"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici Help Me If You Can -- Maxwell O'Byrnes & Eugene F. Madden  2979874845 Help Me If You Can -- Maxwell O'Byrnes & Eugene F. Madden  1973890357


Help Me If You Can -- Maxwell O'Byrnes & Eugene F. Madden

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() message posté Lun 17 Sep - 10:52 par Invité

Maxwell & Eugene // Help Me If You Can
⚜️ L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse. ⚜️

Au cœur du quartier de Newington, non loin de Camden Town, Eugene Madden remontait Harewood Avenue, plongé dans la grisaille de Septembre londonienne. Une goutte d'eau froide ruisselant le long de sa nuque lui indiqua que la pluie commençait à tomber. Le jeune homme éternua, ajusta le col de son vieux blouson Levis et accéléra le pas. Le quartier se situant à proximité de la City, les hommes ici étaient majoritairement habillés de costumes trois pièces hors de prix. Arrivé au niveau du bâtiment appartenant à la multinationale Travelodge, Eugene tourna à droite pour rejoindre Lisson Grove par Harewood Street. Sentant la pluie froide lui fouetter le visage, il enfouit son nez dans son blouson, ne se souciant guerre d'être attentif à ce qui se passait face à lui tant il connaissait ce chemin par cœur. Marcher le long de cette grande avenue détrempée en plein vent, traverser la route, emprunter cette petite rue. Le trajet habituel, des sensations connues. Il n'était à Londres que depuis quelques mois mais avait déjà parcouru ce chemin de nombreuses fois.

Au 19 Lisson Grove, Eugene s'arrêta devant un pavillon que d'aucun aurait jugé être une maison familiale. Le Nightingale Hospital était une antenne du London Psychiatric Hospital. Une antenne spécialisée dans les prises en charges ambulatoires pour patients dont les troubles psychiques étaient considérés comme « stabilisés ». Dans le cadre de son suivi post désintox ainsi que son état foncièrement dépressif, Eugene s'y rendait en consultation toutes les deux semaines, c'était son médecin à Leeds qui lui avait recommandé l'endroit. Si le jeune homme ne s'y rendait jamais de gaieté de cœur, il était assez honnête avec lui-même pour admettre que ces discussions lui faisaient du bien. Et puis c'était toujours l'occasion de sortir marcher...

A l'intérieur, L’atmosphère était chaude, bien plus chaude qu'à l'extérieur. Eugene déboutonna son blouson et essuya son visage couvert de gouttes de pluie du revers de sa manche. Le jeune homme n'avait jamais aimé l'odeur qui régnait dans les lieux médicaux. Une odeur âcre comme du vinaigre ou du lait tourné aussi entêtante qu'une comptine enfantine murmurée au matin et qui ne cesserait pas avant le couché du soleil. Eugene se demandait si tous les hôpitaux du monde avaient la même odeur. Il adressa un clin d’œil malicieux à la jeune secrétaire qui rougie instantanément avant de se diriger directement vers la petite salle d'attente au bout d'un couloir étroit aux murs blancs.

La petite pièce était joliment décorée, tant et si bien que toute personne entrant là par hasard n'aurait jamais pu deviner qu'elle se trouvait là dans un hôpital. Les murs étaient recouverts de bois laqué et de nombreux tapis persans jonchaient le sol. Les habituelles chaises inconfortables avaient été remplacées par de confortables fauteuils. Une femme d'une cinquantaine d'années à l'élégance toute britannique était déjà installée dans une des assises. Eugene alla s'asseoir à son opposé et attendit patiemment que l'on appelle son nom.

Quelques minutes après qu'il se soit installé, l'élégante Lady fut appelée. Elle se leva et croisa un jeune homme brun qui prit sa place. En levant les yeux, Eugene constata qu'il avait déjà croisé plusieurs fois le nouvel arrivant. Les deux hommes devaient bénéficier du même rythme de rendez-vous, il n'était pas rare qu'ils se retrouvent dans la salle d'attente. Eugene le détailla du regard. Ses courts cheveux sombres étaient coiffés en arrière, une petite mèche savamment étudiée venait couper délicatement son front en deux. Ses yeux aussi sombres que sa chevelure  étaient très grands et bien ronds par rapport au reste de son visage. Il portait une élégante chemise blanche sous un trench noir cintré à la taille. Il disposait d'un charme indéniable, Eugene l'admettait bien volontiers. Le regardant discrètement, il avait pourtant du mal à définir exactement ce qui lui conférait un tel charme. Il n'était pas très grand, ne possédait aucun signe distinctif flagrant. Il avait un air enfantin mais se tenait droit, à la limite de la rigidité, une attitude d'adulte mal à l'aise. Il l'avait vu autre part, Eugene s'en persuadait de plus en plus. Il ne l'avait pas croisé que dans cette salle d'attente, il revoyait son visage dans un environnement tout autre mais lequel ? Les pensées du jeune homme furent interrompues quand son médecin psychiatre, une femme au nez aquilin et aux longs cheveux poivre et sel, entra dans la salle d'attente.
« Monsieur Madden, c'est à nous. »
Jetant un dernier coup d’œil au mystérieux jeune homme, Eugene se leva et suivit le médecin.

