"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici (charlotte) the show must go on 2979874845 (charlotte) the show must go on 1973890357


(charlotte) the show must go on

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() message posté Ven 13 Juil - 18:16 par Invité
La pluie n’avait pas montré le bout de son nez depuis presque un mois, une chance pour lui. Il avait pu mettre son talent en avant tous les jours et en cette période estivale, il avait pu profiter de la venue de touristes pour remplir ses poches. Il ne se produisait jamais au même endroit, il changeait tous les jours histoire de varier les plaisirs, en évitant les quartiers mal fréquentés. Nemo les connaissaient, depuis le temps qu’il vivait dehors, il avait fait des rencontres pas toujours très bonnes. L’inconvénient d’être voué à soi même, c’était de subir la loi du plus fort et même en pleine ville, elle faisait effet. A présent, il évitait d’aller là où il ne fallait pas. La dernière fois, il avait manqué de se retrouver à l’hôpital à cause de toutes ces conneries, et ce n’était pas son but d’attirer les ennuis, au contraire. Il préférait les éviter autant que possible.

Ce jour là, il s’était installé sur Piccadilly Circus, comme d’autres artistes musiciens qui avaient décidés de faire leurs prouesses eux aussi. Il avait fait en sorte de s’éloigner d’eux afin de ne pas mêler sa musique aux leur et comme c’était un endroit très fréquenté, il n’avait pas été déçu. Son étui se remplit bien vite et il prenait gare à ne pas se laisser déconcentrer par les gens qui venaient déposer leurs pièces voir même leurs billets à l’intérieur. Il lui arrivait quand même de faire un signe de la tête de temps en temps en gage de gratitude sans pour autant cesser de jouer. Certains jours, des spectateurs venaient à sa rencontre pour l’encourager ou lui poser des questions quant à un éventuel avenir professionnel dans le milieu. Ça lui faisait plaisir, parce que ça prouvait que ce qu’il créait intéressait les gens et cela lui donnait espoir. Il rêvait qu’un producteur de musique ou qu’un directeur de maison de disque se promène lui aussi et vienne le repérer tout comme ces personnes là le faisaient. Peut-être un jour, qui sait ?
En attendant, il aimait bien travailler comme il le faisait. Il était à son propre compte et n’en avait pas à rendre à quiconque. Lors des journées comme celles-ci, il pouvait se permettre le luxe de dormir sous un toit et même de manger au restaurant. Malheureusement, il ne gagnait pas du tout assez pour s’offrir un logement fixe et il en savait jamais de quoi était fait le lendemain. Mais là aussi, il ne perdait pas espoir. Ca lui arrivera. Il se débrouillera sans l’aide de papa et maman, et il leur prouvera qu’il avait eu raison de poursuivre dans la voie pour laquelle il était fait. Si c’était sans l’encouragement de sa  propre famille, ce sera avec le soutien d’autres personnes. Peut-être qu’il devrait s’inscrire à des auditions ou quelque chose comme ça. Mais sans internet ni le moindre outil de communication, c’était difficile de savoir quand il y en avait et où elles se tenaient.

La nuit n’allait pas tarder à commencer à tomber lorsqu’il décida de calculer son gagne pain de son après midi. Il rangeait ses sous dans son porte monnaie et lorsque c’était trop encombrant, il gardait le reste dans son étui à guitare. Il allait devoir faire attention à ne pas tomber sur des voleurs, mais ce soir, il ne dormirait pas dans la rue. Un genou sur le sol, il terminait de faire le compte. Un peu plus de deux cent cinquante livres sterling, c’était vraiment pas mal du tout ! Il venait de refermer son étui lorsqu’il redressa la tête et tomba nez à nez avec une tête familière. Une bouille toute rousse, mais qui n’était pas sa sœur (heureusement). Il resta un moment là à l’observer en silence, totalement médusé. Il n’aurait pas pensé à la retrouver de si tôt (quoique, ça commençait à faire un bail maintenant) et c’est en la voyant que la réalité le frappa de plein fouet.  

- … Eum... Salut ?

Il eut un haut le cœur en s’entendant la saluer. Il avait envie de terminer de remballer toutes ses affaires très rapidement et disparaître en courant. Mais le fait était qu’il était incapable de faire le moindre mouvement. Il avait l’air totalement stupide dans cette même position le genou toujours à terre, quelques billets à la main qui tremblait à cause du petit vent frai. On aurait dit un voleur pris sur le fait.

