"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici You cannot buy Happiness. Happiness is born (Mila <3) 2979874845 You cannot buy Happiness. Happiness is born (Mila <3) 1973890357


You cannot buy Happiness. Happiness is born (Mila <3)

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() message posté Ven 31 Aoû - 14:55 par Invité
Londres est une nouvelle ville, une nouvelle vie aussi pour Jude. Autant dire qu’elle a l’impression de revenir dans le commun des mortels, ou du moins faire de nouveau partie d’une civilisation normale. Pas qu’à Shady Cove les habitants soient des martiens, loin de là. Mais plutôt parce qu’ici elle a déjà l’impression de devoir vivre sa vie à mille à l’heure, alors que dans cette petite ville d’à peine 3000 habitants, tout le monde vit tranquillement, sans jamais se dire que le temps passe. Autant dire qu’à son arrivée dans l’Oregon, elle s’était rapidement demander ce qu’elle pourrait bien y faire et avait vite trouvé le chemin qui la menait à l’ennuie. Au fur et à mesure des semaines qui passaient, elle a bien fini par se trouver un travail, une occupation et se lier d’amitié avec l’un ou l’autre des habitants. Si cet endroit a été un réel bouleversement dans sa vie, elle n’a cependant pas été déçue d’avoir fait ce choix. Aujourd’hui, elle a pesé le pour et le contre pour finalement se rendre compte que son tempérament ne lui permettrait pas de vivre ce semblant de vie éternellement. L’opportunité de William avait été honorable et en mettant ses sentiments personnels de côté et en ne pensant comme la working girl qu’elle était auparavant, il était évidemment qu’elle ne pouvait passer à côté de cette proposition.

Jude a l’impression de devoir recommencer une nouvelle vie, encore. De devoir remettre les pendules à l’heure et commencer quelque chose de nouveau, comme un départ par exemple. Elle ne connait rien à Londres, elle ne connait pas les gens, elle ne vit et ne pense pas toujours comme eux, mais il s’agit là d’une question d’adaptation. Elle va devoir s’habituer, comme elle a dû s’habituer à sa vie dans l’Oregon. Elle a troqué son chalet qu’elle avait pris plaisir à redécorer et repeindre contre un appartement plus spacieux et cocooning et avait échangé son travail comme serveuse contre un emploi fait pour elle, dans un bureau. Elle renouait avec la communication, ce pourquoi elle était formée d’ailleurs. La différence avec Wellington, c’est qu’elle n’était plus indépendante. Elle ne travaillait plus dans une entreprise familiale, elle avait bien un contrat avec un patron juste au-dessus de sa tête. Un patron à qui elle devait rendre des comptes, faire des comptes rendus. Un patron avec qui elle devait participer à des réunions, ou simplement passer du temps à expliquer pourquoi elle optait pour une technique, et non pas pour une autre. Le plus difficile dans la situation était de faire la part des choses entre le privé et le professionnel, mais globalement elle y arrivait sans trop de mal.

Accoudée à son bureau, Jude terminait un dossier qu’elle peaufinait et sur lequel elle travaillait depuis son arrivée. Elle avait joué l’audace en proposant bien mieux que ce que cet auteur avait quant à une seconde édition de son bouquin : rien que la couverture donnait quelque chose de moderne et d’artistique qui en dirait long sur l’histoire que contient cet oeuvre. Elle s’était appliquée à en faire une maquette afin de non seulement pouvoir soumettre l’idée à William, mais en plus au peut-être futur client. Jude gardait un oeil sur l’heure alors qu’elle s’était promis de se rendre à l’hôpital pour rendre visite à Mila alors que cette dernière venait d’accoucher de jumeaux. Avant de s’enfuir, Jude dépose le dossier peaufiné et la maquette sur le bureau de William quand la secrétaire semble bon de lui préciser qu’il n’est pas là pour l’instant. Son petit caractère trempé l’aurait bien poussé à répondre un « oui, merci j’ai vu. » mais finalement se garde toute réflexion et se contente d’adresser un sourire – un tant soit peu – hypocrite. Avant de quitter l’endroit, Jude récupère ses notes concernant le site internet à remettre à jour qu’elle comptait faire dans la soirée, ou peut-être même du week-end.