Trois petits quarts d'heure plus tard, Eugene sortit du cabinet. Passant devant la salle d'attente, il constata qu'elle était vide. La pluie avait redoublé d'intensité. Comme à son habitude, il n'emprunta pas le même chemin qu'à l’allée. Marchant à grandes enjambées, il se dirigea vers Taunton Mews où se trouvait le pub nommé The Sir John Balcombe. Aussi utiles qu'étaient ses séances chez la psy, elles ne représentaient jamais de grands moments de plaisir, tant il était douloureux pour Eugene de parler de lui-même et de son histoire. Alors, quand il sortait, il avait pour habitude de se rendre dans ce pub et de boire un bon whisky histoire de se remettre du baume au cœur et le laver un peu de ses doutes.

Installé au bar, il jouait avec son verre et l'épais liquide ambré qu'il contenait. Il n'y avait pas foule dans l'établissement en cet après-midi de milieu de semaine, juste assez pour créer un léger bourdonnement agréable aux oreilles d'Eugene. L'endroit sentait le bois, le cuir et l'alcool mélangés. Une télévision branchée sur une quelconque chaîne sportive retransmettait un obscur match de football entre deux équipes de la National League South. Assis dos à la porte d'entrée, Eugene ne pouvait voir les gens sortant ou entrant dans le pub. Ainsi, il ne remarqua pas, quelques temps après que lui-même se soit installé, un jeune homme aux sérieux traits enfantins, passer la porte du  Sir John Balcombe.
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() message posté Lun 17 Sep - 15:03 par Invité
Les rendez-vous chez le psy sont devenus une habitude, toutes les semaines je me retrouve dans cette salle d'attente, toutes les semaines ou presque je vois cet autre patient rejoindre son propre psy et je n'attends souvent pas très longtemps avant de retrouver le mien. L'heure passe rapidement, il faut dire que je parle de beaucoup de choses, rarement du sujet pour lequel je suis là. J'ai encore un peu honte et je n'arrive pas vraiment à admettre ce que j'ai fait. Je lui montre des photos de mon bébé qui a déjà deux mois, le temps passe plus vite que je ne le souhaiterai. Je n'ai même pas encore réussis à écrire des lignes de mon futur roman. Je lui parle de tout mais surtout de rien. Il essaie à chaque fois de me poser les questions auxquelles je ne veux pas répondre, alors évidement il me redonne un autre rendez-vous la semaine prochaine. Je ne lui ai pas vraiment dit que ma femme repart à Brigthon avec le petit, j'ai décidé de rester encore un peu à Londres pour le moment avec les chats. Les autres animaux sont encore à Brigthon et ça me manque un peu à vrai dire, surtout le cheval et les balades, mais je me fais à cette ville, même si je ne vois plus mon amant depuis que j'ai mon fils. Je sors du cabinet du psychologue et marche un peu en ville, me demandant comment aurait été ma vie si je m'étais un tant soit peu assumé, si je n'avais pas épousé ma femme. Je me dirige machinalement vers le Sihr John Balcombe, je m'y rends régulièrement ces derniers temps et les barmen commencent à me connaître, d'ailleurs en me reconnaissant il me fait signe de la main et je vais le saluer. Je me contente d'un grand café pour commencer, je n'ai pas forcément envie de boire, de temps en temps je viens ici seulement pour voir la vie des autres, observer ceux qui entrent et qui sortent, observer à travers la vitre la vie en dehors du bar. Parfois ça m'inspire pour écrire, mais pas ces derniers temps. Je me retourne pour aller m'installer à une table près de la fenêtre, et remarque qu'un type est assis à la deuxième table. Je hausse un sourcil en me rendant compte que c'est le même gars qui attendait chez le psy. Je reste là debout interdit et lui dis :

«On ne s'est pas déjà croisé ? »

Évidement que si, mais c'est juste histoire de savoir si c'est bien lui, même si je doute me tromper. L y a quelque chose chez lui qui m'interpelle à chaque fois que je le vois. Il a ce quelque chose dans le regard qui me fait demander ce qu'il a bien pu l’amener chez le psy et quelque chose d'autre aussi qui m'intrigue et peut-être m'inspire un prochain personnage.
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() message posté Mer 19 Sep - 18:43 par Invité

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Attablé à la vieille table de bois, Eugene sirotait son whisky d'un air absent quand une voix inconnue mais qui s'adressait bel et bien à lui, lui fit lever les yeux.