@Charlotte E. Wellington
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() message posté Lun 16 Juil - 21:25 par Invité
“You can't stay in your corner of the Forest waiting for others to come to you. You have to go to them sometimes.”  ― A.A. Milne


Son esprit vadrouille ailleurs, ne reste pas longtemps concentrer sur le professeur qui parle des dernières lois en matière de ressources humaines. Non pas que ce ne soit pas intéressant, mais elle s'en moque comme de la première pluie. Ca n'a jamais été son grand intérêt, elle n'a jamais voulu devenir directrice de ressources humaines. Et en soit, elle ne sait même pas si elle le deviendra un jour. Parce que son père n'a qu'une idée en tête, qu'elle reprenne à son tour la succession familiale en devenant une lord à la chambre des Lords de Londres. Il ne reste que peu de lords héréditaires, c'est un poste qui a terme risque de disparaître. Et Charlotte aurait tellement souhaité que cela arrive avant qu'elle prenne la relève de son père. Elle qui est si timide, si réservée, celle qu'on a surnommé ''the sad girl'' dans les médias, n'est pas faîte pour une vie sur le devant de la scène, à prendre des décisions pour le peuple. Non, ce qu'elle a toujours rêvé de faire, c'est de travailler auprès des musiciens qui l'ont fait rêvé, de travailler dans une maison de disque, ou même une attaché de presse d'un grand groupe. Le tout étant de travailler dans la musique. Mais non. C'est quelque chose qui lui est interdit, et que sa famille ne tolèrera jamais. Ils acceptaient déjà difficilement que la jeune femme se rende autant à des concerts, il était donc improbable qu'elle puisse en faire plus. Pourquoi son grand frère n'était-il pas celui qui reprendrait le rôle familial ? Parce que depuis petit, James n'était destiné qu'au sport. Il vivait sport, respirait sport, dormait sport. Et c'est grâce à ça qu'il avait fini par intégrer l'équipe anglaise d'escrime, et il excellait dans son domaine. Alors forcément, ses parents lui foutaient la paix et il se moquait gentiment de Charlotte qui devait respecter tout un tas de règles insupportables.
Le cours se termine enfin pour son plus grand bonheur, et son premier geste est de mettre ses écouteurs et de lancer sa playlist rock sur spotify. Elle est dans sa bulle, plus rien autour ne peut l'atteindre, pas même le regard curieux des gens autour. Parce que Charlotte elle attire toujours l'œil, les gens la connaissent, elle est régulièrement dans les tabloïds pour sa présence à diverses soirées caritatives. Mais son air renfrogné et fermé n'attire pas les gens, et tout le monde la fuit. Non pas que cela la dérange réellement, elle n'est pas particulièrement sociable et ses amis, elle les choisit avec soin. Elle les compte sur les doigts de la main, et leur fait une confiance absolue. Jusqu'à présent, cette confiance a toujours été donné à juste titre, mais c'était avant sa rencontre avec Rush. La jeune femme a rencontré le jeune homme à un concert, et il n'a pas fallu beaucoup de temps au jeune homme pour se rendre compte qui était réellement Charlotte et de l'avantage qu'il pouvait en tirer. Elle n'en savait encore rien, mais Rush se sert d'elle pour soutirer de l'argent à ses parents. Parce qu'il n'est pas une bonne affluence, loin de là. Il initie la jeune femme à la drogue, aux soirées un peu trop bordeline et en profite pleinement pour prendre des photos d'elle. Et ses parents, plutôt que de lui dire la vérité, se contente de payer le jeune homme, ni plus ni moins.
Sortie de cours, ses pas la guident immédiatement vers la sortie de la bouche de métro, proche de Picadilly Circus. Elle est censée y retrouver Rush et certains de ses amis. Mais ses yeux se portent sur une allure qu'elle ne connait que trop bien. Cette touffe de cheveux rousse, elle l'aurait reconnu entre mille. C'est celle de Némo, son meilleur ami d'enfance, celui qui l'avait tellement soutenu dans son enfance, qu'elle pensait garder auprès d'elle toute sa vie, et qui finalement un jour sans prévenir, avait fini par disparaître. Les parents de Nemo étaient incapables de l'aider et de lui dire où il se trouvait, et ses propres parents n'avaient guère envie de l'aider. Sans jamais le dire à haute voix pour ne pas vexer la famille Curry, ils n'avaient jamais été très fan de l'amitié Némo-Charlotte et voyaient d'un très mauvais œil ce garçon et son côté désinvolte. « Salut ? C'est tout ce que tu as à me dire après avoir disparu ?! Salut ?? » qu'elle râle, sans cacher la colère que trahit sa voix. Si en temps normal la jeune femme ne se donne guère en spectacle et est particulièrement posée et mesurée dans ses paroles comme on lui a gentiment appris à faire, elle est incapable de le faire aujourd'hui en voyant son ami. « T'es à Londres et pas une seule fois tu t'es dit que ça pouvait être sympa de venir me voir ! Visiblement, ça ne t'a pas beaucoup gêné de m'abandonner, je ne t'ai pas beaucoup manqué. » Son vieux surnom de sad girl pourrait aisément se transformer en angry girl aujourd'hui …