Arrivée à l’hôpital, elle porte son regard un peu partout à la recherche du service de maternité. Comme tous les hôpitaux, il faut savoir s’y retrouver, et celui-ci semble avoir opté un code couleur, finalement, elle suit les flèches jaunes jusqu’à l’ascenseur et fini par trouver le service une fois arrivée au second étage. Devant le numéro de la chambre de Mila, Jude frappe légèrement à la porte, les bras chargés de deux grosses peluches : une bleue et une rose et le sourire sur le visage se contente d’entrer « Salut l’heureuse maman » Mila et elle ont à peu près le même âge et pourtant, Jude ne peut s’empêcher d’avoir l’impression d’être à des années lumières derrière elle en ce qui concerne sa vie privée. Autant dire que comparé à Mila, elle est au point mort, ou du moins presque. « Alors comment tu te sens ? et tes petits bout-de-chou ?» Elle dépose les peluches sur la table et son sac dans un coin de la pièce puis s’approche de Mila pour lui faire la bise, déjà curieuse de rencontrer ces deux petites bouilles encore endormies.
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() message posté Ven 31 Aoû - 16:48 par Invité
La maternité. C’est pas vraiment l’endroit où en tant que médecin j’ai eu l’occasion de passer beaucoup de temps. Bien sûr pendant mon internat j’y ai souvent mis les pieds, mais avec les années ça c’est fait de plus en plus rare, puisque ce n’est pas mon corps de métier. Autant dire que celle-ci, je n’y suis allée que lors de ma visite quand je suis arrivée. Clairement j’y passe plus de temps comme maman maintenant que comme médecin. Cependant je savais comment ça allait se passer, l’accouchement, la prise en charge, les explications que l’on donne à une jeune maman. Je ne l’avais pourtant jamais vécu. Quoi dire quand en plus ce sont des jumeaux pour une mère célibataire ? Je ne suis jamais seule longtemps voilà la réalité de la chose. Entre les infirmières qui m’ont prise en sympathie, ma sœur, ma mère, ma nièce et aussi la mère de Célian qui est venue alors que c’est sans doute la dernière personne que je m’attendais à voir alors que son fils n’est toujours pas passé… tout le monde vient m’aider, et je dois avouer que dans les moments où je suis seule et que je ne dors pas, ou que les deux bébés ne dorment pas, j’angoisse.

J’ai décidé de les baptiser Amaïa et Alvaro en l’honneur de personne en particulier, surtout parce que c’est des prénoms que j’ai toujours affectionné… Un peu d’Espagne pour ces deux anglais, qui n’ont d’anglais que la nationalité finalement. Les premiers Dos Santos à naître à Londres… Les premiers jumeaux de la famille. Pour la photo peu après leur naissance les infirmières me les ont collés dans les bras, mais quelque chose me dis que je n’ai pas réalisé encore que je n’aurais bientôt plus ces bras pour moi mais que pour eux définitivement. Si j’en crois ce qu’on me dit j’ai de la chance. Ils sont sages comme des images, bien que tout petits. J’ai presque peur de les casser quand je les prends dans mes bras. J’ai beau me dire que c’est normal pour des jumeaux, et qu’ils sont nés avec quelques semaines d’avance, je reste fascinée par leurs tout petits doigts qui se resserrent autour du miens.
L’accouchement c’est passé. Je ne sais si bien ou mal. Ca m’a paru une éternité. Pour les plus de 15h que j’ai passé la dedans. J’épargnerais les détails, la douleur, les impressions, et l’état dans lequel je suis maintenant. J’ai l’impression qu’un troupeau de bétail m’est passé dessus plusieurs fois. Cependant mon corps se remet… Qu’est que je peux espérer de mieux ? Je sais que la nature reprend ses droits, mais la péridurale nous plonge dans un état étrange… Et puis ça ne fait que 2 jours non ? Ici au moins je suis en sécurité, aidée, et je n’ai pas à m’occuper de tout toute seule. Dans 3 jours je serais de retour chez moi, et la donne sera différente.

Je dépose Amaïa dans son pyjama rose dans son berceau au moment où on tape à la porte et où elle s’ouvre. Je me retourne doucement pour voir Jude, et mon visage fatigué se fend d’un grand sourire. « Salut la nouvelle Londonienne. » Toujours doucement je fais quelques pas pour aller embrasser une des rares amies que je me suis faite ici. « J’ai l’impression de m’être fait piétinée par un cheval, mais sinon on va bien tous les trois. » Arrivée jusqu’à elle je lui fais la bise. « Je viens de poser Amaïa qui dormait mais Alvaro doit bientôt se réveiller. » Avec la main j’indique les deux berceaux côte à côte. On ne les distingue que par leur vêtement rose clair pour la petite, et blanc pour le garçon, du reste j’ai l’impression que leur visage sont parfaitement symétrique. Je fais avec elle les pas jusqu’à l’endroit d’où je viens. Et effectivement Alvaro est réveillée bouge un peu dans son lit. Passant ma main au niveau de sa tête et l’autre sous son corps je le soulève. C’est une vraie plume. « Tu veux le prendre ? » Laissant mon fils avec une pointe de fierté dans les bras de Jude, je souris. « Comment tu vas ? Tu arrives à te faire à ton nouveau job ? » J’en profite pour me hisser sur mon lit et souffler un peu. Etre debout me fait souffrir au bout d’un moment, les points me tiraillant.



