"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici No excuses [Milian] 2979874845 No excuses [Milian] 1973890357


No excuses [Milian]

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() message posté Jeu 4 Oct - 16:46 par Invité
Un bain. Ca doit être le seul plaisir que je m'accorde en plus des siestes depuis que je suis rentrée chez moi. Je n'ai pas le temps de faire plus. Pour le reste je suis dans les couches, les biberons, et les lessives. Beaucoup de câlin aussi pour calmer les pleurs. Et si je n'avais personne pour m'aider et bien ma maison serait un bazar monstre en permanence. Mais non, il y a Emilia qui me seconde pour beaucoup de chose, et si c'est toujours bien rangé chez moi c'est grâce à elle qui passe après moi. Elle a compris que ce que je voulais faire en priorité c'était m'occuper des jumeaux. C'est pour ça qu'elle ne m'aide sur ce point là que quand je le lui demande complètement à bout. Et c'est aussi grâce à elle que tout les 3 jours à peu près j'arrive à m'octroyer un bain. Pour ce coup là je dois dire merci à ma mère qui m'a aidée à faire le recrutement.

Je viens de m'enrouler dans un peignoir quand j'entend qu'on parle en bas, et quelques instant après alors que je sèche mes cheveux : "Madame il y a un certain Célian Atherthon qui demande après vous". Je lui demande si c'est au téléphone mais elle me dit que non qu'il est à la porte. Je lui dit de lui proposer un café, et qu'elle pourrait partir après ça. Je reste quelques instants à me regarder dans le miroir sans bouger. Est ce que j'ai bien entendu ce qu'elle vient de me dire ? Il n'a pas appelé depuis un moment, il n'est pas passé me voir.... Les seules nouvelles que j'ai eu c'est par sa mère. Qu'est qu'il me veut ? Mes enfants font trop de bruits en pleurant et il les entend de l'autre côté de la rue. Je reste cheveux mouillé mais je passe un jean avec un petit pull blanc. Un peu de mascara sur mes yeux en moins de 5 minutes je suis en bas Amaïa dans les bras face à Célian. Je ne sais pas même pas quoi lui dire. "Tu as eu un café ou tu veux autre chose ?" J'entend Emilia dire au revoir et partir. Je n'ai même pas le courage de lui dire bonjour. Le nouveau né dans les bras enfin apaisée je vais la poser dans son cosy bien couverte à deux pas de son frère qui dort comme un loir. J'aurais peut être dû la garder dans les bras parce que je ne sais pas quoi faire maintenant, alors je m'assois sur le canapé, bien loin de là où Célian est installé, je n'ose pas le regarder.
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() message posté Dim 7 Oct - 22:50 par Invité
Enfin, Célian a pris du temps. Ou du moins, sa mère a pris du temps, plutôt. Oui, elle semble vouloir prendre les choses en main en lui installant un peu de confort. Rien de bien folichon, elle fait avec ce qu’elle trouve à gauche à droite. Pire encore, il ne s’agit pas des goûts de Célian. A peine de retour des USA, le voilà confronter à une réalité qui lui donnerait presque envie de fuir. Lui qui a l’habitude du moderne, voire même du design, il retrouve sa maison et une décoration de femme de soixante ans, rien qui ne plaise vraiment à l’agent sportif. Le pire dans tout ça ? C’est probablement de dire à sa mère que ça ne lui plait pas. C’est carrément méchant, voir totalement ingrats, mais en même temps il ne lui a rien demandé. La pire idée qu’il a eu est très probablement de lui avoir donné le double des clés de sa maison. Oui, là tout de suite, il regrette. Le retour à la réalité est violent, et probablement que si Mila se trouvait là, avec lui, elle lui dirait encore qu’il est méchant rien qu’à voir la tête qu’il tire face au désastre qu’il a sous les yeux.