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() message posté Dim 22 Juil - 18:38 par Invité
En quittant le foyer familial, Nemo avait oublié qu’il y avait des gens qu’il connaissait et qu’il avait laissé derrière lui. Cette décision avait été si soudaine, si rapide, qu’il n’avait pas réfléchi. Tout c’était fait en une soirée, et il n’avait songé à avertir personne de sa disparition. Il ne savait même pas si ses propres parents le recherchait ou pas. Peut-être sa petite sœur, après tout, ils étaient proches tous les deux. Elle avait sans doute passer le message comme quoi il était introuvable à tout leur entourage. En fait, il savait rien de ce qu’il se passait chez lui, il avait décidé de ne plus y penser une fois qu’il était arrivé à Londres par ses propres moyens et qu’il avait commencé à vivre sa vie comme bon lui semblait. Il avait goûté à la sensation de liberté, il se sentait invincible, capable de tout. Vivre dans la rue avait de nombreux inconvénients, c’était vrai, mais de son point de vue, c’était une dose de plaisir comme il n’avait jamais connu auparavant. Il s’était rendu compte qu’il n’avait pas besoin de tout un tas de chose, et que ce qui était vraiment essentiel, il arrivait à les obtenir par la charité des gens et par ses prouesses musicales. Il s’était fait des liens, avait appris à connaître d’autres personnes, et il ne regrettait en rien d’être parti de la maison.
Pourtant, en faisant face à Charlotte Wellington, il eut un pincement au cœur. Il aurait aimé être capable de se téléporter et de partir très loin d’ici, ou bien d’avoir une vitesse très rapide et de prendre les jambes à son cou. Évidement, il n’avait ni l’un ni l’autre et il était actuellement incapable de faire le moindre geste. Dans la panique, il l’avait salué timidement, mais il redoutait la réaction qui ne le rata pas. Oui, Charlotte était en colère et elle ne se priva pas de le lui faire savoir.
- Salut ? C'est tout ce que tu as à me dire après avoir disparu ?! Salut ??  aboya-t-elle si fort que quelques personnes se tournèrent vers eux, surpris par ce hurlement soudain qui allait à l’encontre de l’ambiance du quartier en ce moment. Nemo eut la boule au ventre. Il avait l’impression qu’un poids tombait dans son estomac et il se sentit très mal à l’aise.
- T'es à Londres et pas une seule fois tu t'es dit que ça pouvait être sympa de venir me voir ! Visiblement, ça ne t'a pas beaucoup gêné de m'abandonner, je ne t'ai pas beaucoup manqué. Poursuivit-elle sans faire attention aux autres. Nemo resta un long moment sans rien faire et sans rien dire. Puis il finit par baisser la tête comme un enfant qui s’était fait corrigé par ses parents. Il n’avait aucune excuse et il ne pouvait qu’assumer la colère qu’il méritait.
- Je suis vraiment désolé Cha’, finit-il par lui dire d’une petite voix timide et attristée. Il avait redressé la tête pour pouvoir l’affronter, après tout, elle ne méritait pas non plus d’un lâche qui la fuyait même en face à face.
- Je n’ai pas voulu t’abandonner, je te le promet, ajouta-t-il d’une voix un peu plus assurée, mais toujours très douce pour ne pas paniquer ou encore moins la mettre encore plus en colère qu’elle ne l’était déjà. Il avait du mal à respirer et son cœur battait très vite. Ses jambes étaient tremblantes et il avait bêtement envie de se mettre à pleurer. Heureusement, il n’était plus un petit garçon, et ce fut le courage qu’il l’empêcha de céder à ses émotions.
- C’est juste que, en partant, j’ai pas voulu… enfin, j’ai pas voulu qu’on me retrouve quoi, avoua-t-il malgré l’évidence de la situation. Il ajouta après ça : ‘J’espère que tu sauras me pardonner, même si tu as toutes les raisons d’être en colère après moi.’
Ses yeux rivèrent à droite à gauche et il baissa à nouveau la tête, gêné, avant de la relever aussitôt. Il se pinça les lèvres, puis :
- Ca t’ennuierais pas qu’on en discute ailleurs ? C’est pas vraiment l’endroit approprié, n’est ce pas ?
En plus, il ne pourrait jamais lui dire ce qu’il avait sur le coeur avec tous ces gens autour d’eux.