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() message posté Dim 16 Sep - 14:09 par Invité
Jude n’avait pas pensé au fait qu’elle ne connaissait rien à la ville de Londres. Elle allait devoir se débrouiller et même si ce n’est pas un réel problème pour elle, c’est quand même une difficulté en plus lorsqu’on débarque dans une ville totalement inconnue. Avant de quitter son bureau, elle s’était renseignée, avec l’aide d’internet, sur le chemin à prendre pour se rendre à l’hôpital. Elle aurait tout aussi pu se la jouer flemmarde, mais demander de l’aide à gauche, ou à droite n’était pas dans son tempérament. Aujourd’hui, elle avait opté pour une ville totalement indépendante, elle voulait continuer dans cette voie. D’autant plus qu’elle n’avait pas confiance en la secrétaire de William, probablement que cette dernière lui aurait indiqué le chemin la menant tout droit vers une décharge municipale, symbole de l’entente qui règne entre les deux jeunes femmes. Heureusement, elles ont passé l’âge de se crêper le chignon comme des adolescentes, et donc lorsqu’il n’y a pas de raison, Jude évite de l’importuner pour des choses même les plus futiles comme de demander son chemin.

Finalement, c’est avec une grosse peluche dans les bras qu’elle a fini par trouver le chemin de l’hôpital où elle compte rendre visite à la nouvelle heureuse maman et sans doute, l’une de ses premières rencontres à Londres. Mila et elle se ressemblent sur beaucoup de choses : déjà par leur indépendance, mais aussi cette addiction au travail ou encore ce goût prononcé pour les jolies choses comme les galeries commerçantes, les beaux magasins ou tout simplement, la mode dans son ensemble. « Tu m’étonnes, déjà un ça semble compliqué quand on entend les nouvelles mamans, mais deux… » dit-elle en souriant. Puis en ne sachant pas trop si ce qu’elle venait de dire n’était pas un peu maladroit, Jude reprend « mais tu es radieuse, et puis ça vaut le coup » L’instinct maternel, Jude ne l’a pas encore. Peut-être parce qu’elle est la plus jeune de sa famille, et que ses frères n’ont pas encore eu l’envie ni l’occasion de faire d’elle une tante quelconque. Dans sa famille, le boulot reste probablement la seule chose qui se partage au sein des conversations et malheureusement, elle n’échappe pas vraiment à la règle. « Ils sont magnifiques et tu as choisi de jolis prénoms » Des prénoms espagnols, comme ses origines d’ailleurs.

Avoir un bambin dans les bras, c’est une sensation étrange, mais Jude apprécie. C’est une occasion plutôt rare, et sans doute est-ce la raison pour laquelle elle se sent un peu fébrile. La peur de le laisser tomber sans doute, ou d’être trop brusque, de lui faire mal. Il y avait bien plusieurs raisons « Et tu vas t’en sortir une fois chez toi ? Tu as demandé une aide ? » Préférant s’asseoir avec le bambin, elle s’installe sur une chaise non loin de la maman et relève les yeux vers cette dernière lorsque Mila l’interroge sur son boulot « Oui c’est cool. Ca change de ce que je faisais avant et puis ici j’ai un patron, un salaire fixe, un contrat, des comptes à rendre. Au début je pensais que j’aurais du mal à m’y faire, mais en fait je préfère » elle marque une pause, et reprend « Puis William connait un peu ma façon de travailler, je pense que ça aide aussi. J’ai un peu plus de mal à m’y retrouver dans Londres, mais j’imagine que c’est une question de temps. Et toi alors, tu vas pouvoir profiter de ton congé avec tes bout-de-choux ? »
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() message posté Dim 23 Sep - 12:36 par Invité
Je souris à la remarque de Jude. C'est vrai que je ne ferais pas l'expérience de la plus part des mamans qui ne donnent naissance qu'à un bébé. Moi j'en ai eu deux, et pour l'instant j'ai l'impression que ce sont les deux seuls que j'aurais, je n'ai pas envie de remettre le couvert. Pire que ça, je n'ai personne pour remettre le couvert, et la situation va sans doute rester comme ça un bout de temps. Cependant je suis d'accord avec elle : ça vaut le coup. "Je t'avouerais que je crois que j'ai de la chance si j'écoute les infirmières : ils pleurent très peu, mangent bien, et dorment beaucoup." La première fois qu'Amaïa a dormi plus de 4h j'ai appelé l'infirmière pour lui demander si c'était normal, parce qu'on m'avait dit que 3h c'était la règle... Je crois que j'ai oublié tous mes réflexes de médecin à cause des fichues hormones qui me rende fébrile dès que quelque chose sort de la "normale".
C'est de la fierté qui se lit sur mon visage quand elle me dit que mes enfants sont magnifiques. "C'est pas moi qui vais te dire le contraire mais je ne suis pas très objective je crois."