«On ne s'est pas déjà croisé ? »

C'était lui, l'homme au regard dur et au charme naïf, celui qu'il avait croisé plusieurs fois dans la salle d'attente du Nightingale. Il se tenait debout, raide comme la justice, à quelques pas de lui. Soudain, en le voyant là, dans ce pub quelque peu désert en pleine journée, les souvenirs revinrent en tête d'Eugene. C'était ici qu'il l'avait déjà croisé. De toute évidence, l'homme était non seulement un habitué du Nightingale Hospital mais aussi du Sir John Balcombe. Alors que Eugene était plongé dans ses pensées, le jeune homme semblait toujours attendre une réponse à sa question. Eugene encra son regard dans le sien.

« Au Nightingale, dans la salle d'attente. J'y ai une carte d'abonnement depuis quelques temps. Paraîtrait que le sexe et le whisky ne peuvent pas régler tous mes problèmes, j'en doute encore mais bon... »

Depuis tout petit, Eugene avait fait du proverbe « La meilleure défense c'est l'attaque » sa principale façon d'être au Monde. Admettre son besoin d'aller régulièrement voir un psy, se faire surprendre dans cette salle d'attente, était une chose qui le rendait profondément mal à l'aise. Il s'y sentait démuni, totalement vulnérable. Mais pourquoi le cacher ? Si l'homme posait la question c'est qu'il n'allait pas tarder à se souvenir du Nightingale. Il posait la question ? Il avait sa réponse. Quand une question te gêne, fais en sorte que ton interlocuteur soit encore plus gêné que toi à la fin de ta réponse. Une attitude agressive injustifiée ? Plus un moyen de défense qu'une véritable arme, c'était certain.

Eugene but une grosse gorgée de son mauvais whisky, savoura la douce chaleur descendre dans sa gorge et reposa son verre, juste à côté du petit carré de carton destiné à le supporter.

« Ah et puis on s'est croisé ici aussi. Un jour je t'ai vu avec un ordi. Me dis pas que tu fais les conneries que te disent les psy. Écrire ses rêves, ses pensées et toutes ces conneries. Enfin, après tout tu fais ce que tu veux. »

Les gens qui connaissaient bien Eugene pouvaient, en un clin d’œil, deviner quand le jeune homme se tendait : Il se mettait à parler. Parler de tout et de rien, pourvu que le silence ne s'installe pas. Des paroles insensées n'ayant pour seul but que de soutenir Eugene, de le cacher, d'échapper à ce moment de gêne.

L'homme debout à ses côtés le gênait, c'était un fait. Pourquoi venait-il lui parler ? C'était l'une des premières personnes qui lui adressait la parole d'elle même depuis qu'il était arrivé à Londres. Dieu qu'il devait le trouver pathétique, assis là, à boire du whisky en pleine journée en sortant de chez sa psy... Et il ne bougeait toujours pas, restant, là, debout, la bouche en cœur, ses yeux posés sur lui, son mug fumant dans ses mains. Soudain, l'homme n'était plus charmant, plus du tout. Il était dangereux.
Qu'attendait-il ? Que voulait-il ? Qui était-il pour s'intéresser à lui ? Quelles étaient ses intentions ? L'habituelle litanie de doutes recommença à envahir les pensées d'Eugene. Mais avant de sombrer, il se reprit, se mordit les lèvres et releva la tête vers lui.

« Reste pas là planté comme un piquet, assieds toi. Moi c'est Eugene. »

Prendre les devants, rester maître de la situation. Une tempête de doutes dans sa tête. Ne rien montrer, filtrer la totalité de ses émotions.
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() message posté Mar 2 Oct - 15:20 par Invité
Je regarde l'homme en face de moi et je n'arrive pas à savoir si j'ai raison d'aller lui parler ou pas. Il n'a pas l'air mauvais, je dirai plus … triste. Oui il a quelque chose de triste dans son regard. Je commence à comprendre quand il me dit qu'il va au même hôpital que moi. Je me pince la lèvre, pas forcément à l'aise avec le fait d'évoquer le psy, même lui à l'air bien plus détendu que moi. Sexe et alcool … à chacun son problème. Je reste là sans savoir quoi lui répondre. Je ne sais pas tellement comment rebondir pour changer de conversation et finalement c'est lui qui me dit qu'on s'est croisé aussi ici et qu'il m'a vu écrire et j'esquisse un sourire.