Mila. Qu’on en parle. C’est d’ailleurs ce que fais Elizabeth Atherthon à l’instant présent. Lui parler de Mila. Elle a accouché de ses jumeaux, oui il le sait. Elle est sortie de l’hôpital ? Ah, ça il l’ignorait, mais maintenant il le sait. Et comment, qu’il l’ignore, puisqu’il n’était même pas en Angleterre pour s’y intéresser, la tête prise dans ses dossiers, ses sportifs et ses rendez-vous. « J’ai dit à ta secrétaire de t’en faire part, Célian ! » Oui, ben visiblement elle a omis ce détail. « Tu aurais pu t’y intéresser, t’étais pas sans savoir que ça arriverait un jour ou l’autre ! » non. En effet, pas encore assez stupide pour oublier qu’à un moment donné, les gosses faut les éjecter de son ventre pour les nourrir, les chérir, et s’en occuper. Sans doute est-ce ce qui a poussé le jeune homme à vouloir oublier ce détail. Peut-être que sans ces jumeaux, ça serait un peu plus simple. Cécé ne répond rien à sa mère, pour une fois il sait qu’elle a raison et ne cherche même pas à se défendre. Il est fautif, il aurait dû y penser. Il y a peut-être même pensé, au moins une fois, avant de se forcer à oublier pour justement ne pas devoir s’impliquer. Il soupire, puis n’entend pratiquement plus ce que sa mère lui dit. Et le temps passe, encore.

Ce matin-là, il n’a pas oublié la discussion de la veille avec sa maman ; tout comme il n’a pas non plus oublié cette décoration qu’il trouve trop … vieille. Ou pas assez cosy. Quelque chose du genre en fait. Mais au moins, il a un canapé pour se poser à peine réveiller, il peut même se faire du café, ou prendre un jus de fruit parce qu’elle ne peut s’empêcher d’agir en tant que maman et ce même s’il a déjà trente-cinq ans. Quand il y pense, il rit jaune et puis finalement grimpe à l’étage pour passer sous la douche et se préparer. Il n’a que la rue à traverser, normalement, mais Célian fait un détour par un fleuriste pour acheter un bouquet de roses rouges, à défaut de savoir quoi acheter pour les enfants de Mila. Il n’essaie même pas de se racheter, en fait, juste de la maladresse qu’il préfère noyer par un bouquet pour la maman plutôt que de ramener des peluches que ces enfants doivent déjà avoir en suffisance. Il arrive enfin devant la porte d’entrée de sa voisine d’en face, et presse le bouton de la sonnette. Célian est étonné face à une dame qui lui ouvre. Sans doute n’est-ce pas la mère de Mila, parce qu’elle est presque aussi jeune que cette dernière. Elle va prévenir « Madame ». Ah. Bien. Autant dire qu’il ne s’attendait pas à un accueil si froid, mais au fond, il y a de forte chance pour que Mila lui réserve un iceberg en guise d’hospitalité. Il regarde autour de lui, quand finalement la dame revient en lui proposant de quoi boire, qu’il refuse gentiment. Finalement, Mila arrive une dizaine de minutes plus tard, un bambin dans les bras « Non merci, je n’ai besoin de rien » finit-il par lui dire. Curieusement, son regard se pose sur le bébé, et culpabilise presque de ne pas s’extasier devant ce petit être si fragile. Il n’a pas vraiment l’instinct paternel et puis de toute façon, ce n’est en rien ses enfants, il n’a pas à l’avoir. C’est ce qu’il se dit, malgré tout le refrain et les couplets que lui a chanté sa mère la veille. Il lui donne le bouquet de rose en ajoutant « Je ne sais pas vraiment ce qu’on offre dans ces cas-là. » C’est maladroit, mais rien que l’idée d’entrer dans un magasin pour bambins le met mal à l’aise. « Félicitations pour tes enfants, t’es rayonnante » Au fond, il n’a pas été présent au mariage de sa meilleure amie, il n’a pas non plus été présent pour la naissance de la fille de cette dernière, comme il n’a pas été présent pour l’enterrement de son mari. Autant dire que le naturel revient souvent au galop, dans ce cas ?
