé comme un morceau de viande. Instinctivement, tes poings se serrent, faisant blanchir tes phalanges, qu'il arrête de te fixer ou tu va finir par lui apprendre la politesse. Il continu de parler de ce fameux ami auquel tu ressemble apparemment. Tu as envie de lever les yeux au ciel, oui, bon, on a compris, tu ressemble à quelqu'un qu'il connaît on va pas en faire une montagne non plus. Tu commences à te remettre en marche, près à partir loin de ce gars et de son obsession étrange, mais la photo qu'il te montre sur son téléphone te fais t'arrêter. Tu ne peux t'empêcher de jeter un coup d’œil. Juste comme ça, juste pour voir. Après tout, son ami est peut-être un canon super bien foutu. Tes yeux se pose sur la photo d'un jeune homme debout derrière un clavier, concentré sur les touches de celui-ci. Et bordel...il a quelque chose de familier. Et c'est là que tu reconnais le bonnet, le même bonnet que le type dans le taxi. Le type de la dernière fois. Non...ok. Non, c'est impossible, juste impossible. Tu sens ta tête qui commence à tourner et dans un réflexe presque de survie tu t'accroche au pendentif autour de ton cou. Il est mort ok. Il est mort à peine quatre minutes après avoir commencé à vivre ! Alors bordel arrête ! Tu te mors la lèvre si fort que tu commences à sentir le goût du sang dans ta bouche. Et puis soudain, tu te reconnecte à la réalité, tu vois le type du bar s'éloigner, visiblement inquiet. T'as pas trop compris où il allait, mais tu sens qu'il faut que tu le suive. C'est comme un instinct de survie.

Nous arrivons rapidement devant un immeuble plutôt luxueux, avec un espèce de concierge en bas, qui visiblement n'est pas très content que toi et "barman" soyez là. Il essai de vous empêcher de rentrer. Tu laisses passer le prince charmant d'abord, avant de le suivre, mais avant de refermer la porte tu te tourne vers le portier, sortant ta lame de ta poche pour la lui montrer : "Je sais poignarder un homme de sept façon différentes pour qu'il meurt en à peine cinq minutes, alors ne me tentez pas. C'est clair ??" Tu le vois hocher la tête avant de revenir bien sagement à sa place. Il est évident que tu n'as jamais tué personne, tu sais juste comment le faire. Tu continue de suivre beau goss chevaleresque dans les escaliers, te demandant quand il aura finit de monter. Et puis soudain, vous semblez arriver au bon étage, il ouvre une porte comme s'il était chez lui et rentre sans se soucier du reste. Décidément, lui et la politesse, c'est pas ça. Tu entres à ton tour, refermant la porte derrière toi. Tu ne peux t'empêcher de jeter un coup d’œil au mobilier autours de toi, plutôt simple, mais assez luxueux. Un truc que tu ne pourrais jamais te payer, même dans tes rêves. Tu constate que le jeune homme qui vit ici, aime la musique à en juger par le clavier et les vinyles dans le salon. Il y a aussi pas mal de livres sur le droit notamment. Ok, donc monsieur est riche, intelligent et beau. Pas mal. L'autre continue d’appeler le même prénom en boucle.

Tu lèves les yeux de ce que tu es en train de regarder pour le suivre à travers l'appartement jusqu'à la salle de bain. Euh...ok. Tu devrais peut-être pas rentrer non ?? Non, parce que qui dis salle de bain, dit personne toute nue en général. Non, pas que ça te dérange, t'es du genre naturiste, mais bon, tout le monde n'est pas comme toi. Finalement, tu entends prince charmant murmurer un : "Je suis là, ok ??" et tu te dis qu'il faudrait quand même que t'aille jeter un coup d’œil au cas où. Tu entre finalement dans la pièce, qui fais pratiquement la taille de ton salon et tu découvre une forme recroquevillé sur le sol de la douche. Une forme qui a l'air perdu et fragile. Qui a l'air seul aussi. Et là sans que tu ne puisses expliquer quoi que se soit, tu ressens, comme une espèce d'empathie pour cette personne. Une empathie encore plus forte que celle que tu as ressentis pour Hideo ou pour Elly. Là c'est autre chose. C'est un truc de beaucoup plus fort, un truc presque viscéral. Tu sais pas pourquoi, mais ça te prends aux tripes jusqu'à te brûler. Tu avise une serviette prêt du lavabo, tu la prend avant de t'approcher doucement de prince charmant, lui tendant sans trop t'approcher non plus, ne connaissant pas leur réaction. "Hum...tu...tu devrais peut-être lui donner ça."
05/07/18
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Alastair H. Pratt
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() message posté Ven 6 Juil - 2:10 par Alastair H. Pratt
La voix rageuse du concierge sur le répondeur le menaçait d’appeler la police et de le faire expulser pour de bon, la prochaine fois qu’Alistair sortait une arme blanche, dans le lobby. Puis son ton plus conciliant lui disait qu’il avait beaucoup de respect pour sa famille mais que le jeune homme devait sérieusement aller chercher de l’aide et que ça allait mal finir, avec les fréquentations qu'il avait. La sonnerie de son portable ne dérougissait pas. La porte s’ouvrit. Des pas retentirent dans le hall d’entrée. Des voix au loin l’appelait. Mais Alistair était incapable de bouger, d'appeler à l'aide. Comme dans un état second. Comme cette putain de nuit à Rome.

Il était en train de devenir fou. Complètement fou. On devrait bientôt l’enfermer.