Je colle le petit bébé emmailloté dans les bras de Jude. A ses gestes je vois qu'elle n'est pas très habituée, à la différence de moi qui ai déjà un paquet de neveux et nièces depuis plus de 20ans maintenant. Je surveille mais elle s'en sort très bien. Je m'assois sur le lit donc laissant à Jude la chaise. C'est encore une opération compliquée qui me tire une grimace de douleur. "J'ai ma mère qui a fini par arriver, ma soeur et ma nièce sont pas très loin, et pour l'instant c'est tout. Je vais voir si je m'en sors comme ça, mais je pense que je vais garder la femme de ménage pour les lessives et ranger je suis pas surhumaine." J'avais déjà dû en prendre une sur la fin de ma grossesse parce que je n'arrivais plus à me déplacer, voir même à me baisser. Et comme je ne voulais pas avoir ma mère qui s'agite partout j'avais été obligée de me rendre à l'évidence tout en disant à la jeune fille qui venait chez moi que j'allais sans doute doubler ses heures quand les jumeaux seraient nés.
En ayant marre de parler de moi, je redirige vers Jude la discussion. A vrai dire je suis heureuse de parler d'autre chose et de laisser à mon esprit le loisir de s'échapper de l'hôpital. A l'entente du prénom de William une idée s'allume dans mon esprit. "Le beau William qui a traverser l'océan pour venir te chercher c'est bien ça ?" Je dis ça comme ça l'air de rien. "D'ailleurs ça te va bien un enfant dans les bras, tu n'as jamais pensé à en avoir un... ?" Je fais exprès de lancer cette discussion un peu périlleuse pour la cuisiner et savoir comment elle va réagir.

"Je rentre demain ou après demain chez moi. Et je t'avouerais que je ne sais pas quand est ce que je vais reprendre le travail. Ils ont une crèche à l'hôpital, j'ai inscrit les jumeaux mais il faudra que je vois mon état dans 5 mois." Je marque une pause en jetant un coup d'oeil à ma fille qui a fait un mouvement dans son sommeil. "Si je ne travaille pas il va falloir que je trouve quelque chose parce qu'à la fin de ma grossesse je n'en pouvais plus de rester enfermée chez moi toute seule. D'ailleurs je rêve de remettre le nez dehors, si un jour ça te dis de faire du shooping je serais plus que ravi de participer !"
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() message posté Lun 8 Oct - 21:17 par Invité
Jude sourit. Elle n’y connait pas grand-chose en bébés et donc ne peut que croire sur parole ce que lui dit Mila. En même temps, c’est une aubaine si les deux bout-de-choux sont sages et dorment beaucoup. Pas qu’on espère juste ça des enfants qu’on met au monde, mais quand il s’agit de jumeaux, en général on espère très probablement avoir plus de répits que s’ils étaient tout seuls. « Oh, détrompe-toi. Quand je suis née, il parait que ma mère a dit que mes frères étaient bien plus beaux bébés que moi ! » Elle lève un doigt vers Mila, mimant la mise en garde « mais t’as intérêt à garder ça pour toi » non sans laisser un rire s’échapper. Et pourtant, c’était véritablement vrai !

Avoir un enfant si petit dans les bras, c’est toujours quelque chose de délicat : la peur de le laisser tomber, d’être trop brusque ou de lui faire du mal. Jude, elle n’est même pas encore tante, à croire que ses frères ne semblent pas plus pressés que ça d’être parents. Il faut dire qu’avec les frasques de l’ainé, il y a de grandes chances pour qu’aucun bout de nez ne se pointe dans les semaines et mois à venir. Quant aux autres, ils n’ont pas tellement l’instinct maternel, ou tout simplement pas trouver la femme qu’il faut pour pouvoir fonder une véritable famille. « En tout cas, si tu as besoin d’aide pour quelque chose, n’hésite pas. Bon pour tes enfants je crois que ta sœur et ta mère s’en sortiront bien mieux que moi, mais si vraiment t’as besoin je veux bien me proposer, avec le risque de devoir t’appeler tous les quarts d’heure par contre. » Les courses, la laisser, la cuisine et le ménage, Jude peut gérer. Mais non, l’instinct maternel n’est pas encore vraiment présent.