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() message posté Lun 8 Oct - 17:36 par Invité
De toutes les personnes qui étaient venues me voir - ou pas, Célian était celle dont j'étais le moins sûre du comportement. Notre relation est disons, atypique, mais j'aurais aimé recevoir un coup de fil, une carte, un bouquet, n'importe quoi qui me donne pas l'impression que notre histoire n'est pas juste du vent. Les amis font ça non ? A croire que non, nous ne sommes même pas amis. Je n'ai rien reçu, j'ai simplement vu sa mère plusieurs fois. Elle est gentille, compréhensive et prévenante, une deuxième maman sachant que la mienne est déjà présente outre mesure. Cependant ce n'est pas son rôle à Mme Atherthon de s'occuper de moi sachant que son fils et moi... A priori nous ne sommes rien.

Alors le voir chez moi, je ne sais pas comment le prendre. Malgré le bouquet dans ses mains. Des roses rouges, pour une naissance ? Je suis sceptique. Quand il me dit que je suis rayonnante je le dévisage. "Merci." Je doute rayonner de joie quand je tends les bras pour récupérer le bouquet. J'en profite pour faire quelques pas et trouver un vase vide. Je m'éclipse pour le remplir et revient dans le salon. Je pose le bouquet sur la table basse et le regarde. J'ai une boule dans la gorge, je n'arrive pas à m'en défaire, j'aimerais bien qu'un des enfants pleure pour que j'ai autre chose à faire que de rester là. Mes yeux sont toujours sur les fleurs mais je n'en peux plus. "Qu'est que tu viens faire là ?" Je suis en colère tout en étant triste, et perdue. "Tu as besoin que je vienne faire la potiche devant ta mère ?" Pourquoi j'ai dit ça ? Parce que j'ai envie de lui mettre une gifle, un coup de pied, ou ... Je sais pas enfin pas de me comporter comme une mère de famille.
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() message posté Mar 9 Oct - 11:51 par Invité
Pour une fois. Probablement même l’une des seules fois dans sa vie, Célian avait écouté sa mère. Il était à l’instant même chez Mila, et pourtant il regrette de l’avoir fait. Maintenant il saura que la prochaine fois il devrait se la jouer autrement. La jouer « à la Célian » et se reposer sur le hasard pour la croiser au détour d’une rue, pour la féliciter. Encore que visiblement, elle a mieux à faire et surtout elle a d’autres priorités. Chacun sa vie, du coup, non ? Madame Atherthon ne s’était pas gardée de lui rapporter qu’elle avait rencontré un charmant jeune homme, avec beaucoup de classe et beaucoup plus prévenant et attentif que lui. Bien. De quoi le conforter dans toutes ses théories et ses aspirations de vie. Célian est loin de surfer sur l’adage « vie sans flamme, sans petite femme » et quiconque le connait est au courant, parce qu’en plus de ça il n’est pas du genre à le garder pour lui. Jamais les femmes qu’il a rencontrées n’ont nourrit d’espoir quelconque le concernant. Mila elle le sait. Ou plutôt, elle le savait. Autrefois, elle le savait. Lui aussi le savait, mais l’info de sa mère a quand même le don de l’énerver malgré tout ce qu’il dit « T’as le sens de l’accueil toi, c’est dingue. » dit-il lui-même exaspéré, bien qu’il s’y attendait « Fais pas la vexer Mila, ça te va bien de me dire ça. Par contre te pavaner devant elle avec le premier venu, visiblement ça te pose aucun problème. ». Célian n’est pas l’homme le plus sensible à une quelconque naissance, ni même à la présence d’un bambin dans la pièce. Pire, il oublie pratiquement la présence de celui de Mila. « Que je sache, moi aussi j’ai joué le pot de fleurs à ta soirée avec tous tes médecins là. Pire, j’ai dû me faire passer pour le père de ton enfant sans même savoir qu’en fait, ils étaient deux. T’aurais pu demander à l’autre guignole, en fait non ? Pourquoi à moi ? »
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() message posté Mar 9 Oct - 15:30 par Invité
Je lui fais mauvais accueil ? C'est sans doute vrai, mais qu'y puis je ? Qu'est que je peux faire contre ça ? Qu'est que je peux faire contre mes sentiments envers lui ? Surtout sur le fait que ça m'a sans doute brisé un peu le coeur qu'il ne vienne pas plus tôt, ou qu'il ne prenne pas de mes nouvelles jusque là. Ca fait un moment que je me demande pourquoi j'ai autant de rancoeur envers lui. Mais oui, maintenant que je l'ai devant moi je sais pourquoi. Mon coeur a bien du mal à se remettre  de tous les affronts qu'il m'a fait. Peut être que de se pointer chez moi avec un bouquet de fleurs s'en est un autre.