Qu’est-ce qui était réel, maintenant? Qu’est-ce qui ne l’était plus? Pourquoi les gens lui parlaient de choses dont il ne se souvenait pas? Est-ce que le punk qu’il avait trouvé au bout de son sang au fond d’une ruelle, après s’être frotté de trop près à Derek avait réellement été là? Pour lui montrer comment il finirait ses jours? Est-ce le clochard qui s’était matérialisé en face de lui n’était qu’un sordide figement de son imagination? Comme pour prophétiser les propos de son père et lui montrer toute l'étendue d'un enfer qui aurait pu être le sien? Comme cette sordide hallucination qu’il avait eu, sur Oxford Street? Son double, noyé dans la pluie et perdu sur le coin d’un trottoir, à attendre… à attendre quoi? De donner un ''calin'' au membre flasque d'un cl;ochard, dans la rue?

Il sentit une présence à ses côtés et releva un peu la tête. Nate. Nate qui lui tendait la main, le regard implorant. Était-ce que c’était réel ça? Devait-il être mortifié de honte que son nouvel amant – ou peu importe comment il devait l’appeler - le trouve ainsi, recroquevillé comme un animal au fond de la salle de bains ou rire comme un détraqué des jeux macabres de son esprit?

Il s’entendit échanger quelques mots avec Keynes et sentit une serviette lui envelopper les épaules. Il se cacha le visage et glissa sa main glacée dans la chaleur de celle de son ami. Au travers des pensées qui s'entrechoquaient dans sa tête, il réussit à murmurer, tout bas.

« Il m’a dit… il m’a dit qu’il trouverait toujours le moyen de me rappeler à l’ordre… Qu’il voit quel enfer ce que ce serait, si je ne faisais pas ce qu’il me disait de faire. C’est comme… c’est comme s’il était omniprésent. Jusqu’à faire apparaitre des trucs dans ma tête, au coin de la rue, à me faire voir et toucher cet enfer-là. À me faire entendre des gens dirent des obscénités sur des trucs que j’aurais fait, à me voir comme dans un miroir… C’était… c’était déguelasse. Et ça va être pire… il me l’a dit… Il ne voulait pas que j’aille à Rome, il ne voulait pas et… et… Je suis en train de craquer, Nate, j’en peux plus ...»

Il serra davantage la main dans la sienne avant de l’enrouler autour de lui. Il sentait la céramique froide du mur de la douche, dans son dos. L’hypothermie qui s’insinuait dans tout son corps. Il sentait le souffle chaud et réconfortant de Nate dans son cou. Cette partie-là était bien réelle. Cette partie où celui qui lui mettait le sourire au visage le voyait dans toute sa déchéance…Il se sentit revenir de chez les morts. Il y avait une autre présence avec eux, Alistair le savait. Une présence presque insolite qui lui donnait la chair de poule et lui remuait les tripes. Il n’osa pas regarder. Pas tout suite. Il tenta de couvrir davantage sa nudité. Keynes ne serait donc pas le seul témoin de sa perte, n’est-ce pas? Alistair eut un petit rire cynique. Lui, Harold Gerald Alastair Pratt, destiné depuis la naissance à devenir l’un des plus grands avocats du Royaume-Uni, rêvant de tout son être de devenir la plus grande rock star de tous les temps… nu et brisé devant un parfait étranger. Et son père qui parlait de ne pas faire éclabousser le scandale ce matin même… Sinon… sinon…

Il releva le menton pour mettre au défi l’étranger de bien s’en mettre plein la vue et l’envoyer paître…

… et se retrouva face à face avec le fantôme d’Oxford Street.

Sous la lumière crue de la salle de bain, il paraissait presque réel. Quelques cheveux fins, blonds, comme les siens en vérité, ondulaient à cause de la ventilation et les iris verts arboraient le même effroi que le sien. De la compassion aussi. Beaucoup de compassion et d’empathie. Bien plus que dans son propre regard. Il tenta de se lever en chancelant, retenant la serviette contre lui pour protéger sa pudeur et fit un sourire mauvais à son reflet. Il eut soudainement l’impression de se retrouver dans un mauvais film d’horreur où les apparitions se matérialisaient devant la prochaine victime d’un rouage mortel. Jacob’s Ladder. Ou In the Mouth of Madness. Ou un mauvais épisode de Twin Peaks. Un truc du genre. Tremblant de froid et de colère, il siffla entre les dents.

« T'es l’ange de la Mort qui vient me chercher, hein? C’est ça? »

Il le poussa du doigt, sur l’épaule dans un geste provocateur, comme si ça allait suffire pour le faire retourner dans le monde des esprits. Mais l’autre était toujours là, en chair et en os, devant lui. Il laissa retomber son bras. Il remarqua soudain les vêtements usés, le teint qui semblait un peu plus hâlé que le sien et ce grain de beauté, là, sur le bord de la lèvre. Il se toucha le menton du bout des doigts, là où le sien se situait et la griffure qui lui brûlait la joue. Hormis ça... hormis ça l'autre avait son visage. Et lui avait le sien. Il se tourna vers Nate, confus, la tête bourrée de questions et d'émotions contradictoires. La honte, le soulagement de le voir là, la peur de ce qui allait se passer ensuite, la peur de le voir partir. La sensation d'être sorti d'une mauvaise transe. Il tourna une fois de plus vers l'étranger et plissa des yeux, incrédule. Il dit, le plus doucement possible, malgré la confusion évidente.