«Non, je suis écrivain. C'est mon métier d'écrire. »

Je le regarde un peu gêné avant de finalement m’asseoir face à lui avec ma tasse de café. Ça aurait été le début de soirée je me serais pris une bière ou un whisky, mais pas si tôt. Eugène … ce n'est pas très commun. Je ne dis rien et me présente aussi :

«Max. »

J'aurais pu lui dire mon nom entier mais je le trouve vieux alors je dis tout le temps Max, tout le monde m'appelle comme ça, même ma femme. Je bois une gorgée de café brûlant et le regarde et je fini par dire :

« Et toi alors ? Dans quoi tu bosses ? »

Je ne sais pas si c'est une bonne idée de parler de travail, mais c'est le seul sujet sur lequel on peut rebondir pour le moment, je n'ai pas envie de parler du psy, je n'en parle déjà pas à ma femme je ne vais pas en parler à un inconnu. Je n'ai jamais eu de conversation, du moins pas spontanément. J'ai toujours un peu de mal avec les gens alors je fais de gros efforts pour me sociabiliser, c'est un conseil du psychologue, mais je ne lui dirais pas il n'a pas l'air de beaucoup aimé les séances et je le comprends.
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() message posté Mar 9 Oct - 11:00 par Invité

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Un écrivain... Ce type était alors un de ces bonhommes, ces prophètes de la bonne parole aux yeux graves. Ces gars que l'on voyait à la télé entre un expert et un politique, venu là pour dicter la seule façon de penser à la foule de gens trop idiots pour lire leurs bouquins. Eugene reconnaissait faire partie de cette foule. Méfiant de nature et par expérience, le jeune homme avait pour habitude de fuir les intellectuels de tout poil qu'il jugeait, de fait, plus intelligents que lui et donc susceptibles de le manipuler à leur convenance. Parmi cette horde imaginaire de potentiels dangers, les écrivains représentaient, pour Eugene, le pire des périls. Ils maîtrisaient tout un pan de l'univers qui échappait désespérément au jeune homme : La lecture, l'écriture. Mettre les bons mots sur ce que l'on ressent, ce que l'on voit, les coucher sur le papier, dévorer des pages et des pages d'ouvrages de voyages, de science. Un être capable de tout cela était le Roi du Monde. Les écrivains étaient les Rois. A leurs côtés, Eugene n'était qu'un simple valet, lui qui souffrait face à chaque mot qu'il devait difficilement déchiffrer, aussi simple soit-il, lui qui d'une main maladroite supportait à peine d'écrire son propre nom. Dyslexie, dysphasie. Eugene avait encore en tête les mots du pédiatre prononcés il y a de nombreuses années à sa mère, morte d'inquiétude. « C'est déjà un miracle qu'il ait apprit à parler, n'espérez pas en faire un génie. » Décidément, ce docteur avait bien vu juste.

Plongé dans ses sombres pensées, Eugene remarqua à peine l'homme en face de lui s'asseoir à ses côtés et ce n'est que quand il se présenta que le jeune homme retrouva la réalité.
« Max. »

C'était joli. Simplement joli. Cela surprit Eugene. A quoi s'attendait-il ? Sans doute un nom snob genre Kennith, Harold ou Alexander... Le jeune homme sourit dans sa barbe, s'amusant de sa propre bêtise.

« Et toi alors ? Dans quoi tu bosses ? »

Question classique. Eugene n'était pas très malin, il le savait, mais il appréciait observer les gens et essayer de prédire leurs réactions. Bon, il n'était pas très doué à ce jeu, il l'admettait bien volontiers, mais là, Max avait eu une réaction des plus convenues. Un sujet sensible ? Trop douloureux ? Pour échapper à la gêne, les gens se réfugiaient souvent derrière cette même question. Ne parlons pas trop de moi, revenons à mon statut social. Parler travail c'est parler de sa position dans la société. Il était évident que l'écrivain ne tenait vraiment pas à parler psy ou même à aborder un quelconque sujet bien trop personnel alors il se réfugiait derrière la plus convenue des questions. Eugene soupira.

« Ah là en ce moment dans rien en fait... Je cherche du boulot dans... A peu près tout. Pourvu qu'on demande pas 56 diplômes. »

La jeune homme n'en n'avait pas honte, n'en n'était pas fier non plus. C'était tout simplement la réalité... Il fixa son regard dans celui de l'écrivain avant qu'un autre regard, plus doux, attira son attention. A quelques mètres d'eux, une jeune fille, de 18 ou 19 ans, dévorait Max des yeux. Eugene sourit de nouveau, il but une gorgée de whisky, reposa son verre et adressa un clin d’œil à l'écrivain.

« Si tu veux mon avis, Max, tu te trompes de table. Y'a une fille derrière toi, qui te bouffe des yeux. Tu aurais de quoi passer une très très bonne soirée je pense. » Dit-il d'un air lubrique.