Je fronce les sourcils cependant quand il m'accuse de se pavaner devant sa mère avec quelqu'un. Allons bon je ne savais pas que je fréquentais quelqu'un. Il m'apprend quelque chose. "Me pavaner ?" Je n'ai pas besoin de feindre la surprise parce que je ne sais réellement pas de quoi il me parle là. Et il continue en me disant que lui aussi il a dû faire semblant qu'on était en couple et que j'aurais pu utiliser cette autre personne à sa place. "Mais qu'est que tu racontes ? Je vois personne Célian. Tu crois vraiment que j'aurais eu le temps de... " Je ferme les yeux, pose ma main sur mon front, et soupire. "Pourquoi je me justifie à toi ?" Je me lève, je sens que je vais commencer à faire les cents pas si on ne m'arrête pas. "Ca t'as pas suffit de même pas te renseigner de savoir si j'allais bien ? Quoi maintenant tu m'accuses de... De quoi au juste d'ailleurs ?" Je commence à exploser doucement, mais sûrement. Pas doucement en fait. "Ca t'as pas suffit de me briser le coeur c'est ça ? Maintenant tu veux te justifier de pourquoi tu l'as fait ?" Je crie, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire Amaïa se remet à pleurer ce qui m'électrise encore plus. "Je sais pas à quel moment où j'ai commencé à me faire des idées mais je n'aurais jamais dû." Je tourne les talons pour récupérer ma fille qui pleure, maintenant que j'ai le dos tourné à Célian une larme roule aussi sur ma joue.

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() message posté Mer 10 Oct - 11:33 par Invité
Ce qui l’énerve encore plus, c’est très probablement de voir que Mila nie tout ce qu’il est en train de lui dire avec ce soi-disant bellâtre comme lui avait si bien vendu sa mère.  « Arrête Mila, tu peux me reprocher d’être un coureur de jupon, y’a pas de problème parce que moi au moins je l’assume tu vois. Que tu vois des hommes, c’est ton problème, on n’est pas mariés après tout, mais fais-le avec un peu d’intégrité et assume. » il fait quelques pas, et ce qu’elle lui dit, il l’entend. Il l’écoute même, mais au fond ça l’énerve un peu plus chaque seconde qui passe. « Oui je sais, t’es devenue maman, t’as plus le temps de rien. C’est bon, j’ai compris le message, on ne cesse de me le dire. » Finalement, il s’immobilise et s’appuie contre l’appui de fenêtre en la regardant. « Rien Mila, toi t’es parfaite. Tu me reproches de vivre ma vie alors que toi tu te gardes pas de presque présenter un autre gars à ma mère. Ah non, même pas. Tu n’as même pas eu cette galanterie-là, c’est vrai. Et après je dois être présent, mettre mon boulot de côté parce que Mila Dos Santos a accouché. Excuse-moi, mais à partir de là j’ai le droit de revoir le sens de mes priorités. » Alors que chacun à leur tour ils en oublient presque ne pas être les seuls dans la pièce, voila que le bambin y met un peu du sien en hurlant à plein poumon. « De te briser le cœur ? Va falloir que tu m’expliques là. T’as une nouvelle vie qui commence, je pense pas en faire partie. Encore qu’à part exercer mon boulot, j’ai rien fait. Ah si je suis partis aux USA, mais c’est pas un scoop. Tu voulais quoi ? Que je sois là à la naissance de tes jumeaux ? C’était pas ma place. » Il la regarde s’éloigner pour aller chercher son enfant. Il s’en voudrait presque d’être insensible face à ce spectacle, sans doute parce que l’instinct paternel il ne l’a pas. Peut-être que si comme Aidan il s’était retrouvé avec un gosse sur les bras à devoir élevé sans vraiment avoir le choix, que tout aurait été différent. « Tu peux me prendre pour un monstre, t’aurais