« Mais t'es qui au juste, toi? »
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Nathanael E. Keynes
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() message posté Ven 6 Juil - 23:46 par Nathanael E. Keynes
Un mouvement de recul que j'identifie pas très bien, mais après tout, je viens de foncer vers un inconnu, qui doit sérieusement se demander ce que je fabrique, là. Et même si le fixer comme ça n'est guère poli, je ne peux pas m'en empêcher, interloqué que je suis par les similitudes. Je me rends compte, cependant, que ça le met mal à l'aise, je sens le type tendu, mais c'est pas vraiment ma priorité du moment, même si je ferais bien de faire gaffe à pas m'en prendre une parfois. Au fond, je le sais, mais à ce moment-là, c'est le cadet de mes soucis. Tout ce qui occupe mon esprit, c'est Ali qui ne répond pas, et cette impression sourde au fond de mes tripes que quelque chose ne va pas. Alors, que Ricardo cherche à faire barrage ne me fait ni chaud ni froid : je suis pas violent, et j'en viendrais difficilement aux mains, mais je trouverais un moyen de passer, c'est une certitude. Et en l'occurrence, c'est le fait de ne pas m'arrêter une seconde malgré ses vociférations qui m'octroie le passage, même si j'occulte complètement l'aide plus ou moins bienvenue de l'inconnu.

« Je sais poignarder un homme de sept façon différentes pour qu'il meurt en à peine cinq minutes, alors ne me tentez pas. C'est clair ? »

J'ai même pas prêté attention à ses mots, j'occulte complètement aussi l'effet que le voir débarquer puisse avoir sur le portier. J'imagine même pas qu'il puisse le prendre pour Ali, comme pour ma part, ça a été évident instantanément qu'il ne s'agissait pas de lui. De toute façon, tout ce qui compte, c'est que je m'assure qu'il aille bien, et quand je débarque à son étage, rien n'est moins sûr. Encore moins quand je le découvre prostré dans sa salle de bains.

Et pas davantage quand son regard complètement perdu se pose sur moi, comme s'il n'était même pas certain que je sois là. J'ai prononcé quelques mots, mais c'est derrière moi qu'une voix a retenti, et je me rends compte que même leurs voix sont proches. Trop proches. Perturbantes.

« Hum...tu...tu devrais peut-être lui donner ça. »

Ce n'est pourtant pas qu'il ait été plus discret que ça en approchant, pour que je me retrouve surpris de sa présence, mais je me suis tellement focalisé sur le pianiste recroquevillé sur lui-même devant moi que j'en aurais presque oublié qu'il m'avait suivi.

« Merci. »

Je lui réponds simplement, assez soulagé qu'il ne pose pas plus de question pour l'heure, accepte la serviette tendue et la passe aussi délicatement que possible sur les épaules d'Ali. Juste avant qu'il n'accepte de prendre ma main, ce qui me laisse comprendre à quel point il est en train de mourir de froid, et qu'il ne prenne à son tour la parole d'une voix faiblarde.

« Il m’a dit… il m’a dit qu’il trouverait toujours le moyen de me rappeler à l’ordre… Qu’il voit quel enfer ce que ce serait, si je ne faisais pas ce qu’il me disait de faire. C’est comme… c’est comme s’il était omniprésent. Jusqu’à faire apparaitre des trucs dans ma tête, au coin de la rue, à me faire voir et toucher cet enfer-là. À me faire entendre des gens dirent des obscénités sur des trucs que j’aurais fait, à me voir comme dans un miroir… C’était… c’était dégueulasse. Et ça va être pire… il me l’a dit… Il ne voulait pas que j’aille à Rome, il ne voulait pas et… et… Je suis en train de craquer, Nate, j’en peux plus...
- Je suis là... Je te lâche pas. »


Certainement pas alors qu'il a clairement tellement besoin de soutien.
Son père. Son putain de géniteur. Qui d'autre pour le rappeler à l'ordre de la sorte, hein ? Qui d'autre pour lui faire vivre un tel enfer ? Ma main serre la sienne, comme j'entrevois des bribes de ce qu'il peut y avoir, au-delà de la présence paternelle. Ce que je ne peux qu'imaginer depuis la première nuit qu'on a passée ensemble, et dont l'horreur me glace le sang. Il est en train de craquer, mais on le serait à moins, n'est-ce pas ? Et comme il amorce le geste pour que mes bras se referment autour de lui, je ne me fais pas prier, espérant presque que l'étreinte communiquerait subitement un peu de chaleur à son corps glacé. Mais elle ne dure qu'un instant, s'évanouit aussitôt qu'il a relevé la tête vers son sosie, et il s'est relevé avec ce qu'il pouvait d'assurance, toisant l'autre tout en s'efforçant de masquer à sa vue la partie la plus intime de son anatomie. Un rire cynique, un regard froid et un sifflement méprisant. Et ces mots qui me font frissonner.

« T'es l’ange de la Mort qui vient me chercher, hein ? C’est ça ? »

Il est en train de craquer, il l'a dit, et à chaque prise de parole, je me demande à quel écart on se trouve encore de la folie pure. Et l'idée de sa mort me fait froid dans le dos. Je revois la tombe de Phil. Je revois celle de Lucky Luke. Je me vois me promettre de pas retourner à Highgate de si tôt. Et je flippe soudain de pas pouvoir tenir ce voeu.

Ali a poussé le type du doigt, et l'expression de son visage a changé du tout au tout, comme s'il ne s'attendait pas à avoir à faire à un être réel.. Je me suis relevé, m'approchant doucement, plus inquiet et plus pâle encore que jamais comme il s'est tourné vers moi, cherchant peut-être dans mon regard des réponses que je ne peux malheureusement pas apporter.