S'il regardait la situation de façon honnête, Eugene aurait apprécié continuer à parler avec ce type mais cette fille envoyait vraiment tous les signaux d'une ouverture certaine. Le jeune homme se mit à la place de l'écrivain. Il aurait préféré passer la nuit avec cette fille plutôt que parler à un pauvre looser dans son genre. A coup sûr et selon la logique de ce monde, Max allait le remercier, filer en direction de la fille, Eugene finirait son verre et regagnerait ses pénates et c'était très bien comme ça. Très bien comme ça.
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() message posté Mer 10 Oct - 13:00 par Invité
Je n'arrive pas à discerner ce qu'il peut penser après l'annonce de mon métier, généralement les gens sont surpris et me posent pleins de questions, ils me reconnaissent parfois même et me demandent un autographe. Ils se rende compte parfois que c'est moi qui est à l'origine de la trilogie qui m'a fait connaître et c'est souvent des geek qui me reconnaissent, disons-le. Un jeu vidéo est sorti et un film est en cours de préparation. Je voyage beaucoup entre l’Amérique et Londres ces derniers temps. Je pensais pouvoir rebondir là-dessus mais en réalité j'ai comme l'impression que ça sera compliqué avec lui. Parler travail n'était pas une bonne idée. Il n'a pas l'air ravi d'évoquer ce qu'il fait et je comprends quand il me dit qu'il n'a pas de travail. Mince j'ai mis les pieds de dedans encore.

«Je vois et pardon pour la question indiscrète … »

Je ne sais même pas pourquoi je m'excuse, ce n'est pas de ma faute mais je ne peux pas m'empêcher de m'excuser. Je m'excuse pour tout. Je hausse un sourcil quand il me dit que je me trompe de table et qu'une jeune fille me bouffe des yeux comme il me dit. Je tourne la tête et les demoiselles se mettent à glousser. J'ai un sourire un peu gêné, ça me met toujours très mal à l'aise, personne ne sait que je suis gay, mais ils savent que je suis marié. Je regarde Eugène et hausse les sourcils avec de lui montrer ma main gauche et mon alliance.

« Je ne suis pas vraiment intéressé, elles sont bien trop jeunes. Je ne suis pas un homme à femme, mais je suis l'homme de ma femme. On vient d'avoir un bébé … »


Je suis peut-être marié, mais ça ne m'empêche pas d'aller voir ailleurs, du moins avant … quand mon amant voulais encore me voir. J'ai essayé de le recontacter mais c'était peine perdue. Il avait su que j'avais justement eu un bébé et il se disait qu'il était temps que j'arrête de le voir, que je fasse un choix. Peut-être qu'il avait raison, mais je ne peux pas assumer ce que je suis. Je me demande d'ailleurs pourquoi les filles derrière nous me regarde toujours. Elles se font des messes basses et j'entends des mots dans leur brides de conversation « il paraît qu'il a fait un tentative de suicide, tu savais ça ? » «Nooon ? Tu es sérieuse ?oh le pauvre. » Je dégluti. Ce n'est franchement pas discret leur conversation. Il y a peu de monde autour de nous. Je leur lance un petit regard noir et elles comprennent que j'ai entendu, qui n'a pas entendu ? Ce n'est pas franchement un secret non plus, certains magazine people en ont parlé et je devrais d'ailleurs songé à porté plainte. Finalement je vais peut-être prendre un truc plus fort que le café. Je termine ma tasse et lui dit :

« Tu veux boire autre chose ? »

Je ne sais pas s'il a fini son verre, mais un petit whisky me ferait du bien et peut-être qu'il ne dira pas non.
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() message posté Lun 15 Oct - 12:21 par Invité

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« Je ne suis pas vraiment intéressé, elles sont bien trop jeunes. Je ne suis pas un homme à femme, mais je suis l'homme de ma femme. On vient d'avoir un bébé … »

Eugene sourit. Comme si une simple bague était le saint bouclier face à la diabolique infidélité... Pour Eugene, cela ne faisait pas un pli : Le mariage ne changeait rien à l'affaire. Il se pouvait même qu'il puisse accélérer le désir de tromperie.
Enfin bon, de toute évidence ce Max faisait partie de ces gens que l'infidélité dérangeait. Tant pis pour lui, la jeune femme derrière lui avait l'air bien plus que partante pour toutes sortes de choses. Peut-être que si Maxwell n'était pas intéressé, Eugene pouvait tenter sa chance... le jeune homme lança une œillade appuyée en direction de la jeune fille mais cette dernière afficha une mine désappointée et se reconcentra sur l'écrivain.