Jude retient un sourire de manière très maladroite lorsque Mila annonce la couleur de la discussion à venir : William. « Non, je dirais qu’il a été charmé à l’idée de me voir perdue dans un bled paumé, juste pour se moquer et qu’il en a profité pour me prendre par les sentiments avec le poste qu’il m’a proposé. » dit-elle en rigolant. C’est tout de suite plus banal, mais c’est un peu de cette façon que Jude préfère résumer la situation. « Disons que je n’ai pas ton sens des priorités. Élever un enfant à deux, ça va, mais toute seule je n’y parviendrai pas et pour le moment je n’ai pas le papa. Moi je suis la working girl qui a le travail pour moteur et qui n’a toujours eu que ça comme garde-fou. Les enfants ça pourrait être un projet d’avenir, mais si jamais je n’en avais pas, c’est pas ce qui me rendrait malheureuse. » Evidemment, elle ne pouvait pas se mettre à la place de Mila, peut-être que dans son cas, elle serait bien heureuse d’en avoir, mais ce n’est franchement pas dit.

« Pourquoi tu ne vas pas te balader ? » mais le shopping, c’est une bonne alternative. Jude ne connait pas encore vraiment les rues commerçantes de cette ville, la seule chose qu’elle connait réellement est le trajet jusqu’au bureau, le chinois dans sa rue ou le parc où elle aime se rendre avec Apple pour lui permettre de se défouler un peu. « Oh great, du shopping ! Je cherchais une bonne âme pour me donner des bonnes adresses et j’osais pas le demander à la Cruella du bureau. » Non, décidément cette secrétaire, elle ne l’aime pas. Heureusement, face à William, elle reste respectueuse et polie, mais là qui peut bien aller lui dire ? « Mais depuis le temps que t’es là, t’as pas de crush ou un truc comme ça ? Va falloir y remédier ma chérie. fourgue tes petits anges à ta sœur ou à ta mère et on va à l’inauguration du nouveau bar à Bloomsbury le mois prochain ! » Jude ne connait pas vraiment Londres, mais par contre les nouveautés et inaugurations, en tant qu’agent de communication, elle est belle et bien au courant.
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() message posté Jeu 11 Oct - 17:27 par Invité
"Faut pas me dire ce genre de choses parce que je te jure que c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ! J'aurais besoin d'aide et peut être qu'un jour je vais reprendre ma vie sociale." Je dis ça en riant, mais j'ai des doutes que ça soit pour tout de suite !
En tout cas j'ai l'impression que Jude n'est pas comme moi niveau relations humaines, du moins ça pourrait le faire avec son patron. C'est l'idée que j'en ai, c'est vrai que je ne connais pas ledit garçon en question. "Si il t'a proposé ce poste c'est bien parce qu'il te voulait toi et pas une autre. Je suis sûre que tu lui plais. Il c'est rien passé entre vous ?" Si je dois élever mes enfants seule c'est parce que je n'ai pas vraiment le choix. Je n'ai pas de copain, et leur père est en prison, est ce que j'ai une autre option devant moi ? "Tu dis ça maintenant, mais sans doute que quand tu auras trouvé la bonne personne tu auras des perspectives d'avenir différentes. En tout cas il ne faut jamais dire jamais ! Puis bon ce n'est pas comme si j'avais choisi d'être toute seule." Je reste un peu vague, et mon regard se perd un peu dans le flou.

"Parce que j'étais tellement grosse que je serais tombée et j'aurais roulé jusqu'à Dieu sait où ! Je vais essayé de profiter pour l'instant qu'il fait encore chaud pour sortir les jumeaux quand je serais rentrée, mais à vrai dire pour l'instant je sais même pas si j'arriverais à survivre une fois que je serais toute seule..." Mais comme Jude semble partante pour du shopping, je suppose qu'à un moment j'arriverais à me séparer de mes bout de choux et à sortir seule ? "Cruella ? C'est qui ça ?" Je lui demande en riant. "Mais oui, j'ai appris par coeur toutes les adresses ! "