« Mais t'es qui au juste, toi ? » lui a-t-il demandé, et je secoue la tête, tout aussi ignorant que lui à ce sujet.  

« First things first... Si on essayait de faire en sorte que tu tombes pas malade, hein... ? »

Je me raccroche comme je peux, à ce que je peux gérer. Parce que la grippe en été, c'est agréable pour personne, mais je suis incapable de dire si ça l'est pas encore moins pour toi, et j'ai pas vraiment envie de le découvrir. Je me rends compte que j'ai pas forcément toutes les informations qu'il faudrait concernant la maladie, qu'il faudrait sans doute que je me renseigne davantage, et pourtant, je pense pas être le type le plus ignorant de Londres à ce niveau-là non plus. Comme quoi y a du boulot sur ce point globalement, mais c'est pas vraiment une nouveauté en soi.

Je suis venu près d'Ali, ceindre la serviette autour de ses hanches avant de gagner sa chambre et lui ramener quelques fringues après avoir un peu fouillé - on me réapprendra la politesse et les bonnes manières plus tard, quand il ira mieux. Et j'intègre enfin ce qui me dérangeait dans l'état du salon - il se passe quoi avec ta méga-collec, Starshine ? - en revenant vers eux deux, étranges copies carbones l'un de l'autre. Et je me retrouve comme un con à vraiment pas savoir quoi dire au blond...

« C'est vraiment très perturbant... »

Mais ça m'empêche pas de me rapprocher à nouveau du musicien, cherchant clairement à ne pas le laisser seul plus de quelques instants, et à le guider vers l'autre pièce, avec pour objectif qu'il se retrouve séché, vêtu, et installé dans son canapé sous une couverture le temps que son corps retrouve une température acceptable...
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() message posté Sam 7 Juil - 12:01 par Invité

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T'as l'impression d'être comme dans un rêve. Ou plutôt un de tes cauchemars. Ceux qui te réveille souvent la nuit et à cause desquels tu passes des heures dehors à tourner en rond dans les rues de Londres. Sauf que là c'est un truc bien réel qui t'arrives, un truc réel et vraiment flippant. Cette copie conforme de toi qui est là recroquevillé dans la douche, les lèvres presque violettes tellement il a froid. Pendant un instant tu te demande s'il a pas prit un truc illégal pour être dans cette état, mais au vu de la réaction de l'autre tu te dis que ça doit pas être ça. Tu te sens soudain de trop, les deux autres sont enfermés dans leur bulle, le genre de bulle qu'on ne partage qu'avec une seule personne : celle qu'on aime ou celle qui est une partie de nous. Toi tu n'as eu la chance de connaître aucune des deux et pendant un bref instant qui ne dur pas tu ne peux t'empêcher d'être jaloux de cette copie de toi qui a quelqu'un pour la protéger comme prince charmant le fait. Parce que toi...tu n'as jamais eu personne. Certes maintenant tu as les Scorpions, tu sais qu'eux te défendrais au péril de leur vie, mais avant, avant ça tu as dû te battre seul. Seul face à ta mère, seul face à ses nombreuses conquêtes, seul face aux grands de l'orphelinat, seul face aux mauvaises rencontres dans la rue. Lui il a quelqu'un, il a quelqu'un qui n'hésite pas à l'appeler vingt mille fois pour savoir s'il va bien, il a quelqu'un qui pique un sprint jusqu'à son appartement juste pour s'assurer qu'il est bien là, il a quelqu'un qui lui prend la main pour lui dire que tout va bien et que tout se passera bien. toi, tu n'as jamais eu droit à ça quand tu te réveillais en sursaut d'un cauchemar ou quand tu devais te débrouiller à soigner tes blessures. Ton poing se serre automatiquement, faisant blanchir tes phalanges. Un regard noir te traverse les yeux, tandis que ta copie conforme se lève pour s'avancer vers toi. Le regard tout aussi sombre que le tiens. C'est étrange...comme si vous ressentiez la même haine pour la personne en face. Il s'approche encore. "T'es l'ange de la Mort qui vient me chercher, hein ? C'est ça ?" Tu hausse un sourcil. L'ange de la Mort ? Ok. Tu ne sais pas de quoi se type souffre et c'est mal de juger les gens sans les connaître, mais là clairement il a quelque chose qui tourne pas rond chez lui le bonhomme. "Oui, bien sûr, l'ange de la Mort te donne une serviette avant de t'embarquer c'est évident." Tu émet un petit rictus tandis que l'autre te pousse du doigt. Un long frisson te parcours le corps, avant que tu recule d'un pas vif. Tu déteste qu'on te touche. Personne, en dehors d'Elly et ta meilleure amie n'a le droit de te toucher. Certainement pas un homme, surtout pas un qui te ressemble comme un miroir. L'expression de l'autre change d'un seul coup passant de la colère à la surprise, un peu comme c'est le cas pour toi aussi en ce moment. Il semble totalement perdu. En même temps voir débarquer un inconnu identique à toi dans ta salle de bain alors que tu fais un bad trip à poil, y a mieux comme moyen de rencontre. Il essais de trouver des réponses dans les yeux de prince charmant, mais pas de bol pour lui il en sais pas plus non plus. Et puis la question tombe. "Mais t'es qui au juste, toi ?"  