L'expression de son visage changea brusquement. Si jusque-là Max avait semblé gêné, un peu timide et en même temps un brin charmeur, impression sans doute dû à son petit sourire en coin, son visage affichait à présent une certaine colère. Les sourcils froncés, les doigts crispés sur sa tasse de café, il se mit à se mordre les lèvres. Eugene, peu enclin à deviner les différents états d'âmes des interlocuteurs qu'il ne connaissait pas bien et encore moins à comprendre leurs raisons, se concentra sur l'environnement qui entourait les deux hommes. Ce n'était pas lui qui avait provoqué ce brusque changement d'humeur, ça, il en était persuadé. Alors qu'est ce que c'était ? Pas d'insecte dans son café, pas de connerie à la télé, rien dans la ruelle à côté... Eugene, comme à son habitude, nageait dans la plus profonde des incompréhensions quand de petites bribes de conversations vinrent se glisser au creux de son oreille.

« Bouquins », « craquant », « interné », « suicide », « bébé ».

Les deux jeunes filles parlaient de Max, Eugene en était certain. Elles le regardaient avec un mélange étrange d'admiration et d'inquiétude. Alors comme ça elles le connaissaient ? Bizarre... on ne reste pas debout comme ça, loin d'une personne que l'on connaît... Surtout en parlant à son propos... L'évidence n'éclata à l'esprit de Eugene que quelques secondes plus tard. Il devait être un écrivain reconnu ! Le jeune homme se traita doucement d'idiot, c'était évident, il aurait pu le deviner avant. Juste à ce moment, Max se retourna en direction des filles et leur lança un regard mauvais. Voilà pourquoi il avait l'air troublé, comprit Eugene sur le tard, il ne devait pas être enchanté que des inconnues débattent de son suicide récent au beau milieu d'un pub... Un suicide ? Eugene s'en foutait pas mal. La société avait pour habitude de juger les pendus et les flingués sans pour autant vraiment reconnaître les dépressifs et autres drogués... Si Eugene n'avait jamais vraiment eu de pulsions suicidaires au sens strict du terme, il comprenait les gens qui pouvaient en venir à ce genre de solutions. Cela ne changeait en rien l’œil qu'il portait sur Max.

« Tu veux boire autre chose ? »

Cette simple question surprit Eugene. Il n'aurait pas parié que le jeune homme voudrait rester à ses côtés plus que le temps nécessaire à la consommation de son café... Il regarda sa montré accrochée à son poignet droit. Une Hamilton au bracelet de cuir et au cadran d’argent, seul véritable objet de valeur en sa possession, lointain souvenir d'un anniversaire amoureux. Il avait promis à son colocataire de rentrer tôt afin d'effectuer sa part, bien nécessaire, de ménage mais il était déjà en retard. Une petite demi-heure de plus ou de moins...

« Euh... Ouais. La même. Mais laisse, j'y vais. » Dit-il en se levant avant de se diriger vers le comptoir. « Et toi ? Tu restes au café ? »

Arrivé à destination, il s'accouda au comptoir et commanda les deux verres au barman. Se tournant sur sa droite, il remarqua que les deux jeunes groupies avaient baissé le ton mais continuaient à parler de l'écrivain en le regardant fixement. S'il n'avait jamais connu ça, Eugene se dit qu'il détesterait probablement être à sa place. Il se rapprocha des filles.

« Écoute chérie, t'es mignonne, tu vas laisser parler les grands entre eux et vous allez, toi et ta copine, boire votre Tango ailleurs, ok ? » L'air de Eugene restait volontairement badin, après tout, ce n'était que des adolescentes un peu naïves. Seulement, cet air faussement léger encouragea une des jeunes filles à répondre.
« Mais on fait ce qu'on v...
-Dégage de là vite-fait Blondie. » L'interrompit Eugene, menaçant, les yeux rivés dans les siens, ses incisives plantées dans sa langue afin d'accentuer une certaine folie sur son visage. Impressionnée, une des filles prit son amie par le bras et l’entraîna à l'extérieur de l'établissement.

Eugene sourit, c'était si simple... Il prit les deux verres et se rassit en face de l'écrivain en lui donnant le sien. Sur quoi embrayer ? De quoi lui parler ? L'homme semblait gêné à propos de nombreux sujets... Eugene ne réfléchit pas longtemps, bu une gorgée de whisky et lui radressa la parole.

« Alors comme ça tu écris ? C'est bien ça. T'écris quoi ? Des... Des romans ? De la poésie ? Des trucs dans le genre ? Pas des bouquins sur les conseils de vie, le bonheur et toutes ces conneries j'espère. Parce qu’à en croire tes groupies, ça te réussie pas beaucoup... »

Pourvu qu'il ait du second degré...
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() message posté Mer 24 Oct - 18:51 par Invité
Je crois à peine aux mots que j'ai prononcé, cette bague ne prouve rien du tout. Je suis un salaud, tout le monde s'en doute, du moins elle surtout. On sait elle et moi que je préfère les hommes. On se complet juste dans notre situation parce qu'on ne supporterait pas d'être seul et qu'on se connaît trop. On ne sait pas se faire du mal. On s'en fait en silence.