le droit. Mais tu peux pas m’empêcher de me préserver. Tu ne me connais pas aussi bien que tu le penses et je ne suis pas l’homme parfait, ni l’homme à marier et je l’assume, comme j’assume le fait d’être jaloux quand ma mère me dit que tu vois un autre gars. Sauf que je n’ai rien à revendiquer parce que je ne peux rien te promettre, encore moins de pouvoir te rendre heureuse. J’suis pas franchement excité par la vie de famille, le mariage, les couches et tout ce que souhaitent les hommes bien. Je dis pas que ça ne changera jamais, mais je n’aurais jamais été le premier présent à la maternité pour la simple et bonne raison que ce ne sont pas mes enfants, t’es pas ma femme ni ma copine et que je n’ai aucun droit ni sur eux, ni sur toi. Alors oui je suis probablement un monstre, mais j’éprouve aussi des sentiments, de la jalousie ou encore de la culpabilité et de la tristesse quand ça te concerne. Je ne veux juste pas me prendre un mur, ou t’empêcher de trouver un homme bien qui pourra s’occuper de tes enfants mieux que je ne saurais le faire. C’est tout. »
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() message posté Mer 10 Oct - 12:31 par Invité
Je ne vois personne de ça j'en suis sûre. J'ai du mal à comprendre où il veut en venir, et pourquoi il maintiens que je vois quelqu'un et que je ne veux pas lui dire. Il est jaloux ça je le vois bien mais.... Qu'est qu'est allé lui raconter sa mère ? "Pense ce que tu veux écoute si tu ne me crois pas ... Qu'est que tu veux que j'y fasse ?" D'un seul coup il me vient une idée. Et si sa mère lui avait dit qu'elle avait vu Cameron chez moi ? C'est possible il a habité là pendant quelques jours. C'est pas rare que mes neveux et nièces débarquent chez moi, après tout moi je suis la tata cool non ? Mais c'est bien de lui qu'il parle ? "Tu peux arrêter avec ton numéro de monsieur jaloux ? Ca ne te va pas. " Pendant un moment je me demande si je dois lui dire que c'est mon neveu ou voir jusqu'où il pousse son jeu d'acteur pour se justifier de ne pas être venu. "Je n'ai présenté personne à ta mère que tu me crois ou pas."

Cependant la situation m'échappe des mains trop rapidement. Je finis par me dévoiler, un peu trop, assez pour que je me mette à parler trop fort, que ma fille ressente mon humeur et se mette elle aussi à brailler. Il en rajoute une couche et les larmes coulent sur mes joues, ce n'est pas la première fois qu'il dit que ce n'est pas sa place. A chaque fois c'est dur de l'entendre. "Tu aurais pu appeler." Je pose ma main sur Amaïa pour que mon contact l'apaise, ça semble fonctionner bien que des larmes de crocodile coulent sur ses joues. Comme sur les miennes. Je n'ose pas me retourner. Ni ajoute quoi que se soit. Par contre lui, il parle. Je ferme les yeux, et essuie mes joues rapidement. "C'est mon neveu que ta mère a vu chez moi, il est venu vivre chez moi quelques jours parce qu'il était en galère. Je vois personne Célian, y'a pas d'homme bien, ça existe pas, il n'y a que des gens qui essaient de faire de leur mieux ." Je souffle et me retourne vers lui croisant mes bras sur ma poitrine. "Je voulais juste que tu fasses partie de ma vie Célian, mais tu peux même pas me faire confiance quand je te dis que je vois personne." Une larme m'échappe à nouveau. "Toi par contre j'ai pas l'impression que tu veuilles que je partage la tienne. Je veux plus faire semblant d'être avec toi, je voulais être avec toi, j'ai des sentiments pour toi, mais je veux pas être ton "mur"." Je détourne les yeux restant là, fragile et à coeur ouvert.