Je n'ai pas le temps de répondre. Prince charmant me vole la vedette, voulant s'occuper de son petit copain avant de faire quoi que se soit. Il resserre la serviette autours de sa taille avant de partir, vous laissant seul face à face. Comme si t'allais mâter la partie anatomique d'un mec qui pourrait être toi. Aucun de vous deux ne bouge, comme si le fait de faire le moindre mouvement allait faire disparaître l'autre.Prince charmant finis par revenir, avec ce qui ressemble à des vêtements. Vous êtes toujours en train de vous regarder dans les yeux, comme pour analyser correctement l'autre en face de vous. Prince charmant fait une remarque. Tu lèves les yeux au ciel sans pouvoir t'en empêcher, il l'a déjà dis ça. L'autre en face semble toujours un peu en état second. Tu te racles la gorge comme pour le réveiller. "Il lui faut du thé. J'ai du thé au jasmin, si vous voulez je peux en faire un peu pendant que vous...vous expliquiez ? Je partirais après, pas de panique." Tu lève les mains en signe de paix, reculant lentement comme tu le ferais avec un animal sauvage sur la défensive. Une fois la porte de l'encadrement passé, tu te dirige vers la cuisine où tu trouves sans peine une casserole pour faire bouillir de l'eau. Ouais, il n'y a pas que monsieur beau goss qui sait être malpoli, toi aussi tu peux. Tu entends des brides de voix dans la salle de bain. Toi, tu te perds dans la contemplation de l'eau qui commence à bouillir. Et puis soudain tu craque, tapant du poing sur le comptoir de la cuisine, oubliant que tu n'es pas chez toi. "Po dyavolite! Kakvi sa glupostite mu? Dali Azarel se zabavlyava da mi izprati tozi vid izpitanie? Kakva e tselta? Pomnish li oshte poveche, otkolkoto si umryal po moya vina? Mamka mu!* Tu déteste ton frère par moment, vraiment tu le hais de t'avoir laissé tout seul dans ce monde de merde, tout seul face à des choses comme celles-là.
07/07/18
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*Bordel de merde ! C'est quoi ses conneries ?! ça t'amuse Azrael de m'envoyer ce genre d'épreuve ? C'est quoi le but ? Me rappeler encore plus que t'es mort par ma faute ?! Tu fais chier merde !

P.S : C'est du bulgare pour information ^^ mais vu qu'il est traduit avec google traduction je peux pas juger de la certitude de la traduction, mais ça ferra l'affaire ^^
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Alastair H. Pratt
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() message posté Sam 7 Juil - 21:11 par Alastair H. Pratt
Du thé au jasmin. Du putain de thé au jasmin. Really?! Le pianiste aurait voulu invectiver l’étranger, lui dire d’aller de se faire foutre avec sa tisane et de sortir de chez lui. Mais quelque chose au fond de ses tripes le retenait de le faire et persistait à vouloir en savoir davantage, avec presque le même élan qui le poussait à espérer que Nate ne l’abandonnerait pas, après tout ça. Pourquoi avait-il l’impression que cet étranger, sorti de nulle part, pouvait combler cette sorte de vide qui l’avait suivi toute sa vie et qu’il avait besoin de lui au même point qu’il avait besoin de Nate? Alistair secoua la tête, comme pour lui-même. Foutaises. Tout ça n’était que des foutaises. Il avait entendu dire, quelque part, que tout le monde il-ne-savait-plus-combien de sosies, disséminés dans le monde. Celui-là devait seulement être plus convainquant que les autres, c’est tout.

Il prit comme un enfant sage les vêtements que son ami lui tendait et baissa la tête, mortifié de honte. Il n’avait pas voulu que Nate le voit ainsi. Il exécrait qu’il voit ce côté de lui. Ce qui commençait à se bâtir entre eux, peu importe comment on le nommait venait d’être souillé à jamais. N’importe qui aurait prit ses jambes à son cou, maintenant. Ce n’était pas la première crise qu’Alistair avait, depuis Rome. Et tous deux savaient que ce ne serait pas la dernière. Il y avait eu celle quelques jours après avoir vu son double sur Oxford Street. Il était resté des heures sous la pluie du mois d’avril, à l’arrêt d’autobus où il avait vu l’ange de la mort. Il avait engouffré mécaniquement un truc pourri et avait été malade comme un chien pendant trois jours, jusqu’à tomber devant Wilde. Et celle dans cette chambre d’hôtel glauque avec Derek. Il savait que tout ça n’était pas normal. Il le savait bien. Il était allé dans ce putain de groupe de soutien, y avait entendu des histoires qui ressemblaient un peu à la sienne. Des flashbacks qui paralysaient, des états seconds qui vous défiguraient, l’espace d’un instant, des vies brisées à jamais. Et l’angoisse l’avait fait fuir avant la fin de la première séance. Il ne voulait pas être comme ça. Il s’imaginait bien comment Nate le voyait, à présent. Comme un taré, comme une âme perdue.

« Je te lâche pas »

Incapable de soutenir le regard de l’autre, il se détourna timidement pour se sécher et enfiler que le guitariste lui avait emmené, sans un mot. Il sentait le regard de Nate lui brûler la nuque et les questions rester en suspend, comme un barrage entre eux. Il aurait voulu lui parler. Lui expliquer. Poser des mots sur les mains fantomatiques qui lui pétrissaient le corps jour et nuit. Mais ces mots restaient coincés dans sa gorge, comme d’habitude. Il avala sa salive.

« Je ne voulais pas que tu me voie comme ça, Nate. Je ne voulais pas, je te le jure. »

C’était tout ce qu’il arrivait à dire. Il aurait voulut se blottir dans les bras du guitariste mais la honte le paralysait. La peur de le voir fuir aussi. La tête lui tournait et un frisson parcourut sa carcasse. Il se sentait las, si las de tout ça. Comme un cadavre ambulant.