J'entends toujours les demoiselles parler sur mon dos et elles parlent un peu trop fort. Ca se voit que se sont des gamines. J'ai toujours détesté ce genre là. Ce sont des gosses qui ne se rendent pas compte qui font du mal en disant certaines choses. Elle sont stupide sans le faire exprès, ou peut-être qu'elles font exprès. Je m'en fiche. Je voudrais juste qu'elles se taisent cinq minutes ou qu'elles viennent me parler franchement, mais pas qu'elle chuchotent plus ou moins. Je lui demande si il veut boire autre chose, je prendrais bien un truc plus fort mais il me devance et se lève. Je le regarde surpris. Je lui dis finalement que je reste au café, mais si je me serai bien enfilé une bière, il est trop tôt pour boire. Et je le regarde parler aux jeunes filles. Je reste assez surpris. C'est bien la première fois qu'on fait quelque chose pour moi et je n'aurais jamais cru que ce type puisse agir de la sorte. Un petit sourire s'affiche sur mon visage. Je me tourne ne pas qu'il le voit, ni que les demoiselles vexées qui s'en vont le voit. Il revient se poser en face de moi. Il me surprends décidément.

« J'écris des roman fantastique. Tu as peut-être entendu parler des « Hautes Sphères ». C'est le nom de mon premier roman. Enfin c'est à moitié fantastique. C'est plus de la dystopie. »

Je ne sais pas si il voit le genre alors pour qu'il sache de quoi je lui parle je lui dis :

« Du genre Hunger Games. Je me suis pas mal inspiré de ça et certains m'ont traité de copieurs. Mais le livre à tellement plus que j'ai été contacté par un producteur. Le film doit sortir en in d'année prochaine. »

Je suis sur qu'il a déjà entendu parler de tout ça, à moins qu'il ne soit Hermite ou qu'il n'ait pas accès à la radio ou la télévision, ça reste possible, vu l’énergumène qu'il a l'air d'être.

«Merci. Ce n'est pas tout le monde qui les aurait fait partir. La plupart des gens sont trop intrusif, sans qu'ils ne s'en rendent forcément compte et … tu as raison pour le bonheur. Je suis un écrivain torturé. »

C'est bien la première fois que je l'avoue à quelqu'un. Je n'aime pas passer pour un type torturé, mais personne ne s'y trompe, surtout dernièrement.
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() message posté Sam 3 Nov - 17:59 par Invité

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⚜️ L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse. ⚜️

« Dystopie » ? Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Eugene était formel ; il n'avait jamais entendu parler de ce mot là. Il lui faisait penser à un genre d'instrument de torture utilisée au moyen-âge... Il tenta de dissimuler son air circonspect sans vraiment y parvenir visiblement car Maxwell, sans doute pour éclaircir ses propos, embraya rapidement.

« Du genre Hunger Games. Je me suis pas mal inspiré de ça et certains m'ont traité de copieurs. Mais le livre à tellement plus que j'ai été contacté par un producteur. Le film doit sortir en in d'année prochaine. »

Eugene observa attentivement le jeune écrivain lui parler de son métier. Il ne semblait pas très enthousiaste. Son ton, las et un peu morose lui faisait penser à celui qu’utilisait sa sœur pour lui parler de son connard de mari. « Oh tu sais... Ce n'est pas un génie mais... Il est gentil... La plupart du temps. » Il réfléchit un moment à lui faire part de ses pensées mais une forme de pudeur l'en empêcha. On ne parle pas de tout à un homme que l'on vient de rencontrer. Et puis le questionner vis à vis de ses ressentis, de sa vie, pourrait le mettre dans la désagréable situation de devoir répondre aux potentielles futures questions posées en retour. Non, terrain bien trop glissant. Il s'en rendait compe un peu tard, il devait faire machine arrière. Que lui avait-il prit de se montrer aussi imprudent ?
Eugene but une gorgée de son whisky et sourit à l'écrivain.

« Ouais... J'ai vaguement entendu parler d'Hunger Games... »

Après un court silence seulement comblé par les sourdes conversations des autres clients et les claquements de la pluie sur les vitres, Maxwell reprit la parole. Il le remercia d'avoir congédié les deux groupies.

« […] tu as raison pour le bonheur. Je suis un écrivain torturé. »

Eugene leva un sourcil provocateur.