@Charlotte E. Wellington
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() message posté Mer 1 Aoû - 23:09 par Invité
“You can't stay in your corner of the Forest waiting for others to come to you. You have to go to them sometimes.”  ― A.A. Milne


Charlotte ne peut pas réellement dire qu’elle a envie de voir Rush, parce qu’au fond, elle sait très bien que les choses ne finiront pas bien. Les choses ne finissent que rarement bien avec lui, c’est bien le problème. Mais d’une certaine manière, c’est aussi ce que recherche la jeune femme après tout. L’incontrôlable, le fou, l’inespéré, le dingue, le frisson, c’est tout ce que la jeune femme recherche pour échapper à ses parents un peu trop autoritaires et envahissants à son goût. Livia l’a toujours soutenu, du mieux qu’elle pouvait parce qu’elle vivait exactement la même chose qu’elle, et la comprenait sur le bout des doigts. Et durant leur enfance, si Charlotte avait tenu, c’était bien grâce à cette amitié hors du commun et au soutien de sa cousine Soleen. Mais aujourd’hui, ce soutien n’est plus suffisant pour la jeune femme, elle a besoin de plus, d’un petit sursaut d’adrénaline. Alors bien sur, elle aurait pu se tourner vers d’autres choses comme le saut en parachute, en parapente, toute ce genre d’activités qui vous pousse à vous dépasser et à en vouloir plus. Mais se tourner vers Rush est la solution de facilité ultime, et finalement, c’est peut-être l’action la plus risqué de toute. Le saut en parachute après tout, c’est hautement sécurisé, les accidents sont très rares. Mais vivre au côté de Rush, il n’y a pas de filets de sécurité, pas de moyen de se rattraper, juste la peur ultime de pouvoir tout perdre Et c’est ce qu’il lui faut. C’est ce genre de pression dont elle a besoin, qu’elle recherche. Mais aujourd’hui, d’autres choses viennent perturber ses plans, en particulier celui de retrouver Rush parce que sous ses yeux apparait Némo, son ancien meilleur ami. Cela fait des mois qu’ils ne se sont pas vu parce qu’il a fini par quitter la pression familiale et s’est enfui de chez lui. Malheureusement il n’a pas simplement quitté sa famille, il a fini par quitter l’intégralité de son entourage, y compris Charlotte. Et la jeune femme ne lui a jamais pardonné cet affront, cet abandon. Alors forcément, lorsqu’elle le voit apparaître sous ses yeux en plein milieu de Picadilly, elle explose. Toute la rage qu’elle avait en elle depuis plusieurs mois finit par se lâcher et Charlotte la déverse sur Némo, en plein milieu de la rue. Il n’a pas voulu l’abandonner, vraiment ? Mais pourtant il l’a fait, il l’a abandonné à son plus grand désespoir. « Alors pourquoi tu l’as fait ? Pourquoi t’es parti sans un mot, sans un au revoir ? » Elle pourrait presque hurler de rage tant ça l’a fout en rogne, et elle se fout des gens autour, elle se fout des potentiels paparazzis qui pourraient la remarquer et la prendre en photo entrain d’exploser. Pourtant jusqu’à présent, elle a tout fait pour les éviter, pour ne pas leur donner du grain à moudre. Mais là, c’est bien le cadet de ses soucis. « Parce que tu crois que je t’aurai balancé à tes parents ? Tu crois que je leur aurai dit où te retrouver ? Après tout ce que l’on a vécu ensemble, tu crois vraiment que j’aurai pu faire une chose pareille ? » Elle n’y croit pas. Lui plus que n’importe qui aurait du savoir qu’elle n’aurait pas pu faire une chose pareille, que ce n’était pas dans ses habitudes. Et surtout, la jeune femme aurait aimé avoir le même courage que lui, elle aurait aimé qu’il la mette dans la confidence et qu’il lui donne le courage de faire la même chose. Mais il ne lui en avait pas laissé l’occasion, pas une seule fois. « Très bien je te suis. Le zoo bar est à côté, c’est calme à cette heure ci, on pourra parler tranquillement. » Balance-t-elle au jeune homme, ne lui laissant guère le choix quant à sa réponse. Sans dire un mot, ils prennent le chemin du bar avant de s’installer en terrasse. « Je t’écoute. Mon pardon est rarement évident à obtenir alors j’espère que tu sauras me convaincre. » Conclus-t-elle en commandant une limonade, parfait pour se rafraichir par ce temps si chaud.