Un capharnaüm provenant de l’autre bout de son logis le sortit de sa torpeur. Quelqu’un fouillait dans les armoires de la cuisine et faisait claquer des casseroles qui n’avaient jamais été utilisées. Le coup de poing sur le comptoir le fit sursauter et le flot incompréhensible et colérique de syllabes lui fit relever la tête, les narines dilatées et la moue plus sombre que jamais. Il cria pour que l’autre l’entende bien, à l’autre bout de l’appartement.

« Hey!!!! Mais brise tout mate, brise tout!!! Te gêne surtout pas pour nous, hein!!!! Mais est-ce que je débarque chez toi, en gueulant comme un perdu en gaélique écossais, moi? Qu’est-ce que tu racontes comme ça, bordel?»

Il ne savait pas vraiment parler gaélique, bien sûr. Dés qu’il en avait appris les premiers mots, vulgaires pour la plupart, lors des vacances scolaires de son enfance, à Aberdeen, sa mère avait piqué une telle crise qu’il n’avait plus jamais tenté de l’apprendre. Il soupira et lança un regard désolé au guitariste, avant de lui caresser brièvement la joue de sa main glacée.

« Laisse faire ta tisane ou whatever, veux-tu?! Et viens asseoir ton cul sur un des canapé du salon, qu’on discute, toi et moi. J’ai un putain de scotch aussi vieux que moi qui n’attend que nous pour le finir. Malgré qu’à t’entendre, tu sonnes plus du type vodka… J’ai… j’ai besoin de quelque chose de fort, après tout ça…»
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Nathanael E. Keynes
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() message posté Sam 7 Juil - 22:03 par Nathanael E. Keynes
Je me doute que ça doit pas être agréable pour l'inconnu d'être un peu laissé en plan, mais à vrai dire, j'ai pas demandé à ce qu'il vienne, moi... Je m'inquiétais pour Ali, je suis venu, c'est aussi simple que ça. Est-ce que je voudrais qu'il parte ? Non pas vraiment. Parce que beaucoup trop de questions resteraient en suspens, et je crois que ça finirait par me rendre dingue. Je sais bien que ça existe les sosies, mais là ce sont vraiment des copies conformes, à quelques détails près. J'imagine évidemment pas comme nous voir ainsi peut blesser ce type, je connais rien de son vécu, et peut-être bien que j'agirais autrement si c'était le cas. Par compassion, même si je peux pas grand chose à son passé.

Pour l'heure, mes inquiétudes sont dirigées vers Ali, qui est clairement en train de vriller, et la présence de cet homme qui partage ses traits n'arrange visiblement pas les choses.

« Oui, bien sûr, l'ange de la Mort te donne une serviette avant de t'embarquer c'est évident. »

Logique implacable. Mais la question reste en suspens : "Mais t'es qui au juste, toi ?" Pas que j'aie pas envie d'en obtenir une réponse, mais je voudrais d'abord être sûr qu'Ali clamse pas dans la nuit, question de priorité. Et je sais pas si je fais les choses comme il faut, dans l'ordre ou pas, je fais, juste, parce que je suis pas capable de rester inerte à cet instant, à attendre je ne sais quoi, parce que le voir dans cet état me rend dingue, parce que je suis mort d'inquiétude, aussi. Et oui, c'est perturbant, oui, sans doute que je me répète, mais ça non plus, c'est pas vraiment réfléchi, un réflexe presque. J'ai l'impression d'avoir deux vrais jumeaux en face de moi, tout en sachant que c'est impossible. Pas de clones, les quelques différences ne colleraient pas avec cette hypothèse, mais elle m'a effleuré l'esprit un instant. Et je lutte sérieusement pour pas laisser mon cerveau partir dans mille et un scénarios plus farfelus les uns que les autres à leur sujet, parce qu'il doit bien y avoir une explication, n'est-ce pas ?

« Il lui faut du thé. J'ai du thé au jasmin, si vous voulez je peux en faire un peu pendant que vous...vous expliquiez ? Je partirais après, pas de panique.
- Je panique pas. »


Pas pour ça, en tout cas. Il pourrait bien rester, ça me dérangerait pas plus que le reste. A vrai dire, ça serait même certainement l'occasion d'avoir peut-être quelques réponses. Même si le thé me passe clairement au-dessus de la tête à cet instant, et que je le conçois surtout comme une manoeuvre pour s'éclipser sans complètement vider les lieux. En revanche, je suis franchement pas serein quand je vois l'état dans lequel est mon amant, et si son père gagne encore des points de haine à chaque apparition, je suis à peu près certain qu'il n'est pas le seul facteur à l'état instable du pianiste près de moi. Et ça s'arrange franchement pas quand il prononce ces mots :

« Je ne voulais pas que tu me voie comme ça, Nate. Je ne voulais pas, je te le jure.
- T'as pas à te cacher de moi... »


Mon coeur se serre à le voir comme ça, j'entends Sha qui s'excuse de craquer en m'avouant ce qu'elle a vécu, alors que je venais de lui annoncer les addictions de sa frangine. Je voudrais le prendre dans mes bras, le rassurer autant que je peux, mais j'hésite un instant, de peur de l'apeurer davantage, et un coup sec retentit dans la cuisine attirant nos attentions et suspendant aussitôt mon geste. Je fronce les sourcils, me demande ce qu'il raconte dans une langue que je n'identifie absolument pas si ce n'est que les consonances me semblent slaves.