« Sans vouloir te manquer de respect, ça se voit à dix miles à la ronde. »

Maxwell avait l'air gêné d'aborder le sujet.

« Enfin bref ! » Reprit Eugene, désireux de ne pas le mettre trop mal à l'aise et pressé de revenir à un sujet bien moins personnel. « J'espère que ton café est meilleur que mon whisky car il est vraiment dégueulasse... » Dit-il sans pour autant se priver d'en reprendre une gorgée. « Je connais pas bien ce quartier, je connais pas vraiment Londres en fait donc je ne connais pas encore les bons endroits où aller boire un verre. Un bon verre s'entend. »

Sur ce, la conversation reprit. Durant une petite demi-heure, les deux hommes échangèrent leurs point de vues, discordants ou pas, sur des sujets variés, allant de Londres aux théories du complot passant par la véritable recette du Crumble aux pommes. Eugene se surprit à prendre un profond plaisir à converser avec Maxwell. Une conversation légère et sans risque ni malveillants sous-entendus. Mais toute bonne chose ayant une fin, à l'occasion d'un petit rire, les yeux de Eugene tombèrent sur sa montre. Le jeune homme se souvint de la promesse faite à son co-locataire, il était plus que temps de rentrer chez lui.

« Merde... » Il attrapa son verre et le vida d'un trait. « Faut vraiment que j'me tire. » Dit-il en s’essuyant les lèvres du dos de sa main gauche et en attrapant son blouson. « Bon... Maxwell, c'était bien sympa... A un prochaine fois peut-être. »

Sans demander son reste, Eugene se leva et se dirigea vers la sortie en déposant, au passage, un billet de vingt livres sur le comptoir du bar. Dehors, la pluie avait redoublé. Il réajusta le col de son blouson, baissa la tête et se mit en marcher à grandes enjambées en direction de son appartement.

Aurait-il dû lui demander son numéro, une quelconque adresse où le joindre ? Eugene se posa la même question tout au long de sa marche de retour. Certes, il ne connaissait personne à Londres, certes, tout au long de sa vie Eugene s'était débrouillé pour s'entourer d'une solide bande d'amis afin de briser la solitude qui le terrorisait mais... Non, là, vraiment, il ne pouvait s'y résoudre. Demander le numéro d'un type rencontré pour la première fois quelques minutes auparavant, ce n'était pas son genre. Il n'était pas désespéré à ce point là. Et puis de toute façon, ce Maxwell, avec son gamin, ses fans et son boulot passionnant ne devait pas tenir à se lier d'amitié avec un looseur dans son genre... Oui, mais ils avaient tout de même passer un bon moment ensemble, dans ce pub pourri... Eugene soupira en accélérant le pas. Toutes ces pensées ne le menaient nulle part. Il fourra ses mains dans les poches de son blouson, un petit papier était glissé dans celle de droite, une note chiffonnée indiquant son prochain rendez-vous au Nightingale Hospital, Mardi de la semaine suivante, 17h.
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() message posté Jeu 15 Nov - 19:24 par Invité
Il va nous chercher des boissons et on discute un moment, des mes livres et de tas d'autres choses. Je trouve le moment sympathique et il y avait longtemps que je n'avais pas apprécier de parler avec quelqu'un que je connais à peine. Je ne sais rien de lui et il ne sait pas grand chose de moi non plus. Il en sait un peu plus que moi. On se quitte parce qu'il doit s'en aller. J'acquiesce et j'ai failli lui demander son numéro mais à quoi bon ? Qui voudrait écouter un type comme moi ? Je le laisse partir et fini mon second café avant d'aller me balader un peu dans Londres.

Le mardi suivant je me retrouve à l’hôpital pour voir mon psy. J'entre dans l’hôpital d'un pas traînant. Je n'ai pas particulièrement les séances chez le psy. Il me dit souvent la même chose. Je ne sais pas trop comment je dois agir, ni ce que je peux vraiment dire alors parfois je ne dis rien tout simplement. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ce type de l'autre jour que j'ai croisé dans un bar. J'aurais sûrement du lui demander son numéro. Il avait l'air intéressant. J'avance dans le couloir et je m'arrête et fronce les sourcils. J'ai comme l'impression de reconnaître ce type ou c'est moi qui ai une hallucination ?

« Eugène ? »

Autant m'assurer que je ne rêve pas. Il est peut-être là aussi pour un rendez-vous personnel et visiblement on va tous les deux dans la salle d'attente. Ils y a plusieurs psy, on ne doit pas avoir le même. Je ne m'attendais pas vraiment à le revoir dans un endroit pareil, mais il ne doit pas être étonné que je vois un psy, puisqu'il sait que j'ai essayé de me suicider et je lui ai même avoir être une âme torturé. Il semblerait que je ne sois pas le seul.
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