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() message posté Dim 19 Aoû - 20:32 par Invité
Il avait franchi la première étape, celle du pardon. Il n’aurait pas pu le faire autrement. Il était inutile de nier ou de se trouver des excuses, ça ne servait à rien. Nemo savait qu’il était fautif et il avait décidé d’assumer ce qui lui tombait dessus alors que Charlotte venait de réapparaître dans sa vie. Peut-être aurait-il fait pareil à sa place, nul ne le savait. Nemo n’était pas connu pour ses crises de colère ou la perte de son sang froid. Mais, bien qu’il ait présenté ses excuses, la colère de Charlotte ne s’atténua pas. Il continua à baisser la tête, de honte, et à redresser le regard alternativement. Il sentit un poids lui tomber dans l’estomac et son ventre se serrer, comme à chaque fois qu’il se faisait crier dessus par quelqu’un.
- Alors pourquoi tu l’as fait ? Pourquoi t’es parti sans un mot, sans un au revoir ? Lui demanda-t-elle sans baisser le ton de sa voix. Instinctivement, il mit les mains devant lui comme pour se protéger, mais il n’en avait pas vraiment conscience. Il se sentait démuni et désespéré, comme un animal en cage qu’on voudrait dresser. - Parce que tu crois que je t’aurai balancé à tes parents ? Tu crois que je leur aurai dit où te retrouver ? Après tout ce que l’on a vécu ensemble, tu crois vraiment que j’aurai pu faire une chose pareille ? Avait-elle poursuivit alors qu’il ne trouvait pas de réponse ou de réaction à lui fournir. Nemo n’avait qu’une envie : s’enterrer au fond d’un trou pour ne plus jamais revenir. C’était comme lorsqu’il avait sept ans et que ses parents le sermonnaient parce qu’il n’était pas assez bien ou une connerie du genre.
- Non ce n’est pas ça ! Finit-il par dire d’un seul coup, se libérant de l’emprise dans laquelle il s’était lui-même fourré. C'est parce que j’ai eu HONTE, voilà pourquoi !
Il respira longuement, reprenant l’air dont il s’était senti privé. Il avait longuement regardé le sol pour trouver le courage de l’affronter à nouveau, et lorsqu’il le trouva, il releva ses yeux clairs vers les siens. Il se sentait un peu mieux désormais, mais l’envie de pleurer était toujours présente. Il avait l’impression d’être pitoyable, misérable et encore plus sale que d’habitude.
En voyant certaines personnes se retourner, intriguée par la scène qui se déroulait sous leur yeux, Nemo avait proposé à Charlotte d’aller se trouver un endroit plus calme et moins fréquenté pour pouvoir discuter de tout ça. Heureusement, elle accepta, et suggéra d’aller au bar du zoo, parce qu’il était calme à cette heure ci. Il secoua la tête pour acquiescer.
« Très bien alors, je te suis », déclara-t-il en retrouvant sa petite voix habituelle. Mais elle était déjà partie en cette direction, et il l’avait suivie après avoir remis toutes ses affaires sur son dos. Une fois installés, Charlotte ouvrit les hostilités.
- Je t’écoute. Mon pardon est rarement évident à obtenir alors j’espère que tu sauras me convaincre.
Il prit une profonde inspiration puis il commença à s’expliquer. Alors qu’elle commandait une limonade, il avait seulement demandé un verre d’eau.
- Charlotte, ne crois pas que je suis parti de mon plein gré, ne crois pas que ça m’a enchanté de faire ça. J’ai juste voulu avoir du temps pour moi, pour remettre en ordre les idées que j’ai dans la tête. Ca n’a pas été une décision facile, loin de là. J’ai pas eu le courage d’affronter qui que ce soit après ce qu’il s’est passé. S’il te plaît, comprends le.
Il resta silencieux les secondes qui suivirent son petit discours, puis il ajouta.
"Je comprendrais si tu ne veux pas me pardonner. J’ai mal fait, j’en suis conscient. Mais… ça n’est pas contre toi. J’ai même pas voulu me regarder dans un miroir tellement j’étais mal."
Il regarda le verre qu’on venait de lui servir avec attention. Il avait envie d’y boire mais il n’arrivait pas à entreprendre l’action de le faire. Il était très nerveux, et il était encore sous le coup de ses émotions.