« Hey !!!! Mais brise tout mate, brise tout !!! Te gêne surtout pas pour nous, hein !!!! Mais est-ce que je débarque chez toi, en gueulant comme un perdu en gaélique écossais, moi ? Qu’est-ce que tu racontes comme ça, bordel ? »

La main glacée d'Ali sur ma joue me laisse un sentiment mitigé, mêlé de l'affection notable et d'angoisse grandissante alors qu'après un regard désolé, il s'adresse à nouveau à l'inconnu.

« Laisse faire ta tisane ou whatever, veux-tu ?! Et viens asseoir ton cul sur un des canapés du salon, qu’on discute, toi et moi. J’ai un putain de scotch aussi vieux que moi qui n’attend que nous pour le finir. Malgré qu’à t’entendre, tu sonnes plus du type vodka… J’ai… j’ai besoin de quelque chose de fort, après tout ça… »

Ali est sec, vêtu et installé dans son canapé. C'était à peu de chose près ma priorité, et je hoche simplement la tête à la mention de l'alcool fort. Je le connais, celui-là, je sais où il est rangé, je commence à connaître une bonne partie de l'appartement, si bien que c'est ma main qui gagne brièvement le visage du pianiste avant que je me détourne pour préparer trois verres avant d'aller voir en cuisine, en me promettant de faire le point aussi sur la collection de vinyles éparpillés au sol... que je peux pas m'empêcher de ramasser avant qu'il leur arrive malheur, après avoir tendu son verre à mon amant.

« On reparlera de ça aussi plus tard, si tu veux bien... »

Parce que j'ai un peu peur d'imaginer le lien entre le dispatching de ses trésors et ce qu'il a évoqué brièvement concernant son père. Et j'ai pas l'intention d'en rester là, mais je peux pas le forcer aux confidences non plus. En attendant, je fais en sorte que ces précieux disques ne risquent pas d'être piétinés, et je m'approche de la cuisine, d'où sort l'inconnu, histoire de lui tendre un des verres, le dernier trouvant rapidement ma main comme je reviens m'installer près du pianiste, mais pas trop en face de l'autre, histoire qu'il n'ait pas trop la sensation d'un bloc contre lui, et je garde le silence, les laissant reprendre la conversation où ils le veulent, comme ils le veulent. C'est pas moi qui partage les traits de l'autre, et j'ose pas imaginer ce qu'ils doivent ressentir, vu comme ça me perturbe, moi, déjà...
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() message posté Lun 9 Juil - 12:19 par Invité

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Tu te retourne alors que ton double fait irruption dans la pièce pour te gueuler dessus. Ouais, bon ok, t'y es peut-être allé un peu fort mais c'est pas comme si t'allais lui péter son comptoir en granit ou en marbre. Et puis, il est bien mignon, mais tu n'aurais pas débarqué chez lui, si Monsieur Beau Goss, arrivait à reconnaître quelqu'un de loin. D'ailleurs, comment il avait pu se planter. Certes, vous vous ressemblez c'est indéniable, mais bordel tu es châtain clair avec les cheveux mi-long, alors que lui il est noir corbeau avec des cheveux courts ! Ils ont pas passé assez de nuit ensemble pour que le prince charmant capte ce genre de détails ?! Non, parce que tu n'étais pas stupide, t'avais clairement cramé depuis un bon moment que ses deux là n'était pas juste des potes de musique hein. Tu lève les yeux au ciel, dans un réflexe d'agacement, avant de lâcher d'une voix monocorde : "Bulgare. C'est du bulgare. Même si j'avoue que je parle un peu le gaélique écossais aussi. Tu te tournes, ne répondant pas délibérément à la seconde question qu'il t'as posé. Pour lui dire quoi ?? "Oh, non, t'inquiète, je suis en train d'engueuler mon jumeau mort-né, parce qu'il me fait encore un coup de pute du destin en faisant en sorte que t'es la même tête que moi." Ouais, ça sonnait clairement psychopathe. Déjà qu'il semblait pas t'apprécier, t'allais pas en rajouter une couche. Tu finis de préparer ton thé, t'en servant une tasse. Laissant le reste de côté, l'autre n'ayant visiblement pas spécialement envie d'y goûter. Dommage ça l'aiderait à ce détendre et à arrêter d'engueuler tout le monde en te flinguant du regard. D'ailleurs, chose étrange, mais même au niveau du regard vous aviez presque le même. La même nuance de couleurs, un peu plus sombre chez lui que chez toi. Décidément, ce type était vraiment ton miroir.