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() message posté Mer 10 Oct - 20:27 par Invité
Célian évite de se justifier plus, à quoi bon passer pour un gamin. Après tout, elle fait bien ce qu’elle veut, non ? Malgré tout, il est exaspéré non seulement par ce que sa mère lui a dit, mais plus encore en voyant Mila tout nier en bloc. Au fond, qu’importe qui a raison entre elle ou sa mère, il ne voit pas pourquoi elle aurait inventé ça. « t’es en train de dire que ma mère a tout mythonné quoi » tant qu’à faire, pourquoi ne pas l’accuser ? Après tout, elle est presque proche de l’âge sénile. Certes, elle n’en a pas dit autant, tout comme elle ne l’a pas sous-entendu, mais soit. Célian aurait pu appeler, c’est vrai et il n’a même pas d’excuse pour ça, mais sans doute est-il embourbé dans cette sale habitude de n’appeler personne, pas même sa propre mère ni sa sœur. Il ne répond au téléphone que pour son travail, à croire que ça ne lui sert qu’à ça en oubliant tout le reste comme son entourage proche « Je sais, j’aurais pu mais je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas d’excuse pour ça, juste l’habitude de ne jamais appeler personne. Peut-être que je ne voulais pas entendre des reproches comme quoi je ne suis jamais là, ou que seul mon travail compte, ou que je passe tout mon temps aux USA. » La seule chose qu’il a pensé à faire c’est d’aller acheter un bouquet de roses. Ce n’est probablement pas l’occasion pour, mais c’est toujours mieux que de venir les mains dans les poches ? « Ton neveu. Donc ça fait une heure que je te parle de ce type, et tu te dis seulement qu’il est temps de mettre une fin à ma connerie en me disant que c’était ton neveu. J’espère que j’ai été assez ridicule. » Il préfère ne pas relever la dernière partie de sa phrase, pour la simple et bonne raison qu’il peut déplacer des montagnes s’il le veut, y’a qu’à voir où il en est dans son travail, mais il n’a jamais voulu le faire pour une femme parce que la dernière fois, autant dire qu’il s’est pris le versant de la montagne en pleine tête. Ce qu’elle lui dit ça le touche bien plus qu’il ne l’aurait imaginé, tout comme il ressent beaucoup de culpabilité d’être le responsable de ces larmes sur les joues de la belle espagnole. Il la regarde sans la couper puis soupire en s’approchant d’elle. Avec son pouce il vient essuyer les larmes sur les joues de Mila non sans la quitter du regard « Je peux te faire une place dans ma vie. Je peux aussi te faire une place dans ma maison ou encore dans ma famille, mais je n’ai jamais eu de relation sérieuse et je ne sais pas comment ça fonctionne. Donc je peux te promettre d’essayer, comme je peux aussi te promettre de faire des efforts mais je ne serais pas le super compagnon, ni le super colocataire, encore moins le super beau-père mais je peux essayer si toi tu me promets de me laisser un peu de temps pour m’habituer à tout ça. Pour le moment je suis désolé mais c’est tout ce que je peux te promettre Mila, à toi de voir si tu pourrais t’en contenter ou pas. » il lui adresse un léger sourire en coin. Au fond, rien que tout ce qu’il venait de lui déballer dans l’heure c’était déjà un gros effort pour lui, mais il se doutait que dans une histoire comme celle qu’il acceptait de débuter, c’était loin d’être suffisant.