Elle me parle de crush, et aussitôt mes joues deviennent rouges et je pense à Célian. Mauvaise idée, pour avoir un coup au moral il n'y aurait pas mieux. "Je suis arrivée déjà enceinte, crois moi ça ne fait envie à aucun gars célibataire de 30 ans. Et puis je n'avais pas trop la tête à ça avant, et alors maintenant.... Tu penses que y'a un jour quelqu'un qui voudra d'une mère célibataire ! T'auras plus de chance toi de trouver un bel anglais à cette inauguration ! D'ailleurs comment tu es au courant ?" Travailler dans la com c'est plus facile pour avoir ce genre de ragot que d'être dans un hôpital.
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() message posté Ven 12 Oct - 17:27 par Invité
Jude reste perplexe à la discussion dont William est le sujet principal. Ce dont elle est sûre, c’est qu’elle a été à la tête d’un service de communication pour une entreprise dont le digital et la publicité sont au centre des préoccupation. Contrairement à d’autres, elle n’a pas pu grimper les échelons comme elle le voulait, malgré qu’il s’agisse de l’entreprise de son père. Non, elle a bien dû redoubler d’effort et faire ses preuves pour lui montrer qu’il pouvait lui faire confiance. Alors oui, s’il y a une chose dont elle est sûre, c’est qu’elle est douée dans son travail pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une véritable passion « Ca veut rien dire, il sait que je fais bien mon travail et que je ne déprime pas à la moindre difficulté quitte à tenter quelques coups de poker pour arriver à mes fins. » elle grimace lorsque Mila lui demande s’il ne s’est rien passé entre eux. « Mmh non pas vraiment. Fin je sais pas on est proche sans l’être. On est tactile sans l’être. C’est assez bizarre mais pas déplaisant. » Pour le moment, Jude ne cherche pas spécialement à vivre la parfaite petite vie de famille avec le mari parfais, les enfants qui vont avec et tout ce qu’espèrent ses propres parents un jour. Encore faut-il qu’elle accepte de leur donner des nouvelles, ce qui n’est pas encore le cas. « Oui, sans doute. Mais pour le moment je crois que ma seule perspective d’avenir et d’arriver à me déplacer sans devoir demander mon chemin. » dit-elle non sans rire.  « Mais t’en fais pas, il existe surement des princes charmants dans cette ville. William a un frère de vingt-huit ans. T’es tentée ? Il est célibataire, plutôt pas mal avec le charme à l’anglaise mais un peu rebelle sur les bords je crois. » Jude comprend bien qu’avoir un bébé c’est nettement plus facile qu’en avoir deux. Elle peut donc comprendre l’angoisse de Mila, encore qu’elle ne pourra jamais vraiment se mettre à sa place « Tu peux venir chez moi si ça t’angoisse de rester toute seule avec tes petits rayons de soleil. J’ai une voisine de palier sympa, mais tu risques quand même de te retrouver toute seule, vu que je travaille la journée et parfois même le soir » oui, les heures sup’ ça arrive ! Malgré tout, si ça peut la rassurer, pourquoi pas. Néanmoins, son appartement n’est absolument pas équipé pour accueillir des bébés. « Cruella c’est la secrétaire de William. Elle est plus jolie que Cruella, mais avec moi elle est aussi aimable qu’une porte de prison. »

Jude, elle a toujours eu envie de penser qu’être mère et faire des rencontres, ça colle. Peut-être parce que ce serait injuste de devoir écarter son ou ses enfants pour un homme. « Ben évidemment faut pas se lancer dans une demande d’adoption directement, mais pourquoi les enfants ça ne plairait pas ? Et puis les tiens ils sont encore tout petits, tout mignons. Donc tu viens à cette inauguration, c’est non négociable ma chère. »  C’est très probablement le petit plus de son boulot, être au courant des sorties et soirées les plus cool du globes « Parce qu’avant d’être agent de comm’ ici, je l’étais déjà en Nouvelles-Zélande et malgré ma retraite à Shady Cove, j’ai quand même gardé un œil sur tout ça. Donc je suis répertoriée comme agent de comm’ Et puis j’ai des demandes de partenariats en tant que Jude Nightshade. Ca n’a rien à voir avec la maison d’édition de William, mais je pense que me faire connaitre à Londres ça reste un must pour lui. Donc quand je reçois des invitations pour des inaugurations ou des vernissages, ou des trucs du genre j’y vais, je rencontre des gens, je fais la pub’ de la maison d’édition et je fais gonfler mon répertoire. Je les laisse m’oublier un peu, et puis leur propose un déjeuner, quelque chose comme ça et à force d’entretenir une relation strictement professionnelle, j’ai des tuyaux vers des auteurs, des maisons d’éditions, des jeunes talents que je refourgue à William. Honnêtement, la comm’ c’est génial : tu passes ta vie à rencontrer des gens et à participer à des évènements. C’est comme les blogs, grâce à mon blog j’ai des propositions et partenariats et quand je trouve ça intéressant puisque c’est basé sur la littérature, j’en parle à William pour sa maison d’édition. »
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() message posté Sam 13 Oct - 15:49 par Invité
Parler des amours de Jude me mets du baume au coeur. J'ai envie de poser plein de questions, parce que je suis curieuse comme une pie et que ça me sort de cette maternité. J'ai un sourire en coin de conspiratrice.  "Il te plaît ?" C'est une question légitime non ? En tout cas j'aimerais savoir la réponse, même si je pense que c'est un oui. Sinon elle n'y mettrait pas autant les formes. De toute façon elle a dit que ce n'était pas déplaisant, tout ça pour ne pas dire plaisant, tout ça pour se voiler la face. Mais ça retombe sur moi trop rapidement à mon goût. Voilà qu'elle veut me présenter au petit frère de son patron. "Rebelle ? Je doute que ça colle avec l'éducation de mes jumeaux." Je souris angéliquement pour écarter d'autres questions, ou commentaire sur ma vie amoureuse déplorable. Je n'ai parlé de Célian à personne. Je ne saurais pas quoi en dire en fait. Il y a un gars... Et puis quoi ? On fait croire à sa mère qu'on est ensemble mais j'ai pas eu de nouvelle de lui depuis que j'ai accouché ? En même temps ça ne fait pas longtemps mais bref.