Tu vois l'autre partir vers le salon, t'invitant à le suivre. Mon dieu mais c'est qu'il arrive à être presque sociable comme gars. Tu finis par le suivre après une petite hésitation. En franchissant la porte de la cuisine tu vois Monsieur Beau Goss te tendre un verre que tu prends, sans grande conviction. Tu n'aimes pas spécialement l'alcool, trop de mauvais souvenirs par rapport à ça. Tu prends place en face de ton double, posant le verre de scotch sur la table basse au cas où tu en ai finalement besoin à cause de la discussion qui allait suivre. Mais tu préférais garder ton thé pour le moment, histoire de te calmer les nerfs et de voir plus clair dans cette situation. Prince charmant décide de faire un brin de ménage pendant que vous vous observer en chien de faïence. Comme si c'était le moment. Enfin, bon, tu repaire deux trois disques plutôt pas mal dans la collection et tu te dis qu'il faudrait que tu en parles avec le propriétaire un de ses jours, quand vous aurez démêler cette situation pas normale. La phrase de Monsieur Maniaque, te fais sourire en coin, non mais il le couve pas un peu trop ?? Genre mère poule ultra protectrice ?? Comme si on pouvait plus mâter sa collection de vinyles et les laisser par terre. Il y a pas mort d'homme. Enfin, bon ça c'est pas tes affaires. Et puis tu t'en moque complètement à vrai dire. Pour le moment tu te demandes juste ce qu'il va suivre, parce que putain être en face d'un sosie comme ça c'est plus que perturbant pour ta santé mental. Surtout que tu es seul , alors qu'eux ils sont deux. Il y a comme un léger désavantage quand même. Tu prends une gorgée de thé pour te donner du courage. "Vous pouvez arrêter de me fixer comme si j'étais un extraterrestre débarquant d'une autre planète ?? Non, parce que c'est assez perturbant en fait." Et puis t'aimes pas qu'on observe comme ça, ça te rappelle trop de mauvais souvenirs. Les mecs de ta mère qui te mâtais avant de te sauter dessus ou les grands de l'orphelinat qui t'observait pour repérer tes faiblesses et mieux te faire la misère après. Un frisson parcours ton corps en repensant à ça et tu sers les dents, pour faire passer les images qui viennent de te hanter encore une fois malgré toi.
08/07/18
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Alastair H. Pratt
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() message posté Lun 9 Juil - 19:59 par Alastair H. Pratt
C’était plus fort que lui. Enroulé dans son édredon comme dans une armure, recroquevillé sur son bout de canapé, il dévisageait l’autre en silence, cherchant avec obsession les trop nombreuses ressemblances et les trop maigres différences. L’aitre avait un visage plus parfait que le sien. Moins de grains de beauté sauf celui sur la lèvre. Ses yeux avaient juste à peine un peu plus de bleus que les siens. À peine. Comme une version améliorée de lui-même. Il avait quelque chose de plus dur dans son expression, aussi, plus fermée. Plus… virile, plus solide? Sans doute. Comme s’il avait vu toutes sortes de choses qu’Alistair n’osait même pas imaginer… Alistair frissonna à son tour, comme en écho à l’autre.

L’étranger venait de s’assoir en face d’eux avec son putain de thé – avec son mug favori, signé au stylo indélébile par Paul McCartney deux ans auparavant, entre les mains! - et faisait fi du scotch, posé sur la table basse et leur confia son malaise d’être traité en bête de cirque. Alistair rougit et détourna la tête pour contempler la fenêtre, de longues minutes.

Il sentait la présence de Nate, à ses côtés. Dieu qu’il devait se sentir entre l’arbre et l’écorce! Pauvre Nate… Et cette histoire de vinyles… Il regarda ceux que son amant avait posés sur la table, pour ne pas les abimer et ramassa le disque de David Bowie, qu’il adorait. Un des premiers singles de 1967. Il en avait passé du temps à fouiner dans les boutiques de disques usagés avant de le dénicher, celui-là! Un véritable objet de collection qu’un commis inculte avait abandonné, là, parmi tant d’autres titres anonymes. Il l’avait acheté pour 5 livres. Il en valait une fortune, maintenant que Bowie n’était plus. Son cœur se serra juste à la pensée de devoir s’en défaire. Il le reposa doucement sur la table, ferma les yeux et secoua la tête. Non, il ne mêlerait pas Nate aux petits jeux sordides de son père… Il ne lui demanderait pas d’argent. C’était de sa faute s’il en était rendu là. Et Derek était disparu, à jamais avec le fric. Grand bien lui fasse… Peut-être… peut-être qu’il arriverait à s’en sortir, lui. Son père avait somme toute raison. Tout avait ses conséquences et il fallait en payer le prix.

Le silence. Personne n’osait parler, à présent. L’état d’urgence était sans doute tombé. Il ne restait que des questions. Des putains de questions auxquelles il faudrait répondre. L’étranger attendait, le visage baissé dans cette maudite tasse de thé. Ne me la brise pas. Éternel réflexe d’enfant unique gâté pourri et peu habitué de partager ses petits jouets avec qui que ce soit. Peu habitué à la chaleur humaine. L’absence s’achetait, chez les Pratt. Alistair se mordit la lèvre. Pourquoi autant de virulence envers ce pauvre type? Lui non plus n’avait pas choisi ce visage, après tout. Faute de cigarette et faute de quoi que ce soit à se mettre dans la bouche, il prit une grande lampée de scotch et sentit la chaleur de l’alcool le rechauffer. Il tortilla nerveusement une mèche de ses cheveux, le verre à la main, le regard toujours perdu vers l’extérieur. Il se râcla la gorge, mal à l’aise avant d’ajouter, beaucoup plus doucement, pour briser un silence devenu trop opressant.

« Les cheveux. J’ai la même couleur de cheveux que toi, en vrai. Je me les teins, c’est tout. Je détestais qu’on me prenne pour Boucle d’or ou un putain de chérubin. On a dû te la sortir pas mal, celle-là, hein? Chérubin. Et je ne sais pas vraiment parler gaélique. Ma mère m’a toujours empêché de me mêler aux autres gosses, quand j’allais la voir à Aberdeenshire, pour l’été. Je ne sais dire que quelques trucs grossiers. Tu sais « toll-tôine » « gôrach »... Ça m’étonne qu’un touriste saches le parler, faut vraiment aller dans des patelins reculés pour l’entendre. Alors tu es bulgare, c’est ça? T’es né là-bas?»

Il marqua une pause et jeta un coup d’œil à Nate, assis à l’autre bout du canapé. Il pinça les lèvres et leva les yeux vers l’étranger, comme pour faire une trève de paix.

« Moi, c’est Ali. Enfin… Alastair. Mais appelles-moi juste Ali. »
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