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() message posté Jeu 11 Oct - 13:31 par Invité
Octobre... Ce mois aura été épuisant. Avec les jumeaux qui vont bientôt fêté leur 1 mois, je n'ai pas eu de temps pour moi, pas de temps pour m'énerver, et pourtant Célian m'oblige à faire face à d'autres problèmes. Je lève les yeux au ciel. Non je ne suis pas entrain de dire ça. Peut être qu'il a juste mal compris ce qu'elle a dit, ou alors elle a interprété. Comment lui dire ? "Non,j'ai pas dit ça." Je serre les dents, les points, je suis trop tendue. Il arrive toujours à me mettre dans cet état. C'est dur, et surtout c'est épuisant. En plus je n'oserais jamais dire ça de sa mère qui a toujours montré beaucoup de gentillesse et de prévenance à mon égard, Célian devrait en prendre de la graine plutôt que de s'énerver contre moi.
Est ce que je lui aurais reproché de ne pas avoir été là si il m'avait appelé ? "Je n'aurais rien dit, parce que j'aurais été trop contente que tu prennes quelques minutes pour prendre de mes nouvelles et penser à moi." Je suis sincère. Moi aussi je sais ce que c'est de travailler dur, de penser surtout à son travail. Oui, aujourd'hui la donne est différente, mais peu importe. De toute façon maintenant c'est trop tard non ? Il ne l'a pas fait.

Par contre, il est jaloux, de ça je n'en doute pas. Si ca avait une autre situation j'aurais sans doute esquissé un sourire amusé, un sourire en coin pour lui montrer que je ne me moquais pas vraiment de lui, mais que je profitais un peu de la situation. Là ce n'est pas réellement le cas. "Je n'étais pas sûre au début, mais c'est le seul homme dans ma vie en ce moment. Et peut être que ta mère l'a croisé une fois... J'en sais rien. Une fois elle est passée et j'étais pas là peut être que c'est Cameron qui lui a ouvert... En tout cas il ne m'a rien dit, mais si tu veux une preuve j'ai des photos de lui en couche culotte." Le but n'est pas de faire honte à mon neveu, mais je tiens à rester hors de tous soupçons.  

Cependant ça fini en larme, et en révélations. Je ne pensais pas que j'arriverais un jour à lui dire que oui j'ai eu la faiblesse d'avoir des sentiments pour lui, alors que je m'étais juré que ça ne se produirait pas. Après tout on a presque passé trois ans de relation comme ça non ? Pourquoi aujourd'hui c'est différent ? Parce que je me sens seule, et perdue, et que j'ai besoin de quelqu'un. Enfin de lui plus précisément. Il n'y a personne d'autre dans ma vie que lui. C'était le cas quand je suis arrivée à New York, c'est à nouveau le cas aujourd'hui. Ironie du sort ? Cependant, une fois que j'ai fini de parler, que je lui ai dit ce que j'ai sur le coeur, je reste là, à me sentir idiote, les yeux rivés sur le sol. J'entends Amaïa gazouiller à côté de moi, elle est calme bien que l'orage n'est pas très loin. Elle est plus turbulente que son frère. Les filles de cette famille sont turbulentes. Je le sens se rapprocher, et soupirer, ce qui ne m'inspire rien de bon. Pourtant quand sa main vient se porter à mon visage je relève les yeux vers lui.

Je crois que j'ai du mal à en croire mes oreilles, et même du mal à réaliser qu'il me sourit à la fin de tout ça. Pourtant, je le sens sincère. J'hoche la tête sans rien dire, j'ai peur d'avoir des sanglots dans la voix si jamais je parle et je veux qu'on évite le drame avec un bébé qui se remette à pleurer en plus. Alors je fais le dernier pas qui reste entre nous et vient passer mes bras autour de lui et pose la tête dans son cou. Je ne pensais pas l'entendre dire ça un jour, mais il faut croire que tout peut arriver en Octobre.
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