"T'inquiète pas. Ma maison est bien, il faut que je m'y fasse... Enfin je crois." Je souris battue par le destin. Et encore davantage quand elle me dit que Cruella c'est la secrétaire de son patron. J'imagine bien la scène. Une midinette qui regarderait Jude de haut derrière ses lunettes. Quoi que mon amie n'ait rien à envier à aucune femme, nous avons toutes nos problèmes comme si nous étions encore à la cours de récré.

Je lève les yeux au ciel. Je pourrais y aller à cette inauguration, mais elle n'a pas l'air de comprendre que des enfants puissent être un obstacle. En fait c'est peut être à force que ma mère me dise que sans le père je n'irais pas loin, qu'il faut être deux à avoir des enfants, et qu'à mon âge avec deux enfants sur les bras personne ne voudra plus de moi. Ca me monte à la tête. "J'ai pas l'impression qu'un homme voudra s'embarquer dans ce genre de relation avec moi parce que ça sera forcément compliqué et qu'il faudra faire plein de concessions. On ne fait pas de concession avec une fille que l'on vient à peine de rencontrer pas vrai ?" Je amrque une pause comme pour reprendre mon souffle. "Mais j'essaierais de venir. Je dis bien essayer, parce que je sais pas dans quel état je serais dans un mois. Ca se trouve d'ici là je n'aurais que 10 h de sommeil à mon actif et je ne serais en état qu'à aller à une fête d'halloween." Jude me raconte que son travail lui permet d'avoir accès à pleins d’événements en tous genres. D'ailleurs elle m'en parle de façon vraiment passionnée. Ca me rappelle qu'à un moment donné j'aurais été capable de parler de mon travail de cette façon, aujourd'hui je ne sais plus... "Finalement j'ai l'impression que ce n'était pas une mauvaise chose qu'il vienne te chercher de si loin pour que tu reprennes ton travail." Au moment où je termine ma phrase j'entends Amaïa gazouiller et je ne résiste pas à aller la prendre dans mes bras. Doucement mais sûrement je me rends au berceau et prends ma fille. "Tu connaîtrais pas un photographe dans tout ce monde j'aimerais bien faire des photos avec eux pendant qu'ils sont encore tout petits." Autant me servir de mes relations non ?
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() message posté Dim 21 Oct - 13:47 par Invité
Jude prend quelques minutes pour répondre à la question piège de Mila. Ca serait faire preuve de mauvaise foi que de dire qu’il ne lui plait pas. A qui ne pourrait-il pas plaire d’ailleurs ? « Honnêtement, je pense qu’il faudrait vraiment être à côté de ses pompes pour ne pas tomber sous le charme de William. Je ne comprends pas comment il est encore célibataire. Ca doit cacher un truc, nan ? Enfin tu ne l’as jamais vu … » comment pourrait-elle le savoir ?  Pourtant, elle le connait depuis quelques années maintenant et sans doute n’a-t-elle encore jamais percé le mystère Stuart. Quant au petit frère, autant dire qu’ils sont un peu différents. « Ouais enfin, Pas du genre à fumer des joints etc je pense. Mais t’as William d’un côté qui reste distingué, toujours bien habillé, bien rasé etc. Et puis t’as Charlie qui se ramène en jeans, T-shirt imprimé cheveux en bataille et la barbe de trois jours et pourtant ça lui donne du charme aussi. Tu vois bien qu’il a grandi dans les principes, la grande classe mais qu’il essaie de s’en dépatouiller pour vivre sa vie d’homme libre tu vois ? C’est l’impression que j’ai du moins, mais je ne l’ai vu qu’une ou deux fois donc je me trompe peut-être.» Encore que Jude a des frères et qu’elle connait les barbes de trois jours. Au fond, elle s’en fiche un peu mais sans doute a-t-elle voulu marquer le contraste entre les deux pour décrire au mieux le rebelle de la famille Stuart à son amie.