@Charlotte E. Wellington
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() message posté Lun 3 Sep - 21:58 par Invité
“You can't stay in your corner of the Forest waiting for others to come to you. You have to go to them sometimes.”  ― A.A. Milne


Elle ne sait pas pourquoi elle s’est imaginée qu’il la comprendrait, qu’il accepterait qu’elle soit en colère sans tergiverser un seul instant. Enfin si, elle sait pourquoi. Après tout, par le passé, il avait vu à quel point la jeune femme avait des difficultés à vivre avec sa famille, à supporter toute cette pression familiale et l’hypothétique succession de son père. Némo avait vécu exactement la même chose qu’elle, à des degrés plus ou moins différents, alors forcément, Charlotte avait à l’époque été persuadé que s’il décidait de tout plaquer, il lui demanderait de partir avec lui, ou à défaut, au moins l’en informer. Mais non, rien de tout cela. Il était parti, sans dire un mot, même sa petite sœur n’avait pas eu d’infos à lui donner lorsqu’il était parti. Alors forcément, le retrouver dans la rue, est un choc et la met en colère. Et le ton qu’elle emploie face à Némo est sans équivoque. Et visiblement, ça l’effraie de voir Charlotte dans cette colère noire. Et il a raison, parce que la jeune femme ne se met que très rarement dans cet état. Son père ne l’a vu qu’une seule fois dans une colère noire, et même lui n’a pas été en mesure de calmer sa fille. Autant dire que Némo ne pourrait pas faire grand-chose face à la jeune femme, si ce n’est l’inciter à parler moins fort. « Honte ? Mais honte de quoi ? Parce que tu as eu plus de courage que je n’en aurai jamais ? Parce que tu as eu le cran de quitter une famille qui ne t’aimait pas à ta juste valeur ? Tu n’as pas avoir honte de ça, et certainement pas avec moi ! » rétorque-t-elle, frustrée de voir qu’il n’a pas eu suffisamment confiance en elle pour la mettre dans la confidence, ni même de  venir vers elle pour de l’aide, lorsque les nuits dehors étaient trop compliquées.Finalement les deux baissent le ton et Charlotte lui propose d’aller un peu plus haut au zoo bar pour parler de manière plus posée et peut-être réussir à trouver un terrain d’entente. Ils s’installent à table et commandent chacun une boisson. Patiemment, Charlotte attends que son ami d’enfance lui explique ce qu’il s’est passé. « Je ne te reproche pas d’être parti Némo, j’ai toujours été préparé à l’idée que tu puisses quitter ta famille. Ce n’était pas une surprise en soit. Mais je ne pensais pas que tu me quitterais par la même occasion. Plus d’un an est passé et pas un seul instant tu n’as cherché à revenir vers moi. Peu importe le temps qui est passé, j’aurai été là quoi qu’il advienne parce que c’est comme ça que fonctionne notre amitié. Ou du moins, c’était comme ça qu’elle fonctionnait. » Finit-t-elle par lâcher, toujours aigrie de le retrouver de la sorte. Toute cette histoire la frustre et lui donne envie de retrouver Rush pour se retourner la tête. Toujours cette pression familiale, qui vient même entacher l’une des plus belles amitiés qu’elle ait jamais eu. « Si je ne t’avais pas croisé aujourd’hui, j’aurai pu encore passé des mois sans savoir si tu étais en vie ou non. Et ça tu vois, ça me tue ! » Conclut-elle, les larmes lui montant aux yeux, l’émotion commençant être un peu trop prenante pour elle. « J’aimerai deux pizzas s’il vous plait. » Commande-t-elle. « Et je t’interdis de refuser. » Son ton ne permet absolument pas la discussion et fait très clairement comprendre à Némo qu’il n’a pas le choix, qu’il aura cette pizza, qu’il le veuille ou non.
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