Jude pose son regard sur les enfants de Mila alors qu’elle est en train d’en parler. Elle arque un sourcil, pas convaincue par ce que lui déclare son amie. Depuis quand des enfants sont des obstacles ? « Si tu m’avais dit un chenil entier, j’aurais pu comprendre que ça puisse être un obstacle mais des enfants … A moins que tu ne tombes sur des gars allergiques aux enfants. Et puis t’es pas obligée de leur parler de tes enfants directement. T’as le droit de rester dans le mystère sans dévoiler ta vie au premier venu. » c’est une première étape du moins, après c’est sûr que si ça devient un peu plus sérieux, il aura de quoi se poser la question « Moi je pars du principe qu’il n’y a pas de problème, que des solutions. Même si, imaginons, le gars te plait et réciproquement, tes enfants c’est ta vie à toi. Au début tu fais la part des choses sans lui mettre tes jumeaux dans les pattes directement et puis petit à petit, il s’y fera et leur fera une petite place. On ne peut pas rester insensible à des bébés aussi beaux de toute façon. Mais t’as pensé à eux pendant 9 mois, pense un peu à toi. » Jude n’a pas d’enfant, elle ne peut donc pas se mettre à la place de Mila. Peut-être qu’elle aurait été pire et que jamais elle n’aurait voulu quitter son bébé quitte à l’emmener avec elle au travail. Ben oui, pourquoi pas ! « Quand j’étais encore en Nouvelle-Zélande, je passais mon temps à travailler. Sérieusement, je courais tout le temps et le seul moment que j’avais pour moi c’était le dimanche, chez mes parents. Ca m’a poussé à être organisée et crois-moi, il y a des petits trucs qui peuvent aider. Après, avec des enfants ça reste aléatoire donc c’est surtout savoir faire face aux imprévus. Mais si t’as besoin d’un coup de pouce, dis-le ! Genre, au lieu d’aller faire tes courses au supermarché toi-même, fais-les sur internet et va les chercher au drive. Ca sauve la vie. »

Mauvaise chose ou pas que William soit venu la chercher ? Non. Au fond il l’a un peu sortie de sa léthargie et de sa bulle alors qu’elle avait besoin de se perdre un peu, quelque part, au fin fond de l’Amérique « Oui peut-être. J’aime bien ce que je fais et j’aime encore plus depuis que c’est plus en Nouvelle-Zélande. Même si je ne connais personne, j’ai vraiment l’impression de vivre mon truc à moi et pas d’être encadrée de mon père ou de mes frères si jamais je me plante. C’était un peu le cas à Wellington. Là je prends mon envole et ce que je réussis, c’est grâce à moi et pas à mon père, à mes frères ou au fait que je m’appelle Nightshade. Ici personne ne me connait, donc ils n’ont juste pas le choix que de se fier à mes compétences, c’est là que je sais vraiment ce que je vaux. » Jude réfléchit à la demande de Mila dans les relations qu’elle commence doucement à tisser depuis son arrivée « Il y a celui qui est venu faire des photos pour le nouveau site web. A la base, c’est un photographe pour les mariages, mais il travaille avec sa sœur qui est très pro et qui elle, s’occupe de photos et montage pour nourrissons. » Elle prend son bloc note et un stylo et indique les coordonnées sur un papier qu’elle tend à Mila « Dis-lui que tu viens de la part de William Stuart, sinon dans deux ans t’attends encore. Quand je l’ai appelé pour le site il voulait me faire patienter jusque mai 2019. Je lui ai dit que je doutais que Monsieur Stuart soit d’accord et que ça serait vraiment très ennuyant s’il venait à l’apprendre. Résultat : le nouveau site web est terminé ! » Jude mime un faux air de fierté.  Il est clair que Mila ne connait pas William, mais autant tenter le tout pour le tout.
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